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Auteur [Mariages-mixte] Article sur les mariages khméro-coréens   ( Réponses 6 | Lectures 2903 )
Haut de page 15/02/2011 @ 07:51 Bas de page
[Mariages-mixte] Article sur les mariages khméro-coréens Reply With Quote
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http://www.gavroche-thailande.com/actualites/rep...1446-cambodge-mariage-aller-simple-pour-la-coree


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Cambodge - Mariage : Aller simple pour la Corée


Les Coréens, encouragés par la flexibilité de l’administration cambodgienne, sont de plus en plus nombreux à venir chercher une épouse dans le royaume. Un phénomène qui fait les affaires des intermédiaires, qui se soucient essentiellement de leur commission, au détriment de l’avenir de l’« épouse ». Toutefois, une association essaie, en amont, de faciliter leur intégration.
Seulement 120 kilomètres séparent Phnom Penh de la ville de Kompong Cham, et il est facile de rallier la deuxième ville la plus peuplée du royaume depuis la capitale. Les agences de rencontres clandestines ont su en tirer parti, pour le plus grand bonheur des célibataires sud-coréens qui se font conduire dans les villages alentour, à la recherche de femmes à la peau claire, « un détail qui leur importe beaucoup », assure Mom Sokchar, de l’ONG Legal Support for Children and Women. En arrivant sur place, il n’est pas nécessaire de chercher très longtemps une piste menant à un village réputé pour ses femmes aux aspirations coréennes. « Là-bas, à Ksach Prochhes Krom, dans le district de Kroch Chmar, vous trouverez beaucoup de filles qui veulent se marier avec un Coréen, c’est très connu ! », raconte en riant une commerçante du vieux marché. Ainsi, comme si tout le royaume s’était passé le mot, la province de Kompong Cham constitue un réservoir inépuisable de femmes candidates au départ.


Des mariages qui se décident en 48 heures

A en croire les chiffres de l’agence de presse sud-coréenne Yunhap, en 2009, entérinés par le ministère de l’Intérieur cambodgien, 60% des mariages internationaux impliquaient des Sud-Coréens. Et ce phénomène, malgré un sous-décret publié en novembre 2008 sur les procédures de mariage entre Cambodgiens et étrangers interdisant les unions matrimoniales organisées par des agences intermédiaires à but lucratif, reste ancré dans les mentalités locales comme une issue certaine vers un « monde meilleur ». Car, une fois arrivé au village de Ksach Prochhes Krom, il ne faut pas longtemps pour comprendre que la pauvreté est, au sein des villageois, un prétexte essentiel à l’exil. « Plusieurs rabatteurs sont venus nous demander si nos enfants désiraient partir pour la Corée du Sud. J’y ai vu une occasion d’améliorer notre niveau de vie et mes deux filles ont sauté le pas », ne cache pas une mère de famille. L’aînée s’appelle Chhor Yi et vit à Séoul depuis cinq ans. En un mois, elle s’était installée dans sa nouvelle famille et avait trouvé un travail. Désormais, pour un salaire mensuel d’environ 800 dollars par mois, Chhor Yi, 22 ans, vit aux côtés d’un homme de 60 ans, impuissant sexuellement et qui l’empêche de s’éloigner de la maison par crainte qu’elle ne trouve mieux ailleurs, explique sa mère en se forçant à rire. « L’homme est venu au village, et il a fallu se décider le jour même. Le lendemain, ils étaient mariés », raconte-t-elle en désignant le pavillon en bois qu’elle s’est fait construire grâce à l’argent envoyé par ses filles. La chanson est bien différente quelques maisons plus loin. Srey Mao, 22 ans, assoupie sous la maison familiale, « attend toujours que son fiancé coréen la rappelle », confie sa mère. La fille se réveille, et laisse découvrir des yeux noirs subtilement maquillés ainsi que des cheveux soigneusement peignés. Une fois sa contenance retrouvée, elle explique qu’elle s’est fiancée depuis quatre mois à un Sud- Coréen de 52 ans qui doit toujours venir la chercher. Tout s’est fait très vite pour elle aussi : « Il est resté quatre jours ici, mais deux ont suffit pour nous fiancer. J’ai depuis essayé d’apprendre le coréen, mais j’ai arrêté au bout de trois mois. Je ne sais même pas à quoi ressemble l’endroit où il vit, il ne m’a montré aucune photo de chez lui », confie, l’air désolé, Srey Mao. Cela fait deux semaines qu’il ne l’a pas appelée, mais il a surtout arrêté de verser de l’argent, comme il le faisait tous les mois sur un compte en banque ouvert à cet effet, dans un établissement de Kompong Cham. La jeune femme nourrit pourtant l’espoir, emprunt de fierté, qu’il viendra la chercher un jour, et que ce retard n’est dû qu’à un contretemps administratif.
Ainsi, tout est loin d’être rose, et cette migration motivée par les promesses d’une vie meilleure a ses limites. Ya, un quinquagénaire du village, se souvient de l’arrivée des Taïwanais, en 2002, remplacés depuis cinq ans par les Sud- Coréens dans cette quête de l’épouse cambodgienne. « Dans les villages du district de Kroch Chmar, les agences intermédiaires sont très actives. Mais c’est souvent la même histoire, les femmes se retrouvent avec un mari alcoolique qui les violente, ou les utilise comme employées de maison, et finissent pas rentrer au pays. Sur dix départs, il y en a bien trois ou quatre qui se soldent pas un échec », constate-t-il avec une triste lucidité. Alors ces filles reviennent, et s’emmurent dans le silence de la honte.


