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Auteur Koh trâl   ( Réponses 225 | Lectures 19028 )
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- Il est né à Leizhou, Guangdong.
Entre 1687 et 1695, le roi du royaume local cambodgien de l'époque, vassal du roi de Cochinchine, l'aurait sollicité pour qu'il s'installe à Banteay Meas, dans le but de faire du commerce. Le pays était divisé et avait perdu sa grandeur passée. Là il s'est retrouvé, à la tête d'une petite communauté chinoise sous le titre de Okna.
Vers 1700, il a établi un petit royaume indépendant à Hà Tiên appelé sous différents noms : Gangkouguo, Bendiguo, ou Hexian Zhen pour les chinois, ou Pontomeas pour les européens.
Plus tard il s'est allié aux Nguyen, il a envoyé une délégation à la cour en 1708 et en retour il a reçu le titre de Tong Binh de Hà Tiên.

Après sa mort, en 1735, de plus en plus de Vietnamiens ont envahi la région et le pays a fini par être annexé au Viêt Nam au XIXe siècle.
]


En fait, ils ont demandés à s'installer en basse cochichine. D'autres communautés se sont installé a LongXueng.

Ministre d'état-amiral en chef de la marine royale
#88822 View virgule's ProfileView All Posts by virguleU2U Member
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robin des bois a écrit

Gangkouguo, Bendiguo


De mémoire, le pays de la mer (guo : pays); je ne sais pas si ce nom proviens des archives chinoises.

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#88823 View virgule's ProfileView All Posts by virguleU2U Member
Haut de page 16/11/2012 @ 12:03 Bas de page
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le effaçable a écrit

robin des bois a écrit

le effaçable a écrit

vos références et archives sont impressionnantes n'est ce pas j'espère qu'il y a assez de place pour en recevoir d'autres


Oui oui je "regarde toujours ailleurs"

Tiens
- pour vous et Virgule (qui connait Ha Tien mieux que moi, puisque c'est lui qui me l'a fait découvrir)
- un p'tit coup de MAC du wiki


[ Mac Cuu, ou Mạc Cửu en vietnamien, (1655 -1735) est un général chinois vietnamien qui a joué un rôle important entre le Cambodge et les seigneurs Nguyen.

- Il est né à Leizhou, Guangdong.
Entre 1687 et 1695, le roi du royaume local cambodgien de l'époque, vassal du roi de Cochinchine, l'aurait sollicité pour qu'il s'installe à Banteay Meas, dans le but de faire du commerce. Le pays était divisé et avait perdu sa grandeur passée. Là il s'est retrouvé, à la tête d'une petite communauté chinoise sous le titre de Okna.
Vers 1700, il a établi un petit royaume indépendant à Hà Tiên appelé sous différents noms : Gangkouguo, Bendiguo, ou Hexian Zhen pour les chinois, ou Pontomeas pour les européens.
Plus tard il s'est allié aux Nguyen, il a envoyé une délégation à la cour en 1708 et en retour il a reçu le titre de Tong Binh de Hà Tiên.

Après sa mort, en 1735, de plus en plus de Vietnamiens ont envahi la région et le pays a fini par être annexé au Viêt Nam au XIXe siècle.
]



non merci franchement merci je m'embrouille déjà assez avec virgule sur un autre sujet
je ne pourrait surement pas supporter une autre épreuve
d'ailleurs mon petit cerveau de brebis ne comprend pas tjs tout


Surtout quand les infos arrivent tout à coup en avalenche
#88824 View le+effa%E7able's ProfileView All Posts by le+effa%E7ableU2U Member
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Re : Kors Trall Reply With Quote
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Histoire moderne du pays d'Annam (1592-1870)
Librairie Plon
1920
Charles Maybon

(et retranscrit ci dessous par votre serviteur)


p. 122

" Dans les derniers années du dix-septième sciècle, un chinois nommé Mac-Cuu, originaire de la prefecture de Lei-thcheou, dans le sud du Kouang-Toung, chassé luis aussi de sa patrie par le triomphe des Ts'ing, était passé en Cochinchine, puis s'était établis au Cambodge (1).

Sur les bords du golfe de Siam, dans la région appelée à ce moment Peam et Mang-Kham (2) par les cambdogiens, Phuong Thanh et plus tard Ha-Tien par les annamites, Kang-K'ao par les chinois et plus particulièrement aux environs du lieu-dit Sai-Mat (Bantey-Meas), à l'embouchre du Rach-Giang-Thanh, s'était formé un centre important où trafiquaient, sans grand scrupules (3), des annamites, des chinois, des malais et des cambodgiens; parmis cette population mélée -chose peu surprenante - que Mac Cuu vint se fixer;

(1) La date de l'arrvée de Mac Cuu (prononciation annamite des cractères qui forment son nom, en cantonais Mooc Kao, en mandarin Meou Kieou) est donné par "la description du pays de Gia-dinh" (trad. Aubaret, p.21) : "Un chinois nommé Mac Cuu ... passa en Cochinchine durant la 19ème année K'ang-hi", soit 1680. Il aurait lui aussi quité sa patrie à cause de la défaite définitive
des partisans des Mings. Les "biographies" (prélim. VI. 1) disent que les mandchous victorieux avaient obligés les chinois à se raser les cheuveux (sur le devant de la tête et à porter la tresse) : Cuu voulant garder les siens, s'était enfuis au sud. Outre ces deux ouvrages annamites et les anales Cambodgiennes, j'ai utilisé pour cette histoire succinte de la principauté de Ha-Tien, les notes si riche en renseignements de la publication de M. Cl-E Maitre "Documents sur Pineau de la Behaine" (Rev. Indoch. 1913) et un article de la même revue ("Histoire militaire de la région d'Ha-tien" par le lieutenant Regnier, 1903, p. 1003) qui parmis beaucoup d'erreurs, contient quelques détails intéréssants. ; l'auteur à pu consulter des documents conservés dans les pagodes d'Ha-Tien.

(2) Peam signifie l'embouchure; la province cambodgienne de Peam réduite aujourd'hui à un district situé au nord-ouest de la province cochinchinoise de Ha-Tien, comprennait autrefois la région de Ha-Tien et avait son chef lieu dans la ville dont elle tirait son nom (Cl. E. Maitre, loc. cit., p. 1004, 1er semestre, p 165, note 6). Le nom de Mang Kham est donné par la "Description du pays de Gia-dinh" (trad. Aubaret, p.21) et par M. Ragnier (loc. cit., p. 1004); Phuong-thanh, "la citadelle Phong" a peut etre pour orignine le nom cambodgien et serait alors "la forteresse Peam" (Maitre, ibid). Pour le nom de Ha-Tien, voir ci après, p.123, note 2. Kang K'ao, sous sa forme cantonaise, est une traduction de Peam et signifie "l'embouchure de la riviere"; ce nm est employé dans les documents chinois contemporains; on le touve dans les lettres des missionaires de cette époque sous la forme Cancao. Saimat désignait une montagne au nord de la citadelle ("Description de Gia-dinh", trad. Aubaret, p. 270) et s'est appliqué à un district de la province; le nom cambodgien correspondant est Bantey Mas que l'on trouve dans la "chronique" (Garnier, p. 380) et, sous la forme Pontemeas, dans la relation du capitaine Alexander Hamilton ("Account of the East Indies", Collection Pinkerton, VIII, p. 477-478). Pallegoix ("Description du Royame thai", II, p. 95) parle de Phuthaimat.

(3) Le plus clair des occupations de la plupart d'entreles habitants semble avoir été la piraterie; la rade de Ha-Tien leur offrait un mouillage sûr, ils y trouvaient un abris après avoir écumé les côtes et les îles voisines, arrété les jonques de commerce qui navigaient dans le golfe de Siam."

p. 123

"il offrit ses services au mandarin cambodgien qui y résidait et sut s'en faire si bien apprécier que la ferme des jeux lui fût confié (1). Il s'enrichit rapidement; il fit venir des colons en grand nombre (appartenant à la classe où ces sortes de gens se recrutaient d'ordinaire, vagabonds, bannis et malfaiteurs qui n'éttaient pas pour déparer la population réunie déjà en ce lieu), sut prendre sur eux de l'ascendant et fonda plusieurs villages qui prospérèrent, notamment a Kampot, dans l'île de Phu Quoc, à Hatien (2), à Rach-Gia et à Ca-Mau. Mais au milieu des troubles qui agitaient périodiquement le Cambogde, la colonie naissante manqua d'être détruite. Voici en quelles circonstances.

