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Birmanie

virgule - 14/10/2011 à 10:42
ibérations massives d'opposants, autorisation des syndicats, ca bouge en birmanie...

sothy - 20/10/2011 à 17:32
:bon:

virgule - 20/10/2011 à 20:09
Je me sentais seul là, merci sothy :D

sothy - 21/10/2011 à 09:12
virgule a écrit


Je me sentais seul là, merci sothy :D




Ah que non - la Birmanie, le :tibet: comme le :cambodge: - on est vigilants sur tous les fronts.

Même en :thailande: -----------> j'arrive.

La Birmanie : un début d'un début d'en tout début de changement - plus que nécessaire !!!!!!!!

Pensées à Yaso ... perdu sa trace il y a un an ... veuf d'une Birmane.


Merci ",", c'est toi qui m'a aidée sur le chemin vers la Birmanie.


:sompeah:

Seun nmott - 21/10/2011 à 12:47
Je n'ai pas assez d’élément sur la Birmanie...

Elle est en train de préparer une nouvelle page d... :reflechi2:

Sothy est notre ambassadrice sur cette vieille terre . :sourire:

kaunklau - 21/10/2011 à 15:06
Birmanie/crue subite : 60 disparus
AFP Publié le 21/10/2011 à 07:27


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/10/21/970...1FILWWW00347-birmaniecrue-subite-60-disparus.php

sothy - 21/10/2011 à 18:48
Seun nmott a écrit



Je n'ai pas assez d’élément sur la Birmanie...

Elle est en train de préparer une nouvelle page d... :reflechi2:

Sothy est notre ambassadrice sur cette vieille terre . :sourire:





:merci: pour ce compliment - et au fait Sothy voit côté Birmanie votre passé à vous, Khmers, et elle a hâte que ça se termine pour eux, comme pour le :tibet: !

:sompeah:



Puis cette année, sothy ira aussi @ PP
:sompeah: Pour le peintre :sompeah:

sorenathy - 23/10/2011 à 21:27
http://www.youtube.com/watch?v=jJPl6wPYrDY&feature=share

Un parfum de déjà vu/vécu ... triste actualité, malgré les espoir de progrès vers la Démocratie.



:sompeah:

virgule - 27/11/2011 à 16:59
http://www.lemonde.fr/m/portfolio/2011/11/25/birmans-en-dissidence_1609021_1575563.html

sorenathy - 28/11/2011 à 21:40
virgule a écrit


http://www.lemonde.fr/m/portfolio/2011/11/25/birmans-en-dissidence_1609021_1575563.html




:merci: :sompeah:

Seun nmott - 29/11/2011 à 12:24
On aime bien comprendre ce qu'écrit dans la main.
20111129122233.jpg


robin des bois - 29/11/2011 à 13:51
Seun nmott a écrit

On aime bien comprendre ce qu'écrit dans la main.
20111129122233.jpg




cf ce lien et un passage du txt figurant sous la photo

http://enigmaimages.photoshelter.com/image/I0000_9U4qQJzYP4


[ Soe Min Min, a member of the NLD who was arrested in 2008 for praying for Aung San Suu Kyi's release whilst she was under house arrest.
He is serving an 8 year sentence in Insein prison ]




Edité le 29/11/2011 @ 13:53 par robin des bois

Seun nmott - 29/11/2011 à 17:01

20111129170022.jpg


robin des bois - 29/11/2011 à 19:49




Oui mais avec Luc BESSON, on peut s'attendre au pire comme au meilleur !!!

Perso, sur l'ensemble de "l'oeuvre bessonienne", je reste plutôt sur ma faim (car il est souvent bien meilleur dans les scènes de "violence" que ddans celles de "douceur et de bonté " .!!!


Or Aung San Suu Kyi est avant tout un magnifique Prix Nobel de la Paix, symbole de la résistance de tout un peuple admirable et foncièrement pacifique



Qui sait : un miracle cinématographique peut-être !!!


attendons d'abord les "critique sciné"





Edité le 29/11/2011 @ 19:53 par robin des bois

virgule - 04/12/2011 à 11:41
[Le Monde]
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/201...es-principaux-groupes-rebelles_1613104_3216.html


Birmanie : cessez-le-feu avec l'un des principaux groupes rebelles
LEMONDE.FR avec AFP | 03.12.11 | 12h59 • Mis à jour le 03.12.11 | 19h04

La Birmanie a conclu un cessez-le-feu avec l'un des principaux groupes armés des minorités ethniques qui luttent depuis des décennies pour plus d'autonomie, dernier signe en date de l'ouverture du nouveau régime envers ses opposants.
De nombreux groupes minoritaires, qui réclament plus de droits et d'autonomie, n'ont jamais pacifié leurs rapports avec le pouvoir central depuis l'indépendance en 1948. Depuis, une guerre civile oppose la capitale à certains d'entre eux.
L'accord a été signé vendredi 2 décembre par des représentants de l'Armée de l'Etat Shan Sud et les autorités locales dans l'Etat du nord-est du pays, a indiqué à l'AFP Hla Maung Shwe, fondateur de l'ONG Myanmar Egress qui a assisté à cette signature.

"C'est le premier groupe qui a signé un accord de paix, parmi les cinq que nous avons rencontrés", a-t-il expliqué, précisant que ces quatre autres représentaient les minorités karen, kachin, karenni et chin. Des négociations avec le gouvernement central devraient maintenant être organisées, a-t-il ajouté.

DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET LUTTE CONTRE LA DROGUE

Aucune confirmation n'a pu être obtenue auprès des autorités birmanes ni du groupe. Selon le site d'informations Irrawaddy, dirigé par des Birmans en exil, cet accord comporte des engagements du gouvernement pour le développement économique et la lutte contre la drogue.

Avec 9 % de la population, les Shans sont le deuxième groupe ethnique derrière la majorité birmane. Et l'Armée de l'Etat Shan Sud est l'un des groupes rebelles les plus importants, avec des milliers de combattants.

La Birmanie a multiplié les réformes politiques depuis l'autodissolution de la junte qui a transféré en mars ses pouvoirs à un gouvernement "civil", même si le pays est toujours dominé par les militaires. Le président birman a ainsi signé une loi qui autorise désormais la population à manifester, a indiqué la presse d'Etat samedi. Le texte, signé vendredi par Thein Sein, stipule que les manifestants doivent informer les autorités cinq jours à l'avance du lieu et de la raison du rassemblement, selon le journal Myanmar Ahlin. Et qu'ils ne doivent pas bloquer la circulation.

Les Occidentaux ont salué prudemment ces réformes, mais insistent toujours en particulier sur la nécessité de mettre un terme à la guerre civile dans les zones des minorités ethniques où les ONG dénoncent sans relâche les violations des droits de l'homme. La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, en visite historique cette semaine en Birmanie, avait salué les efforts du gouvernement pour résoudre ces conflits.

lebosskhmer - 04/12/2011 à 14:38

Ils sont en train de faire une "réconciliation nationale" à la cambodgienne...

sothy - 05/12/2011 à 07:04
Aucune comparaison avec la Cambodge - sauf la réalité des camps de réfugiés.

J'espère en tout cas que ce ne sera en rien comme le :cambodge:

Edité le 05/12/2011 @ 07:12 par sothy

sothy - 05/12/2011 à 07:11
Quant au film (une :love: story) et à la visite de Hilary Clinton en Birmanie :

L'Essentiel est qu'on parle enfin de ce pays pour l'aider sur le chemin de la démocratie.

:sompeah:

virgule - 06/12/2011 à 19:27

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/06/birmanie-la-democratie-par-le-haut_1613999_3232.html


Birmanie : la démocratie par le haut ?
Point de vue | CERI | 06.12.11 | 15h28 • Mis à jour le 06.12.11 | 15h28

La Birmanie a bien souvent mauvaise presse. Les promesses de réformes et de démocratisation d'un pays outrageusement dominé par ses forces armées sont toujours accueillies avec scepticisme. Mais l'on aurait tort de minorer les bouleversements intervenus au cours des derniers mois. Car, après deux décennies d'inertie imposée par la junte du général Than Shwe, une transition semble enfin se dessiner. Non pas pour instaurer une chimérique "démocratie athénienne" mais plutôt pour initier d'urgentes réformes socioéconomiques, élargir le champ de la pluralité et, à terme, entrevoir l'effacement graduel des forces armées. On sait depuis longtemps que la transition doit dans ce pays être envisagée par le haut, mais celle-ci ne va pas de soi.
Tout d'abord, une fluidité rarement observée jusqu'à présent, se développe au sein des élites birmanes. De nouveaux leaderships apparaissent, tant dans l'armée que dans le parlement issu des élections de novembre 2010. La société civile émergente et l'opposition, qui a pris ses distances avec la figure tutélaire d'Aung San Suu Kyi, sont également en pleine évolution. Des idées neuves et réformistes sont désormais publiquement débattues par de jeunes individualités qui cherchent à se démarquer de la léthargie des années précédentes. Toutes sont aidées en cela par une censure étonnamment tempérée depuis le début de l'année. Toutefois, cette fluidité est génératrice de nombreuses inconnues.

La Constitution de 2008, bien que rédigée par les militaires, a créé de nouveaux centres de pouvoir, qui ne se limitent plus à la seule hiérarchie de l'armée, jusqu'alors sous la coupe du général Than Shwe. Depuis mars 2011 et la retraite de ce dernier, de nouveaux équilibres cherchent à se mettre en place entre protagonistes de cet échiquier politique inédit : exgénéraux de l'ancien régime, nouveaux dirigeants "civils", parlementaires, officiers d'active et oligarques qui ont bâti leurs fortunes grâce aux monopoles auparavant garantis par la junte. Il faudra du temps pour que cette structure remodelée s'adapte à cette transition politique et générationnelle. L'armée n'a donc plus l'exclusivité de la décision, même si elle reste l'institution primordiale du pays. Elle est désormais commandée par une nouvelle génération de généraux, tous quinquagénaires. Sous l'égide du général Min Aung Hlaing, ceux-ci se montrent encore timides face à leurs anciens supérieurs qui, bien que "retraités", sont pour la plupart parvenus à accaparer les instances gouvernementales et législatives "civiles" issues des dernières élections.

Le nouvel exécutif birman, dirigé par l'ex-Premier ministre Thein Sein (intronisé président de la République de l'Union de Birmanie en mars), est secondé par un pouvoir législatif qui, lui aussi, se cherche une place dans cette transition post-Than Shwe. Dominé par l'ancien chef d'état-major de l'Armée, Shwe Mann (président de la chambre basse élu en janvier), le nouveau parlement bicaméral semble peu à peu élargir son champ d'action, parfois même en concurrence directe avec le gouvernement de Thein Sein. En effet, d'étonnants débats publics se sont imposés au cours des derniers mois lors des sessions parlementaires. Des députés de l'opposition ont ainsi récemment inscrit le droit de faire grève, de tenir des réunions syndicales ou de manifester, la spoliation des terres agricoles par les militaires, le statut des musulmans et le projet de création d'universités privées à l'ordre du jour du parlement.

Face à l'apathie des députés du Parti pour la solidarité et le développement de l'Union (USDP), qui a pourtant remporté les trois quarts des suffrages lors des élections contestées de 2010, les élus de l'opposition parlementaire, ultra-minoritaires mais particulièrement actifs, ont su profiter de leur entrée dans le jeu législatif. Ils insufflent un nouveau dynamisme à la scène politique birmane. Epaulés par une société civile de mieux en mieux connectée à l'expertise politique et universitaire internationale, ils se distinguent des députés de l'USDP, proches de l'ancienne junte, ou des parlementaires militaires non-élus qui restent plutôt à l'écart de ce processus. Quant aux membres de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) d'Aung San Suu Kyi, ils avaient opté pour un boycott du processus électoral dès 2010 et sont depuis demeurés en marge de ce dynamisme. Aung San Suu Kyi souhaite donc, après une année de tergiversations, faire revenir dans le jeu "légal" son parti. En faisant le choix de réenregistrer la LND pour qu'il puisse participer aux prochaines élections partielles, elle entend ne plus rester à l'écart du processus transitionnel.

En outre, la société civile exerce une influence grandissante sur le nouveau régime. Le gouvernement de Thein Sein semble singulièrement attentif aux idées et propositions qui émanent de ces nouveaux acteurs non gouvernementaux, et marque ainsi une nette différence avec l'ère Than Shwe. Quelques exemples : la suspension du projet de barrage chinois à Myitsone dans l'Etat de Kachin, pourtant négocié avec le précédent régime ; la reprise des négociations avec les instances financières internationales pour pallier les déficiences monétaires d'un pays où il est encore trop difficile d'investir sans avoir systématiquement recours à la corruption ou à l'informel ; la préparation de nouvelles lois à caractère social et libéral.

Un clan réformiste semble donc s'affirmer autour de la personne de Thein Sein. Pourtant, ce schéma n'est pas nouveau. Ainsi, avant son éviction en 2004, on évoquait déjà le pragmatisme du général Khin Nyunt et de ses services de renseignements. Au début des années 1990, on avait également vu l'apparition d'un clan libéral constitué de généraux favorables aux privatisations et à l'ouverture. Tous furent rapidement évincés par leurs supérieurs – notamment Than Shwe – qu'inquiétait une trop rapide libéralisation du pays.

Aujourd'hui, en revanche, les "seconds couteaux" de la junte des années 2000 dominent le processus décisionnel. A la différence de Khin Nyunt il y a dix ans, Thein Sein n'a, sur le papier, aucun supérieur hiérarchique. Les récents discours de cette nouvelle élite "civile" montrent bien qu'au sein de l'institution prétorienne, une prise de conscience s'est opérée.

Les réformes socio-économiques sont urgentes, ne serait-ce que pour assurer une paix sociale à ce nouveau leadership qui doit déjà assimiler ses propres mutations internes.

On assiste à une surenchère de déclarations progressistes de la part du gouvernement Thein Sein. Les choses vont dans le bon sens, mais nombre d'obstacles demeurent. Les observateurs pessimistes rappelleront les blocages intrinsèques à l'institution militaire birmane, loin d'être monolithique et dont certains clans conservateurs, une fois passée l'euphorie, pourraient s'attacher à défendre leurs intérêts corporatistes en se repliant sur un isolationnisme nationaliste salvateur. D'autres, plus optimistes, souligneront les obstacles structurels à cet élan réformiste. La Birmanie, son économie et ses institutions sont dans un état pitoyable. Comment mettre en place des réformes administratives et techniques complexes alors que les ressources humaines birmanes n'ont pas été préparées ?

Comment financer ces réformes alors que l'armée conserve une mainmise quasi absolue sur le budget de l'Etat et sur ses ressources ? Comment ensuite les consolider quand le système administratif et judiciaire du pays demeure défaillant et corrompu ? Seule, la Birmanie n'a pas les moyens de sa transition. Elle a besoin, comme au lendemain de son indépendance dans les années 1950, de l'expertise internationale. Former les Birmans est indispensable pour assurer la consolidation de la transition et entrevoir une démocratisation progressive. La mise en place d'une élite administrative capable de mener les nécessaires réformes bureaucratiques est nécessaire. Il faudra également instruire des techniciens à même d'accompagner la modernisation de l'économie, plus particulièrement celle des banques et des secteurs fondamentaux que sont les infrastructures et l'énergie, et enfin, disposer d'enseignants et d'universitaires autonomes. Encore faut-il que les Birmans, notamment leurs dirigeants nationalistes, acceptent le soutien de l'étranger.

Les risques inhérents à ce type d'assistance internationale de provenance multiple sont connus. De récentes recherches académiques ont montré que des régimes autoritaires peuvent parfaitement en tirer bénéfice et se renforcer en capitalisant sur les aides technologiques, la formation de leurs élites et l'assistance au développement que leur accordent des pays tiers. Dans un paysage birman encore contrôlé par une seule institution aristocratique – l'armée –, le risque de compenser par une aide extérieure les problèmes socio-économiques qu'elle a laissé s'installer et de conforter l'oligarchie mafieuse qui lui est liée reste évident. D'où le dilemme (loin d'être nouveau) auquel est confrontée la communauté internationale. L'investissement le plus large – et le plus indispensable – de celle-ci en Birmanie nécessitera donc une très grande transparence afin d'être en mesure de promouvoir, une fois la transition élitiste et politique assurée par le haut, une démocratisation graduelle par le bas : c'est-à-dire celle de la société, la jeunesse et l'économie du pays. Il reste donc un bien long chemin à parcourir.