Le gouvernement et la société civile impuissants

Devant ce phénomène, les ONG et le gouvernement cambodgien restent perplexes tant leurs moyens sont limités pour enrayer ces pratiques. L’arrestation d’une intermédiaire en mars 2010 dans le royaume, censée faire le lien entre vingt-cinq candidates cambodgiennes et un groupe de célibataires sud-coréens en prenant 100 dollars de commission sur chaque union validée, a obligé les autorités à trouver de nouvelles mesures pour prévenir ce genre de débordement. Chou Bun Eng, secrétaire d’Etat en charge de la lutte contre le trafic humain au ministère de l’Intérieur, explique que « chaque couple doit désormais se présenter aux ministères des Affaires étrangères et de l’Intérieur, afin de remplir des dossiers d’enregistrement ». « Durant ces formalités administratives, le couple se soumet à un entretien, ajoute-telle, car auparavant, le supposé mari ne se rendait même pas dans le pays, quelqu’un d’autre se chargeait de ramener la future épouse. » Chan Krisna Sawada, responsable du programme pour la protection des droits des femmes et des enfants de l’ONG Adhoc, estime qu’il est « d’autant plus difficile de considérer cela comme du trafic humain dans la mesure où le mariage se fait avec l’accord de ces femmes ». Selon lui, il faut tenter de savoir par quel moyen les personnes se sont rencontrées – tâche ardue car les intermédiaires se font passer pour des membres de la famille de la femme cambodgienne –, s’assurer de leur situation dans leur pays d’origine, et effectuer un suivi de ces couples avec des organismes sur place. « Car, souvent, les problèmes surviennent une fois la femme arrivée à destination, ajoute-t-il, et les familles sont trop humbles ou n’ont pas suffisamment de preuves pour porter plainte. » Mom Sokchar, de l’ONG Legal Support for Children and Woman, dresse un constat similaire : « Une fois arrivées en Corée du Sud, les femmes déchantent vite. Elles ne peuvent rien contrôler, ne doivent pas toucher à l’argent, ne jouissent d’aucune liberté, se voient parfois confisquer leur passeport ou sont victimes de violences domestiques. »