Ang-Sor, qui avait en 1700 abdiqué en faveur du prince Em, agrée par les annamites, avait repris le gouvernement dès l'année suivante et abdiqué de nouveau en 1702 (3), mais cette fois en faveur de son propre fils. En 1714, ce nouveau roi, Prea-Srey-Thomea, et son frêre cadet Prea-Ang-Tong (4) combattirent leur beau-frêre Em. Celui ci, aidé par des annamites et des laotiens, réussit à bloquer dans Lovek (5) les deux princes qui, après une résistance de trois mois, purent s'enfuir;

(1) Une taxe frappait les jouers et la collection de cette taxe était donnée à un fermier moyennant un cautionnement et la garantie du versement d'une somme déterminée : ce système fonctionnat en maint endroit et les chinois étaient considérés par les autorités locales comme d'excelents fermiers.

(2) C'est le nom nouveau donné à l'agglomération où Mac Cuu s'était d'abbord fixé; il l'étendis ensuite à la province toute entière; ce nom, qui signifie "le génie de la rivière", vient, d'après les document annamites, d'une légende locale : les habitants croyaient qu'un génie (tien) allait et venait sans cesse sur la riviere (ha), le Rach Giang-Thanh

(3) En 1701, d'après Moura, p.69

(4) La "description" (trad. Aubaret, p. 282) et les "biographies" (prélim., liv. VI, p. 3) appèlent le 1er Nac-ông-Thâm; le second est nommé par la "description" (ibid) Tan; les "biogrphies" n'en parlent pas. Il est difficile de déterminer ce qu'était devenu Em depuis 1702; il n'est pas question de lui dans les textes anamites e les "chroniques" sont très peu prodigues de détail sur son compte. On peut suposer qu'il était resté au cambodge après avoir été privé du pouvoir qu'Ang Sor lui avait transmit pour obeïr, semble-t-il, a la pression anamite; il avait sas doute des intelligences avec le laos; on le voit en effet défenseur des laotiens en 1710 (Moura, p. 70) ou en 1712 (Garnier, p. 378); après avoir ainsi transgréssé les ordres du roi, il se réfugia "d'abord chez les sauvages, ensuite chez le roi annamite" (Garnier).

(5) Au nord de Ou-Dong lovek avait été capitale du cambdoge au commencement du seizieme sciecle"

p. 124

"ils se réfugièrent à Ayuthia auprès du roi de Siam pour essayer de le mettre dans leurs interets (1). Em regna pendant ce temps à Oudong; en 1715, une petite armée de Siamois (2) vint dans la province de Battambang pour rétablir Prea-Srey-Thomea. Em se refusa à tout arrangement et les siamois, qui sans doute ne se sentaient pas en force, regagnèrent leur pays; mais ils revinrent, dès l'année suivante, avec Ang-Tong, chargé par son frêre de soulever le pays. Le roi Em se porta immédiatement la rencontre des envahisseurs; il blessa AngTong qui se réfugia dans les montagnes de la province de Pursat, attendant d'autres secours. Le roi de Siam résolut d'attaquer son voisin de deux cotés; il envoya une armée dans l'est, en même temps quil prenait lui-même la mer à la tête de 3000 hommes montés sur de fortes barques (3). Il vint attaquer Hatien; Mac-Cuu fit dans la défense des prodiges de valeur, mais la ville nouvellement établie, sans murailles ni fossés, ne put opposer une grande résistance aux assaillants. Le Siamois l'emportèrent et mirent au pillage tout le pays avoisinant; mais leur flotte fut détruite parune tempête et son chef, après avoir rassemblé les quelques navires qui avaent echappé au désatre, fit voile pour le Siam (4).

(1) Garnier (p. 379) dit que Em (Prea Keo Fea) se rendit aussi au Siam avec les deux princes; l'erreur doit provenir du fait que le fils de Prea Srey thomea amené au Siam par son père, s'appelait aussi Em (Moura, p. 70). Il parait plus probable que son oncle soit resté au Cambdoge; il se sentait en effet fort de l'appuis des annamites et il ne lui était guère permis d'espérer, à cause de ces attaches justement, que le roi du Siam jugeat le différent à son profit. On peut donc s'en tenir probablement à la "Description" : "Thâm suivit de son frêre Tan s'enfuita au Siam, et le prince Iêm lui succédat sur le trone du camdboge" (trad. Aubaret, p. 282).

(2) 15000 hommes, précise Moura, p. 71.

(3) Trinh-hoai-Duc, pour les évenement de 1713 à 1717 (Aubaret, p. 282-283) cite les documents cambodgiens, et son recit, à quelques détails prèt, se rappoche de celui de "la chronique" (Garnier, p. 378-381). Les "Biographies" (princip.), dans le livre XXXI consacré en grande partie au cambdoge, indiquent faussement que Thâm revint au cambdoge parce qe Em était mort; l'armée venue par le nord aurait comptée 10000 hommes, et l'armée navale 5000; Moura, p. 71, donne les mêmes chiffres; d'après le capitaine Hamilton, ils étaient respectivement : 50000 et 20000, ce qui parait exagéré (loc. cit., p. 472). Je ne sais où Grnier a pris les chiffres de 1500 et 3000 hommes qu'il attribue à Hamilton (p. 380, note 2). Peut être a-t-il fait confusion avec les chiffres de secour annamite, qui est évalué ainsi par Hamilton : 15000 hommes pour l'armée de terre, 3000 ds des galères bien équipées. Les forces siamoises étaient au moins, sur terre, doubles et sur mer, quadruples, des forces annamites et cambodgiennes réunies (ibid., p. 477)

(5) Version de la "Description"; elle s'écarte de celle des "chroniques" qui ne parlent pas de la tempète; le document traduit par Moura dit même qu'à Ha-Tien k'avantage fut pour les cambodgiens qui réussirent à couler plusieurs navires siamois à coup de canons et à forcer les autres à s'éloigner (p. 72). Le capitaine Hamilton dit que les siamois envoyèrent leurs petites embarcations pour bruler et piller la ville de Ha-Tien, ce dont elles s'acquitèrent (200 tonnes de défenses d'éléphants notamment furent détruites); pendant ce temps les navires et les jonques de charge étaient à quatre milles du port; les anamites les attaquèrent, en incendièrent un certain nombre et forcèrent les autres à s'échouer. Les petites embarcations, engagées dans la rivière de Ha-Tien, ne purent venir à leur aide, car la marée était basse. Sur terre, les siamois, trouvant la contrée toute désolée, manquèrent de vivres et battirent en retraite après avoir tué leurs boeufs, leurs chevaux et leurs éléphants pour subsister (loc. cit., p. 477)."



p. 125

" Pendant ce temps, l'armée de terre était arrivé à Oudong, renforcée d'un grand nombre de Cambodgiens. Em se porta contre elle, mais au lieu de combattre, reconnut l'autorité du Siam et offrit au roi, en guise de soumission, des fleurs d'or et d'argent (1). L'armés siamoise, sacrifant les interets des princes qu'elle etait venue défendre, se retira alors (2). Le pincipal résultat de cette série de campagnes fut la reconnaissance de la supériorité siamoise par le roi Em: il crut trouver sans doute dans l'investiture de la cours d'Ayuthia de quoi grandir son autorité sur son peuple, autorité discutée sans cesse par ses beaux-frêres et leurs partisants. Mais son nouveau suzerain ne put le défendre conrte les empiétements des anciens protecteurs. A deux reprises, en 1731 et 1732, les Annamites envahirent le Royaume, mirent en fuite les troupes cambodgiennes jusqu'à Long-Ho (Vinh-Long); ils formèrent deux ouvelles provices, celles de Dinh-Thuong et de Long-Ho (3). En 1736, sous le règne du fils du roi Em, Prea-Sotha, la guerre régna de nouveau dans la famille royale et les Annamites, comme on le verra plus loin, tirèrent profit de ces dissensions d'autres avantages.

(1) Cette décision fut prise par Em après consulation de ses mandarins, dit le texte de Moura (p. 72). "Tous furent unanimes à reconnaitre l'impuissance où l'on était de prolonger la lute....on députa aussitot un grand mandarinau commandant en chef de l'armée siamoise pour lui faire des propositions très avantageuses pour son gouvernement, à la condition qu'il se retirait et emenerait au Siam le roi et les princes cambodgiens qui étaient dans son camps. L'usurpateur prométtait etre autres choses d'envoyer au siam des cadeaux mélés de fleurs artificielles en or, ce qui était un signe convenus de vassalité. En présence de ces offres inespérées, le général Siamois sacrifia les interêts des princes khmers...."