Pour lire d'autres analyses, rendez-vous sur le site du Ceri

BAC - 06/12/2011 à 23:11
'' Birmanie : la démocratie par le haut ? ''

kékékéké LOL.......C'est toute une formule, je veut dire le titre. On n'a pas besoin de lire le texte, et on sait déjà....; Qqn peut-il nous trouver un synonyme de '' la démocratie par le haut ''..kékéké...

Ils sont des génies ces généraux; ils vont révolutionner la manière de faire la démocratie..kékéké


virgule - 08/01/2012 à 14:39
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/201...n-suu-kyi-dans-le-gouvernement_1627159_3216.html

Birmanie : le régime se dit prêt à accueillir Aung San Suu Kyi dans le gouvernement
LEMONDE.FR avec AFP, Reuters | 08.01.12 | 10h48

Autorisée à se présenter aux élections législatives partielles en avril, l'opposante birmane Aung San Suu Kyi pourrait jouer un rôle au sein du gouvernement "civil" si elle gagne, a laissé entendre un conseiller de la junte birmane, dimanche 8 janvier.
Nay Zin Latt, conseiller de la présidence birmane, a dit que la lauréate du prix Nobel de la paix pourrait obtenir un poste "approprié" dans la haute administration publique, voir même être "nommée au gouvernement" si elle le souhaite.

Opposante historique du régime birman, Aung San Suu Kyi a été libéré, en novembre 2010, après avoir passée la majorité de son temps privée de liberté dans les années 1990. Son parti, la La Ligue nationale pour la démocratie (LND), a été autorisée comme parti politique au terme d'un marathon administratif qui durait depuis plusieurs mois mais dont l'issue ne faisait plus de doute.

PEUT-ÊTRE "JUSTE ÊTRE UNE PARLEMENTAIRE"

Dans un entretien accordé à la BBC la semaine dernière, elle s'est réjoui de pouvoir participer à "une élection pleinement démocratique de mon vivant". Interrogée sur le fait qu'elle brigue personnellement la fonction suprême, elle a en revanche répondu : "Je ne suis même pas sûre que c'est quelque chose que j'aimerais faire". "Je fais confiance au président mais je ne peux pas faire confiance à tout le gouvernement car je n'en connais pas tous les membres", a-t-elle ajouté.

Nyan Win, porte-parole de la LND, a précisé qu'Aung San Suu Kyi se présenterait "dans la circonscription de Kawhmuu", près de Rangoun. "Nous ignorons encore de quelle façon et où elle remplira ses fonctions si elle est élue", mais elle pourrait "juste être une parlementaire", a-t-il ajouté.

sothy - 09/01/2012 à 06:02
:bon:





:sompeah:

virgule - 09/01/2012 à 19:42
http://www.monde-diplomatique.fr/2012/01/RUSH/47172

Accélération de l’histoire en Birmanie
Depuis que le pouvoir birman se donne des allures de gouvernement civil, tout se précipite : légalisation du parti de l’opposante Aung San Suu Kyi, libération de prisonniers politiques, visite d’un dirigeant américain pour la première fois depuis un demi-siècle…
par Elisabeth Rush, janvier 2012


Le long du fleuve Yangon, là où jadis allaient et venaient tigres et éléphants, deux garçons âgés de 12 ans s’agitent au milieu d’amas de briques et de débris, à la recherche de métaux à revendre. « Argent », se réjouit l’un deux en brandissant un tube en fer rouillé. Son camarade se baisse et, à l’aide d’un petit marteau, entreprend de débarrasser le bout de ferraille de son enveloppe de rouille. En quelques heures, la veille, le mur dressé à l’époque coloniale entre la ville et le fleuve a été démoli. A l’aube, les plus démunis ont alors accouru pour passer les gravats au crible.

Voici quelques mois, l’Autorité portuaire birmane de Rangoun a annoncé une vaste opération de dragage du fleuve, la première du genre, ainsi qu’un programme d’élargissement du Strand (la route du littoral). Un chantier d’une importance stratégique, puisque celui-ci relie les forêts du Nord au fleuve et constitue de ce fait la principale voie de transport pour le bois, l’une des ressources d’exportation les plus précieuses du pays.

Construit par les Britanniques il y a presque un siècle et demi, le Strand offre sa base au plan orthogonal de la ville — comme un symbole d’ordre tracé le long d’un fleuve lointain. C’était la dernière étape terrestre dans le périple des bois exotiques pillés par la puissance coloniale. Mais désormais, la route s’avère trop étroite et trop fatiguée pour résister au boom commercial qui s’annonce. D’où les travaux, d’un coût total de plusieurs millions de dollars, impliquant la percée d’artères comportant jusqu’à dix voies dans les zones les plus denses de Rangoun.

Destinée à permettre le passage de cargos de trente-cinq mille tonnes, contre quinze mille aujourd’hui, l’opération de dragage devrait, selon ses promoteurs, provoquer un triplement du trafic fluvial. Le port de Rangoun, qui marque la limite entre la Birmanie du Nord et la région de l’Ayeyarwady, pourrait donc renouer avec sa prospérité d’autrefois.
Dans les années 1920 et 1930, Rangoun est en effet le deuxième port d’immigration du monde après New York, une (...)

Retrouvez la version intégrale de cet article dans Le Monde diplomatique de janvier 2012, actuellement en kiosques, et dans l’édition électronique.

virgule - 09/01/2012 à 19:43
special sothy

http://blog.mondediplo.net/2011-05-12-En-Thailande-les-errements-des-legions

En Thaïlande, les errements des « légions humanitaires »

jeudi 12 mai 2011, par Alain Devalpo

« Temporary shelter area » (« zone-refuge temporaire »). Le panneau se dresse au pied de maisons bâties les unes sur les autres au cœur des montagnes du nord-ouest de la Thaïlande. Cette région frontalière de la Birmanie (Myanmar) abrite neuf camps. Du temporaire qui s’éternise. Le plus ancien a été ouvert en 1984. Depuis, les Birmans qui fuyaient les exactions de la junte ont été rejoints par ceux qui désertent le désastre économique de sa politique. Ils sont aujourd’hui entre 110 000 et 150 000 réfugiés, déplacés, immigrés (légaux et illégaux). Depuis 2004, plus de 75 000 d’entre eux ont bénéficié d’un programme d’installation dans un pays tiers mis en place par l’Organisation internationale pour les migrations ; un appel d’air qui attire sans cesse de nouveaux arrivants.

Les volontaires au départ vers les Etats-Unis ou l’Australie laissent derrière eux des compatriotes qui subsistent sous perfusion. Les camps, devenus des villes moyennes, sont sous la tutelle d’organisations non gouvernementales (ONG) regroupées sous l’égide du Thailand Burma Border Consortium. Un enseignement primaire et secondaire y est dispensé. Les habitants ont accès à des soins, mais le manque de travail et de perspectives ronge les esprits, avec son corollaire de détresses et de violences. Pourtant, « les Birmans des camps sont des privilégiés », estime François Nosten, professeur de l’université d’Oxford, à pied d’œuvre depuis vingt-cinq ans dans la ville frontalière de Mae Sot. Il y dirige le Shoklo Malaria Research Unit (SMRU), une unité de recherche sur les maladies infectieuses.

Les camps captent l’essentiel de l’aide humanitaire destinée aux exilés birmans alors que, depuis le milieu des années 1990, le gros du flux migratoire venu de Birmanie ne s’y dirige plus. Désormais, ceux et celles qui franchissent illégalement la frontière embauchent dans les usines de confection qui se sont multipliées, ou au sein d’exploitations agricoles, forestières… Beaucoup filent sur Bangkok ou sont recrutés sur les bateaux de pêche dans le sud du pays. Ils seraient au moins… quatre millions, selon Maxime Boutry et Jacques Ivanoff [1], ethnologues membres de l’Institut de recherche sur l’Asie du Sud-Est contemporaine (Irasec). Leur sort est celui de travailleurs en situation irrégulière. Leur poids dans l’économie thaïlandaise explique la tolérance ambiguë des autorités.

Ces arrivées massives ont modifié la donne humanitaire dans la région de Mae Sot [2]. « Il y a vingt ans, les migrants étaient des travailleurs jeunes qui venaient pour un certain temps puis qui rentraient », constate la doctoresse d’origine karene Cynthia Maung. En 1989, elle a fondé la Mae Tao Clinic, un centre de soins situé à trois kilomètres de la frontière qui comptabilise plus de 100 000 visites de patients birmans par an. Elle précise : « Petit à petit, des familles entières sont arrivées avec le projet de s’installer pour une longue durée. »

C’est le cas de Jom Moo, croisé devant le service de pédiatrie. Originaire de Rangoun, il s’installe à Mae Sot en 2006. Sa femme l’accompagne. Bientôt, une petite fille voit le jour. Le malheur frappe en 2009 quand des examens révèlent une tumeur maligne à son épaule. Il est pris en charge par la Mae Tao Clinic. Amputé d’un bras, le visage fendu par un sourire, il s’avoue « très heureux d’être encore en vie. Je peux continuer à lutter, à travailler pour survivre ». Comme la plupart des Birmans vivant sur le sol thaïlandais, Jom Moo n’a jamais mis les pieds dans un camp, ni bénéficié des « luxes » de leurs résidents.

Le lot quotidien de cette population hétérogène est tissé de précarité, de promiscuité et de malnutrition. Alors que dans les camps le paludisme est en recul, des résistances aux derniers traitements contre cette maladie sont apparus au sein du vide sanitaire [3] qui les entoure. Les autorités régionales tentent de faire front avec pragmatisme, mais le pays, englué dans une crise politique, ne peut assumer seul la situation. « L’aide internationale n’a pas vu cette population grossir ni pris la mesure des besoins de santé », s’alarme Nosten.

Ce déphasage entre l’action de nombreuses ONG et les besoins réels prend une autre forme dans le sud du pays. Phuket est une ville touristique à la réputation sulfureuse. A quelques kilomètres des plages pour vacanciers s’épanouit la société moklen (ou moken). Ces nomades marins sont quatre mille à partager une vie mobile en dépit des pressions qu’ils subissent sur ce littoral tant convoité. Malgré leur exposition, les victimes moklens du tsunami de décembre 2004 ont été peu nombreuses. Leur savoir traditionnel les a épargnés. La fureur apaisée, la vie aurait pu reprendre comme avant, entre oubli et exclusion, mais libre de ses mouvements. C’était compter sans la seconde vague – la vague humanitaire.

Dans Des catastrophes naturelles au désastre humanitaire [4], Olivier Ferrari, chercheur de l’Irasec, s’est intéressé, entre autres, au cas d’école du village moklen de Tung Dap. « Neuf personnes y sont mortes, aucune maison n’a été détruite, les dommages matériels se sont limités aux bateaux et équipements de pêche. Néanmoins, soixante-douze organisations (pour une centaine d’habitants) l’ont choisi pour implanter des projets variés… »

Cette ethnie, qui vivait aux marges des lois de la globalisation et de la pensée néolibérale, n’a eu d’autre choix que de se plier à la volonté d’acteurs humanitaires animés par des stratégies ignorant les réalités locales complexes. Ferrari égrène les multiples bouleversements causés par l’arrivée des « légions humanitaires », comme la route construite pour faciliter l’accès des ONG à Tung Dap, mais pas celui de la population à l’école ou au dispensaire. Il dénonce également la construction de sanitaires inadaptés au mode de vie qui a été imposée aux habitants en période de pêche à la méduse, les privant d’une ressource précieuse.

Cinq ans plus tard, le bilan est éloquent : « Le village n’existe plus dans les réseaux moklens, et plus de la moitié de ses habitants l’a déserté. » La déstructuration sociale imposée à cette société traditionnelle a conduit bon nombre de « bénéficiaires » à la paupérisation et à la marginalisation. Le tsunami a créé les conditions idéales pour broyer toute forme d’altérité et « construire un monde nouveau aux contours préétablis par les préceptes d’une communauté internationale fortement influencée par la pensée occidentale », écrit le chercheur. Ceci, sous l’œil d’autorités thaïlandaises qui se félicitent de cette dynamique d’assimilation impulsée par les ONG à ses marges.

Bien que de natures très distinctes, ces deux situations conduisent Nosten et Ferrari à la même conclusion : le mouvement humanitaire, prisonnier d’un carcan idéologique et administratif, n’atteint plus les objectifs qui légitiment son existence. Les modalités d’action face à l’infortune sont encore plus anachroniques quand il s’agit d’œuvrer auprès de populations transfrontalières. La mobilité embarrasse tout autant les gouvernements et les bailleurs de fonds que les ONG. Tous privilégient les populations « captives », comme celles des camps, quitte à se détourner des vraies priorités.

Poussés par les événements, Nosten et son équipe vont désormais au-delà de leur mandat initial de recherche. Le SMRU s’investit dans les soins et a réuni des fonds pour monter cinq cliniques frontalières. La plus proche se trouve à vingt minutes de route de Mae Sot. Le bâtiment est neuf, aéré. Des dizaines de patients attendent à l’ombre. Pour moitié, ils vivent en Thaïlande. Les autres viennent de Birmanie. Il leur suffit de traverser en barque les flots larges d’une centaine de mètres puis de grimper la rive boueuse pour se retrouver à portée de soins. Prise de température, une goutte de sang, vingt minutes suffisent pour savoir s’ils sont atteints par le paludisme. Auquel cas des traitements sont distribués.

En 2009, vingt mille personnes sont venues, raconte un médecin birman. « Le fait d’avoir des dispensaires sur la frontière, facilement accessibles et gratuits pour la population migrante, a un impact général », assure Nosten. La situation n’est pas pour autant résolue puisque la tuberculose, avec l’apparition de résistances aux traitements actuels, est en recrudescence.

Les cliniques assurent aussi les accouchements et un suivi pédiatrique jusqu’à l’âge de 5 ans, car le péril sanitaire guette surtout les 15 000 enfants de la région qui n’ont jamais bénéficié de prévention. Pour l’endiguer, une vaste campagne de vaccinations a été lancée par le SMRU. Les vaccine team sillonnent les écoles de migrants des environs de Mae Sot. Ce matin, l’une d’elles a rendez-vous avec les enseignants d’une école de fortune implantée de ce côté de la frontière depuis juin 2009. A l’époque, pour fuir les violences de l’armée birmane, 400 personnes avaient traversé la rivière. Depuis, cette communauté vit dans le dénuement à quelques kilomètres d’un des neuf camps officiels. Le seul secours est venu d’évangélistes américains qui leur ont permis d’utiliser un terrain pour y construire la salle de classe.

Les camps de « réfugiés » sont devenus des points de fixation de l’aide humanitaire. Ce sont neuf arbres qui cachent la forêt d’urgences et de besoins. Pour redevenir pertinente, l’action des ONG doit évoluer. « Il faut faire en sorte que les gens puissent avoir accès à un système de soins adaptés à leurs besoins et leurs mode de vie. La frontière n’est pas un obstacle infranchissable, contrairement à la vision simpliste de ceux qui ne connaissent pas la région. Il ne faut pas monter des murs là où il n’y en a pas », conclut Nosten, qui note les premiers signes d’une prise de conscience dans le sérail des bailleurs de fonds.

Ce constat n’est pas spécifique à la Thaïlande. Il a une dimension internationale exprimée par Pierre Micheletti, ancien président de Médecins du monde France : « Les ONG internationales auront-elles l’intelligence de s’adapter aux nouvelles réalités des équilibres mondiaux ? » [5]

Notes

Alain Devalpo est journaliste indépendant. Voir son site Internet.

[1] Maxime Boutry et Jacques Ivanoff, La Monnaie des frontières (PDF), Irasec, Bangkok, 2010.

[2] Voir, « Little Burma, le pays clandestin », un récit multimédia sur Lemonde.fr.

[3] « Exilés birmans : autour des camps de réfugiés, le vide sanitaire », blog Little Burma sur LeMonde.fr.

[4] Olivier Ferrari et Maxime Boutry, Des catastrophes naturelles au désastre humanitaire (PDF), www.irasec.com.

[5] Lire « L’humanitaire, du tsunami à Haïti », Le Monde diplomatique, mars 2010.

sothy - 11/01/2012 à 17:11
On en parlait avant hier soir avec Thiha Yazar ...
Que vont ils devenir ?
Quant à la clinique - j'y étais hier encore. Toujours bondée ...

Faudra que je prenne un jour le temps de mettre quelques photos - tant de parallèles avec le Cambodge, si on veut.

Merci Virgule.
J'ai partagé sur FB

(Alain Devalpo "Little Burma" sur ce même blog ... à lire)

Oups, pas fini de lire - "Little Burma" number 2

Et l'an dernier, rencontré un collaborateur de François Noston ... décidément, c'est pour moi.
Merci.