Une association pour faciliter l’intégration

Si le recours aux intermédiaires est condamné, il reste que la tendance à s’expatrier par les voies matrimoniales est légale. En plein cœur de la capitale, dans le nouveau quartier chic résidentiel de Tuol Kok, le centre d’accueil de l’association coréenne APP (Association pour la protection des personnes) tente de sensibiliser et préparer ces jeunes femmes qui désirent plus que tout s’envoler pour la Corée. Ainsi, dans une vaste demeure moderne de trois étages, ornée de coûteuses boiseries et pourvue des équipements matériels qui seront le quotidien des futures épouses cambodgiennes, l’ambiance se veut studieuse et conviviale. Créé en janvier 2009, le centre joue la carte du partenariat avec les gouvernements cambodgien et sud-coréen pour lutter contre les unions entre les citoyens de ces deux nations sollicitant des intermédiaires aux prestations tarifées. « Nous sommes une association à but non lucratif reconnue par le ministère de l’Intérieur », précise en souriant Ha Tae Bum, un des responsables. Il met en avant les difficultés auxquelles sont confrontés les nouveaux époux pour communiquer ne serait-ce que dans la vie de tous les jours, les écarts culturels et l’isolement qui en découle pour la femme cambodgienne déracinée, mettant en péril la survie du fragile couple. , explique le responsable d’APP. Trois mois sont estimés nécessaires pour que les prétendantes puissent s’imprégner des rudiments obligatoires à un semblant d’assimilation à leur nouvelle culture.


Protocole de la parfaite épouse

En premier lieu, elles s’essaieront à la langue de leur futur pays de résidence. « Des professeurs coréennes sont là pour dispenser 1h30 de cours de coréen par jour, explique Chantha, une jeune femme responsable de la formation. Les élèves apprennent à communiquer avec leur mari, à s’adresser aux parents, à faire la salutation, et également des notions basiques pour se débrouiller en ville, au marché. » La formation se poursuit par l’apprentissage de la gastronomie locale. Une cuisine coréenne a ainsi été reproduite et, dans les réfrigérateurs comme sur les étagères, le conditionnement de chaque produit est dans la langue du futur époux. La troisième étape consiste à savoir se faire belle. Dans un couloir, nombre de produits de beauté toujours dans leur emballage plastique sont à la disposition des jeunes femmes. « Elles n’ont aucune notion de sophistication. Nous leur apprenons à se maquiller, à se faire belles, à s’habiller en mariant les bonnes couleurs de vêtements », continue Chantha.
Le reste de la formation consiste à savoir gérer un foyer et, souvent, les formateurs ne sont pas au bout de leurs peines. « Elles sont complètement étrangères à tout appareil électroménager, comme le lavelinge, le climatiseur, l’aspirateur ou le réfrigérateur, commente Ha Tae Bum. Même dormir prend un caractère insolite car, désormais, cela se fait dans une chambre sur un matelas, au lieu de la pièce commune sur une natte de paille ». « Certaines ne supportent pas et rentrent chez elles », prévient Chantha. Mais nombreuses sont celles qui persévèrent, dans l’espoir de ne pas retourner à une vie de pauvreté.


JÉRÔME BECQUET



Edité le 15/02/2011 @ 06:52 par robin des bois
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Re : [Mariages-mixte] Article sur les mariages khméro-coréens Reply With Quote
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« Là-bas, à Ksach Prochhes Krom, dans le district de Kroch Chmar, vous trouverez beaucoup de filles qui veulent se marier avec un Coréen, c’est très connu ! »,

raconte en riant une commerçante du vieux marché.
Ainsi, comme si tout le royaume s’était passé le mot, la province de Kompong Cham constitue un réservoir inépuisable de femmes candidates au départ


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Re : [Mariages-mixte] Article sur les mariages khméro-coréens Reply With Quote
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Bonjour !
je suis né à Kg Cham et ai des familles à Kroch chhmar , j'espère que nos jeunes khmeres là bas , ne se marient pas avec les vieux coréens pour de l'argent ou pour sortir de la pauvreté .
Je ne suis pas raciste , mais si ces personnes viennent à Kroch chhmar pour ramasser les femmes , comme on ramasse à la pelle , il y a quelque choses qui clochent ! D'après ce texte , le couple ne se connait même pas , ils parlent du mariage .
Je veux bien admettre , que si ces coréens sont sérieux ,s'il n'a pas trouvé une femme dans son pays ou s'il est malheureux en amour ! mais attention tout de même au Mafia .
Nos compatriotes doivent faire attention , il faut se méfier , pas se trouver dans la mer..., le commerce du sexe ...et après c'est trop tard .
Kroch chhmar , n'est pas loin , où le PM Hun Sen est né ! Je comprend maintenant pourquoi , au Cambodge , il y a une loi interdisant le mariage des étrangers plus de 50 ans et ayant gagné moins de 2000$ .
Les filles peuvent se marier avec eux , mais prendre quand même la précaution de faire le papier un peu plus correct , en cas ou ça tourne en vinaigre !
C'est toujours surprenant de voir , pour gagner de l'argent, qu'est-ce que certaines personnes peuvent faire , même le malheur des jeunes filles naïves et innocentes .