(2) "Chroniques" (Garnier, p. 381, Moura, p. 72), "Description", p. 282. Trinh-hoai-Duc relate l'envois du tribut fait par Em et ajoute aussi que le générl siamois, voyant que son armée était devenus inutile, s'en retourna dans son pays.

(3) La "chronique" (Moura, p.74) reconnait la prise de possetion des nouveaux territoire par les annamites, mais affirme cependant que les Cambodgiens avaient ete vainqueurs."

p. 126.

"Quand à Mac-Cuu, après avoir été vaincu par les siamois, il s'était enfui (1), mais la guerre terminé, il songea a se donner un protecteur plus puisant que le roi du Cambodge et envoya deux délégués porter à hué une supplique par laquelle il demandait au Seigneur de le désigner comme Gouverneur de la povince de Hatien; Minh-Vuong (1691-1725), bien qu'il n'eut aucun droit sur ce territoire, s'empressa d'acéder à cette demande et plus tard Mac-Cuu se rendit en personne à la cours pour le remercier (2). Mac Cuu s'occupa de relever de ses ruines l'établissement qu'il avait fondé; il construisit des forts et des remparts, établit différents postes sur les ports et les rivières e forma une milice; il choisit parmis les habitants des hommes capables de l'aider dans on oeuvre de réorganisation. En 1735, quand il mourrut, la ville et la région tout entière comencaient à prospérer.

Il eu comme succésseur Mac Thien-tu (3) que Minh Vong, en 1736, confirma dans la charge de son père. Le seigneur de Hué donna au nouveau gouverneur trois fortes jonques qui furent dispensées de tout droit (4); il lui permit de fonder une fabrique de sapèque.

(1) D'après les "biographies" (prelim., VI, 1 et 2), il serait allé d'abord au Siam, puis s'échapant, se serait rendus près de la rivière Long-ki qui coule à l'ouest de Kampot; la "description" dit qu'il s'était réfugié là après sa défaite (trad. Aubaret, p. 281 et 283) et qu'il retourna a Ha-Tien vers le milieu de 1715 (4eme moi de l'année yi-wei, p. 281); la date est certainement eronnée et en contradiction avec les renseignements de la page 283 qui placent exactement la prise de Ha-Tien en 1717 (année cyclique ting-yeou) d'après les annales cambodgiennes. Tirnh-hoai-Duc prend la précaution d'avertir que toute ces dates sont incertaines. Hamilton dit avoir vu la ville encore en ruine en l'année 1720 (loc. cit., p. 478).

(2) A vrai dire, il semble, d'apres la "description" (p. 10) que le fait se soit passé avant la campagne de 1718, puisque la nomination de Mac Cuu comme général est reporté à l'année 1714. Les "biographies" (prelim. VI, 2) placent en 1708 l'envois des délégués de Mac Cuu à hué, mais disent formellement que c'est après la guerre qu'un annamite résidant à Ha-Tien conseilla Mac Cuu de se donner à Minh Vong : s'il faut en croire M. Regnier (loc. cit., p. 1008), les documents qu'il a consulté fixent "vers 1724" la démarche de Mac Cuu. Cette date parait acceptable. Mais toute cette chronologie est tout à fait indécise et il n'y a même aucune concordance entre kes dates de la "description" et celles des "biographies".

(3) Ce fils de Mac Cuu, dont le nom etait Thin-tu et l'appellation Si-lan ("biographie", prelim. VI, 3), à été, sur la fois d'Aubaret, appellé Mac-ton par plusieurs auteurs (dont moi-même). M. Maitre (loc. cit., p. 167, note 1) a relevé la meprise d'Aubaret qui a pris pour le nom du perosnnage la première partie du titre nobiliaire de marquis de Ton-duc qui lui fut decerné en 1736 par Minh Vong et qui a cru que ce Mac Ton était le frere de Mac-Thien-tu. En fait, il faut lire ainsi le passage traduit par aubaret (p. 11) : "Mac Thien-tu, appelation Si-lan, du gouvernement de Ha-Tien, recut les titres de général et de marquis de Ton-duc (il était le fils ané de Mac Cuu) et succéda à son père".

(4) Ces jonques qui, d'apres la "description de gia dinh", se procuraient ou achetaient de riches produits que Mac Thien-tu offrait ensuite au Seigneur, devaient, suggère Aubaret (p. 29, note 2) faire tout simplement de la piraterie au profit du seigneur et de Mac Thien-tu lui même."

p. 127

"Sous le gouvernement de Mac Thien-tu, la province se developpa; non seulement il construisit des citadelles, preca des routes et ouvrit des marchés, mais encore il fit appel à des lettré qui vinrent l'aider de leurs conseils et de leur savoir; des mandarins civils et militaires furent nommés et l'on s'efforca d'administrer ce coin de terre reculé de la même manière que les provinces du royaume.

(...)


En 1739 (1), ils [Prea Srey Thomea et Prea Ang Tong nouvelement installés à PP par les siamois] entreprirent de rétablir leur domination sur la province de Ha-Tien; la lute fut rude, mais Mac Thien-tu eut raison de ses adversaires qui furent obligés de battre en retraite. Le seigneur Vo Vuong (1738-1765), avisé de ce succès, adressa ses felicitations à Mac Thien-tu et lui confera le titre de général (2).

A partir de ce moment, les souverains du cambodge ne tentèrent plus rien contre Ha-Tien. Mais Ang-Snguon (3), fils et succésseur de Prea Srey Thomea, mort en 1847, eut à soutenir une guerre désastreuse contre les annamites? Le prétexte fut une violation de frontière dont les cambodgiens se seraient rendus couplable (4); en réalité, Vo Vuong parait avoir voulu profiter des difficultés que l'invasion birmane créait aux siamois pour s'agrandir encore au dépent de son voisin (...)

(1) année ki-wei; la "description" (Aubaret, p. 270) et les biographies (prelim. VI., 4) sont ici d'accord.

(2) "Description du pays de Gia-dinh" et "viographies", ibid.

(3) nommé Nac Ong Nguyen par les annamites

(4) aucun accord au sujet de cete campagne dans les document annamites. Les "biographies" (princip. XXXI, 4) donnent la date Keng-wou (1750). La "description" donne (p. 12) kia-siu (1754) et (p. 24) yi-hai (1755); les "biographies" (prelim., VI, 5) donnent ping-tseu (1756)"

p. 128

"(..) Ang Snong chercha refuge auprès de Mac Thien-tu qui s'entremit en sa faveur auprès de Vo Vuong; le Seigneur voulut bien accorder la paix au roi du cambodge moyennant l'abandon de tout le territoire au sud de Gia-dinh jusqu'au bras du mekong qui passe à Mi-tho.

(...)

En 1757, Ang Snong mourru et son oncle devit régent.

(...)

Mais une révolte fut fomenté contre le régent (2); le prince Ang Tong, fils du roi défunt, menacé dans ses jours, s'enfuit à Ha-tien; Mac Thien-tu et le gouverneur de Gia-dinh prièrent Vo Vuong d'intervenir. Le Seigneur ne se fit pas prier (...) et mit Ang tong sur le trone. Pour pix de ce secour,, les annamites obtinrent tout le territoire nord de Bassac. Quand à Mac Thien tu, il recut 5 districts, notamment ceux de Kampot et de Kompong Som; il fit construire des forteresses à Rach-Gia et à Long-xuyen; les nouveaux territoires furent divisés, des villages y furent établis e l'on fit venir des mandarins pour les administrer. (...) le domaine adminstré par Mac Thien-tu au nom du seigneur de hué s'étendait sur le golfe de Siam, de Kampot à Ca-Mau.