Edité le 11/01/2012 @ 17:14 par sothy

virgule - 13/01/2012 à 21:05
http://www.lefigaro.fr/international/2012/01/13/...oir-birman-libere-651-prisonniers-politiques.php

Le pouvoir birman libère 651 prisonniers politiques
Par Alain Barluet
Mis à jour le 13/01/2012 à 18:43 | publié le 13/01/2012 à 18:33


Ce geste sans précédent marque une nouvelle étape de l'ouverture engagée il y a un an par la junte, au pouvoir à Rangoun depuis 1962.

À 10h30, les lourdes grilles de la sinistre prison d'Insei, à Rangoun, se sont ouvertes et ils sont sortis: 82 prisonniers politiques, dont six femmes et cinq moines qui ont immédiatement revêtu leur robe safran. Familles et sympathisants étaient là, brandissant des pancartes sur lesquelles ont pouvait lire: «Soyez les bienvenus, nous accueillons le retour à la liberté des prisonniers».

Selon l'annonce officielle faite jeudi soir par les autorités, quelque 651 détenus politiques devaient quitter leur geôle dans les 22 prisons du pays. En l'absence de liste, un décompte au cas par cas reste à faire. Le geste n'est demeure pas moins sans précédent et illustre une nouvelle étape de l'ouverture engagée il y a un an par la junte militaire birmane.

D'autres luttes à venir
On retrouve Thet Naing Aung dans une gargote en face de la prison. À 47 ans, ce militant pro-démocratie a passé dix ans derrière les barreaux. Il a été arrêté en 1996 pour ses liens avec des étudiants contestataires, élargi deux ans plus tard, puis réincarcéré en 2004. Des rumeurs de libération couraient mais il n'a été prévenu que ce matin. Il se dit «heureux» mais son visage sombre trahit à peine ses émotions d'homme libre. D'autres luttes sont à venir, comme la campagne pour des législatives partielles prévues le 1er avril prochain, un autre test pour le processus de démocratisation qui s'amorce.

Thet Naing Aung se dit confiant et juge «authentique» la volonté de réforme du gouvernement. Dans sa prison, où il n'a «pas été torturé», il a pu suivre par les journaux les surprenants événements de ces derniers mois: les élections truquées de novembre 2010, la libération d'Aung San Suu Kyi, l'icône de l'opposition birmane puis, au printemps, l'autodissolution de la junte au pouvoir depuis 1962 et la formation d'un gouvernement civil, même si la tutelle des militaires demeure étroite. Une évolution politique dont les causes sont complexes. Parmi elles, selon les observateurs, la crainte des maîtres de Rangoun d'avoir un jour à subir le sort des dictateurs balayés par les révolutions arabes.

«Le gouvernement n'est plus notre ennemi»
«C'est le moment de changer notre attitude, le gouvernement n'est plus notre ennemi», s'enflamme un autre ex-prisonnier, Myo Yan Nang Thew. Agé de 37, cet ancien professeur de français est un des fondateurs de génération 88, à l'origine du soulèvement populaire implacablement réprimé par la junte, il y a un peu plus de vingt ans. Lui a retrouvé la liberté en 2007, après neuf ans de cellule.

«Le temps de la réconciliation nationale est venu», lance ce proche d'Aung San Suu Kyi. Ses mots font écho à ceux du communiqué officiel justifiant la libération des prisonniers politiques qui barraient vendredi la «une» des journaux birmans.

Selon Myo Yan Nang Thew, «environ 80 % des détenus politiques» en Birmanie auraient au total été libérés ces derniers mois. Deux cent trente l'ont été en octobre dernier et 34, le 4 janvier, à l'occasion de la fête de l'indépendance. D'autres estimations font état de quelques centaines d'activistes pro-démocratie toujours en prison, sur les 1500 qui y croupissaient pour motifs politiques, tout récemment encore.

virgule - 14/01/2012 à 13:39
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/201...irman-multiplie-les-ouvertures_1629329_3216.html

Le pouvoir birman multiplie les ouvertures
ANALYSE | | 13.01.12 | 17h30 • Mis à jour le 14.01.12 | 09h37

BANGKOK CORRESPONDANCE - En un demi-siècle de pouvoir militaire, ce n'est pas la première fois que le régime birman relâche son contrôle et propose une voie vers la "démocratisation". Mais c'est la première fois qu'il multiplie à ce point les promesses de libéralisation du système et annonce, à un rythme soutenu, un tel train de réformes économiques et politiques.
Jeudi soir 12 janvier, le pouvoir a décrété une troisième amnistie depuis octobre, qui concerne quelque 650 prisonniers, en particulier des chefs de la révolte étudiante de 1988, comme Min Ko Naing, et l'ancien premier ministre Khin Nyunt. Plusieurs dissidents avaient déjà rejoint leurs domiciles vendredi. Cette libération de figures de la dissidence, réclamée par les pays occidentaux, a été saluée par la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de l'opposante Aung San Suu Kyi, qui a évoqué un "signe positif".

Après la répression de 1988, qui fit plusieurs milliers de morts, les dirigeants de l'époque avaient ensuite, formellement, ouvert le jeu en annonçant des élections générales en 1990. Mauvais calcul : le LND l'avait remporté haut la main. Une victoire tellement nette, dans le cadre d'élections étonnamment libres, que la junte, sonnée par un raz de marée pourtant prévisible, en ignora les résultats. La Birmanie replongea pour deux décennies dans l'absolutisme militaire.

Il y a un paradoxe de la dictature birmane : les généraux ont toujours souhaité "légaliser" leur pouvoir, quel qu'ait été le caractère totalitaire de leur emprise sur le peuple et la sphère économico-politique. Ce qui est en train de se passer a ainsi été voulu par l'ancien chef de la junte, le généralissime Tan Shwe, qui a annoncé sa retraite au printemps 2011.

La "feuille de route" vers une "démocratie disciplinée", qui a débouché, en 2008, sur l'élaboration d'une nouvelle Constitution - permettant à l'armée de conserver un pouvoir énorme - et, en 2010, sur la tenue d'élections - largement truquées -, a ainsi été le fruit de la volonté du vieux tyran.

Le fait que l'émanation politique des militaires, le Parti pour l'union, la solidarité et le développement (PUSD), ait remporté 80 % des sièges durant cette farce électorale n'augurait rien de bon. D'autant que l'actuel président du nouveau gouvernement "civil", Thein Sein, est l'ancien premier ministre de la junte dissoute au printemps et que l'écrasante majorité de ses ministres sont des galonnés ayant retiré leur uniforme...

La vitesse à laquelle les caciques d'un régime désormais "post-dictatorial" ont multiplié les annonces incarnant l'ouverture a donc surpris la plupart des observateurs. Certes, les avancées "démocratiques" restent timides. La censure s'est assouplie mais perdure. La presse jouit d'une marge de manoeuvre sans précédent, mais reste sous contrôle. Une loi sur la "liberté de protester" a été votée mais les opposants remarquent que, lorsqu'ils font une demande de manifester pacifiquement, elle ne leur est pas accordée. Quant à la libéralisation de l'économie qui devrait moderniser un système bancaire archaïque, on n'en est qu'aux balbutiements.

Sans parler des violents accrochages qui continuent entre les militaires et certains groupes armés de minorités ethniques. L'évolution vers une fédération qui garantirait à ces dernières un minimum d'autonomie dans la conduite de leurs affaires est un chemin difficile. Même si les appels à la négociation lancés par le président ont été entendus par certaines guérillas qui ont récemment accepté une sorte de "paix des braves".

Reste que ce qui est en train de se passer au Myanmar, nom officiel du pays, est pour le moins déroutant, compte tenu de la nature du régime (issu du coup d'Etat militaire de 1962). Au point que l'on peut se demander si le processus en cours ne va pas au-delà de ce qu'aurait voulu un pouvoir avant tout soucieux d'assurer une transition prudente et limitée, garantie de sa survie politique.

Les généraux ont-ils enclenché un processus qui risque de leur échapper ? Un coup d'Etat interne pourrait-il être organisé par le clan des "durs" ? Certains hauts responsables peuvent estimer qu'ils ont tout à perdre dans ce scénario qui devrait logiquement mettre fin à un système prédateur dont ils étaient les bénéficiaires.

Il apparaît cependant que le "triumvirat" formé par le président Thein Sein, le "speaker" de la chambre basse du Parlement, Thura Shwe Man, et le chef de l'armée, le général Min Aung Hlaing, a désormais la main. Mais rien n'est joué : changer un système xénophobe, introverti et dépendant d'équilibres claniques et familiaux n'est pas une mince affaire.

Selon une source très au fait des affaires birmanes qui réside à Rangoun, l'explication classique d'un clivage entre "durs" et "modérés" n'est pas forcément pertinente. La soixantaine de responsables qui constituent le noyau du régime pourrait se diviser en trois clans : le premier rassemblerait une vingtaine de "vrais" réformateurs. D'autres personnalités (une dizaine) seraient hostiles à une démocratisation trop rapide. Enfin, une trentaine d'autres incarnerait le camp des hésitants qui observent vers où tourne le vent de liberté en train de souffler sur le delta de l'Irrawady.

Mais alors que l'ancien régime n'avait qu'une seule obsession, la stabilité, le nouveau dessine un paysage plus complexe où chacun joue à "plus réformiste que moi, tu meurs", sourit le même observateur. Un cercle vertueux où plusieurs caciques jouent la carte du parlementarisme pour exister dans un cadre plus compétitif. Il y aurait, dans ce cas de figure-là, des clans qui défendent des positions plus pragmatiques que d'autres.

Longtemps placée en résidence surveillée par le régime, Aung San Suu Kyi, qui devrait être élue député de la Chambre basse du Parlement à l'issue d'élections partielles prévues le 1er avril, a choisi de croire en la sincérité du président Thein Sein. Elle se dit "prudemment optimiste". Le 8 janvier, un conseiller du chef de l'Etat a même déclaré qu'elle pourrait être amenée à "exercer des fonctions gouvernementales" dans un proche avenir !

Sans garantie que les militaires passeront la main pour de bon, la Prix Nobel de la paix 1991 ne s'engage-t-elle pas trop loin ? Certains experts, comme René Egreteau, estiment que l'armée pourrait "se maintenir au premier plan politique et socio-économique dans les deux décennies à venir"...



Antoine Clapik

robin des bois - 14/01/2012 à 13:52


Mais certains restent .... prudents

- sur ce lien :

http://www.liberation.fr/monde/01012383273-pour-...ant-je-ne-vois-pas-de-reforme-reelle-en-birmanie

- cet article

«Pour l'instant, je ne vois pas de réforme réelle» en Birmanie


Interview
Win Tin, 82 ans, fondateur de la Ligue nationale pour la démocratie avec Aung San Suu Kyi, revient sur les mesures du nouveau pouvoir.

Membre fondateur de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) avec Aung San Suu Kyi, Win Tin a passé plus de dix-neuf ans en prison avant d'être libéré en 2008. Ancien journaliste, il est resté, à 82 ans, un pourfendeur de la caste militaire en Birmanie.

Comment expliquez-vous la soudaineté des changements en cours depuis neuf mois en Birmanie ?

Même pour nous, c'est plutôt difficile à expliquer. Néanmoins, je pense que les dirigeants ont fini par entendre le message du peuple qui les rejette. Ils sont maintenant en quête de popularité. Par ailleurs, il y a une dizaine d'années, le régime s'est lancé dans des réformes institutionnelles. En 2008, un référendum a été organisé pour ratifier la nouvelle constitution qui a permis des changements politiques : ils ont conduit aux élections de novembre 2010 et à la formation d'un nouveau gouvernement en mars dernier qui a multiplié les annonces.

Quelle est selon vous la réforme la plus audacieuse décidée par le gouvernement ?

Pour l'instant, je ne vois pas de réforme réelle. La liberté de la presse est plus grande qu'avant et le pays s'ouvre, comme en témoigne la venue de délégations étrangères auprès d'Aung San Suu Kyi. Mais j'attends toujours des signes tangibles qui me permettront de voir les dirigeants birmans non plus comme des militaires mais des vrais hommes politiques. Heureusement, certains d'entre eux ont réalisé qu'ils devaient changer.

Pourquoi la LND, qui a boycotté le scrutin de novembre 2010, a-t-elle choisi de participer aux législatives partielles d'avril ?

A ce moment-là, Aung San Suu Kyi était derrière les barreaux. J'étais le seul de la direction à être libre, donc c'était inenvisageable. Nous ne pouvions pas accepter la constitution de 2008, qui stipulait que tous les responsables politiques en prison devaient être exclus des partis politiques. Enfin, participer aux élections de 2010 signifiait que nous devions tirer un trait sur notre victoire écrasante aux législatives de 1990 [la LND avait raflé 392 des 485 sièges, ndlr]. Puis la loi électorale a été modifiée en notre faveur. Aung San Suu Kyi a été libérée. Nous nous sommes retrouvés dans une nouvelle situation avec la convocation des Chambres et du Parlement, l'arrivée de Thein Sein à la présidence. A ce moment-là, Aung San Suu Kyi a considéré que nous devions nous saisir de cette opportunité, c'est sa décision.

Vous ne la partagez pas ?

Non. Je ne pense pas que la LND doive participer à ces élections. Car, si vous êtes élu, vous devez siéger au Parlement régi par la Constitution qui octroie 25% des sièges aux militaires.

Faites-vous confiance au président Thein Sein ?

Non, c'est bien trop tôt. On verra dans deux ou trois ans. L'année dernière, il était encore Premier ministre dans l'ancien régime. Je sais qu'Aung San Su Kyi lui fait confiance, je ne comprends pas pourquoi.

Craignez-vous une reprise en main par les tenants d'une ligne dure ?

Jusqu'à maintenant, le risque d'un coup militaire est encore là. Aung San Suu Kyi l'a évoqué elle aussi récemment. Sans un soutien militaire, ces changements politiques ne pourront pas durer. Je redoute cette éventualité.



robin des bois - 15/01/2012 à 15:57

J'ai vu hier soir à la Télé Aung San SUU Kyi recevant JUPPE


La classe ... et elle s'exprime remarquablement et couramment en français,sans même avoir besoin de notes!!!!

avec un petit accent très agréable. Sous le charme

Edité le 15/01/2012 @ 16:00 par robin des bois

virgule - 15/06/2012 à 10:01
http://www.courrierinternational.com/article/2012/06/14/peril-en-la-demeure

MYANMAR
Péril en la demeure



Les violences intercommunautaires qui embrasent depuis plusieurs jours l'ouest birman ont déjà fait une vingtaine de morts. Les autorités parviendront-elles à rétablir le calme et, surtout, à panser les vieilles fractures ethniques ? De la réponse, affirme The Hindu, dépendra la crédibilité des réformes politiques en cours.

14.06.2012 | Editorial | The Hindu

Une vieille blessure vient de se rouvrir au Myanmar, et si l'on n'y remédie pas promptement, elle risque de menacer le processus balbutiant des réformes politiques dans ce pays. Des décennies de haine raciale et religieuse entre la communauté bouddhiste et les Rohingyas musulmans dans l'Etat de Rakhine, l'ancien Arakan, sur la côte ouest du Myanmar, ont dégénéré en affrontements violents qui ont fait au moins vingt morts en une semaine. Le catalyseur a été le viol en réunion et le meurtre d'une bouddhiste, ce qui a entraîné des assassinats "de représailles" [dix passagers musulmans d'un bus ont été lychés le 4 juin]. Depuis, la communauté bouddhiste du Rakhine appelle à l'expulsion des Rohingyas du Myanmar. Les Rohingyas vivent depuis des siècles au Rakhine, où ils seraient environ 750 000. Mais les autorités birmanes ne leur accordent pas le statut de citoyen et les traitent comme des immigrés clandestins venus du Bangladesh. Durant le long règne de l'armée sur le pays, des milliers d'entre eux se sont réfugiés au Bangladesh pour fuir les persécutions. Toutefois, Dacca n'en veut pas non plus. A vrai dire, ne tenant pas à assister à un "débordement transfrontalier" à cause des événements actuels, le Bangladesh a refusé d'accepter sur son sol des centaines de Rohingyas apatrides qui ont tenté d'atteindre ses côtes par bateau le week-end dernier. L'Inde regarde ces violences avec grande inquiétude, sachant que la région occupe un rôle de premier plan dans sa stratégie qui vise à établir de meilleures connexions avec le Myanmar et le reste de l'Asie du Sud-Est.

