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Auteur Maxi-bonus et maxi-licenciements   ( Réponses 5 | Lectures 1999 )
Haut de page 26/03/2009 @ 01:10 Bas de page
Maxi-bonus et maxi-licenciements Reply With Quote
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J'ai adoré la derniere phrase! c'est tellement vrai !
Un bon conseil pour les futurs financiers qui veulent être crédible: roulez en Porsche ou Mercos
:rire1:

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Cheuvreux, maxi-bonus, 75 licenciements
EXCLUSIF

Selon nos informations, les cadres de cette filiale du Crédit agricole doivent recevoir 51 millions d’euros de bonus.

NICOLAS CORI

Il n’y a pas qu’aux Etats-Unis que des banquiers, qui ont alimenté la crise, se goinfrent en faisant fi de toute solidarité nationale. Ainsi, au Crédit agricole, on aime se présenter comme un établissement social, mais en réalité, le groupe, qui a reçu 3 milliards d’euros de l’Etat sous forme de fonds propres, n’hésite pas à licencier ses salariés pour que ses cadres dirigeants puissent conserver leurs bonus.

Enveloppe. L’histoire se passe au sein de Cheuvreux, la filiale en courtage (vente et achat de titres financiers) de la banque verte… Sa direction a mis en place un plan de restructuration dont l’objectif est d’économiser 32 millions d’euros en 2009. Pour cela, elle a décidé de supprimer 75 emplois, via des départs volontaires et contraints. Une information que la direction de Cheuvreux a confirmée à Libération. Mais, dans le même temps, elle refuse de s’exprimer sur un élément très gênant, que Libération révèle : elle va distribuer une enveloppe de 51 millions d’euros de bonus à ses cadres, dont l’essentiel est réservé au top management.

Tout commence le 17 décembre, quelques jours avant les vacances. Chaque salarié découvre dans sa boîte mail le «plan d’adaptation 2009» de l’entreprise. La direction annonce sa volonté de réduire ses effectifs de 9 % (le nombre de salariés est de 809, dont 429 en France). Toutes les professions sont ciblées : des analystes financiers aux vendeurs actions. Il est aussi prévu un transfert vers Londres du service chargé de l’exécution des ordres. Et un licenciement pour ceux qui refusent. Raison invoquée : la crise financière pèse sur l’activité. 2008 a certes été bénéficiaire pour cette filiale à 100 % du Crédit agricole, mais le résultat brut d’exploitation - 24 millions d’euros - est en baisse de 73 %. Et 2009 s’annonce très difficile.

La crise ne touchera cependant pas tout le monde. Début janvier, François Simon, le directeur général de Cheuvreux, présente ses vœux aux salariés en leur annonçant une bonne nouvelle. Du moins pour les non-licenciés. L’enveloppe allouée aux bonus va diminuer, mais elle sera conséquente. Selon des documents de la direction, que Libération s’est procurés, elle doit passer de 82 millions en 2008 à 51 millions d’euros en 2009. «Comparé au reste de l’industrie financière, il s’agit d’une diminution très faible, commente, dégoûté, un salarié. Et elle part d’un niveau historique jamais atteint par la société.» Les années 2006 ou 2007 ont été très fastes pour le courtage…

Grand train. Au même moment, la polémique enfle sur les bonus des dirigeants de banques. Et, sous la pression de l’Elysée, Georges Pauget, le directeur général du Crédit agricole, accepte de renoncer à la partie variable de sa rémunération. Mais la direction de Cheuvreux ne se sent pas concernée par cet engagement. Pas plus d’ailleurs par la situation financière qui continue de se dégrader. En janvier 2009, le chiffre d’affaires est en baisse de 40 % par rapport à janvier 2008 : l’entreprise a perdu 5 millions d’euros sur un seul mois. Seule réaction de la direction : envisager un nouveau «dégraissage». En cas d’«aggravation de la crise dans les prochains mois», une «deuxième série de départs pourrait être envisagée», évoque ainsi le plan de sauvegarde de l’emploi. Pas question en revanche de toucher aux bonus.

Car chez Cheuvreux, les patrons ont l’habitude de mener grand train. «L’un des patrons de l’entreprise se déplace avec sa Porsche Cayenne de fonction [55 000 euros le modèle d’entrée de gamme, ndlr]», s’indigne ainsi un salarié. Qui ajoute : «Avoir une voiture de fonction fait partie des attributs des chefs de services, même si leur utilité reste très limitée. Nos déplacements se font soit sur Paris, soit dans les capitales étrangères… Et dans ce cas, on prend l’avion !» Oui, mais, commente ironiquement un trader concurrent qui connaît bien Cheuvreux, «vous feriez confiance, vous, à un "pauvre" banquier roulant en Twingo ?»
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Lieu de résidence Partout et nulle part et 3 patries à présent
Il y a ça !

Il y a aussi le salaire qui reste hallucinant !!! ... et qui sert de base pour le départ.

As-tu le salaire mensuel de ces gens là Vorasith ? ça mériterait d'être souligné.