(2) Sur ces troubles et la fuite du prince, voir Moura, p. 82-83"

p. 129

"Après la prise d'Ayithaya par les Birmans, deux fils du roi, Chiêu Thuy et Chiêu Si-xoang (Preah Chau Sisang), s'etaient enfuis à Hà-Tiên où ils avaient été acceullis avec faveur par Mac Thiên-tu. La situation du Siam encouragaient les viées ambitieuses du gouverneur et il avait compris tout le partis qu'il pouvait tirer de la présence auprès de lui des héritiers du trône d'Ayhutaya; il avait consulté la cours du Hué et elle lui avait donné carte blache (2). Mais Phya Tak que ses succès sur les Birmans avait enhardis et qu'une partie du siam reconnaissait comme souverains, s'inquiéta de savoir réfugié à Hà-tiên des memebres de la famille royale. En 1768, il demande à Mac Thiên-tu de les lui livrer; il prométtait de lui consentir en échange des avantages térritoriaux et lui faisait remettre, pour gagner sa bienveillance, de magnifiques présents, entre autre deux grands canons européens (3). Mac Thiên-tu essaya de jouer au plus fin (4);

(2) Ces eveements, qui expliquent fort bien l'attitude de Mac Tiên-tu, ne se trouvent que dans un ouvrage composé en 1818 par un annamite fonctionnaire à Hatien ("Histoire généalogique des Macs gouverneurs de Hà-Tiên") utilisé pour la première fois par M. Cl.-E. Maitre (loc. cit., p. 177). Cet ouvrage contient, notamment sur les rapport de la province avec le Siam, maintes informations que ne donnent pas les histoires officielles. Des deux princes réfugiés à Hà-Tiên, l'un, Chau Sisang, réussit, à l'insu de Mac Tiên-tu, à passer au Cambodge; le gouverneur crut que les missionaires du collège de Hôn-Dàt avaient favorsés sa fuite, et les fit jeter en prison. On trouvera plus loin (Chap. IV, §1, in fine) des renseignement sur cette "affaire du prince siamois" qui fut pour les missionaires une cause de troubles et de soucis.

(3) Ce détail est fournis par J. Silvestre ("Politique francaise dans l'indo-chine", in Ann. de l'Ec. des Sc. polit., juillet 1895, p. 402) qui, admis à lconsulter les archives de la Société des Missions Etrangères, a pu lire des lettresqui n'ont pas trouvé place dans les divers receuils publiés par cette Société.

(4) Le récit de M. Cl.-E. Maitre est suivit ici; il retient ce que les documents annamites et les lettres des missionaires offrent de concordant et complète ces sources les unes par les autres. S'y reporter (loc. cit., p. 189-190) pour les références.

p. 130

"il répondit évasivement et envoya à Bangkok (1) une flotte commandée par son propre gendre qui, sous pretexte d'apporter une cargaison de riz, devait s'emparer par surprise de la personne de Phya Tak. La machination échoua, Phya Tak, prévenu par ses espions, fit saisir la cargaison et emprionner les commandants. Mac Tiên-tu, dépité par cet echec, cru tenir une occasion favorable de s'en venger et, en meme temps, d'arriver à ses fins, lorsqu'il apprit (septembre 1769) le départ de Phya Tak pour ligor (2). Une flotte considérable fut équipée; elle débarqua sur les côtes de Siam une armée de 50000 hommes. Les troupes siamoises la tinrent en respect et elle resta plusieurs mois imobilisée dans le camps où elle s'était retranchée; frappée par la peste, elle dut réduite à se retirer; 10000 hommes seulement regagnèrent Hà-Tiên, parait- [texte coupé]

Revenus victorieux de son expédition à Ligor, Phya Tak songea à porter la guerre contre son voisin. A la fin de l'année 1771 (3), il prit en personne le comandeent de l'armée et vint mettre le siège devant Hà-Tiên. Mac Thiên-tu dépêcha un courreir à Gia-dinh pour demander des secours, mais il ne put attendre leur arrivée au bout de dix jours, la citadelle fut prise d'assaut et il s'enfuit; ses trois fils, qui avaient joués un rôle actif dans la défense, réussirent aussi à échaper à la poursuite des siamois et trouvèrent refuge au delà de la rivière du Rach-gia. Phya Tak s'empara seulement du prince siamois Chiêu Thuy qu'il fit mettre à mort plus tard, lorsqu'il fut de retour à Bangkok. Il fixa son quartier générale à Hà-Tiên, d'où il dirigea deux armées contre Mac Thiên-tu qui avait gagné Chau-doc et contre le roi du cambodge (4). L'une et l'autre remportèrent des succès marqués;

(1) Phya Tak, devenus roi, avait abandonné Ayuthia, d'ailleur complètement détruite par les birmans, et avait fixé sa résidence à Thanapuri, Bangkok. Sur Ayuthia cpitale, v. Bull. Ec. fr. E.-O., 1904, p. 253 et 1909, p. 586; cf. T'oung Pao, 1912, p. 454.

(2) Sur la date de cette expédition, voir Maitre (p. 190, note 2). Pallegoix ("Description du royaume Thai", II, p. 96) donne aussi la date de 1769.

(3) Les sources siamoises utilisées par Pallegoix placent (op. cit., II, p. 96) cette expédition contre Phuthaimat (le phu de Sai-mat, bantey Meas) et Kankao avant celle de Ligor. Mais la date de 1771 est donnée par des sources annamites ("Description de Gia-dinh", "biographies", "historiographies") et n'est pas contredites par les lettres des missionaires.

(4) Il y a une incertitude sur la date de l'arrivée au Cambdoge des soldats siamois; la "description" et les "historiographies" parlent de la fin de l'année 1771, les "biographies" donnent : été jen-tch'en (1772). La première date est plus probable, car les annamites reprirent le cambodge en 1776 et l'on sait, en outre, que phya Tak était à Bangkok au commencement de 1772, "quelques mois" après son retour de Hà-Tiên; il recut dans la capitale Mgr Le Bon, le 27 mars et le 2 avril ("lettre de Mgr Le Bon", Nouv. Lett. edif., V, p. 519, 520, 523). Maitre, p. 191, note 5.

p. 131

" Mac Thiên-tu recula jusqu'à Long-ho où il se mit sous la protection des annamites (1) et Ang Tong, dès l'approche des ennemis, se déroba sans essayer de combatre. Phya Tak, qui commandait lui-même les troupes, entra dans Phnom Penh, déposa Ang Tong et nomma à sa place Ang non roi du Cambodge. Mais sa conquête devait être de courte durée.

(...)

Une bataile eu lieu à Phnom Penh même : les annamites furent victorieux et entrèrent dans la place; Phya Tak s'enfuit à Hà-Tiên et de là, à Bangkok (2); Ang Non gagna Kampot (3) en toute hâte. Ang Ton remonta sur le trone.

L'année suivante (1773), Mac Thiên-tu fit des offres de paix à Phya Tak qui les recuts favorablement et rapella ses troupes qui tenaient garnison à Hà-Tiên. Mais le pays qu'elles abandonnèrent n'était plus qu'un désert : les habitants, chassés par la guerre, s'étaient dispersés de tous côtés, les habitations avaient été détruites, le sol dévasté n'avait plus recut de culture. Accablé de douleur, Mac Thiên-tu resta à Cân-tho et ebvoya à Hà-Tiên son fils Mac Tu-hoàng qu'il chargea de réparer tant de maux et de rappeller le peuple dans le territoire ruiné (4).

(1) Les annamites avaient déjà pris part à la lutte, et d'après la "description de gia-dinh", qui donne plus de détail que les autres sources annamites, avaient réussi, à la suite de l'entrée des siamois à Chau-doc, à arréter la marche des ennemis victorieux : "les siamois ne connaissant pas la route se trompèrent et donnrent dans des arroyos sans issus, ce qui offrit à l'armée annamite de défaire complètement ces brigans", trad. aubaret, p. 34.

(2) "Biographies", prelim., VI, 8; princip. XXX, 5; "historiographies", prelim., XI, 16. "Description de gia dinh" (trad. aubaret), p. 36. La "chronique cambodgienne" note l'echec de phya tak "après plusieurs combats indécis" devant Phnom Penh (Moura, op. Cit., p. 88).

(3) Où Phya Tak le laissa avec 500 hommes seulement; mais le prince n'abandonna point la lutte; il leva des soldats dans les provinces voisines et avec une armée mal équipée, mais nombreuse, il s'appretat à combatre (Moura, ibid)

(4) "Description de gia-dinh", p. 38; "Biographies", prelim.; VI, 3 : c'est par erreur qu'aubaret nomme Mac-dièn le fils de Mac Thiên-tu; les textes portent sur Mac Tu-hoàng."

p. 132

"(...)