Les troubles au Rakhine représentent un défi pour le processus progressif de réconciliation nationale que le président Thein Sein a lancé depuis 2010. Ce processus est double : d'une part, des réformes démocratiques avec Aung San Suu Kyi, chef de file du mouvement démocratique du pays ; d'autre part, des pourparlers de paix avec plusieurs groupes ethniques en insurrection près des frontières entre le Myanmar et l'Inde, la Chine et la Thaïlande. En fait, tout le processus a pour objectif de contribuer, enfin, à l'édification de la nation. Or, il ne sera pas complet si les Rohingyas en sont exclus. On court le danger que des éléments de l'armée, peu convaincus de la nécessité des réformes, se servent des incidents du Rakhine pour préconiser un retour au statu quo. L'état d'urgence a été décrété dans la région [le 10 juin]. Outre le rétablissement de la loi et de l'ordre, le mouvement démocratique au Myanmar, pour lequel les réformes constituent un enjeu considérable, doit être le premier à exiger que soient abordés les problèmes à l'origine des événements du Rakhine. Suu Kyi et la Ligue nationale pour la démocratie ne se sont pas intéressées à la cause des Rohingyas pendant toutes ces années, peut-être par crainte de déplaire à la majorité bouddhiste. Mais cela n'est plus envisageable pour un parti politique considéré aujourd'hui comme un acteur incontournable dans l'édification d'un nouveau Myanmar.

1406-951-MyanmarRohingya.jpg

sorenathy - 15/06/2012 à 10:06
Merci, puis, on se demande même, si les autorités ne sont pas derrière cf Olivier Guillard, entendu dans un débat sur Arté

http://videos.arte.tv/fr/videos/28_minutes-6728360.html

virgule - 20/08/2012 à 11:28
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/201...n-de-la-censure-sur-les-medias_1747659_3216.html

La Birmanie décrète l'abolition de la censure sur les médias
Le Monde.fr avec AFP | 20.08.2012 à 08h33 • Mis à jour le 20.08.2012 à 09h21

La censure sur les médias a été officiellement abolie lundi 20 août en Birmanie, a indiqué le ministère de l'information, après la levée des dernières restrictions qui pesaient sur les publications en charge des sujets politiques et religieux.
Le département de l'enregistrement et de la surveillance de la presse (PSRD) "a autorisé les journaux dans la catégorie Politique et Religion à publier sans envoyer au préalable leurs brouillons", a indiqué le ministère sur son site Internet. "La censure sur toutes les publications locales a été levée à dater du 20 août 2012", a-t-il précisé, concrétisant une libéralisation progressive du secteur depuis l'avènement du nouveau régime en mars 2011.

UN PROJET DE LOI SUR LA PRESSE

Cette mesure, annoncée à l'AFP par Tint Swe, patron du PSRD, il y a quelques mois, avait été prévue au départ pour la fin juin. Le pouvoir travaille parallèlement sur un projet de loi sur la presse. Le texte n'a pas été publié, mais des journaux ont été consultés sur son contenu, qui couvrirait notamment les droits et devoirs des journalistes et un code de déontologie. La loi devrait être accompagnée de la création d'un conseil de la presse.

Le pays était jusqu'à présent classé parmi les pires de la planète en matière de liberté de la presse (169e sur 179, selon Reporters sans frontières). Mais plusieurs journalistes détenus ont été libérés ces derniers mois, comme d'autres prisonniers politiques, au fur et à mesure que le régime qui a succédé à la junte militaire multipliait les réformes politiques.

sorenathy - 20/08/2012 à 17:34
:merci: Heureusement que tu es là pour poster !

Cela semble quand même un grand pas en avant.

:priere:

BAC - 21/08/2012 à 00:16

Je suis content pour eux. Si ils sont arrivés là aujoud'hui, c'est grâce à leur indépendance. Pas de Viets, ni de Chinois qui leurs disent quoi faire.




virgule - 21/08/2012 à 06:07
ouh la... la birmanie est dans la 'sphère' chinoise, qui y a investi pas mal, et je crois même qu'elle y a une base navale.

BAC - 24/08/2012 à 03:40
virgule a écrit

ouh la... la birmanie est dans la 'sphère' chinoise, qui y a investi pas mal, et je crois même qu'elle y a une base navale.


Ok, ok, monsieur! Peux pas tout savoir, moi. kékéké...j'espère qu'ils n'ont pas laissé aux Chinois d'écrire leur constitution, ni le tracé de la frontière! kékék....





Edité le 24/08/2012 @ 04:42 par BAC

virgule - 24/08/2012 à 05:49
BAC a écrit

virgule a écrit

ouh la... la birmanie est dans la 'sphère' chinoise, qui y a investi pas mal, et je crois même qu'elle y a une base navale.


Ok, ok, monsieur! Peux pas tout savoir, moi. kékéké...j'espère qu'ils n'ont pas laissé aux Chinois d'écrire leur constitution, ni le tracé de la frontière! kékék....






Nan, la chine recherche des matières premières et des bases navales; elle s'en fout des frontières (sauf si zone exclusif économique il y a - comme dans le golfe de siam, donc)

virgule - 30/10/2012 à 13:02
http://www.courrierinternational.com/article/201...rasement-dans-l-ouest-birman-menace-les-reformes

L'embrasement dans l'Ouest birman menace les réformes
• Une nouvelle vague de violences a provoqué la mort de plus de 60 personnes et en a poussé plus de 25 000 à fuir vers des camps. Ceux qui attisent la haine entre les communautés musulmane et bouddhiste pourraient vouloir faire dérailler le processus de démocratisation en cours, estime le directeur de l’Irrawaddy.

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Des membres d'une famille rohingya devant un logement temporaire dans un camp de déplacés de l'ouest de la Birmanie. AFP


Les récentes violences dans l’Etat d’Arakan pourraient avoir de graves répercussions pour la Birmanie et la stabilité de la région si elles ne cessent pas immédiatement. La communauté internationale ne doit pas rester passive sur cette question qui pourrait mettre en péril la fragile transition démocratique du pays. Si ces affrontements sectaires sont réellement suscités par des éléments radicaux au sein de l’appareil politique, ainsi que le suggèrent certaines sources internes, il ne faudrait pas s’étonner de voir le régime revenir sur sa politique d’ouverture.

Jeudi dernier, les Nations unies ont exprimé leur préoccupation. “Ce conflit est présenté comme un problème lié à l’islam, c’est faux”, a pour sa part déclaré Surin Pitsuwan, secrétaire général de l’ASEAN (Association des nations de l’Asie du Sud-Est) dans un entretien au Bangkok Post. “Il s’agit d’une question politique, démocratique, constitutionnelle, liée aux droits de l’homme. Elle a des implications directes sur les réformes politiques et le processus de réconciliation nationale en cours dans le pays.” Ces violences pourraient également avoir des répercussions stratégiques et sécuritaires au niveau de toute la région, a-t-il également fait observer. 



Les Rohingyas, considérés comme des clandestins

De fait, les troubles pourraient pousser un certain nombre de réfugiés à passer la frontière, un exil qui aura ensuite de lourdes conséquences humanitaires et sécuritaires. A la suite des violences communautaires de juin dernier, Surin Pitsuwan avait envoyé une lettre à tous les ministres des Affaires étrangères des pays de l’ASEAN pour les appeler à se saisir de la question des Rohingyas. Le ministre des Affaires étrangères du Cambodge, pays qui préside l’ASEAN, avait alors organisé une réunion à laquelle la Birmanie n’avait pas participé, arguant que la situation était sous contrôle. Malgré les affirmations du pouvoir birman, il est évident que la situation s’est envenimée et que le gouvernement a réagi en envoyant davantage de troupes dans la région.

Les attaques ne se sont pas limitées à la communauté des Rohingyas, dont près de 800 000 membres vivraient dans l’Etat d’Arakan. La loi birmane de 1982 sur la citoyenneté ne reconnaît pas les Rohingyas comme l’une des 135 minorités ethniques du pays. De nombreux Birmans estiment que les Rohingyas sont des immigrés clandestins du Bangladesh, même si bon nombre d’entre eux sont installés en Birmanie depuis plusieurs générations.

“Ce ne sont plus des violences contre les Rohingyas, ce sont des attaques contre les musulmans”, a déclaré Chris Lewa, directeur de l’association de défense Arakan Project, à une agence de presse ce week-end. Des membres de la minorité Kaman – une communauté majoritairement musulmane installée à Kyaukpyu – ont également fui devant les violences. Ces affrontements font suite à la décision du gouvernement birman d’interdire l’ouverture d’un bureau de l’Organisation de la coopération islamique (OIC) pour les réfugiés rohingyas après les violences de juin. Bon nombre de moines birmans et de simples bouddhistes estiment que l’arrivée de l’OIC ne pourrait que radicaliser la communauté des Rohingyas et contribuer à la diffusion de l’islam dans le pays. Il ne faut pas sous-estimer leurs inquiétudes.

Plusieurs voix dénoncent, par ailleurs, le fait que, depuis la vague de violences de juin, le flou demeure quant au sort des victimes ainsi que sur la recherche des instigateurs de ces troubles. Ils déplorent une forme d’impunité. Des sources bien informées révèlent que ces violences pourraient être le fait d’éléments extrémistes de l’establishment. Si c’est le cas, cela doit faire plusieurs mois qu’ils les préparent. Et ils ont réussi à causer de sérieux dégâts dans leur pays.

Inaction de l’opposition démocrate

L’opposition, dont Aung San Suu Kyi, l’icône de la démocratie, ainsi que d’autres personnalités ont complètement échoué à calmer la situation. Nombreux, notamment dans la communauté internationale et les organisations des droits de l’homme, sont aujourd’hui désenchantés par l’inaction de ceux qui se proclament encore comme les représentants du mouvement démocratique.

Il est intéressant de noter que le gouvernement s’est de nouveau engagé à prendre des mesures contre les instigateurs des violences. Le porte-parole du bureau de la présidence a également déclaré que des poursuites seraient engagées contre les responsables.
Mais où sont-ils ? Et qui sont-ils ? Il y a plusieurs théories sur la question.

Certains affirment que ces violences ont été instiguées par des courants radicaux du Parti pour la solidarité et le développement de l’Union (USDP) pour saper les réformes du président. Selon une deuxième hypothèse, ces affrontements viseraient à permettre aux forces armées birmanes, ou Tatmadaw, de retourner sur le devant de la scène. Par le passé, la junte au pouvoir avait déjà lancé plusieurs campagnes contre les Rohingyas, et toutes avaient eu pour effet de rallier le peuple birman derrière l’armée. Les rois birmans ont toujours joué un rôle majeur pour protéger le bouddhisme dans le pays. Aujourd’hui, les généraux au pouvoir joueraient donc la carte de l’islam ou des Rohingyas pour s’attirer la sympathie de la population.

Il y a toutefois d’autres acteurs qui ont un intérêt à peindre la situation de manière manichéenne, notamment ceux qui soutiennent la communauté des Rohingyas, des éléments radicaux aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays ainsi que des groupes militants qui cherchent à simplifier l’équation.

Nous devons mettre les choses en perspective, écouter les revendications des Arakanais ainsi que celles des Rohingyas. Ces deux communautés doivent apprendre à coexister pacifiquement. Les violences actuelles ne sont guère surprenantes dans une région où les habitants et les forces armées estiment depuis longtemps que la frontière [avec le Bangladesh voisin] est en train de disparaître. Bon nombre d’Arakanais affirment avoir toujours protégé leur patrie contre l’invasion de musulmans venus des pays voisins.

Si la Birmanie veut vraiment parvenir à la réconciliation nationale, nous devons aller vers la reconnaissance et l’intégration complète des minorités. En Birmanie, les groupes ethniques, dont les Arakanais, ont toujours été mal traités.

The Irrawaddy | Aung Zaw

Edité le 30/10/2012 @ 01:03 PM par virgule

virgule - 16/01/2013 à 23:42
http://www.courrierinternational.com/breve/2013/...flit-au-kachin-les-minorites-ethniques-inquietes

BIRMANIE • Conflit au Kachin : les minorités ethniques inquiètes

Courrier international |15 janvier 2013

1501-Kachin.jpg
L'armée birmane poursuit son offensive contre les rebelles du Kachin, seul mouvement à ne pas avoir signé de cessez-le-feu - EU/FlickR/CC

Trois civils sont morts dans l'Etat Kachin suite à des bombardements de l’armée birmane, qui a utilisé des moyens aériens pour la première fois depuis la reprise du conflit en juin 2011. Après dix sept ans de cessez-le-feu, l'Armée de l'indépendance kachin (KIA) a rompu la trêve. En cause, la constitution de 2008, qui ne reconnaît pas le fédéralisme, une demande récurrente des groupes ethniques qui luttent depuis l’indépendance du pays en 1948 pour obtenir une plus grande autonomie pour les minorités.

Cette situation inquiète les membres du conseil fédéral de l’union des nationalités (CFUN), qui rassemble 11 groupes ethniques. Ce conflit a “érodé” la confiance des groupes ethniques envers le gouvernement, souligne le CFUN, cité par le site Democratic Voice of Burma.

Si depuis la transition politique entamée en novembre 2010, le gouvernement a réussi à convaincre une majorité des groupes ethniques à signer des accords de cessez-le-feu, la trêve est précaire et sa survie dépendra de l’autonomie qui leur sera laissée dans la nouvelle architecture du pays. Le CFUN se positionne comme l’interlocuteur unique du gouvernement “pour négocier des cessez-le-feu et des accords de paix” avec les membres de l’union, note Democratic Voice of Burma. Une manière de faire cause commune pour avoir plus de poids face à l’Etat.

le effaçable - 17/01/2013 à 20:15
Au moins, on ne peut pas dire que les khmers sont le seul peuple qui souffre...

virgule - 18/01/2013 à 18:50
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/201...-offensive-contre-les-rebelles_1819328_3216.html

Birmanie : fin de l'offensive contre les rebelles
Le Monde.fr avec AFP | 18.01.2013 à 16h48

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En Birmanie, les soldats de l'ethnie kachin sont en guerre contre le régime de Naypyidaw depuis un an. | Capture d'écran AFPTV

Le régime birman a annoncé, vendredi 18 janvier, la fin de l'offensive contre les rebelles de la minorité ethnique des Kachins, dans l'extrême nord du pays, quelques heures après un appel en ce sens de la chambre basse du Parlement. Depuis fin décembre, l'intensification des combats a soulevé une inquiétude grandissante au sein de la communauté internationale.

Le conflit s'est intensifié depuis trois semaines entre l'Armée pour l'indépendance kachin (KIA) et les soldats birmans. C'est la dernière guerre civile encore en activité dans le pays, un dossier qui fragilise le gouvernement réformateur en place à Naypyidaw depuis près de deux ans.

La rébellion "doit ordonner à ses troupes de ne plus attaquer les troupes de Tatmadaw", a précisé le ministère de l'information en utilisant le nom officiel de l'armée birmane, demandant aussi la fin des blocus de routes et voies de chemin de fer.

CONFLIT REPRIS EN JUIN 2011

Dans l'après-midi, la chambre basse du Parlement avait demandé "aux organisations responsables et au gouvernement d'entamer le dialogue dès que possible après l'arrêt immédiat des combats", selon les termes du président de la chambre, l'ancien général Shwe Mann.

Le président Thein Sein avait ordonné à l'armée, il y a un an, de ne plus tirer qu'en cas de légitime défense. Mais le conflit, qui avait repris en juin 2011 après dix-sept ans de trêve, n'a depuis jamais cessé. Alors que le gouvernement a signé des accords avec la plupart des groupes ethniques rebelles, il n'a pas progressé avec les Kachins malgré plusieurs sessions de négociations.

Lundi, les rebelles avaient accusé les militaires d'avoir tué trois civils et en avoir blessé plusieurs autres dans une attaque à l'arme lourde contre la ville de Laiza, située à la frontière chinoise et qui abrite le quartier général des Kachins. Le gouvernement a nié toute implication de l'armée dans ces "explosions".

sorenathy - 19/01/2013 à 03:59
D'apparence, semble-t-il, si j'ai bien compris un post ce matin d'un Birman sur FB - ça continue.

