L’étoile de l’Opéra de Paris Hugo Marchand, en master class chez lui près de Nantes, pour transmettre sa passion

Exercices à la barre : les pas sont synchronisés et les danseurs concentrés. Tous suivent avec attention les indications du professeur, l’étoile de l’Opéra de Paris Hugo Marchand. L’artiste de 28 ans conseille, corrige avec bienveillance les élèves de sa masterclass à Vertou, sa ville natale.

« C’est chouette de pouvoir leur donner quelques conseils, les accompagner, les rassurer. Ce sont des moments de doutes, de questionnement. Les adolescents cherchent à faire de cette passion leur métier, c’est un peu complexe. Je suis là aussi pour rassurer les enfants et les parents« , explique Hugo Marchand.

Les participants chanceux de la masterclass ont entre 9 ans et 17 ans, seuls prérequis : avoir au moins quatre années de pratique et un niveau supérieur avancé. Un moment privilégié pour les jeunes danseurs qui n’en reviennent pas de s’entraîner aux cotés d’une étoile. « J’étais toute timide, je voulais faire bien devant Hugo Marchand« , explique une jeune danseuse. « Je suis très excitée, c’est génial, il y a une super ambiance, j’ai énormément pu apprendre et progresser même si parfois c’est un peu compliqué« , ajoute une seconde.

Ambassadeur de la danse

Hugo Marchand a débuté sa carrière à 9 ans au Conservatoire de Nantes, avant d’intégrer l’Opéra de Paris dans le corps de Ballet en 2011. Quelques années plus tard, c’est la consécration suprême, il est nommé étoile en 2017 après une représentation de La Sylphide. Le danseur veut, grâce à cette masterclass, encourager les jeunes danseurs à poursuivre leur passion parfois étiquettée, à tort, comme une discipline féminine.

« Cette année, on a plein de garçons qui sont avec nous, ce sont des cours mixtes. J’ai plaisir à être comme un ambassadeur de la danse et montrer que ce n’est pas un art que pour les femmes, tout le monde danse« , ajoute Hugo Marchand. À l’issue de ces deux jours de cours, l’artiste a repris le chemin de l’Opéra, il interprétera le prince Rudolf dans le ballet phare de Kenneth MacMillan, Mayerling, dès le 22 octobre jusqu’à mi-novembre au Palais Garnier.