En 1776, le gouverneur de Gia-dinh demanda même à Ang non de l'aider à réprimer l'insurection [Tay Son] (2). Le roi du cambodge refusa son concours et exprima la volonté de n'enretenir aucun rapport avec l'Annam (3). Pour tirer vengeance de cet affront, le gouverneur annamite, dès qu'il put disposer de quelques troupes (4), les envoya contre Ang Non.

(2) Ce ne serait pas le gouverneur annamite qui aurait demandé secour contre les Tay-Son, mais Mac Thiên-tu lui même, si l'on en croit le missionaire Leclere : "le gouverneur de Cancao... a envoyé prier le roi du cambodge de lui donner quelques troupes auxiliaires" (Nouv. Let. edif., VI. p. 301).

(3) "La description de gia-dinh" (trad. aubaret, p. 118) dit que le nouveau roi du cambodgerefusa de se reconnaitre vassal de l'annam; d'après les "biographies", il refusa de payer le tribut.

(4) En réalité après la reprise de Saigon par Huê Vuong aidé de Mac Tiên-tu."

p. 144

"En 1776, Piguel, devennu eveque, eut l'occasion de secrourir des confrères du Siam plus malheureux que lui : reduit à fuir le pays à la suite des victoires birmanes, ils avaient songés d'abord, sous la direction des missionaires Kerhervé et Artaud (3), à chercher eux aussi asile près du Cambodge, mais (...) ils se transportèrent dans la province de Hà-Tiên. Ils furent très bien acceuillis par Mac Thiên-tu qui leur proposa trois différents endroits pour s'établir; ils choisirent Hôn-Dat, promotoire situé sur e bord de la mer à quatres heures de Hà-Tiên (4).

(3) ...

(4) D'après une lettre du missionaire Morvan (Nouv. Lett. edif., V, p. 490), Levasseur indique, quelques année plus tard, les raisons pour lesquelles Mac Thiên-tu faisait bon accueil aux missionaires : "Le gouverneur de Cancao.. favorise les chretiens par politique, sachant que c'est un moyen d'attirer des sujets sous sa domination, surtout des cochinchinois, qui y trouvent le libr exercice de leur religion qu'ils n'ont pas dans leur patrie" (abrégé du journal de M. Levasseur, Nouv. Lett. edif., VI, p. 232)."

[p. 145-> 148 : affaire de Chau sisang et de l'accusation de Mac Thiên-tu envers les missionaires]

p. 186

"Nhac [Tay Son] agit alors avec décision; il dirigea Li Tai avec des mais vers le sud et, suivant lui-même la voie de terre, prit à revers les troupes de Nguyen-Cuu-Dat et les ercasa, mais il ne put s'emparer de Huê Vong qui s'enfuit par mer jusque dans la privince de Gia-dinh (4).

(4) C'est alors, d'après les "biographies" (prelim., VI, 9) et la "decription de gia-dinh " (trad. aubaret, p. 41), qu'il recut l'hommage de Mac Thiên-tu et de ses enfants. L'année précédente, Mac Thiên-tu avait envoyé au Chua, dont il avait apprit la detresse, un chargement de riz que les Tây Son avaient interceptés ("biographies", ibid, 8-9). Depuis l'aide si efficace que lui avait aporté les annamites dans sa lutte contre le siam (ci-dessus, p. 130), Mac Thiên-tu n'avait céssé de montrer à la famille Nguyen la plus vive reconnaissance"

p. 187

"Dès le début de 1776, il [Nhac] envoya son frêre Lu dans la province de Gia-dinh où s'etait retiré Huê Vong après la défaite de Tong-phuc-hop. Le seigneur n'etait pas en état de se défendre, il abandonna Saigon et se réfugia à Can-tho, auprès de Mac Thiên-tu (3) Lu pénétra dans la ville sans coup férir.

Mais son succès ne fut pas de longue durée; à la 5e lune (16 juin-15 juillet), il fut vigoureusement attaqué par les troupes de Mac Thiên-tu et par les volontaires de Dong-son (...) qu'un officier
(3) Au moment de l'invasion de Hà-Tiên par les siamois en 1771, Mac Thiên-tu s'était installé à Can-tho avec l'autorisation des annamites (...)"

p. 188

"des Nguyens, Do-thanh-Nhon (1), avait levé dans la région de Tam-phu

(1) Do-thanh-Nhon (voir so histoire, "biographies", princip. XXVII, 21 et suiv.) était originiaire des environs de Hué; il se trouvait parmis les officiers qui accompagnèrent Huê vong kirs de sa fuite vers le Quang-nam en 1775. Les sources annamites lui font tout l'honneur de la reprise de Saign ("biogaphies", princip. XXVII, 21et XXX, 8; "description" p. 43) et ne parlent pas de Mac Thiên-tu; mais il parait établi par les témoignages des missionaires que le gouverneur de Hà-tiên (qui en 1775, nous l'avons vu, etait venu rendre hommage à huê Vong), prit une part importante à cette affaire. "le gouverneur de cancao", dit le missionaire Leclerc le 26 juillet 1776 (Nouv. Lett. edif., VI 301), "a recouvré la province de dong-Nai pour le roi de cochinchine" Voir la discution de Maitre (document sur pigneau de la behaine", loc. cit., 1913), d'ou il résulte que Huê vong "s'etait réfudigé auprès de Mac Thîen-tu et avait du au concours de ce personnage la reprise de Gia-dinh"

p. 192

"On se souvient que Hue Vong et les princes trouvèrent auprès du gouverneur de Hà-tiên un acceuil empréssé lorsqu'ils furent chassés de Saigon par Nguyen Van-lu (2); or, Pigneau, appellé avec insistance du cambodge par Mac Tien-tu l'année précédente (3), se trouvait auprès du gouverneur à cete époque et il n'est pas impossible qu'il ai vu les princes.
S'il ne connut pas le jeune Nguyen Anh à ce moment, ce fut sans doute après la seconde prise de Saigon; car il parait acquis, selon les témoignages européens, "qu'en septembre-octobre 1777, Nguyen Anh se cacha pendant quelque temps dans une foret voisine du lieu où était installé le college, que l'eveque d'Adran lui fit parvenir régulièrement

(2) Voir ci-dessus, p. 259. Dans une lettre daté de Can-cao, 26 juilet 1776 (Nouv. Lett. Edif., VI, p. 296), Pigneau dit de MAc thien-tu : '"il est souverain dans ses états et très puissant en Cochinchine et au cambodge; c'est lui aujourd'hui principalement qui soutient le ri de cochinchine, et peut etre le rétablira". Et le missionaire Leclerc écrivait à la même époque (ibid., p. 300) : "la guerre de cochinchine fait trembler le cambodge. L'ancien roi de cochinchine, ne pouvant tenir contre les rebèlles, vient se réfugier chez le gouverneur de Can-cao".
(3) Voi ci-dessus, p. 252, note 1. La lettre du 5 juin 1776 est datée de Can-cao; il y était encore le 26 juillet (Nouv. Lett. Edif., VI, p. 294)"

p. 193

"des subsistances par l'intermédiaire de Paul Nghi (1) et quil favorisa sa fuite à Poulo Pajang dès que les Tay-son se furent retirés (2).
Quant à Mac Thien-tu, on peut penser que, dès l'époque où il connut le sort de Hué Vong, il ne fut pas loin de considérer la cause des Nguyens comme perdue; il ne parait point, dans tous les cas, avoir fondé beaucoup d'espoir sur le jeune prince survivant, car il cessa de prendre une part active aux evenements qui se passaient en basse cochinchine; réfugié d'abord sur les confins du Siam (3), ou peut etre dans l'ile de Phu Quoc (4), il recut des avances de la part des rebelles et les repoussa; il réserva un meilleur accueil à l'offre qui lui faire Phya Tak de se rendre auprès de lui.. Il alla donc à bangkok accompagné d'un membre de la famille royale, le prince Xuân (5); il y fut rejoint par ses fils. Mais il n'eut pas que des amis à la cour et Phya Tak, d'un naturel soupsonneux et cruel, n'etait que trop enclin à preter l'oreille aux calomnies. En 1780, Mac Thien-tu, victime de machinations de ses ennemis, desespéré de la mort de son fils Mac-Tu-duyen, tué par l'ordre du roi, mit lui même un terme à sa vie. Ainsi finit ce dévoué serviteur des Nguyens (6).
Cependant, au moment même où il avait quitté le territoire de Ha-tien pour se rendre au siam, le sort avait commencé à se montrer plus favorable aux armes royales.

(1) C'etait un pretre annamite tres dévoué à l'eveque d'Adran; nous le retrouverons plus tard.
(2) Tell est la conclusion de la critique que fait M. Maitre (Ibid, p. 344-347) de témoignages émannant des missionaires, de Barrow et de la Bissachère; nous n'hésitons pas à la faire notre, bien qu'il soit infiniment probable que les témoignages de Barrow et de la Bissachère ne constituent pas deux autoritées distinctes, le rédacteur du mémoire paru à londre sous le nom de la bissanchère s'étant tres vraissemblablement inspiré de l'ouvrage de barrow. voir à ce sujet, notre publication de la relation de la bissachère.
(3) Description de Gia-dinh, trad. aubaret, p.45
(4) Biographies, prelim., VI, 10
(5) Dix-septieme fils de Vo Vuong, né le 1er septembre 1757
(6) Voici quelques détails sur cette tragédie. Phya Tak venait de recevoir (en 1780) des envoyés de nguyen Anh, quant il apprit qu'un de ses navire qui faisait le commerce avec canton avait ete pillé par le mandarin annamite de Hà-tiên; furieux à cette nouvelle, il fit jeter en prison les ambassadeurs. Sur ces entrefaits, un cambodgien accusa Mac thien-tu et le prince Xuân de vouloir, de connivence avec Nguyen Anh, s'emparer de la cpitale siamoise. Le roi ordonna de mettre les accusés à la torture; Mac Tu-duyen, protestant violamment de son innocence, fut tué sans autre forme de procès; c'est alors que son pere se suicida. Non satisfait de ce sang versé, Phya Tak ordonna le masscare de deux autres fils du gouverneur, du prince Xuân, des envoyés de Nguyen Anh et des annamites qui se trouvaient à sa cours. \textit{biographies}, prélim., VI, 9 a 11; comparer \textit{description}, p. 46-47, dont le récit, en ce qui concerne la fin de Mac Thien-tu est a peu de chose près le même."

p. 200

"Hué, le troisieme des Tay-Son, prit en personne le commandement d'un corps de troupe considérable; il marcha contre l'armée royale qui essayait de se reconsituer et la taila en pièce. Nguyen Anh peut heureusement s'enfuir, ses officiers protégeant avec habileté sa retraite; il envoya demander du secours au cambodge, mais son ambassadeur, Nguyen-huu-thuy, fut assassiné tant les victoires des Tay-Son faisait d'impression sur les cambodgiens. Le prince, avec une poignée de fidèle, se retira à Ha-tien, d'ou il embarqua pour l'ile de Phu-Quoc."

p. 201

"(...) au moi de mars 178, Hué et Lu se présentèrent avec des forces importantes [devant Saigon] (...) Hué se jeta contre eux [les troupes royales] et les mit en déroute. La poursuite fut rude : Nguyen Anh envoya se famille à l'ile de Phu Quoc et s'y rendit ensuite lui même. Au courant du sixième mois (30 juin, 28 juillet), il y fut découvert, mais il echapa encore car au devoument d'un des sien. (...)
Nguyen Anh lui même n'etait pas hors de danger; de phu quoc, il parait s'etre rendus dans l'ile de Koh Rong (3), a l'ouverture de

(3) Les textes annamites portent Con-lon, employant les deux caractères qui servent généralement à désigner l'ile de poulo condore et presque tous les auteurs francais, à la suite les uns des autres, ont admis sans marquer d'hesitation, que Nguyen Anh faisait la navette entre Phu quoc et Poulo Condor. Aubaret traduisant aveuglement son texte, tient pour valable que ce double voyage, sans parler des détours, des arrets forcés, s'est fait de la 6e à la 7e lune (p. 52-53) Il parait plus vraisemblable de traduire con-long par Koh Rong que de supposer le prince fugitif, poursuivit par des ennemis infatigables, capable de parcourir de telles distances. D'ailleur, comme on va le voir; les Tay-Son ayant découvert la retraite de Nguyen Anh firent cerner l'ile d'un triple rang de jonque; l'opération eut éte fort difficile, sinon impossible, à Poulo Condore. Et enfin si, comme le disent les textes anamites, Nguyen Anh réussit à s'enfuir à l'ile de Koh Kut (co-cot) au sujet de laquelle il n'y a pas de confusion possible, il est infiniment plus vraissemblable d'admettre le voyage de Koh Rong à Koh Kut, que celui de poulo codore à Koh kut. Con-lon pourrait aussi désigner, au lieu de koh rong, l'ile Rong Sam Lem,située au sud de la première et qui offre divers abris suivant les vents, la vase baie deu Saracen sur la cote est présente notamment un excellent mouillage en mousson S-O et l'on y trouve deux bonnes aiguades (voir \textit{Instruction natiques, mer de chine de l'entrée du détroit de malacca aux atterages sud de Hong Kong}, p. 295-297 et la carte 5434 de service hydrographie de la marine, \textit{Golfe de Siam de la Baie de ream à Koh Kong, 1912}.
Quant à l'emplois, pour désigner Koh-rong (ou koh rong Sam lem), des deux caractères qui désignent Poulo Condore e qui d'ailleur servent à designer d'autres lieux géographiques (" on a mis des K'ouen-louen un peu partout", dit M. Pelliot, Bull. Ec. Fr. E.-O., 1894, p. 213), on peut penser que c'est justement la raison en raison de leur fréquent usage que le rédacteur annamite les a trouvés naturellement sous son pinceau pour transcrire le nom cambodgien".

p. 202

"Nguyen ANh passa heureusement au travers des mailles du filet tendus pour le prendre [à Koh Rong]; elle [la barque de Nguyen anh] aborda l'ile de Co-cot (Koh Kut) (...). Peu de temps apres, la mer, apparement, etant libre, le prince cingla vers phu quoc; ses soldats manquant de provision, y soufrirent terriblement ils furent obligés de se ourir de recine jusqu'au jour où, grace à la générosité d'une commercante de Ha-tien, un navire chargé de riz arriva dans l'ile."

p. 353

"La province de Ha-Tien, qui, en 1771, avait été ravagée par les siamois et qui, depuis, avait été le théatre de luttes continuelles, était de tout le royaume celle qui avait le plus souffert; le gouverneur, Công Binh, arrière petit fils de Mac-cuu (2) résidait vers 1790 à Long-xuyen avec le titre de gouverneur; le pays proprement dit de Hà-tiên etait désert, "il n'y avait ni mandarins, ni peuple". En 1802, Gia long y nomma comme gouverneur Mac Tu-thiem, fils de MAc Thien-tu. Mac Tu-thiem rapella les habitants dispersés et leur fit connaitre que gia long les exemptaient d'impots. En 1809, Mac thiem-tu mourrut en laissant trois enfants; Gia Long ne voulut point mettre à la tête de la province le fils ainé qui n'avait pas sa confiance et, comme les deux autres étaient trop jeunes; il désigna comme gouverneur , malgré les protestations du Siam (3), un mandarin annamite, proclamamant que Ha-tien était une province du royaume et non propriété de la famille de Mac Cuu. L'année suivante, il suprima les impots qui avait ete établis par Mac Tu-htiem, nottament les impots sur l'opium et sur les navires de commerce (4). Il s'occupa aussi de réorganiser la province; le résultat de ses efforts se fit sentir quelques années plus tard ; les marchants reprirent l'habitude de venir commercer, les habitants s'adonnèrent à l'agriculture, des marchés nouveaux s'ouvrirent. En 1816, Mac Dông-du, fils de Mac Tu-thiêm, fut nommé hiêp-trân, c'est a dire trésorier de la province et il fut

(2) Voir ci-dessus, p. 122; cf. biographies, prelim, VI
(3) Historiographies, XXXIX, 17; cf. description, trad., p. 64, Biographies, VI, 13
(4) Historiographies, LX, 26; cf. descriptions, p. 64-65. A ce moment, les sous-prefectures de Long-Xuyen et de Kiên-giang, qui dépendaient de vinh-Than, en furent détachés et jointes, avec l'ile de Phu Quoc, au tran de Ha-tien; repertoire, XXXVI, 26."

p. 354

"elevé deux ans plus tard (janvier 1819) à la dignité de gouverneur, tran-thu (...). Ainsi la famille du fondateur se trouvait remise à la tete du territoire, de nuveau florissant apres tant d'années de désordre."