NeakReach - 25/02/2013 à 22:14
http://www.20minutes.fr/tv/afp-actus/64271-birma...voyage-desespere-des-femmes-et-enfants-rohingyas

Hier, c’était nous qui étions à leur place…


virgule - 11/03/2013 à 19:23
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/201...lent-un-vrai-processus-de-paix_1845208_3216.html

Birmanie : les Kachin veulent "un vrai processus de paix"
Le Monde.fr | 08.03.2013 à 14h25 • Mis à jour le 08.03.2013 à 17h27
Par François Bougon


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Le président birman Thein Sein, à son retour de sa tournée européenne, à Rangoon, le 8 mars. | AP/Khin Maung Win

A l'occasion de sa première tournée de dix jours en Europe, qui s'est achevé vendredi 8 mars par l'Italie, le président birman Thein Sein a plaidé pour la levée définitive des sanctions qui frappe son pays, l'un des plus pauvres de la planète. Ce serait une reconnaissance, a-t-il affirmé, de la politique d'ouverture lancée en 2011, à son arrivée au pouvoir, et qui s'est traduit en particulier par la libération des prisonniers politiques, la fin de la censure et l'entrée de l'opposition au Parlement. " L'existence des sanctions est encore un grand obstacle ", a déclaré Thein Sein à l'issue d'un entretien avec le président du parlement européen, Martin Schulz, mardi 5 mars.
Mais, pour les Kachin, minorité ethnique du nord-est de la Birmanie qui doit faire face à une forte offensive de l'armée depuis septembre 2012, une telle décision serait prématurée, a jugé Moon Nay Li, coordinatrice de l'Association des femmes Kachin (Kachin Women Association Thaïlande, KWAT), de passage à Paris à l'invitation du CCFD-Terre Solidaire.

En avril 2012, l'Union européenne avait décidé de " suspendre " les sanctions commerciales, économiques et individuelles pour un an, tout en soulignant qu'elle " suivrait de près la situation sur le terrain ".

En rencontrant le dirigeant birman, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a souligné que d' " importants défis subsistaient, en particulier en ce qui concerne la nécessité d'un accord de paix global dans les zones ethniques ". " Sur les 11 groupes armés, nous avons signé des cessez-le-feu avec dix d'entre eux ", a affirmé Thein Sein, dans une interview à la Voix démocratique de Birmanie (DVB).

"LE GOUVERNEMENT BIRMAN PARLE DE PAIX, MAIS IL FAIT LA GUERRE"

Cependant, dans l'Etat Kachin, l'un des plus riches en ressources naturelles du pays et voisin de la Chine, l'armée birmane poursuit ses attaques après avoir rompu un cessez-le-feu vieux de dix-sept ans. Selon Moon Nay Li, " le gouvernement birman parle de paix, mais il fait la guerre contre les Kachin ".

A Paris, la coordinatrice de la KWAT a présenté les conclusions d'un rapport de son organisation sur les exactions commises par l'armée birmane sur les civils depuis septembre 2012. Au total, 26 civils ont été tués dans des attaques d'artilleries. Des villages et des camps pour les déplacés ont également été détruits. Plus de 100 000 personnes ont fui leurs villages en raison des combats dans l'Etat Kachin : 66 000 se trouvent dans les zones contrôlées par l'Armée kachine pour l'indépendance (Kachin Independence Army, KIA), 40 000 dans celles sous contrôle gouvernemental.

" Les déplacés sont pris au piège entre l'armée birmane et la Chine qui les repousse ", selon Guy Horton, spécialiste de la Birmanie à l'Ecole des études orientales et africaines de l'Université de Londres, de retour de l'Etat Kachin, qui s'est inquiété d' "un désastre humanitaire à venir ".

" Nous réclamons un vrai processus de paix ", explique au Monde Moon Nay Li, dont l'association, basée en Thaïlande, mène un travail d'éducation politique auprès des populations Kachin pour préparer les élections de 2015.

Dans son rapport, KWAT réclame, non seulement la poursuite des sanctions contre le gouvernement birman, mais également une commission d'enquête sur les crimes de guerre et crimes contre l'humanité perpétrés par l'armée birmane. Thein Sein achève vendredi 8 mars la tournée européenne qui l'a mené successivement en Norvège, Finlande, Autriche, Belgique et Italie.

François Bougon

virgule - 11/03/2013 à 19:25
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/201...ipal-parti-d-opposition-birman_1845728_3216.html

Aung San Suu Kyi réélue à la tête du principal parti d'opposition birman
Le Monde.fr avec AFP | 10.03.2013 à 07h52

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Aung San Suu Kyi a demandé aux délégués de la LND, tiraillée par des "conflits" internes, d'être "unis". | REUTERS/Soe Zeya Tun

Aung San Suu Kyi a été réélue présidente de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), dimanche 10 mars, au dernier jour du congrès du principal parti de l'opposition birmane, a indiqué une source au sein de ce parti qui vise la victoire aux élections de 2015.
La lauréate du prix Nobel de la paix, députée depuis l'an dernier, a été réélue à l'unanimité par les 120 membres du comité central, alors qu'aucun autre candidat ne s'était présenté contre elle.

Les 850 délégués de la LND sont réunis depuis vendredi à Rangoun pour le premier congrès de l'histoire du parti, à deux ans de législatives dont la Ligue est favorite. Le parti doit définir une stratégie et tourner la page de la clandestinité, mais aussi surmonter les "conflits" internes que Suu Kyi a reconnus samedi lors d'un discours où elle a prôné l'unité. "Il est très important que nous soyons unis en ce moment", a-t-elle répété dimanche. "Je voudrais vous demander de ne pas laisser des sentiments personnels mettre en danger l'avenir du pays, a-t-elle encore insisté. Nous devons saisir notre chance. Dans le cas contraire, ce sera une perte non seulement pour la LND, mais aussi pour le pays."

La Ligue a passé vingt ans dans la quasi-clandestinité sous la junte militaire et beaucoup de ses cadres, dont Suu Kyi, ont passé de longues années en prison. Elle a désormais réintégré le processus politique légal grâce aux réformes entreprises depuis deux ans par le nouveau régime.

Portée par l'extraordinaire charisme de Suu Kyi, la LND est devenue l'an dernier le premier parti d'opposition parlementaire, au terme de législatives partielles remportées haut-la-main. Mais le parti a été secoué par de vives querelles internes ces derniers mois, conduisant notamment à l'expulsion de quatre membres, qui se sont vu refuser l'accès au congrès.

don - 12/03/2013 à 00:34
Et deviner qui a été rendre une petite visite a cette Grande Dame

Voir lien. http://www.lepetitjournal.com/cambodge/accueil/a...ue-l-opposant-sam-rainsy-a-rencontre-aung-san-su

sorenathy - 12/03/2013 à 06:37
Mais il y a aussi ça - donc on est loin du tableau idéal

http://fr.news.yahoo.com/phosphore-contre-manifestants-birmanie-045026107.html

Du phosphore a été utilisé par les forces de l'ordre en Birmanie, provoquant des blessures 'inutiles' dans une opération contre des opposants à une mine de cuivre, selon une enquête parlementaire présidée par la chef de l'opposition, Aung San Suu Kyi. ...


L'enquête a cependant donné le feu vert à la poursuite des activités de la mine, un projet sino-birman, même si les bénéfices pour le pays sont 'maigres'. Une décision qui risque de relancer la colère des riverains, déterminés à y mettre un terme. La mine est gérée par une société mixte formée par le groupe chinois Wanbao et une société appartenant à l'armée birmane....


Et le parallèle avec le srok :


Les opposants dénoncent notamment l'insuffisance des indemnisations des "saisies de terres" et les risques de pollution.

:ideenoire:

Edité le 12/03/2013 @ 06:37 par sorenathy

kaunklau - 12/03/2013 à 06:50
Et , si le PM H.Sen laisse rentrer , M. S.Rainsy rentrer au Srok afin de le battre électoralement ? car , selon lui et son entourage ,qui est au pouvoir , il sera sûr de gagner .
C'est vrai également , quand , il n 'y a pas d'adversaire dans une élection , le résultat n'est pas intéressant .
Si je suis à sa place et suis sûr de gagner , je le ferai !!!

virgule - 12/03/2013 à 09:27
kaunklau a écrit

Et , si le PM H.Sen laisse rentrer , M. S.Rainsy rentrer au Srok afin de le battre électoralement ? car , selon lui et son entourage ,qui est au pouvoir , il sera sûr de gagner .
C'est vrai également , quand , il n 'y a pas d'adversaire dans une élection , le résultat n'est pas intéressant .
Si je suis à sa place et suis sûr de gagner , je le ferai !!!


Je pense en effet que Sam Ramsy n'a aucun chance de gagner une élection législative.

kaunklau - 12/03/2013 à 10:09
virgule a écrit

kaunklau a écrit

Et , si le PM H.Sen laisse rentrer , M. S.Rainsy rentrer au Srok afin de le battre électoralement ? car , selon lui et son entourage ,qui est au pouvoir , il sera sûr de gagner .
C'est vrai également , quand , il n 'y a pas d'adversaire dans une élection , le résultat n'est pas intéressant .
Si je suis à sa place et suis sûr de gagner , je le ferai !!!


Je pense en effet que Sam Ramsy n'a aucun chance de gagner une élection législative.

Une raison de plus . Sinon , il sera lâche comme son adversaire l'avait traité .

robin des bois - 12/03/2013 à 11:04
A la TV : France 2 ce soir à 22h45 ,

ce documentaire Aung San Suu Kyi, un rêve birman

- cf sur ce lien :

http://television.telerama.fr/tele/programmes-tv/aung-san-suu-kyi-un-reve-birman,48893882.php

- cet article Télérama

Mardi 12 mars de 22:40 à 23:35 sur France 2

Synopsis de Aung San Suu Kyi, un rêve birman

Quand la LND, le parti d'Aung San Suu Kyi, décroche aux élections du printemps dernier une quarantaine de sièges au parlement, un horizon nouveau s'offre à la Birmanie. Derrière cette femme devenue icône, de jeunes élus décidés à bouleverser les codes prennent la main. La junte elle aussi lâche du lest, et laisse entrevoir la possibilité d'une ouverture. Aung San Suu Kyi et les 42 nouveaux députés de son parti tentent alors de convaincre les généraux d'abandonner les privilèges auxquels ils tiennent tant, et avec eux, se mettent en marche pour reconstruire le pays. Portraits croisés d'une femme et de son peuple.

Un mélange de joie et de tension flotte dans l'air birman. « Toute leur vie, depuis le jour de leur naissance, les gens de ce pays ont été opprimés, commente un vieil homme, figure de la lutte contre la dictature. Ils ne savent pas comment être libres. Mais ils vont peu à peu apprendre. Comprendre qu'ils peuvent agir, parler, dire ce qu'ils pensent. » Nous sommes au printemps 2012 et, depuis peu, le pouvoir multiplie les signes d'ouverture. Aung San Suu Kyi, assignée à résidence pendant une quinzaine d'années, est autorisée à se présenter aux élections législatives, ainsi que les opposants politiques, libérés de prison par centaines. Un fol espoir parcourt le pays : et si « mère Suu », comme on la nomme affectueusement, parvenait à imposer la démocratie ?

Manon Loizeau (La Malédiction de naître femme) saisit la Birmanie à ce moment historique où le peuple se libère de la peur, prudemment. Elle y entremêle le portrait de son chère leader, incarnation de l'opposition à la junte depuis près de vingt-cinq ans. On attend une parole forte du Prix Nobel de la paix, avouons que nous sommes un peu déçu. C'est qu'Aung San Suu Kyi, désormais responsable politique, est astreinte à la prudence. Ce film vaut davantage pour ses immersions dans les campagnes et dans les rassemblements, où des artistes expriment une contestation impensable il y a encore quelques mois. Personne ne semble savoir où se trouve désormais la ligne rouge, le Rubicon au-delà duquel le pouvoir pourrait briser en mille morceaux les rêves de démocratie.— Marc Belpois

Marc Belpois




Seun nmott - 12/03/2013 à 11:34
kaunklau a écrit

virgule a écrit

kaunklau a écrit

Et , si le PM H.Sen laisse rentrer , M. S.Rainsy rentrer au Srok afin de le battre électoralement ? car , selon lui et son entourage ,qui est au pouvoir , il sera sûr de gagner .
C'est vrai également , quand , il n 'y a pas d'adversaire dans une élection , le résultat n'est pas intéressant .
Si je suis à sa place et suis sûr de gagner , je le ferai !!!


Je pense en effet que Sam Ramsy n'a aucun chance de gagner une élection législative.

Une raison de plus . Sinon , il sera lâche comme son adversaire l'avait traité .


La "Mère Suu" a su construire son image de patriotique exemplaire, a su mener une lutte intense contre une dictature tout en restant sur place. Elle a gagné le cœur des opprimés petit à petit tout en restant elle même. Une femme qui a osé mettre sa vie au service de son peuple.
Maintenant elle qui est à la tête d'un puissant parti d'opposition, c'est autre lutte qu'elle est en train de mener. Comment gagner le cœur des militaires.
Dans ces pays si vous gagnerez le cœur de l'armée, vous aurez le pouvoir.

robin des bois - 12/03/2013 à 12:17
Seun nmott a écrit

.
Maintenant elle qui est à la tête d'un puissant parti d'opposition, c'est autre lutte qu'elle est en train de mener. Comment gagner le cœur des militaires.
Dans ces pays si vous gagnerez le cœur de l'armée, vous aurez le pouvoir.




Ou vous avez

- le parti unique

- l'armée

Petit exercice pratique pour l'Asie (SGDG)

- Régimes s'apppuyant sur le "parti unique ": la Chine, le Vietnam, le Laos

- Régimes s'appuyant sur l'Armée : la Thaïlande, la Birmanie

- heu ......pour le Cambodge :au choix : "système mafieux ", "oligarchique" et/ou "kleptocrate"

ps : les monarchies .. c'est pour la "façade soi-disant démocratique"





Edité le 12/03/2013 @ 12:18 par robin des bois

virgule - 12/03/2013 à 17:33
robin des bois a écrit

Seun nmott a écrit

.
Maintenant elle qui est à la tête d'un puissant parti d'opposition, c'est autre lutte qu'elle est en train de mener. Comment gagner le cœur des militaires.
Dans ces pays si vous gagnerez le cœur de l'armée, vous aurez le pouvoir.




Ou vous avez

- le parti unique

- l'armée

Petit exercice pratique pour l'Asie (SGDG)

- Régimes s'apppuyant sur le "parti unique ": la Chine, le Vietnam, le Laos

- Régimes s'appuyant sur l'Armée : la Thaïlande, la Birmanie

- heu ......pour le Cambodge :au choix : "système mafieux ", "oligarchique" et/ou "kleptocrate"

ps : les monarchies .. c'est pour la "façade soi-disant démocratique"






attention, je pense qu'il faut bien voir que les gds gpes économiques et étatique, qui contrôlent de fait une partie du pouvoir, au VN, au laos et en chine, sont tenus par les militaires (de même au cambodge)

robin des bois - 12/03/2013 à 19:53
virgule a écrit


attention, je pense qu'il faut bien voir que les gds gpes économiques et étatique, qui contrôlent de fait une partie du pouvoir, au VN, au laos et en chine, sont tenus par les militaires (de même au cambodge)




Heu oui bien sûr... mais là ou il y a officiellement un parti unique issu directemet du PC , ne me dis pas que c'est l'armée qui gouverne ; je ne te croirai pas du tout ....

car, d'après toi, qui nomme qui SVP ?

Au Cambodge, je ne dis pas NON ...

mais "l'armée khmère ".. en dehors des cohortes de généraux et de " soldats fantômes" !!!!

CQFd : je maintiens ma version(sachant bien sûr qu'il y a des liens étroits entre parti unique et "armée de libération nationale" !!!!!(cf MAO ou HCM/GIAP )

............etc etc etc







Edité le 12/03/2013 @ 19:54 par robin des bois

sorenathy - 13/03/2013 à 12:23
http://lejournalducambodge.blogspot.com/2013/03/rencontre-sam-rainsy-aung-saan-suu-kyi.html

virgule - 23/03/2013 à 11:00
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/201...ktila-placee-en-etat-d-urgence_1853068_3216.html

Birmanie : l'armée déployée à Meiktila, placée en état d'urgence
Le Monde.fr avec AFP | 23.03.2013 à 05h27 • Mis à jour le 23.03.2013 à 09h46

La ville de Meiktila, dans le centre de la Birmanie, a été placée sous état d'urgence samedi 23 mars, après trois jours de violences entre bouddhistes et musulmans qui ont fait au moins 20 morts. Une cinquantaine de camions militaires ont été dépêchés dans cette petite bourgade située à 130 kilomètres de la capitale Naypyidaw, dont les rues ont été livrées à des bandes d'émeutiers armés de bâtons et de couteaux. Des quartiers entiers de la ville et plusieurs mosquées sont partis en fumée, des corps calcinés jonchaient les rues. Jusqu'à vendredi soir, les forces de l'ordre ont semblé dépassées.
Le terrain de sport communal a été réquisitionné pour accueillir quelques milliers de musulmans fuyant les violences et installés sous des toiles blanches montées de bric et de broc. Vendredi, un groupe de journalistes travaillant pour des médias étrangers et birmans a été menacé par des moines bouddhistes et des jeunes hommes armés de couteaux et de bâtons, qui les ont forcés à remettre les cartes mémoire de leurs appareils photos. La plupart ont quitté la ville après avoir été pris en charge par les forces de sécurité, non sans être fouillés une dernière fois par un groupe d'émeutiers.