#78461 View kaunklau's ProfileVisit kaunklau's HomepageView All Posts by kaunklauU2U Member
Haut de page 04/05/2011 @ 21:19 Bas de page
Re : [Mariages-mixte] Article sur les mariages khméro-coréens Reply With Quote
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Mais , je me demande qu'est-ce que les coréens font là bas ?
Il doit avoir , l'effet de boule de neige !
Pourquoi ce village lointain recrute des filles pour les coréens ?
Kompong Cham ville , je comprend , mais là ! C'est vraiment bizarre !
Peux-être l'auteur du texte , nous éclaircit !
Merci !

#78463 View kaunklau's ProfileVisit kaunklau's HomepageView All Posts by kaunklauU2U Member
Haut de page 13/05/2011 @ 09:59 Bas de page
Re : [Mariages-mixte] Article sur les mariages khméro-coréens Reply With Quote
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Bonjour , voici un texte que je trouve dans AGORAVOX !
On parle de la prostitution en Corée du Sud et ce qui m'intrigue , c'est l'appel d'offre aux jeunes filles de Kroch Chhmar ( Kg Cham) , pour soit disant le mariage khméro-coréen . Une coïncidence ou un rapprochement ?
Texte intégral ( sans photos) :
Prostitution et dommages collatéraux en Corée du Sud

Elle avait 27 ans. Elle vivait à Pohang, l’une des villes coréennes les plus industrialisées, l’une des villes qui comportent le plus de « bar à hôtesses » dans la péninsule. Elle avait besoin d’argent et n’avait d’autres solutions que de se déshabiller devant des hommes saouls, avides d’alcools et de femmes pour oublier leur quotidien ou inviter leurs clients.

Comme ses consœurs, elle ne faisait pas que servir des verres de whisky et danser langoureusement avec les clients. Les fins de soirées se terminaient souvent dans des chambres, à l’abri des regards. Dans la lettre trouvée à côté de son corps, la jeune femme indique que son suicide est tout simplement la conséquence logique d’une vie passée à être abusée par les clients et le propriétaire du bar où elle travaillait. Elle avait 27 ans et elle vient compléter la macabre liste des six autres hôtesses qui ont opté pour le suicide du côté de Pohang depuis juillet 2010.

En réponse, 63 associations ont décidé de se faire entendre auprès des procureurs afin de demander une investigation plus poussée sur les « suicidées de Pohang » et la mise en place de mesures afin de réglementer la prévalence de la prostitution en Corée du Sud. Car pour ces groupes, pour la plupart composés de femmes, il ne s’agit pas que de prostitution, mais de « sexe forcé ». Une récente investigation menée par la police a permis de mettre la main sur 101 propriétaires de bars et clubs, proxénètes, usuriers et gangsters dans la région. La station de police de Pohang a bien conclu que les suicides résultaient à de la prostitution non-voulue mais n’a pas approfondi l’enquête. Si pour la police, les femmes n’ont qu’à quitter avant que cela tourne vinaigre, ce n’est pas si simple car des contrats d’esclaves les obligent à rester dans ces lieux de débauches. Les proxénètes leur font des prêts à des taux ridiculement élevés et les obligent à payer en offrant leur corps aux clients.

Selon le bureau des statistiques coréen, ce serait une femme active sur soixante qui opérerait dans des bars, clubs, karaokés et autres « salons de massage ». Bien évidemment, les statistiques précises sur le sujet sont difficiles à compiler tant les clubs secrets se développent dans des milieux souvent haut-placé. Selon les experts, les femmes commencent à travailler dans des bars afin de gagner de l’argent facilement mais ne savent pas qu’elles vont se faire rapidement piéger et terminer dans des chambres, à la merci de clients souvent violents. Selon Yoo Gyu-jin, qui a monté une société d’assistance légale spécialisée pour ces femmes, la prostitution coréenne touche aussi bien les étudiantes, que les collégiennes et les femmes mariées, l’appât de « l’argent facile » étant bien entendu la raison première.

Afin de régler le problème de la prostitution en Corée du Sud, les associations demandent au gouvernement de procéder dans l’ordre, à savoir non pas de limiter l’offre dans un premier temps, mais de prendre le problème à la base, à savoir la demande. L’éducation des plus jeunes est donc la priorité : « Les jeunes générations doivent comprendre que la prostitution est illégale et inhumaine » clament unanimement les associations qui voient l’accès aux films pornographiques de plus en plus facile chez les adolescents. Pour Lee Na-Young, du département de sociologie de l’université de Chungang, la prostitution est avant tout un problème culturel. La longue histoire de la Corée du Sud est basée sur une culture confucianiste, où le mâle est dominant et autoritaire. La prostitution était pendant un longtemps une solution pour divertir les hommes d’affaires et les politiciens. C’était par la prostitution que se passaient souvent des ententes entre personnalités de haut-niveau. Les femmes ne pouvaient que très rarement accéder à une éducation digne de ce nom et donc à des emplois considérés. Les options étaient limitées : femme au foyer qui n’avait que la parole pour réagir ou employées d’usine ou de bars.

C'est inquiétant non , pour les jeunes de province de Kroch chhmar !
A analyser !
Merci !




#78613 View kaunklau's ProfileVisit kaunklau's HomepageView All Posts by kaunklauU2U Member
Haut de page 17/05/2011 @ 06:43 Bas de page
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Autre article sur le même sujet dans le "Courrier International" :


- sur ce lien :

http://www.courrierinternational.com/article/2011/05/02/ne-touchez-plus-a-nos-jeunes-filles

- cet article (avec 2 videos youtube)


CAMBODGE : Ne touchez plus à nos jeunes filles



Au Cambodge comme dans d’autres pays d’Asie du Sud-Est, des hommes mûrs viennent de l’étranger pour trouver de très jeunes filles à marier. Le gouvernement vient d’édicter une loi qui met fin à cette pratique très souvent douteuse.

02.05.2011 / Julie Masis


Une nouvelle réglementation sur le mariage vient d’être introduite par le ministère des Affaires étrangères. Elle interdit désormais aux étrangers de plus de 50 ans, ou à ceux qui, indépendamment de leur âge, gagnent moins de 2 500 dollars par mois [1 700 euros], d’épouser des Cambodgiennes. Rendu public le 7 mars, ce nouveau dispositif vise à enrayer un trafic d’êtres humains en plein essor, souvent pratiqué sous couvert du mariage. Selon Koy Kuong, porte-parole du ministère, la réglementation découragera certains types de mariages tels que ceux où un mari étranger et son épouse cambodgienne ressemblent à “un grand-père et sa petite-fille”.

Nous voulons que les Cambodgiennes qui épousent des étrangers mènent une vie décente à l’étranger, fait valoir Kuong. Nous voulons qu’ils soient de vrais couples. Si l’étranger et son épouse cambodgienne ont une très grande différence d’âge, on peut supposer que ce n’est pas un vrai mariage.” Une forte hausse du nombre d’étrangers, en particulier des Sud-Coréens, qui épousent des Cambodgiennes avant de leur faire subir des mauvais traitements a motivé ce texte, explique M. Kuong. Le nouveau dispositif a pour but de lutter contre ce phénomène.

Dans toute la région, notamment aux Philippines et en Thaïlande, on voit se multiplier les cas d’étrangers âgés qui épousent des femmes bien plus jeunes qu’eux. Le trafic d’êtres humains a beau être un problème dans ces deux pays, aucun d’entre eux n’a décidé d’interdire les mariages mixtes.

La Corée du Sud est très présente sur le marché des “épouses sur catalogue”, pratiqué par de fausses agences matrimoniales qui, bien souvent, dissimulent un trafic d’êtres humains. En 2009, la majorité des futures épouses étrangères venaient de Chine, du Vietnam et du Cambodge. Ce dernier pays ayant une population relativement plus réduite, le commerce en question est plus voyant. Dans certains villages de la province de Kompong Cham [au centre du Cambodge] par exemple, presque toutes les jeunes femmes ont été mariées à des étrangers. L’année dernière, le Cambodge a interdit temporairement aux Cambodgiennes d’épouser des Sud-Coréens, en particulier après l’arrestation d’intermédiaires venus “négocier “une vingtaine de paysannes cambodgiennes pour leur trafic. En 2008, les autorités ont interdit tous les mariages avec des étrangers, mais elles ont levé l’interdiction six mois plus tard. Plusieurs scandales ont éclaté récemment autour de mariages entre de jeunes Cambodgiennes et des Sud-Coréens plus âgés.



Le mois dernier, les autorités coréennes ont poursuivi un homme qui avait assassiné son épouse cambodgienne afin de toucher 1 million de dollars [682 millions d’euros] de l’assurance-vie. Le mari coréen de 45 ans aurait fait avaler à son épouse des somnifères avant de mettre le feu à la maison. Auparavant, il avait souscrit six assurances-vie au nom de sa femme. Actuellement, environ 20 000 Cambodgiennes ont suivi leurs maris en Corée du Sud, selon Pung Chhiv Kek, présidente de la Ligue cambodgienne de défense des droits de l’homme (LICADHO). Bon nombre de ces mariages, affirme-t-elle, sont arrangés par des “recruteurs”. “Le recruteur se rend à la campagne et choisit les femmes comme du bétail, explique-t-elle. Les Coréens viennent ici et les filles sont alignées – bien habillées, parce que le recruteur les envoie chez le coiffeur et leur achète de beaux vêtements. Un homme vient, choisit une fille et paie le recruteur.”

Si certains de ces mariages arrangés sont une réussite, d’autres conduisent à des sévices et à la servitude. “Celles qui n’ont pas de chance deviennent des esclaves, et dans certains cas leur mari les oblige à se prostituer”, note Mme Kek.

De nombreux Coréens arrangent aussi leur mariage avec des Cambodgiennes “par l’intermédiaire de membres de leur famille ou d’amis”, sans se rendre sur place, assure une employée de l’ambassade de Corée du Sud à Phnom Penh.

Le Cambodge va peut-être devenir le premier pays du monde à interdire aux vieux étrangers d’épouser de jeunes autochtones. Des militants cambodgiens des droits de l’homme affirment que le seul exemple comparable est celui de la Jordanie, où il est nécessaire d’avoir l’autorisation d’un tribunal lorsqu’une fille de moins de 18 ans souhaite épouser un homme ayant vingt ans de plus qu’elle ou davantage.




REPÈRE Droits des femmes au Cambodge




Malgré la volonté affichée de la nouvelle loi de lutter contre le trafic de femmes, les militants cambodgiens des droits de l’homme et les ONG soulignent ce qu’ils considèrent comme les effets pervers de ce texte. Ils estiment que les Cambodgiennes se voient ainsi privées de leur liberté de choisir leur mari. Le responsable du Centre pour les droits de l’homme, Ou Virak, a même adressé une lettre à un journal local dans laquelle il pose la question suivante : “Si une femme pauvre n’a aucune autre issue, qui sommes-nous pour estimer qu’elle ne doit pas épouser un homme âgé ou se prostituer ?"









Edité le 17/05/2011 @ 07:14 par robin des bois
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Re : [Mariages-mixte] Article sur les mariages khméro-coréens Reply With Quote
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Bonjour ,
on dit toujours qu'il n'y a pas de " fumée sans feu" !
ci-joint , un autre texte de courrier international :

CAMBODGE
Les Sud-Coréens privés de mariage

19.03.2010

Les autorités cambodgiennes ont temporairement interdit à
leurs ressortissantes de convoler avec des Sud-Coréens, plusieurs cas de "vente"
de femmes leur ayant été rapportés, lit-on sur le site du Korea Times. La décision a été prise début mars - mais connue
seulement le 19 - après la condamnation d'un "marieur" cambodgien ayant arrangé
25 unions de Cambodgiennes avec des Sud-Coréens. En 2008, Phnom Penh avait déjà
un temps banni ces mariages et rendu illégal les activités des intermédiaires.
En dépit de ces mesures, les mariages avec des Sud-Coréens comptent pour près
de 60 % des mariages mixtes.

Les filles de Kroch Chhmar ne sont pas tombées dans le piège ?

#78654 View kaunklau's ProfileVisit kaunklau's HomepageView All Posts by kaunklauU2U Member
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