Edité le 16/11/2012 @ 12:09 PM par virgule

Ministre d'état-amiral en chef de la marine royale
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Re : Kors Trall Reply With Quote
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:sourire:
Il y a de quoi pour passer le WE.

Effaçable :sourire:, j'ai compris ...

Pour ceux qui veut apprendre un peu:
Je conseille :
le livre de KHIN Sok "L'Annexion du Cambodge par les Vietnamiens au XIX siècle

et
https://www.box.com/s/mbzhbti5ymx3vvd1uesw


Merci Virgule
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Re : Kors Trall Reply With Quote
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Pour les nostalgiques de Prey Nokor ... et ils sont nombreux sur K-N

- c'est ce soir à 20h45
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Edité le 16/11/2012 @ 20:07 par robin des bois
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Re : Kors Trall Reply With Quote
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Oh là. Il y a des avalanches d’infos… sur l’histoire "Prey Nokor".
Je vais être hors sujet… Tant pis je souhaiterais avoir certaines réponses…

Seun nmott a écrit


• Pourquoi ne serions-nous pas autonomes ?
Je crains qu'ils aiment bien recevoir des poissons...:reflechi1:



Sur le Cambodge actuel, je constate avec tristesse que vous avez raison.
Une question qui me taraude depuis plus de 10 ans : avant les KR, est-ce que nous étions comme ça ? Au fond de moi, je ne pense pas car j’ai toujours cru que notre fierté est plus forte que tout.

Seun nmott a écrit


• Notre terre-mère ne serait-elle pas capable de nourrir nos 15 millions de khmers ?
Faut changer la mentalité



Je suis d’accord avec vous… Espérons que nous, les khmers, puissions trouver ensemble une solution.

Seun nmott a écrit


• Notre culture et notre éducation seraient-elles si mauvaises pour être remplacées par des autres venues ailleurs ?
Non elle est top, mais on ne la respecte pas. Nous avons des kbuons, mais nous ne l'applique pas.



Mille fois mercis !!!!
Ce point est notre espoir. Sans ça, il serait inutile de continuer à nous battre.

Seun nmott a écrit


• Notre façon (joie) de vivre serait-elle devenue mauvaise pour que les autres nations viennent nous donner les leçons ?
:ideenoire:,
... Bay muoy chan choib kun muoy cheat :reflechi1:
...Les khmers aiment écouter, pas lire :nono:..



Je suis pour le progrès tout en conservant la tradition…



"Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s'adaptent le mieux aux changements." (Charles Darwin / 1809-1882)
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Re : Re : Kors Trall Reply With Quote
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Re : Re : Kors Trall Reply With Quote
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NeakReach a écrit

Oh là. Il y a des avalanches d’infos… sur l’histoire "Prey Nokor".
Je vais être hors sujet… Tant pis je souhaiterais avoir certaines réponses…
Seun nmott a écrit


• Pourquoi ne serions-nous pas autonomes ?
Je crains qu'ils aiment bien recevoir des poissons...:reflechi1:


Sur le Cambodge actuel, je constate avec tristesse que vous avez raison.
Une question qui me taraude depuis plus de 10 ans : avant les KR, est-ce que nous étions comme ça ? Au fond de moi, je ne pense pas car j’ai toujours cru que notre fierté est plus forte que tout.
Seun nmott a écrit


• Notre terre-mère ne serait-elle pas capable de nourrir nos 15 millions de khmers ?
Faut changer la mentalité


Je suis d’accord avec vous… Espérons que nous, les khmers, puissions trouver ensemble une solution.
Seun nmott a écrit


• Notre culture et notre éducation seraient-elles si mauvaises pour être remplacées par des autres venues ailleurs ?
Non elle est top, mais on ne la respecte pas. Nous avons des kbuons, mais nous ne l'applique pas.


Mille fois mercis !!!!
Ce point est notre espoir. Sans ça, il serait inutile de continuer à nous battre.
Seun nmott a écrit


• Notre façon (joie) de vivre serait-elle devenue mauvaise pour que les autres nations viennent nous donner les leçons ?
:ideenoire:,
... Bay muoy chan choib kun muoy cheat :reflechi1:
...Les khmers aiment écouter, pas lire :nono:..


Je suis pour le progrès tout en conservant la tradition…


Pour s'en sortir la meilleure façon d'y arriver c'est l'éducation de qualité qui doit être assurée pour chaque cambodgien et non à une minorité pour que tous ne soient plus des brebis ou considérés comme des brebis

Edité le 16/11/2012 @ 22:19 par le effaçable
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Re : Kors Trall Reply With Quote
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NeakReach : '' Oh là. Il y a des avalanches d’infos… ''


Y a trop info que maintenant je suis dilué, je ne sais plus à qui appartient KORS TRALL. On voit maintenant que l'info peut noyer le mental d'un homme...kékéké....


Monsieur Seun nmott!!! kékéké... votre lien, il est en khmer!!! https://www.box.com/s/mbzhbti5ymx3vvd1uesw





Edité le 16/11/2012 @ 22:32 par BAC
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Re : Kors Trall Reply With Quote
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BAC a écrit



Monsieur Seun nmott!!! kékéké... votre lien, il est en khmer!!! https://www.box.com/s/mbzhbti5ymx3vvd1uesw




:reflechi2:
BAC positive votre point faible.
Un khmer qui parle du khmer mais le connais pas( pensée unique kéké), :xtrem:

Tveu ka day muoy, yok luoy day pi...

:-P
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Re : Kors Trall Reply With Quote
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Chaque nouveau traité est susceptible d’être remplacé par un plus nouveau et plus top encore ce qui veut dire que toute frontière n'est pas définitive par traité La frontière peut donc bouger dans un sens ou dans l'autre selon traité voire le vent. Il suffit alors de signer le bon traité pour avoir la frontière qui bouge à notre avantage.Attendons d'apercevoir un bon traité qui passe alors nous signons et ignorons ou essayons d'ignorer les autres .....
Voilà ...je ne sais pas quoi dire d'autres pour rester positif mais sachez que rien n'est permanent et que être chanceux ou plus fort , cela n'arrive pas qu'aux autres


Edité le 17/11/2012 @ 07:21 par le effaçable
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Re : Kors Trall Reply With Quote
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Seun nmott a écrit

BAC a écrit



Monsieur Seun nmott!!! kékéké... votre lien, il est en khmer!!! https://www.box.com/s/mbzhbti5ymx3vvd1uesw




:reflechi2:
BAC positive votre point faible.
Un khmer qui parle du khmer mais le connais pas( pensée unique kéké), :xtrem:

Tveu ka day muoy, yok luoy day pi...

:-P



Kékéké.....Ort jess meul ak-sor cheugn kdam, jess meul ak-sor trang tran knong kara-ok kékéké.....



Mon khmer, j'avais appris avec les moines dans les pagodes des banlieues de Battambang, juste avant que Srok soit tombé aux mains des Khmers rouges.

Les moines qui m'avaient enseigné le khmer étaient moines que par leurs habits (SBAN), ils étaient vrais avec les batons de bambou.

Les khmers rouges arrivèrent. Je n'ai plus appris le khmer depuis....





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Re : Kors Trall Reply With Quote
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le effaçable a écrit

Chaque nouveau traité est susceptible d’être remplacé par un plus nouveau encore ce qui veut dire que toute frontière n'est pas définitive par traité La frontière peut donc bouger dans un sens ou dans l'autre selon traité. Il suffit alors de signer le bon traité pour avoir la frontière qui bouge à notre avantage.Attendons d'apercevoir un bon traité qui passe alors nous signons et ignorons ou essayons d'ignorer les autres .....
Voilà ...je ne sais pas quoi dire d'autres pour rester positif mais sachez que rien n'est permanent et que être chanceux ou plus fort , cela n'arrive pas qu'aux autres




Traité, justice, moyen légale, diplomatie, Onu, etc...ne sont pas efficaces. Ils sont bons que pour se pavaner à l'étranger. Et les étrangers ne se mêlent pas souvent dans les affaires des autres. Les Viets savent ça. C'est pour ça que les Viets ont toujours utilisé la force. Nous, nous avons toujours perdu...par la force. C'est triste non?