MISE EN PLACE D'UNE COMMISSION D'ENQUÊTE

Le chef de l'Etat, l'ancien général Thein Sein, crédité du mouvement de réformes qui a soulevé l'espoir dans le pays depuis deux ans, a estimé que l'aide des militaires était devenue nécessaire pour ramener la sécurité. Une commission d'enquête a aussi été mise en place pour déterminer les causes de cette flambée subite de violences dans une bourgade habituellement paisible.

L'état d'urgence, qui donne aux militaires des pouvoirs étendus, s'était déjà révélée nécessaire l'an passé en Etat Rakhine, où affrontements entre bouddhistes de l'ethnie rakhine et musulmans de la minorité apatride des Rohingyas avaient fait plus de 180 morts et 115 000 déplacés. Ces violences, comme celles de Meiktila, mettent en lumière un racisme profondément inscrit dans la société, dont une frange importante considère le bouddhisme comme partie intégrante de la culture nationale. Les musulmans représentent officiellement 4 % des 60 millions de Birmans, mais aucun recensement n'a été mené dans le pays depuis trente ans.

sorenathy - 23/03/2013 à 16:41
Thein Sein a fait son tour de "Relations Publiques" en mentant sur la réalité. C'est terrible de voir, ce que s'y passe. J'espère que le monde va réagir.

On a cru trop tôt que la Birmanie s'ouvrait. J'ai vu une image affligeante de camions Militaires envoyés sur place. Ça donne des frissons.


:ideenoire:

Seun nmott - 23/03/2013 à 21:13
Que dire, quand les non violences se déchainent...
Il est interdit de tuer chez les bouddhites.. :-P

Panatépata, tha kom oy samlab sat, tè baeur sat kach na chang samlap yeung, yeung treuv tveu vir mun.
L'un des 5 recommandations du Bouddha, est Ne pas tuer.
Seulement, il y en a qui ajoute.. Si l'animal veut nous tuer, il faut réagir le premier(l'attaque est une meileure défense)..

:reflechi1: j'ai bien peur ce qu'il est en train de se passer là bas...

Je vous rappelle que les thaïs se méfiaient toujours de birmans,
c'est le seul pays qui ne veut pas que les Birmans retrouvent leurs forces d'antan.
Ce n'est qu'un avis perso


virgule - 24/03/2013 à 10:21
Seun nmott a écrit

Que dire, quand les non violences se déchainent...
Il est interdit de tuer chez les bouddhites.. :-P

Panatépata, tha kom oy samlab sat, tè baeur sat kach na chang samlap yeung, yeung treuv tveu vir mun.
L'un des 5 recommandations du Bouddha, est Ne pas tuer.
Seulement, il y en a qui ajoute.. Si l'animal veut nous tuer, il faut réagir le premier(l'attaque est une meileure défense)..

:reflechi1: j'ai bien peur ce qu'il est en train de se passer là bas...

Je vous rappelle que les thaïs se méfiaient toujours de birmans,
c'est le seul pays qui ne veut pas que les Birmans retrouvent leurs forces d'antan.
Ce n'est qu'un avis perso




oui, mais enfin là, je ne vois pas trop ce que les thais viennent faire dans cette histoire...

virgule - 24/03/2013 à 10:24
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/201...alme-precaire-regne-a-meiktila_1853189_3216.html

Des émeutes antimusulmanes font 32 morts en Birmanie
Le Monde.fr | 23.03.2013 à 11h00 • Mis à jour le 23.03.2013 à 17h41
Par Bruno Philip


1853197_5_18d3_un-journaliste-birman-offre-une-friandise-a-un_d7d6c1d93106c0a71377acac9f6d8466.jpg
Un journaliste birman offre une friandise à un soldat, le 23 mars à Meiktila. | REUTERS/Soe Zeya Tun

Un calme précaire régnait, samedi 23 mars, dans une ville du centre de la Birmanie où durant trois jours ont eu lieu de véritables pogroms antimusulmans qui ont fait au moins trente-deux morts. En dépit de ce relatif retour à la normale à Meiktila, ville située entre la capitale Naypyidaw et Mandalay, cette nouvelle série d'émeutes contre la minorité musulmane pose de nombreuses questions sur la stabilité sociale dans ce pays multi ethnique et pluriconfessionnel engagé sur la voie de la démocratisation : sur la soixantaine de millions de Birmans, environ 4% de la population est musulmane, la plupart des disciples du prophète étant d'origine indienne.
L'armée patrouillait samedi la ville où des gangs armés de jeunes extrémistes bouddhistes, parfois appuyés par des moines, ont saccagé des mosquées et brulé des commerces musulmans depuis mercredi, après qu'une rixe eut éclaté dans une boutique vendant de l'or. Certaines sources évoquent le meurtre d'un moine bouddhiste, avant le début des émeutes.

UN MOINE BOUDDHISTE ARMÉ D'UN POIGNARD

Des photographes et journalistes birmans racontent avoir vu des cadavres brûlés gisant le long des rues. Confrontés à des émeutiers, certains ont dû retirer les cartes mémoires de leurs appareils photos ; l'un d'entre eux a été menacé par un moine bouddhiste armé d'un poignard.

Des centaines de musulmans ont trouvé refuge dans un stade de football protégé par les forces de l'ordre. De nombreux témoignages font cependant état d'une passivité de ces dernières aux premières heures des émeutes, laissant penser que, de manière délibérée ou non, la police et l'armée se sont montrées impuissantes à ramener le calme et à défendre les musulmans contre ce qui a toutes les apparences d'un pogrom organisé ou incité par des extrémistes locaux.

Cette nouvelle série de violences dirigées contre la minorité musulmane s'est produite après les graves émeutes interconfessionnelles qui avaient éclaté en juin et septembre dans l'Etat de l'Arakhan, au nord-ouest de la Birmanie. Au moins 150 personnes, majoritairement des musulmans, avaient été tuées dans ces incidents provoqués par le viol d'une femme bouddhiste.

En Arakhan, les quelque 800 000 membres de l'ethnie rohingya, composée de musulmans d'origine bengalie, dont beaucoup sont implantés en Birmanie depuis des lustres, représente une minorité réprimée durant de longues années au temps de la junte militaire : les Rohingyas ne jouissent pas de la citoyenneté birmane et sont déchus de la plupart des droits accordés aux 135 autres ethnies du "Myanmar".

EXPLOSION DE VIEILLES RANCŒURS

Les émeutes antimusulmanes ne sont cependant pas un phénomène totalement nouveau en Birmanie : durant la colonisation britannique, des centaines de musulmans furent tués lors de semblables pogroms dans les années trente, à une époque où la Grande-Bretagne pratiquait une politique d'immigration consistant à encourager les Indiens à s'établir dans le pays à des fins d'exploitation agricole. Il y avait alors 500 000 Indiens vivant en Birmanie, la moitié d'entre eux étaient musulmans. Plus récemment, les musulmans avaient aussi été les cibles de violences en 1997 et 2001.

Certains spécialistes remarquent que la démocratisation en cours depuis le retrait de la junte militaire au printemps 2011 a permis l'explosion de vieilles rancœurs et de séculaires frustrations d'ordre ethnico-religieuses. L'Etat d'urgence a été imposé à Meiktila et dans les districts environnant par le président birman Thein Sein, une décision qui va permettre à l'armée de ramener l'ordre. Le contexte actuel de démocratisation avait eu cependant pour effet de confiner les soldats dans leurs casernes au terme de presque un demi-siècle de junte militaire...

kaunklau - 24/03/2013 à 11:27
Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond , puisqu'un bonze , moine bouddhiste , n'utilise pas de violence contre qui , quoi , que ce soit .
Bouddhisme = non violence ,partage , indulgence , respect d'autrui .
Or , pour qu'un moine soit "armé d'un poignard " , personnellement , je pense que c'est un faux ou une personne qui se maquille pour provoquer "la haine " entre les bouddhistes et les musulmans .
Mais , si c'est le cas , la cummunauté doit le mettre dehors de pagode , car , il ne comprend rien ou il ne respecte pas ce que Bouddha avait laissé pour ses croyants .


Seun nmott - 24/03/2013 à 11:47
virgule a écrit

Seun nmott a écrit

Que dire, quand les non violences se déchainent...
Il est interdit de tuer chez les bouddhites.. :-P

Panatépata, tha kom oy samlab sat, tè baeur sat kach na chang samlap yeung, yeung treuv tveu vir mun.
L'un des 5 recommandations du Bouddha, est Ne pas tuer.
Seulement, il y en a qui ajoute.. Si l'animal veut nous tuer, il faut réagir le premier(l'attaque est une meileure défense)..

:reflechi1: j'ai bien peur ce qu'il est en train de se passer là bas...

Je vous rappelle que les thaïs se méfiaient toujours de birmans,
c'est le seul pays qui ne veut pas que les Birmans retrouvent leurs forces d'antan.
Ce n'est qu'un avis perso




oui, mais enfin là, je ne vois pas trop ce que les thais viennent faire dans cette histoire...


Je n'ai pas l'ambition de se faire passer pour celui qui possède un "Savoir infus", ni passer pour un expert, seulement en référence aux pages de l'histoire,


Certains spécialistes remarquent que la démocratisation en cours depuis le retrait de la junte militaire au printemps 2011 a permis l'explosion de vieilles rancœurs et de séculaires frustrations d'ordre ethnico-religieuses. L'Etat d'urgence a été imposé à Meiktila et dans les districts environnant par le président birman Thein Sein, une décision qui va permettre à l'armée de ramener l'ordre. Le contexte actuel de démocratisation avait eu cependant pour effet de confiner les soldats dans leurs casernes au terme de presque un demi-siècle de junte militaire...


Bien que la semblant paix règne dans ce coin de l'Asie, les bons chefs gardent toujours un œil bien veillant sur son potentiel adversaire, celui qui risque de perturber la sérénité nationale.
Le VN est bien tranquille avec le Cambodge, et se lie harmonieusement avec la Thaïlande, qui mine de rien surveille les évolutions de son voisin de l'ouest...

La dernière prise de la capitale de la Thaïlande est venue de l'Ouest...

Dans la légende "des trois Royaumes": tant que l'adversaire a un problème interne, on est pas menacé

Seun nmott - 24/03/2013 à 12:02
kaunklau a écrit

Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond , puisqu'un bonze , moine bouddhiste , n'utilise pas de violence contre qui , quoi , que ce soit .
Bouddhisme = non violence ,partage , indulgence , respect d'autrui .
Or , pour qu'un moine soit "armé d'un poignard " , personnellement , je pense que c'est un faux ou une personne qui se maquille pour provoquer "la haine " entre les bouddhistes et les musulmans .
Mais , si c'est le cas , la cummunauté doit le mettre dehors de pagode , car , il ne comprend rien ou il ne respecte pas ce que Bouddha avait laissé pour ses croyants .



Si La dame Aung San Suu Kyi est resté silencieuse sur ce point, aux dernières nouvelles, et que certains de ces lieutenants s'est montrés mécontent contre elle, C'est qu'il y avait un vrai gros problème.

La religion bouddhiste dans ce pays est liée dans les affaires d’État depuis le temps des Môns, comme dans certain pays islamiques.

Edité le 24/03/2013 @ 12:02 par Seun nmott

sorenathy - 25/03/2013 à 03:01
Qui sait si ce moine est un "vrai" moine ... terrible de voir tout ça. Et pour sûr le régime est derrière.


NLD : Un peu la désillusion, depuis que même U Win Tin a parlé des Rohingyas, comme il l'a fait. Peux pas citer, trouve plus, veux pas déformer.




L'image du dernier article posté par Virgule, c'est celle que j'avais vue.

Seun nmott - 25/03/2013 à 12:59
sorenathy a écrit

Qui sait si ce moine est un "vrai" moine ... terrible de voir tout ça. Et pour sûr le régime est derrière.


NLD : Un peu la désillusion, depuis que même U Win Tin a parlé des Rohingyas, comme il l'a fait. Peux pas citer, trouve plus, veux pas déformer.




L'image du dernier article posté par Virgule, c'est celle que j'avais vue.


Comme le malheur ne vient jamais seul.

.....Le camp de réfugiés birmans dans la province de Mae Hong Son( nord Thaïlande) a été la proie d’une incendie meurtrière , le vendredi passé, dont les victimes sont des femmes et des enfants....

Il y avait 130 000 réfugiés dont 80 000 légal, répartis sur dix camps le long de la frontière TH -Bir, dont la majorité est Karen..
Source FRI



virgule - 25/03/2013 à 19:21
sorenathy a écrit

Qui sait si ce moine est un "vrai" moine ... terrible de voir tout ça. Et pour sûr le régime est derrière.


NLD : Un peu la désillusion, depuis que même U Win Tin a parlé des Rohingyas, comme il l'a fait. Peux pas citer, trouve plus, veux pas déformer.




L'image du dernier article posté par Virgule, c'est celle que j'avais vue.


une amie en poste en birmanie m'a indiqué que les bonzes appellent au pogrom (a prendre évidemment avec les pincettes qui sont nécessaire)

virgule - 26/03/2013 à 19:58
http://www.courrierinternational.com/article/201...tes-extremistes-attisent-la-haine-anti-musulmans

BIRMANIE • Des bouddhistes extrémistes attisent la haine anti-musulmans

Depuis une semaine, le centre du pays est en proie aux émeutes violentes contre les musulmans. Un journaliste observe la montée en puissance d'un discours identitaire relayé par des moines. Un danger à ne pas sous-estimer dans ce pays composé de nombreuses ethnies.
Asia Sentinel |Kosak Tuscangate |26 mars 2013

2603-Birmanie.jpg
21 mars 2013. Les habitants passent devant des habitations en feu après les émeutes dans la ville de Meiktila, dans le centre de la Birmanie - AFP


Lorsque Maung Zarni, chercheur et militant engagé, a déclaré que la répression contre les Rohingyas et les musulmans de Birmanie s'apparentait à une forme de néo-nazisme, certains Birmans ont estimé qu'il allait trop loin. Les commentateurs occidentaux avaient eux aussi évité ce terme. La diffusion de photos prises lors d'une émeute anti-musulmans le 20 mars dernier à Meiktila, dans le centre du pays, lui donne pourtant raison aujourd'hui.

Ces violences, survenues à la suite d'une querelle entre des musulmans faisant commerce d'or et des clients bouddhistes, ont coûté la vie à plus de trente personnes et causé la destruction d'une dizaine de mosquées, d'écoles et de foyers musulmans. Des milliers de résidents – musulmans et bouddhistes – ont quitté la ville en flammes, laissant derrière eux des cadavres et des bâtiments en cendres.

Images de réfugiés les mains en l'air

Le 21 mars au soir, le journal Eleven News basé à Rangoun a diffusé des photos montrant une longue file de musulmans contraints de quitter la ville. Ce qu'il y a de frappant dans ces images, c'est que les réfugiés, y compris les femmes, les enfants et les personnes âgées, ont les mains en l'air alors que les forces de sécurité les escortent. A quelques encablures se tiennent des moines et des habitants bouddhistes armés, observant le départ de centaines de musulmans. Des images qui évoquent celles des réfugiés juifs escortés par des soldats allemands durant le IIIème Reich.

Ces photos ne sont pas le seul point commun entre le mouvement anti-musulmans en Birmanie et le courant néo-nazi. Les actions et l'idéologie des militants – notamment en terme d'ethnie et de religion, mais aussi sur les questions de classe et de sexe – ne sont pas très éloignées de ce que l'on a pu voir durant le régime nazi d'Hitler.

Il y a d'abord des actes observables et répétés. Les plus importants sont ceux liés à la "campagne 969" lancée en début d'année. Dans un pays où la numérologie occupe une place importante, ce mouvement de masse est mené par des moines bouddhistes extrémistes, dont un porte-drapeau passionné appelé Wirathu. Le nombre 969 vient de la tradition bouddhiste selon laquelle les Trois Joyaux ou Tiratanase composent de 24 attributs (9 du Bouddha, 6 du Dharma et 9 du Shangha).

