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Auteur SPORTITUDE - Le Cambodge se reconstruit, son football aussi   ( Réponses 1 | Lectures 1629 )
Haut de page 13/01/2006 @ 10:46 Bas de page
SPORTITUDE - Le Cambodge se reconstruit, son football aussi Reply With Quote
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Chronique
SPORTITUDE - Le Cambodge se reconstruit, son football aussi
Le 9 décembre 2005, des millions de téléspectateurs à travers le monde ont suivi avec attention le tirage au sort de la phase finale de la Coupe du monde de football qui aura lieu en Allemagne du 9 juin au 9 juillet 2006. Les uns priaient pour que leur équipe ne rencontre ni le Brésil ni l'Angleterre, les autres espéraient voir un choc Pays-Bas - Argentine dès le premier tour et ils ont été exaucés.


Parmi tous ces hommes et ces femmes rivés à leur téléviseur, il n'y en avait probablement qu'un qui songeait au Cambodge. Ravy Khek, président de la Fédération cambodgienne de football, rêvait. "Je songeais au jour où les jeunes Cambodgiens pourraient réaliser leur rêve et participer à la Coupe du monde", explique-t-il. Il reconnaît qu'il faudra de nombreuses années de travail pour que son équipe puisse atteindre un niveau acceptable. Elle occupe le 185e rang de la FIFA sur 207, et la seule compétition à laquelle peut aujourd'hui prétendre le Cambodge est la finale des pays les plus mal classés, à l'instar des sélections nationales du Bhoutan et de Montserrat, qui s'étaient rencontrées, en juin 2002, à Thimbu, la capitale du Bhoutan, en marge de la Coupe du monde qui avait lieu au Japon et en Corée du Sud.

Ravy Khek est conscient des difficultés à surmonter, mais il sait aussi que le ballon rond est un moyen formidable pour redonner espoir à tout un peuple. "Pendant des années, nous avons connu les conflits. Le football est un jeu qui permet aux individus de forger un esprit d'équipe. C'est comme si toute une société se retrouvait sur un terrain. Pour remporter la victoire, l'équipe et tous ceux qui la soutiennent doivent avoir un but commun", rappelle le président de la Fédération cambodgienne.

L'objectif de Ravy Khek est simple aujourd'hui. Il veut redonner au football cambodgien ses lettres de noblesse. Alors que le pays subissait les premières affres de la guerre, l'équipe nationale disposait d'une solide réputation. En 1972, elle a terminé à la quatrième place de la Coupe d'Asie des nations, offrant ainsi au Cambodge l'un de ses titres de gloire. Pour parvenir ne serait-ce qu'à figurer parmi les prétendants à une nouvelle phase finale asiatique, les footballeurs cambodgiens vont devoir accomplir d'énormes efforts car, au-delà même de la performance sportive, ils devront rattraper les années perdues pendant le règne des Khmers rouges.

"Du temps de Pol Pot, le football n'existait plus. D'ailleurs je crois qu'aucune activité sportive n'était autorisée", confie Som Saran, l'ancien entraîneur de la sélection nationale. La pratique du ballon rond a été introduite par les Français dans les années 1920 et s'est répandue très vite dans tout le pays. De nombreuses infrastructures ont été construites au cours des années suivantes pour permettre à des milliers de jeunes d'assouvir leur envie de taper dans un ballon. Aujourd'hui, bon nombre de stades ont disparu ou n'ont de stade que le nom. Cette situation a obligé la Fédération cambodgienne, en 2004, à se désister alors qu'elle devait organiser la Tiger Cup, au cours de laquelle s'affrontent les sélections d'Asie du Sud-Est. Certes, le stade olympique, vestige des années 1960, tenait et tient encore debout, mais, faute d'électricité et de capacités hôtelières suffisantes, Ravy Khek avait dû jeter l'éponge. "C'est dommage car cela aurait attiré l'attention sur notre football et nous aurions pu profiter des retombées économiques d'un tel événement", regrette-t-il.

La situation financière du pays - le Cambodge demeure l'un des Etats les plus pauvres de la planète - constitue aussi un obstacle au développement du ballon rond, dans la mesure où les investissements publics restent limités. Il faut donc un engagement fort de la part de tous les membres de la Fédération pour que le football devienne une "culture comme dans les pays d'Amérique latine", espère le président de la Fédération. Il sait qu'il peut compter sur Scott O'Donell pour mobiliser l'attention des Cambodgiens et du reste de la planète foot. Cet ancien défenseur des Parramatta Eagles a entraîné l'équipe professionnelle singapourienne de Geylang United jusqu'en juin 2005, date à laquelle Ravy Khek lui a demandé de prendre la direction de la sélection nationale cambodgienne.

"Cela faisait des années que je connaissais Ravy. Nous avions déjà évoqué ma possible venue. Je suis très attaché au Cambodge pour des raisons personnelles. Ma femme et moi avons adopté nos deux filles dans ce pays et nous nous y rendons au moins une fois par an", explique Scott O'Donell. L'attachement de cet Australien pour le Cambodge se manifeste par sa certitude qu'un jour ou l'autre le pays retrouvera la place qu'il mérite. "Les Cambodgiens aiment le football. Tous les jours, il y a des centaines de gamins qui jouent sur le parking à l'entrée du Stade olympique. Mon objectif, c'est d'aider ces enfants à devenir de bons joueurs et d'amener les meilleurs au top", confie l'entraîneur de l'équipe nationale. S'il est conscient de l'importance de ce sport dans la reconstruction de la cohésion nationale, il sait que le chemin pour y parvenir est semé d'embûches.

Les blessures sont encore fraîches et certaines pratiques discutables risquent de compromettre les efforts entrepris. La décision du président du Comité national olympique, le prince Norodom Ranariddh, de remplacer à la dernière minute les joueurs de la sélection nationale des moins de 23 ans qui devaient participer en novembre dernier aux Sea Games par ceux de son propre club, Khémara, illustre les difficultés que Scott O'Donell devra surmonter pour obtenir des résultats probants sur le long terme. "C'est une mission qui est très excitante, mais qui peut se révéler aussi très frustrante", reconnaît l'Australien. Mais il se dit prêt à dépasser toutes les frustrations et à accepter les entraînements sur des terrains occupés en partie par des vaches. S'il obtient quelques résultats et s'il redonne aux joueurs et au public cambodgiens le plaisir de se retrouver ensemble autour d'une pelouse, Scott O'Donell sera heureux. Et Ravy Khek, de son côté, pourra espérer voir toute une nation réunie autour de son équipe dans l'attente d'un tirage au sort de phase finale de Coupe du monde.

Ce texte est paru dans les colonnes de l'hebdomadaire italien Internazionale.

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Haut de page 13/01/2006 @ 10:57 Bas de page
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D'ailleurs qu'en est-il du match amical entre un club allemand et la sélection national au mois de mai ?
Est-ce toujours d'actualité ?

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