:ideenoire: encore jpeux pas me plaindre, suis pas à la rue, mais plains les autres, qui rament, quand leur boss abuse :bide:

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Tuol Sleng Et Choeurn Ek Pour Ne Jamais Oublier
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Haut de page 26/08/2009 @ 14:57 Bas de page
Re : Maxi-bonus et maxi-licenciements Reply With Quote
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"Il faut aller vers une interdiction des bonus"
LEMONDE.FR avec AFP | 26.08.09 | 13h22

"Une énième réunion pour pas grand-chose", a jugé Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste après les déclarations, mardi 25 août, de Nicolas Sarkozy à l'issue d'une réunion avec les dirigeants des grandes banques françaises. "Ce soir, les Français sont en colère", a-t-elle estimé.

"Quand il s'agit d'augmenter les prix du gaz ou d'augmenter les franchises médicales, pour faire payer toujours les mêmes, on n'hésite pas, on prend les textes. Là, on a annoncé des textes pendant longtemps et on ne fait rien", a ajouté Martine Aubry, pour qui "Nicolas Sarkozy fait la preuve qu'il n'a ni la volonté ni sans doute le pouvoir de réformer un système qui marche sur la tête. C'est bien la raison pour laquelle c'est un autre modèle qu'il faut mettre en place".

Martine Aubry a ainsi plaidé pour "une loi qui interdise le versement de bonus qui entraînent ces pratiques délirantes qui nous ont conduits à la crise, une loi qui limite les stock-options aux petites entreprises, comme c'était le cas au départ, une présence de l'Etat dans les conseils d'administration des banques". "L'Etat a versé 21 milliards d'euros aux banques et aujourd'hui, ce sont partout dans notre pays des PME [petites et moyennes entreprises] qui n'arrivent pas à financer leurs projets, à être accompagnées par les banques", a-t-elle déploré.

"PAS GRAND-CHOSE DE NOUVEAU"

Le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, a également estimé qu'il y avait une grande différence entre les propos du président de la République sur les bonus et les propositions formulées par les banques françaises. "Pour beaucoup, c'est le code de bonne conduite qui avait déjà été adopté, avec quelques éléments supplémentaires", a réagi M. Mailly, estimant qu'il faut "aller vers une interdiction des bonus". "Rappelez vous du G20. Le lendemain du G20 beaucoup disaient, ça y est, on a tout réglé, ils se sont mis d'accord etc. Et tout le monde constate aujourd'hui que le G20, c'était une belle opération de communication de tous les gouvernements", a déclaré M. Mailly.

"Les règles qui sont annoncées là ne sont, à mon avis, pas encore suffisantes pour limiter les montants de bonus distribués", car "tant que les montants seront importants on ne limitera pas suffisamment les risques", a de son côté déclaré Véronique Descacq, secrétaire-générale de la Fédération des banques CFDT, première du secteur, qui pèse 29,9 % aux élections professionnelles.

"Il n'y pas grand-chose de nouveau" par rapport à "ce qui existait déjà comme code de bonne conduite de la profession, il y a quelques précisions, mais les principes restent les mêmes", a-t-elle ajouté. "On reparle du versement des bonus, Sarkozy précise un chiffre, un tiers tout de suite, deux tiers plus tard, mais le principe existait déjà", a-t-elle commenté. "Le principe bonus/malus ne s'appelait pas comme cela dans le code de déontologie, mais il existait aussi", le code prévoyant qu'un bonus n'est versé qu'une fois l'opération spéculative de la banque déjà terminée, a souligné Madame Descacq.

"CONTINUEZ À SPÉCULER, MAIS PLUS DISCRÈTEMENT !"

Lutte ouvrière a quant à elle estimé que le "malus" pour les traders évoqué par Nicolas Sarkozy lors de sa rencontre avec les banquiers mardi, n'était qu'un "bonus diminué", jugeant que le chef de l'Etat leur permettait de "continuer à spéculer, mais plus discrètement". "Les banques françaises sont désormais invitées – invitées seulement – à se montrer plus circonspectes en matière de bonus destinés à leurs traders. C'est-à-dire plus discrètes que ne l'a été la BNP qui, imprudemment, avait laissé filtrer l'information sur le milliard d'euros mis en réserve pour rétribuer ses traders", affirme LO dans un communiqué.

"Quant au malus possible évoqué, c'est un abus de langage, car il n'est pas question de faire payer les spéculateurs malheureux, il s'agit tout au plus d'un bonus diminué", poursuit le parti trotskiste. "Au final, la recommandation de l'Elysée se réduit à demander aux banques de continuer à spéculer tout comme avant, mais à spéculer gagnant", selon LO, pour qui le message de M. Sarkozy aux banquiers est : "Continuez à spéculer, mais plus discrètement !"

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Re : Maxi-bonus et maxi-licenciements Reply With Quote
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Avec quoi va rouler Vorasith si les bonus étaient interdits ?
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Re : Re : Maxi-bonus et maxi-licenciements Reply With Quote
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Aekreach a écrit

Avec quoi va rouler Vorasith si les bonus étaient interdits ?

Ouais d'abord ! c'est scandaleux !
dans notre metier faut être un minimum crédible ! (et y'a pas moyen avec une Clio)
:rire1:

Edité le 26/08/2009 @ 21:40 par Vorasith

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Re : Maxi-bonus et maxi-licenciements Reply With Quote
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Aujourd'hui c'était tout bonus avec KN.
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