Des marchands boycottés

Pour les militants, la campagne 969 vise à protéger la race et la religion [birmanes] par des moyens pacifiques. En réalité, c'est un mouvement ouvertement hostile aux musulmans et qui ne prêche nullement les enseignements du Bouddha. Dans tout le pays on trouve des comités locaux du mouvement qui organisent des évènements, proposent des sermons religieux et distribuent des CD, des livres et des tracts anti-musulmans.

La campagne 969 s'intéresse à des questions économiques en affirmant que les musulmans contrôlent l'économie du pays et que les bouddhistes ne devraient avoir aucun commerce avec eux. Les militants recommandent à leurs coreligionnaires de fréquenter des commerces bouddhistes qui arborent des panneaux et des autocollants 969. Dans l'Etat Karen [au sud-est de la Birmanie], les bouddhistes sont mêmes contraints de ne se fournir qu'auprès de marchands bouddhistes. Plusieurs sources locales font état de violences perpétrées par des moines et des militants du mouvement 969 contre des bouddhistes ayant eu commerce avec des musulmans.

Le mouvement 969 s'étend désormais sur toute une gamme de commerces, des restaurants aux marchands de thé en passant par les vendeurs de rue. Dans tout le pays, on entend des sermons de moines bouddhistes parlant du mouvement 969. En résumé, le message du mouvement est diffusé dans tout le pays par les moines et les militants qui sillonnent l'Etat. Les musulmans sont présentés comme de dangereux étrangers venus prendre le contrôle de la Birmanie dans sa globalité.

Soutien populaire

Il y a aussi d'autres facteurs importants. On trouve par exemple plusieurs ouvrages de moines bouddhistes portant tous le même titre: De la peur de perdre notre race / notre nation. Ces livres, qui circulent depuis plusieurs années, sont les manifestes du mouvement : ils dépeignent les musulmans comme des hommes haineux et dangereux qui épousent des femmes bouddhistes sans leur consentement, tentent de remplacer le bouddhisme par l'islam et se sont donnés pour mission d'étendre leur domination économique, politique et culturelle sur le monde. Selon eux, les musulmans pourraient asservir la nation bouddhiste si aucune mesure n'était prise pour les neutraliser et éradiquer leur influence.

Toutefois, aucun mouvement néo-nazi ne survit sans soutien populaire. Le fait que des centaines de gens écoutent les sermons de la campagne 969 est la preuve de sa montée en puissance. L'opinion publique ne se contente pas d'accepter ces propos, elle participe aux actions du mouvement qui a notamment détruit plusieurs commerces musulmans dans l'Etat Môn au début du mois.

Sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, plusieurs groupes privés portant des noms en alphabet birman sont liés au mouvement 969. Ils comptent entre 90 et plusieurs centaines de membres. Il existe des profils publics comme le Myanmar National Movement Committee, "aimé" par 15 499 internautes. Les commentaires des utilisateurs reflètent également le soutien populaire au mouvement.
Si les autorités laissent ce mouvement se propager, la Birmanie est promise à un avenir de tensions communautaires et de violence perpétuelle. Le fait qu'une simple querelle personnelle ait pu dégénérer en émeutes de masse à Meiktila est un signe alarmant.

virgule - 03/04/2013 à 12:56
http://www.courrierinternational.com/article/2013/04/02/une-petite-revolution-dans-les-kiosques

BIRMANIE • Une petite révolution dans les kiosques
Pour la première fois depuis un demi-siècle, quatre quotidiens privés ont fait leur apparition. Mais malgré ce signe supplémentaire de libéralisation du régime, les obstacles à la liberté d'information demeurent.

Courrier international | Christine Chaumeau | 2 avril 2013

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A Rangoon, un homme lit un exemplaire de The Voice, un des quatres quotidiens privés apparus le 1er avril 2013 - AFP

Les kiosques de Rangoon étaient en effervescence le 1er avril. Pour la première fois depuis 1964, date de la nationalisation par le régime des quotidiens, les lecteurs avides d'information avaient la possibilité d'acheter des quotidiens détenus par des intérêts privés.

Pyidaungsu Daily
(Union Daily), Shwe Naing Ngan Thit Daily (Golden Freshland Daily), San Taw Chein Daily (Standard Times Daily) et Voice Daily sont les premiers titres à être distribués, parmi 16 publications à avoir obtenu l'autorisation du gouvernement de sortir quotidiennement.

D'autres quotidiens viendront peu à peu étoffer l'offre d'information. La ligue nationale pour la démocratie d'Aung San Suu Kyi prévoit notamment de publier D-Wave dans les semaines à venir.

Bien que soumise à un contrôle strict, la presse birmane, la plus vivante d'Asie du Sud-Est avant la prise de pouvoir par l'Armée en 1962, dispose toujours d'une grande variété de périodiques.
La pré-censure a été abolie en août dernier, mais il reste de nombreux obstacles avant que l'information ne circule librement, estime le site Democratic voice of Burma.

"Nous devons être prudents et malins tant que la loi sur la presse de 1962 n'a pas été revue", explique Ko Ko, le secrétaire général de l'Association des journalistes birmans. Ce texte encadre toujours très strictement les publications. Les journaux ne doivent pas "critiquer le gouvernement et mettre en cause la sécurité nationale".

Une nouvelle loi sur la presse devrait être présentée en juin prochain au Parlement. Les premières versions du texte qui ont circulé en février ont soulevé l'inquiétude des associations de journalistes.

virgule - 04/04/2013 à 07:51
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/201...apidite-de-la-glasnost-birmane_3152521_3216.html

La saisissante rapidité de la "glasnost" birmane
LEMONDE | 03.04.13 | 12h21

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A Rangoun (Birmanie), mercredi 3 avril. De plus en plus de journaux retrouvent leur place chez les marchands. | Damir Sagolj/REUTERS

Rangoun, envoyé spécial

REPORTAGE. Certains restent sceptiques, d'autres demeurent très critiques à l'égard du pouvoir ou craignent que les réformes en cours ne se heurtent de manière croissante à de nombreux obstacles. Mais tous sont d'accord sur un point : le processus de démocratisation en Birmanie est réel, tangible. La liberté d'expression est désormais une réalité.

Journalistes, rédacteurs en chef, nouveaux syndicalistes, anciens prisonniers politiques, blogueurs, avocats, artistes tirent un bilan plutôt positif des deux années écoulées, depuis que, le 30 mars 2011, la junte militaire a passé la main. Si la plupart des acteurs de ces nouveaux contre-pouvoirs d'une société civile en plein essor montrent du doigt les carences, les blocages et les insuffisances de la "glasnost" birmane, et confient leurs inquiétudes pour l'avenir, l'heure est tout de même à l'optimisme. Depuis le coup d'Etat militaire du général Ne Win, en 1962, c'est la première fois que les Birmans peuvent s'exprimer et manifester publiquement leurs désaccords. En deux ans, le chemin parcouru est saisissant.

"Je ne pensais pas que nous serions un jour aussi libres, je croyais que j'allais passer le reste de ma vie en exil", confie Myo Thant, journaliste au site en ligne Mizzima, réfugié plusieurs années en Thaïlande pendant la dictature.

"ON EST DÉSORMAIS LIBRE À 80 %"

"Je dirais qu'on est libre désormais à 80 %", estime Moe Zat, un jeune artiste contemporain, organisateur de performances autrefois interdites. "Mais nous sommes dans une période de transition, il y a encore de nombreux tabous, des sujets sensibles, tels les questions religieuses, le rôle de l'armée, les guérillas ethniques, la représentation de la nudité dans l'art…", poursuit-il.

"Jamais la liberté d'expression n'a été aussi importante, même si on est encore un peu dans le flou. On ne sait pas toujours ce qui est possible et ce qui ne l'est pas. Je pense qu'on y verra plus clair bientôt", complète Aye Ko, célèbre peintre contemporain qui a passé plusieurs années en prison pour son engagement en faveur de la démocratie.

Quand le nouveau gouvernement du président Thein Sein s'est installé aux commandes au printemps 2011, rares sont les observateurs qui auraient pu imaginer une pareille évolution. Beaucoup étaient plutôt enclins à douter d'une mise en place rapide du processus de réformes, les plus pessimistes redoutant que l'ouverture ne soit qu'un "toilettage" de l'ancien régime, permettant au nouveau pouvoir d'afficher un vernis démocratique pour la galerie et les pays occidentaux.

C'est tout le contraire qui s'est produit : même si la plupart des ministres sont des anciens généraux, que 25 % des sièges du Parlement restent réservés aux militaires et que l'armée demeure une institution aussi puissante qu'incontournable, la rapidité de l'évolution démocratique a pris tout le monde de court : libération de la quasi-totalité des prisonniers politiques – il en resterait 200, accusés d'actes de "terrorisme" –, lois sur le droit syndical, suppression de la censure préalable pour les journaux, possibilité pour les députés de débattre de sujets naguère tabous au Parlement, tenue d'élections législatives partielles libres en 2012…

Entre les décisions prises dans la nouvelle capitale, Naypyidaw, et l'application des réformes sur le terrain, il y a certes encore loin de la coupe aux lèvres. Comme le remarque la jeune avocate Phyu Phyu Win, "si les syndicats de paysans ou des associations de travailleurs se sont formés, les autorités locales ne veulent pas toujours se conformer aux nouvelles réglementations. Il est difficile de négocier avec les responsables. Le droit de manifester existe sur le papier, mais il faut demander l'autorisation et celle-ci n'est pas toujours accordée".

Une situation qu'a vécue sur le terrain à de nombreuses reprises la syndicaliste Su Su Nway, 40 ans, plusieurs fois emprisonnée sous la junte : "On peut manifester, mais il n'y a pas de lois qui protègent les droits des paysans, victimes de confiscations de leurs terres au nom de projets de développement concoctés par des hommes d'affaires de mèche avec les autorités locales qui traînent souvent les pieds."

"APPÉTIT POUR L'INFORMATION CHEZ LES JEUNES"

Une récente proposition de loi sur la presse a, par ailleurs, provoqué la colère des journalistes à Rangoun qui accusent le gouvernement d'essayer de faire passer, sans avoir consulté le tout nouveau conseil des médias, une législation qualifiée de "liberticide". Celle-ci, si elle était adoptée, permettrait de condamner à des peines de prison ou à de lourdes amendes les directeurs de publication en cas d'articles pouvant, entre autres, "troubler l'Etat de droit, provoquer des conflits entre ethnies et religions", ou étant de nature "érotique".

Un champ d'interprétation large qui risque d'autoriser tous les abus. "Nous avions toutes les raisons d'être optimistes, relève Zaw Thet Htwe, président du syndicat de journalistes Thamaga et ancien prisonnier politique, mais ce projet de loi nous a fait perdre la confiance dans ce gouvernement."

"Les réformes vont de l'avant, mais il y a certaines personnes qui s'efforcent de les contrecarrer. Le gouvernement fait des pas en avant et des pas en arrière", estime Than Htut Aung, directeur du groupe de journaux Eleven Media.

L'extension des espaces de liberté est parfois une réalité à double tranchant. Lorsque des gangs d'extrémistes bouddhistes se sont attaqués récemment à des musulmans lors d'émeutes qui ont fait près d'une cinquantaine de morts, on a vu que la liberté d'expression nouvellement conquise permet également à de vieilles rancœoeurs de s'exprimer dans la plus grande violence. Et de laisser entrevoir l'émergence d'un nationalisme birman des plus inquiétants pour l'avenir.

Pour le blogueur Nay Phone Latt, un ancien prisonnier politique qui organise des ateliers de formation journalistique dans les provinces, la réalité est contrastée : "Je suis frappé par l'appétit pour l'information chez les jeunes, leur intérêt pour la diffusion de l'information. Mais je leur dis aussi que la démocratie est également faite de règles et n'autorise pas à dire n'importe quoi."

virgule - 06/05/2013 à 13:30
www.lemonde.fr/idees/article/2013/05/06/la-difficile-mais-possible-transition-birmane_3171424_3232.html

La difficile mais possible transition birmane
Le Monde.fr | 06.05.2013 à 10h05

Par Jean Hourcade (membre du groupe de prospective Asie21, ancien conseiller culturel en Birmanie)

La Birmanie vient de connaître une nouvelle période de troubles inter-ethniques qui méritent mieux que les jugements hâtifs qu'on lit un peu partout dans la presse occidentale. Ce pays "où rien n'est pareil à ce qui se passe ailleurs", comme le disait très justement Kipling, est peuplé à 72% ou 75 % (il n'y a pas de recensement fiable) de Birmans proprement dits (les "Bamas") qui occupent presque entièrement la très riche vallée centrale de l'Irrawaddy, c'est-à-dire la " Birmanie utile ".

Cette ethnie descendue de l'Himalaya il y a plus d'un millénaire a repoussé progressivement toutes les autres, même celles à qui elle doit une partie de sa culture et de son accès au bouddhisme (comme les Môns) vers les zones montagneuses ou les plateaux de la périphérie. Une carte ethnique du pays montre donc un noyau dur " bama " au centre du pays, du Golfe du Bengale aux trois quarts Nord, et une zone en fer à cheval presque parfait à l'Ouest au Nord et à l'Est, globalement plus vaste, mais peuplée d' ethnies minoritaires.

Le gouvernement birman recense officiellement 135 ethnies, mais ce chiffre est artificiellement gonflé (diviser pour régner ?) car il comptabilise toutes les sous-ethnies, qui existent réellement mais pourraient se regrouper en six ou sept grands groupes, essentiellement les Shan (qui occupent plus du quart du territoire), les Karens, (éventuellement avec les Kareni et les Kayas), les Môns, les Kachins, les Chins et les Arakanais. A ces grands groupes, il faut ajouter de petites ethnies frontalières de la Chine (les Was par exemple), de l'Inde (les Nagas) et du Bangladesh incorporées par les Britanniques dans leur "Raj indien" dont la Birmanie a fait partie jusqu'en 1938, au grand déplaisir des Birmans. Il faut ajouter aussi les descendants indiens, souvent musulmans, des fonctionnaires laissés derrière eux par les colonisateurs et qui sont encore très mal considérés, ainsi que les nombreux "sino-birmans" parfois originaires du Yunan et parfois musulmans aussi.

"DES IMMIGRÉS APATRIDES"

Les "musulmans" (4% de la population), très éparpillés, ne sont pas homogènes et ne constituent pas une "minorité nationale" reconnue. Les Rohingyas, qui ont été à l'origine et aussi les victimes de troubles récents, occupent trois cantons de l'Etat (bouddhiste ) de l'Arakan à la frontière du Bangladesh. Ils ne sont pas reconnus comme des nationaux de Birmanie mais des immigrés apatrides, de l'avis même de Mme Aung San Suu Kyi.

Soupçonnés d'être travaillés par le djihadisme, ils sont l'objet d'une grande méfiance de la part des autres. Il faut savoir aussi que de nombreux territoires sont en réalité des " peaux de léopard ". Ainsi, quand on fait des randonnées sur les hauts plateaux de l'Etat shan de l'Ouest, passe-t-on en quelques minutes du chef-lieu entièrement shan (où on parle une langue apparentée au thaï) à un village lahu, où les costumes sont complètement différents, comme la langue, puis plus haut à un village eng encore différent et ainsi de suite, les derniers arrivés au cours de migrations ayant repoussé les autres vers les terres les plus ingrates. Pourtant tout le monde vit en bonne intelligence.

Tout le monde se retrouve au marché du chef-lieu où on échange les produits de la forêt (bois de chauffage) ou de l'agriculture de montagne (légumes ou riz d'altitude) contre des produits manufacturés. Tous se reconnaissent au premier coup d'œil par le costume. A l'occasion, on s'invite d'un village à l'autre pour les fêtes rituelles (j'y ai assisté). Le seul adversaire commun étant l'armée birmane, dont les descentes (pour organiser la corvée par exemple) ont longtemps été un facteur fédérateur chez les locaux.

EXTRAORDINAIRE RICHESSE CULTURELLE

Quant à la Birmanie centrale "bama" (que les Britanniques appelaient "Burma proper", elle abrite elle-même des millions de minoritaires souvent laissés derrière lui à son départ par le colonisateur comme les Indiens de Rangoun et Mandalay et les très nombreux villages karens du delta de l'Irrawaddy, peuplés des descendants d'anciens coolies "importés" pour défricher, très loin de leur Etat d'origine.