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Re : Kors Trall Reply With Quote
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robin des bois a écrit


Pour les nostalgiques de Prey Nokor ... et ils sont nombreux sur K-N
- c'est ce soir à 20h45
- sur FR3 dans Thalassa


Partie la plus fertile du fleuve ...oh combien nostalgique ..avec toutes ces eaux qui coulent librement ....en ignorant loi et interdiction foncières autoritaires sous une pluie intertropicale et un vent ondulant drainant courageusement les fonds fertiles depuis les contrées lointaines pour une arrivée finale sentimentale et poétique au bord du grand bleu de l'océan .......

Edité le 17/11/2012 @ 08:25 par le effaçable
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Re : Kors Trall Reply With Quote
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BAC a écrit


Et les étrangers ne se mêlent pas souvent dans les affaires des autres.


ça dépend .....de la visibilité en arrière plan et en général on n'intervient pas inutilement .

BAC a écrit


Les Viets savent ça. C'est pour ça que les Viets ont toujours utilisé la force. Nous, nous avons toujours perdu...par la force. C'est triste non?


Non je le pense pas, par le passé peut-être mais plus maintenant ils ont évolué.
Les viets sont maintenant (et un peu moins comme tout le monde par le passé)des gens civilisés y a qu'à demander aux étrangers qui les fréquent.
D'ailleurs leur visibilité la plus grande est d'avoir sauvé les cambodgiens de leur auto-imbécile génocide. Ils ne peuvent donc pas être brutals ou inconvenants avec ces derniers qu'ils venaient de sauver.La démarcation de frontière récente ou à venir se fait d'ailleurs avec l'assentiment du gouvernement cambodgien (démocratiquement élu). Les viets procèdent en peuple pacifique même en avançant ....rien à voir avec ce que disent leurs détracteurs
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Re : Kors Trall Reply With Quote
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Mes respects !
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Nos Donn Ta ont dit : Peung Siem Vay Youn Peung Youn Vay Siem ! Ceci n'est jamais gratuit.
Les hégémonies de ces deux voisins sont insatiables. S'ils peuvent nous avaler, c'en est déjà fait. Mais notre peuple et son âme sont indigestes. Alors ils grignotent par petits morceaux en semant la zizanie dans nos esprits.
Un autre mot de Donn Ta : Siem minn chorl kbourn Youn minn chorl put Khmer minn chorl chèchouy !
Je ne tiens pas dans mon âme que ces viets nous libèrent des KR. C'est un arbre qui cache la forêt ! Ils ont gagné la guerre contre les imbéciles KR pcq ces derniers voient trop loin l'horizon EST.
N'ayez pas honte ni peur, l'histoire peut se rééditer. La vérité reste intacte !
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Re : Re : Kors Trall Reply With Quote
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le effaçable a écrit


Les viets sont maintenant (et un peu moins comme tout le monde par le passé)des gens civilisés y a qu'à demander aux étrangers qui les fréquent.
D'ailleurs leur visibilité la plus grande est d'avoir sauvé les cambodgiens de leur auto-imbécile génocide. Ils ne peuvent donc pas être brutals ou inconvenants avec ces derniers qu'ils venaient de sauver.La démarcation de frontière récente ou à venir se fait d'ailleurs avec l'assentiment du gouvernement cambodgien (démocratiquement élu). Les viets procèdent en peuple pacifique même en avançant ....rien à voir avec ce que disent leurs détracteurs



En diplomatie, j’ai appris une chose sans faille : "il n’est pas interdit de voler, voire de tuer, mais de se faire prendre". Les gens civilisés font discrètement (rideau fermé), les pleu-pleu font dans la rue devant tout le monde…


"Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s'adaptent le mieux aux changements." (Charles Darwin / 1809-1882)
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Re : Kors Trall Reply With Quote
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Je passais par-là pour faire mon petit curieux et aussi, pour prendre quelques nouvelles de mes anciens collègues forumeurs, car je n'ai malheureusement plus trop le temps d'écrire comme dans le passé (le temps change et la vie passe). Mais, je vois lugubrement que certains membres n'ont guère changé, toujours le même style d'écriture et le même ameublissement...on va pouvoir dire positivement qu'il font partie des meubles et du décor de K-N maintenant, car dans le jargon des barmans, on appelle cela des piliers de comptoirs.

Mais avant toute chose revendicative, d'explosion ou d'implosion...il serait Pas négligeable d'écrire le nom de l'île KOH TRÂL correctement...et non KORS TRALL...car en droit international, comme en droit juridique, vous ne pouvez pas faire une revendication Ad-hoc par l'imprécision ou par une approximation, et dont vous êtes incapable d'orthographier la chose convenablement, ne nous humilions pas nous-même. Sans être juriste, mais ça va de soi. À bon entendeur.




La vie n'est faite que d'effort et de perseverance, plus on en fournit et plus on en récolte...
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Re : Kors Trall Reply With Quote
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Peung Siem Vay Youn Peung Youn Vay Siem !

Siem minn chorl kbourn Youn minn chorl put Khmer minn chorl chèchouy !


J'aime ces choses là; c'est comme les condiments dans la soupe de SAMLOR MA-JOU. Kékékék.....

Messieurs,

Les khmers travaillent avec deux mains et acceptent la récompense avec deux mains en se courbant. C'est typiquement khmers; Tveu orye ké a-nète, kom tveu orye ké sor-op naaaaa.......kékéké....

Je croyais que c'était plutôt: Siem minn chorl kbourn yuon minn chorl put, khmer soutt-troutt minn chorl ka-gnè-ka-gnov

Et: Vaiy Siem pha-eul yuon, Vaiy youn Pha-eul Siem.



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Re : Re : Kors Trall Reply With Quote
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BAC a écrit



Messieurs,

Les khmers travaillent avec deux mains






Monsieur B...

Je crois bien me souvenir cependant que les Cambodgiennes ne tiennent le balai que d'une seule main !!!





Edité le 17/11/2012 @ 20:17 par robin des bois
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Re : Kors Trall Reply With Quote
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lebosskhmer a écrit



Je passais par-là pour faire mon petit curieux et aussi, pour prendre quelques nouvelles de mes anciens collègues forumeurs, car je n'ai malheureusement plus trop le temps d'écrire comme dans le passé (le temps change et la vie passe). Mais, je vois lugubrement que certains membres n'ont guère changé, toujours le même style d'écriture et le même ameublissement...on va pouvoir dire positivement qu'il font partie des meubles et du décor de K-N maintenant, car dans le jargon des barmans, on appelle cela des piliers de comptoirs.

Mais avant toute chose revendicative, d'explosion ou d'implosion...il serait Pas négligeable d'écrire le nom de l'île KOH TRÂL correctement...et non KORS TRALL...car en droit international, comme en droit juridique, vous ne pouvez pas faire une revendication Ad-hoc par l'imprécision ou par une approximation, et dont vous êtes incapable d'orthographier la chose convenablement, ne nous humilions pas nous-même. Sans être juriste, mais ça va de soi. À bon entendeur.







C'est fait monsieur LeBossKhmer,

Peut-être qu'il serait bon que je l'écrive en Yuon aussi...


J'espère que celà soit juridiquement gagant! Et je peux savoir quand on va au tribunal? Kékéké


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Haut de page 17/11/2012 @ 20:25 Bas de page
Re : Kors Trall Reply With Quote
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robin des bois a écrit

BAC a écrit



Messieurs,

Les khmers travaillent avec deux mains






Monsieur B...

Je crois bien me souvenir cependant que les Cambodgiennes ne tiennent le balai que d'une seule main !!!







Kékékék....Monsieur RDB!


Impossible monsieur. J'ai essayé de balayer chez moi avec une main, ça ne marche pas!


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Haut de page 17/11/2012 @ 20:30 Bas de page
Re : Kors Trall Reply With Quote
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Oup!! Ça marche pas.

J'ai changé Kors Tralll par KOH TRÂL, et ça n'a pas changé. Comment faire?


Monsieur Seun nmott, pourriez-vous faire plaisir à Monsieur LeBoss?

Merci!



Edité le 17/11/2012 @ 20:51 par Seun nmott
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Re : Koh trâl Reply With Quote
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BAC a écrit

Oup!! Ça marche pas.

J'ai changé Kors Tralll par KOH TRÂL, et ça n'a pas changé. Comment faire?


Monsieur Seun nmott, pourriez-vous faire plaisir à Monsieur LeBoss?

Merci!




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Rien n'existe qui n'ait au préalable été rêvé. © Ismaël Mérindol (1466)
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