Ce patchwork, comme toute chose, peut être le meilleur ou la pire de choses pour la nouvelle Birmanie en gestation. L'extraordinaire richesse culturelle qu'il révèle constitue un patrimoine potentiel exploitable (il l'est déjà), pour le tourisme, entre autres. D'île au milieu des terres qu'elle a toujours été, la Birmanie pourrait devenir ce qu'elle est en puissance, un pont utile entre l'Asie Jaune et l'Asie brune, et pas seulement le corridor que la Chine essaie actuellement de se ménager vers l'Océan indien, à la faveur du long boycott occidental. Il ne faut cependant pas faire d'angélisme au sujet du "chaudron ethnique" birman mais bien prendre en compte le poids de l'Histoire : pendant la période coloniale, les Britanniques utilisaient des régiments de "minoritaires" (Chin Rifles, Karen Rifles) pour mater les soulèvements de l'ethnie birmane (bama), laquelle, après trois guerres anglo-birmanes, n'avait jamais accepté la colonisation, surtout dans le cadre "indien".

Lors de la "révolution de safran" de 2007, les généraux de la junte d'alors ont fait de même pour réprimer la révolte des jeunes moines, bien birmans. Diviser pour régner, toujours. Il faudra donc d'abord faire appel à la vertu très bouddhiste de la "compassion" et de la mansuétude, qu'on a déjà vu s'appliquer à l'occasion de la récente ouverture du régime, avec la libération d'Aung San Suu Kyi, sa participation aux élections partielles et maintenant sa présence à la Fête de l'Armée, cette même armée qui la persécutait mais qu'a fondée son père, à laquelle elle s'est toujours dite attachée, qui fait vivre le quart de la population du pays, et dont elle a toujours, même en prison, rappelé qu'elle serait toujours indispensable à la cohésion d'un pays tellement divisé.

TENIR JUSQU'AUX ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES DE 2015

Les voix qui s'élèvent ou les articles qu'on lit dans la presse occidentale se formalisant de ce rapprochement paraissent bien injustes envers celle qui a payé de sa personne et de sa liberté, au risque de sa vie, pour sortir son pays du trou noir. Elle est à présent obligée de jouer serré pour tenir jusqu'aux élections présidentielles de 2015 en faisant confiance à l'actuel président, Thein Sein, qui doit lui aussi se méfier des nostalgiques de la dictature. Il faudra peut-être négocier un amendement à la constitution pour lui permettre de concourir.

Les minorités, elles, l'avaient largement soutenue lors des élections volées de 1990, et elles semblent prêtes à recommencer comme elles avaient fait avec son père le Général Aung San (juste avant son assassinat), lors de la Conférence de Panglong en 1947, s'engageant à ne pas revendiquer d'indépendances séparées sur des territoires de micro-Etats qui d'ailleurs ne seraient pas viables. Après tout, comme la France actuelle s'est faite grosso modo dans les " frontières " de l'ancienne Gaule, aux prix de siècles de conflits, c'est à peu près toujours dans le même espace clos entre Himalaya, Plateau shan, Golfe du Bengale et Chaîne de l'Arakan que la Birmanie, très ancien royaume, s'est forgée au cours des siècles, telle ethnie (Shan, Môn) supplantant un moment les autres avant de refluer, tout en restant présente dans son coin de territoire.

Tous ces conflits, même cruels, cela finit par créer des liens et une communauté de destin. Pour concrétiser cette difficile union, il faudrait envisager un véritable Etat fédéral décentralisé, avec des Etats fédérés réellement autonomes pour leurs affaires internes au lieu de ces gouverneurs-satrapes invariablement "bamas" et militaires, bref redonner vie aux accords de Panglong sabotés il y a soixante ans par des militaires à la vue courte. Une seule personne semble investie de la légitimité et du soutien populaire pour mener à bien la dernière étape du processus de transition, c'est celle que sur les photos de presse on voit à la tribune à côté de ses anciens bourreaux et qui mérite mieux que les articles vertueux de certaine presse bien-pensante. Kipling avait raison : "en Birmanie, rien n'est pareil à ce qui se passe ailleurs".


virgule - 27/05/2013 à 08:18
http://www.courrierinternational.com/article/2013/05/16/les-reseaux-sociaux-de-la-haine

Les réseaux sociaux de la haine
Les émeutes antimusulmans des derniers mois ont été encouragées par des blogs et des sites probablement proches du régime.


Bangkok Post | 22 mai 2013

BirmanieReseauxsociaux.jpg
Un dessin d'Arend, Pays-Bas

La propagande est omni-présente dans le monde opaque des médias sociaux en Birmanie (Myanmar).

Les pages Facebook et les blogs sont remplis de discours favorables à l’armée ou de diatribes contre tout et n’importe quoi, des musulmans aux médias en passant par Aung San Suu Kyi.

Si l’on ne peut jamais savoir exactement qui est à l’origine de ces plateformes, leur contenu donne certains indices. Nombre d’entre elles affichent régulièrement le drapeau national, tandis que d’autres préfèrent montrer les statues du roi guerrier qui se dressent à l’entrée de l’Ecole des services de défense [qui forme les officiers de l’armée birmane] installée dans la ville de Pyin Oo Lwin.

Malgré l’opacité de la Toile, le moine bouddhiste Ashin Issariya, qui avait été arrêté pour son rôle dans la “révolution de Safran” [le mouvement d’opposition au régime mené par les bonzes en septembre 2007], est convaincu que nombre de ces sites sont l’œuvre de l’armée : “Les rois guerriers représentent l’armée. Ils doivent donc être liés à l’armée d’une façon ou d’une autre.” Le blogueur Nay Phone Latt, également directeur exécutif de Myanmar ICT for Development Organisation, pense lui aussi que nombre de blogs prétendument informels sont en fait des canaux de propagande de l’Etat.

Il est “suspect” de voir “avec quelle rapidité certains groupes sont capables de poster et de diffuser l’information”, précise-t-il. En particulier, ceux qui incitent à la violence. “Nombre de sites affichent le drapeau national et des photos de Nay Pyi Taw, la capitale, et la plupart de leurs infos proviennent de sites gouvernementaux.” Il demeure malgré tout “vraiment difficile” de prouver qui se trouve derrière, ajoute-t-il.

Au début de l’année, un groupe de moines bouddhistes de l’Etat Môn a organisé une campagne antimusulmans dénommée 969 [en référence aux Trois Joyaux du Bouddha]. Leurs sermons diffusés par DVD et autocollants ont facilité la diffusion du fanatisme et de la méfiance. Ils encouragent les bouddhistes à ne faire leurs achats que dans les commerces tenus par des bouddhistes, à n’épouser que des coreligionnaires et à ne soutenir que leur communauté.

Ashin Issariya s’étonne que le gouvernement ait négligé le mouvement 969 et répugné à réagir contre ces actions attisant la haine. “Il est vraiment étrange que le ministère des Affaires religieuses ait laissé cette campagne provoquer de la tension entre les deux communautés, déclare-t-il. Après les manifestations des moines en 2007, utiliser un compte Gmail entraînait la condamnation à quinze ans de prison. Alors pourquoi les autorités ne prennent-elles pas des mesures contre un groupe qui mène ouvertement une campagne pour attiser les sentiments antimusulmans ?

Outre les sermons et les DVD, les vues sectaires du mouvement 969 sont relayées et accentuées par d’innombrables sites sociaux. Les différends entre groupes ethniques et raciaux n’ont rien d’exceptionnel en Birmanie mais la violence qui a éclaté dans l’Etat d’Arakan en juin 2012, à Meiktila et dans d’autres villes en mars dernier a porté le conflit à un niveau jusqu’alors inconnu.

Après avoir étudié dix sites web animés par des auteurs anonymes, nous avons constaté qu’ils contenaient tous des articles favorables à l’armée et défavorables aux musulmans et à l’opposition, les personnes le plus souvent visées étant Mme Suu Kyi, l’ancien prisonnier politique et opposant Min Ko Naing, le mouvement étudiant de la génération 88 et d’autres militants de premier plan. Pour attirer les lecteurs, les sites recourent souvent à la pornographie, aux ragots perfides et aux rumeurs salaces. Myanmarexpress.net est l’un des sites les plus populaires du pays. Lancé en 2011, à peu près au moment où Mme Suu Kyi s’est vu accorder la liberté, il est enregistré à Moscou et a généré plus de 22 millions de visites.

Le fait qu’un grand nombre de militaires reçoivent une formation poussée en informatique tendrait à confirmer que c’est l’armée qui se trouve derrière ces sites. Dans “La Russie, le Myanmar et les technologies nucléaires”, un article publié en 2011 dans la revue Iadernyi Kloub [club nucléaire], Anton Khlopkov et Dmitri Konoukhov expliquent que, depuis 2001, le ministère de la Science et de la Technologie du Myanmar envoie chaque année 500 personnes étudier dans les universités russes. Pendant l’année universitaire 2010-2011, la Birmanie a été le pays qui a envoyé le plus d’étudiants à l’Institut moscovite des matériaux, une école d’ingénierie très cotée. L’immense majorité des personnes envoyées étudier en Russie sont des officiers, essentiellement des lieutenants et des capitaines, ajoute le texte.

Piratage. Sai Thein Win est un ancien major de l’armée birmane. Il a quitté le pays après avoir révélé des informations sur les ambitions nucléaires du gouvernement et vit désormais en Norvège. Il nous confie que sa messagerie a été piratée en 2011 et que des informations personnelles ont été postées sur Myanmarexpress.net. Ses compétences en informatique lui ont permis d’identifier le pirate, un officier formé en Russie.

Il est clair pour Sai Thein Win que des blogs comme Myanmar Express et Opposite Eyes ont des liens avec les organisations officielles. “Beaucoup de ces sites ont accès à des photographies et des informations qui sont réservées à la police et à l’armée.” Et d’ajouter : “Ces blogs sont créés pour dresser l’opinion publique contre des gens comme Aung San Suu Kyi et des organisations comme le mouvement étudiant de la Génération 88.

Ainsi, en juin 2012, une Arakanaise a été violée et assassinée, prétendument par des musulmans, à Kyauk Ni Maw, un village isolé dans l’ouest du pays. D’innombrables sites et blogs “non officiels” ont rapporté l’événement bien avant qu’il ne soit annoncé par les autorités. Plusieurs d’entre eux ont même diffusé une photo de la victime, même si aucun n’en donnait la source. Nul ne peut dire avec certitude d’où elle venait.

Ce qui est sûr, en revanche, c’est que moins d’une semaine après, 10 religieux musulmans ont été massacrés à Taungup, dans l’Etat d’Arakan, par une foule assoiffée de vengeance. L’incident a provoqué des émeutes entre musulmans et bouddhistes dans tout l’Etat d’Arakan. Parallèlement à ces événements les médias sociaux ont attisé la haine et la méfiance. Le moine bouddhiste Wira Thu est l’un de ceux qui se livrent à une propagande antimusulmans. Emprisonné en 2003 pour incitation au conflit religieux et amnistié en 2012, c’est lui qui a créé le mouvement 969.

Pour des blogueurs comme Nay Phone Latt et Kyaw Soe ainsi que pour Min Ko Naing, le fait que le gouvernement n’ait pas réagi à la vague de violences qui a ravagé Meiktila et 14 autres villes est le signe qu’il était complice. Kyaw Soe se rappelle les entretiens qu’il a menés dans la communauté musulmane de Meiktila peu après les émeutes : “Des témoins m’ont déclaré que les membres des bandes en colère avaient tous le même type de couteau, qui faisait dans les 60 centimètres de long. Ils m’ont dit aussi que les hommes échangeaient des informations avec des sifflets, ils étaient donc manifestement bien entraînés.” Ce qui l’afflige le plus, c’est que, quand ils ne sont pas manipulés par des organisations mystérieuses et leurs sites sociaux, bouddhistes et musulmans birmans vivent en bonne intelligence. D’ailleurs, nombre de musulmans ont trouvé refuge chez leurs voisins bouddhistes pendant les événements de Meiktila.

Manœuvres. Provoquer l’instabilité et entretenir une atmosphère de méfiance et de peur chez certains groupes ethniques et religieux, c’est là une tactique à laquelle les gouvernements du monde entier ont recours depuis longtemps pour garder le contrôle d’un pays. On attise l’intolérance et la haine entre ethnies de sorte que, quand des émeutes éclatent, l’armée a un prétexte tout trouvé pour intervenir et imposer sa loi.Dans un article intitulé “Le cercle vicieux du nationalisme extrémiste”, publié le 8 avril dans The Irrawaddy Magazine, Igor Blazevic, un militant des droits de l’homme qui réside en République tchèque, évoque les leçons qu’il a tirées des événements de Bosnie, son pays d’origine, au début des années 1990 : “Le nettoyage ethnique n’intervient pas à la suite de violences spontanées. Il est habituellement l’œuvre de groupes paramilitaires bien entraînés et organisés par des éléments des forces de sécurité. Ces groupes ont pour mission de faire le sale travail sans montrer de lien direct avec les forces régulières, les fonctionnaires et leurs commanditaires politiques.

Les massacres qui ont eu lieu récemment à Meiktila ne sont pas les premiers de ce genre en Birmanie. Que ces atrocités aient été commises par l’armée ou par des groupes paramilitaires, le fait est que le gouvernement n’a rien tenté pour retrouver les responsables et les traduire en justice.

virgule - 25/06/2013 à 18:39
http://www.courrierinternational.com/une/2013/06/25/a-la-rencontre-d-un-bouddhisme-haineux

Time
25 juin 2013


BIRMANIE • A la rencontre d'un bouddhisme haineux


2506-UneBirmanie.jpg
Drapé de sa robe grenat, le moine fixe l’objectif, le regard impassible. A en croire Time, qui publie le cliché en couverture de sa dernière livraison, c’est là “le visage du terrorisme bouddhiste”.
La journaliste Hannah Beech est allée à sa rencontre, dans sa pagode de Mandalay. U Wirathu, 46 ans, ne fait pas mystère de ses intentions. "[Les musulmans] se reproduisent si vite, ils volent nos femmes et les violent", affirme-t-il. "Ils aimeraient occuper notre pays mais je ne les laisserai pas."
En rupture avec l’image habituelle d’un bouddhisme tolérant, le moine n’a cessé, ces derniers mois, de monter au créneau pour crier sa haine des musulmans, au moment où le pays était en proie à une éruption de violences interreligieuses. Les premières ont éclaté voilà un an dans l’ouest de la Birmanie, là où vit une importante minorité musulmane opprimée, les Rohingyas. Les morts se sont comptés par centaines, les déplacés par dizaines de milliers. Les heurts se sont depuis propagés à travers l'ensemble du pays.
Le mouvement 969 [campagne antimusulmans dénommée 969 en référence aux Trois Joyaux du Bouddha], animé par ce même U Wirathu, a fait son apparition, multipliant les déclarations incendiaires et appelant au boycott des commerces musulmans, sans que le gouvernement réagisse. Un gouvernement qui, en découvrant la couverture de l’hebdomadaire américain, s’est pourtant fendu d’un communiqué officiel. "Ce que Time écrit peut conduire à un malentendu au sein du bouddhisme stable et vieux de mille ans en Birmanie", est-il écrit dans ce communiqué cité par The Irrawaddy. Le numéro incriminé pourrait désormais être retiré de la vente.

sorenathy - 26/06/2013 à 12:33
Ben oui, on met de l'huile sur le feu sans savoir totalement le pourquoi du comment.

J'ai ouie dire (source sure) qu'en Thailande (on a vu la photo de bonzes dans des jets privés), ceux, qui ne veulent pas aller en prison, se font souvent bonze pour y échapper.

En Birmanie, les bonzes pas "gouvernés" part la junte, ils n'agiraient jamais comme ça.

Il faut se méfier des apparences, puis il me semble qu'il faut éviter de mettre de l'huile sur le feu.

Mais surtout, par respect, ne pas mélanger l'exception, qui confirme la règle - et les autres : ceux, qui appliquent la Compassion et tous les préceptes du Bouddhisme.



T'as visionné le reportage, dépêche toi, encore 2-3 jours.

Edité le 26/06/2013 @ 13:34 par sorenathy

Seun nmott - 26/06/2013 à 12:43
Bonjour
Au Cambodge il y en a pas mal des moines aux lunettes du soleil, pas encore dans les jet, mais :reflechi2:.

C'est pourquoi dans l'autre rubrique, de Kouprey(koprey), il parle de 1 ou 2 ans à la pagode pour apprendre ??? :whaou:

Pourquoi la pagode? Pourquoi le sanskrite??? :ideenoire:


sorenathy - 26/06/2013 à 22:46
http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/06/26/n...nettoyage-ethnique-en-birmanie_3436755_3232.html


:sompeah: