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APSARA, danseuse bien humaine

swann - 13/04/2005 à 16:11
APSARA, danseuse bien humaine



AKP Phnom Penh, 15 avril 2005 --



Dans les textes du Véda et les textes post-védiques était mentionnée la présence, très populaire, d'apsara comme la nymphe des montagnes, son dieu favori aussi bien que Gendhavas. Aussi la mentionnent-ils, les textes du Coran puranas dont le thème le plus fréquent est le barattage de l'Océan de lait pour en extraire l'ambroisie, le nectar de l'immortalité dont ont besoin tous les êtres qui - ici dans la mythologie de l'Inde - sont en premier lieu les Devas et les Asuras, tous deux sont ennemis les uns des autres. De ce barattage de l'océan lacté naissent les Apasaras qui sont représentées sur les murs de la 3ème enceinte d'Angkor Wat, parmi les autres êtres tels que l'éléphant airavan tricéphal, la Sri Laksmi, le cheval uccaisvara, par les artisans Khmers avec un art consommé. Il est également à noter, pour mieux comprendre, qu'au moment du barattage surgit l'Arbre Parijata dont les fleurs sont choisies par les Apsaras pour embaumer le monde. Ainsi, la branche fleurie que tient chaque Apsara n'est autre chose que celle de l'Arbre Parijata.



Quelle est donc la personnalité d'Apsara? Selon la mythologie, elle est belle, dotée d'une belle voix mélodieuse, intelligente, et dit-on, elle connaît bien la musique et excelle dans la danse. A notre avis, elle représente les qualités de l'homme actuel : l'intelligence, la qualité innée d'artiste, même la beauté réelle.



Depuis le temps d'Angkor, l'image d'Apsara est stylisée respectivement, par techniques différentes, sur la pierre, le bois et dans les ateliers des orfèvres. Ces derniers n'en produisent que des broches de souvenir en métal, surtout en argent que préfèrent beaucoup de clients. A quoi sert Apsara depuis la gloire d'Angkor jusqu'à nos jours? A signaler, d'après la constatation de K.W. Srivastava, chef d'une mission archéologique de l'Inde venue à Angkor en 1984, que les sculpteurs Khmers nous léguaient, sur les murs des temples aussi bien en pierres qu'en briques, plus de 1 600 (mille six cents), non compris des autres déités, Apasaras qui y figuraient depuis, selon son avis, la fondation de prasat Phnom Bakhèng, de Banteay Srei jusqu'à l'apogée d'Angkor.



Les bas-reliefs nous montrent que les Apsaras vivent en foule; elles dansent pour la prospérité en tenant des guirlandes de fleurs; à l'époque angkorienne, il semblerait que la danse d'Apsara n'aurait été organisée que dans le palais en vue d'exaucer un vœu, donner la bénédiction ou accueillir des hôtes distingués en leur présentant sans doute la danse dite d'accueil; comme la mythologie l'indique, chaque Apasara, aussi bien au temps d'Angkor qu'aujourd'hui, tient une branche de fleurs symbolisant les fleurs de Parijata pour embaumer tous ceux qui y assistent. Mais voilà un caractère particulier, peut-être même sacré, de la danse d'Apsara. Celle-ci ne se déroule pas au hasard ou bien dans n'importe quel endroit.



Par suite de la signification donnée par le langage gestuel de la main des danseuses, on peut saisir tout de suite que la danse d'Apsara exprime incontestablement le déroulement de la vie des êtres dans le cycle de transmigrations où tout est évolué de la naissance à la disparition des vies sur la Terre. Ainsi, toutes les Apsaras se situent-elles parmi les humains qui se plaisent dans la nature. Mais elles ne se donnent pas dans le romantisme, le réalisme ou l'existentialisme.



Prenons par exemple le geste des danseuses qui par le jeu de leur index, de leurs cinq doigts, par la jonction du pouce et de l'index, veulent dire aux spectateurs que les nouvelles graines recommencent à bourgeonner. Le cycle de la vie recommence. L'index représente le bourgeon; les cinq doigts, les feuilles, la forme ronde de l'index et du pouce, le fruit; et le mouvement brusque d'écartement de ces derniers est la dernière phase des fruits qui mûrissent et éclosent par la suite. Alors leurs grains s'éparpillent à tous vents et, sous l'action des éléments climatiques, germent et donnent des bourgeons. Et voilà la cycle de la vie!



Nos artistes actuels comme ceux d'antan, choisissent l'Apsara comme le symbole des êtres féminins Khmers, toujours reconnaissants envers tous ceux qui leur font des bienfaits, outre la beauté qu'elle a, on la trouve pleine de générosité, de compassion pour le bonheur d'autrui, de clémence, de pitié, d'intelligence et, peut-être, enfin de tendresse qu'illustrent les bas-reliefs du Bayon (13è siècle).



L'apsara semble pourvue de l'esprit d'équipe, de communauté; car sur les bas-reliefs, elles se groupent soit en frise, soit sur les entre-pilastres, soit sur les piliers, soit en antéfixes des monuments surtout du style d'Angkor Wat et du Bayon.



Peut-on voir une telle sagesse du sexe féminin Khmer dans la personnalité d'Apasara? Mais oui, à notre avis, selon les textes des manuels éducatifs des poètes Khmers au temps d'Oudong et de Chadumukha, l'auteur du célèbre Chbab Sri et Chbab purusa, indique : "Quand on sort-il lui faut au nombre de 3, quand on parle, au nombre de 4". De cette base, très inculquée dans les convenances de la fille Khmère, les Apsaras vont toujours ensemble comme les jeunes filles idéales cambodgiennes de nos jours.



Les artistes du temps d'Angkor traduisaient les mœurs et coutumes Khmères à travers les Apsaras et autres déités même; car plus de 1 600 figures à Angkor rappellent les différentes modes d'habits et de coiffures des jeunes filles khmères de différentes couches sociales de l'époque. -- AKP

robin des bois - 21/06/2005 à 07:47
swann a écrit

APSARA, danseuse bien humaine



AKP Phnom Penh, 15 avril 2005 --



....... De ce barattage de l'océan lacté naissent les Apasaras qui sont représentées sur les murs de la 3ème enceinte d'Angkor Wat, parmi les autres êtres tels que l'éléphant airavan tricéphal, la Sri Laksmi, le cheval uccaisvara, par les artisans Khmers avec un art consommé.

........Nos artistes actuels comme ceux d'antan, choisissent l'Apsara comme le symbole des êtres féminins Khmers, toujours reconnaissants envers tous ceux qui leur font des bienfaits, outre la beauté qu'elle a, on la trouve pleine de générosité, de compassion pour le bonheur d'autrui, de clémence, de pitié, d'intelligence et, peut-être, enfin de tendresse qu'illustrent les bas-reliefs du Bayon (13è siècle).

.....;AKP
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Bonjour Swann

Autre texte que j'aime beaucoup......

" sur une danseuse du Bayon"

(de Solange BERNARD,E.F.E.O-France-Asie, Août 1948)


"" Elle n'est rose que de l'auréole du jour finissant. Elle n'est rose que du rose tremblant de l'air. Elle n'est rose que des rayons de soie qui l'enveloppent tout entière.

Mais la pierre dont elle est faite, le grès ancestral arraché aux entrailles des phnoms est teinté d'un gris qui est l'absence même de couleur: le gris de l'eau, le gris du nuage, le gris de l'âme, qui accueille et reflète toute nuance fugitive.

La danseuse est fardée de soir et de soleil, la danseuse est poudrée d'étoiles et d'aube, la danseuse, tour à tour, est un corps enfantin de fraîcheur, un réceptacle de ténèbres, une magique fleur nocturne.

Elle ne fut point créée pour le regard des hommes, mais pour celui des dieux. Car le temple qu'elle éclaire de sa grâce n'est pas un fruit de l'art pour l'art. Elle n'est point née pour le plaisir, mais pour le rite - et pour la gravité fervente des actes religieux.

Petite apsara danseuse, êtes-vous ange ou démon, femme ou fleur, pierre ou lumière?

Petite apsara danseuse, éternellemnt danseuse sur la face des vieux temples songeurs, éternellement danseuse au coeur de la forêt moite, pour qui votre danse vaine, votre vain essor?

Toute flexible, presque nue, jambes arquées, taille si mince, cou semblable à une tige de lotus, voici la messagère des dieux, l'enfant de l'au-delà, la douce enfant surnaturelle.

Les archéologues l'ont beaucoup regardée.Ils ont mesuré ses seins et l'obliquité de ses yeux, et sans doute aussi la courbe de ses hanches et le retroussis de ses doigts.

Les poètes l'ont beaucoup respirée. Les poètes l'ont vu danser, surgissant de la pierre, toute céleste comme il est dit dans la légende. Elle et ses soeurs dans l'attitude de l'envol, les poètes les ont vu rejoindre leur aérien domaine, et le temple-montagne s'élever sur les ailes des garudas.

Mais les Khmers, eux, l'ont adoré, fée divine, musicienne du ciel, charmeuse de paradis.

Dans la forêt houleuse et peuplée de visages, la forêt sauvage et recéleuse de chefs-d'oeuvre, les apsara dansent. Elles dansent deux par deux, au rythme du monde.

Elles dansent pour la lumière et l'ombre, pour la vie et pour la mort - pour l'immobilité des pierres et le balancement des feuilles, pour l'âpreté des lianes dévorantes et la sève bouillonnante à travers les troncs et les tiges.

Elles dansent entre deux mondes: celui où l'art et la nature s'étreignent, se meurtrissent, se fécondent, celui où Art et Nature, l'un par l'autre, se créent et se ravagent.Et celui de l'eau, royaume du poisson, de la barque et de l'oiseau pêcheur, pays liquide où l'âme se dilue, où la pensée se prend aux mailles des filets, à la prison des nasses, où le rêve se perd à travers le dédale de la forêt noyée, où des villages flottent, des herbes flottent, des jardins flottent - monde où les jours de la vie, eux aussi, semblent flotter comme d'indifférentes roses d'eau.

Elles dansent à la musique des singes et des oiseaux, des serpents et des insectes qui bruissent, vibrent, crissent en strideurs étouffés.

Des convois militaires sur la route cheminent sous le regard des tours du Bayon, sous le regard-conscience des lourds visages du Bayon.

Et l'apsara danseuse, au rythme du monde, danse et danse.
Pour qui donc sa danse vaine ? Petite flamme d'éternité au coeur de la féerie végétale, petite étincelle éternelle au plus profond de la nuit verte, voici que le sourire d'apaisement fleurit sur les lèvres de pierre pour l'humble travail des hommes et pour le sommeil des hommes - comme il se voile de pitié pour l'inquiétude et pour la pauvre guerre des hommes.""


Solange BERNARD de l'Ecole Française d'Extrême-Orient,
(revue France-Asie n°29 d'Août 1948, pages 915 et 916)






stumhai - 07/07/2005 à 22:06
on a l'impression d'assister à un ballet!

TBM - 29/08/2005 à 20:29
Les apsaras, elles m'ont envoutées lors de ma visite d'Angkor. La preuve en est, j'en ai une tatouée dans le dos.

Rotha - 29/08/2005 à 20:36
TBM a écrit

Les apsaras, elles m'ont envoutées lors de ma visite d'Angkor. La preuve en est, j'en ai une tatouée dans le dos.


Ah ouai quand même ! :lol:

Sereypheap - 01/09/2005 à 19:04
TBM a écrit

Les apsaras, elles m'ont envoutées lors de ma visite d'Angkor. La preuve en est, j'en ai une tatouée dans le dos.


Tu ne m'étonnes pas du tout ! Moi-même, rien qu'à les voir via les DVDs, à chaque fois, elles me font hérisser les poils...:lol:C'est comme si une chaleur remontait depuis le fin fond de mes entrailles et se déversait sur le corps, créant un choc thermique entre la température du corps, 37 ° qui est plus froide que celle intérieure, d'où cet effet d'euphorie !!!:smiley18:

Edité le 01/09/2005 @ 19:05 par Sereypheap

Rotha - 01/09/2005 à 19:55

elles me font hérisser les poils...


Faut que je me retiens .....:smiley22:



Faut que je me retiens .....:smiley22:



Non pas de blague à 2 Riels ....






:2709:






Ouf, c'est passé, je me suis retenu :xtrem:

Edité le 01/09/2005 @ 19:57 par Rotha

robin des bois - 01/09/2005 à 21:34
Sereypheap a écrit

.... Moi-même, rien qu'à les voir via les DVDs, à chaque fois, elles me font hérisser les poils...:lol:C'est comme si une chaleur remontait depuis le fin fond de mes entrailles et se déversait sur le corps, créant un choc thermique entre la température du corps, 37 ° qui est plus froide que celle intérieure, d'où cet effet d'euphorie !!!:smiley18:


Je pense comme ROTHA,mon cher Sereypheap

Vous êtes en fait entrain de nous décrire "un oragsme "au masculinsans avoir le courage de l'avouer!!!!

Sereypheap - 02/09/2005 à 19:51
robin des bois a écrit

Sereypheap a écrit

.... Moi-même, rien qu'à les voir via les DVDs, à chaque fois, elles me font hérisser les poils...:lol:C'est comme si une chaleur remontait depuis le fin fond de mes entrailles et se déversait sur le corps, créant un choc thermique entre la température du corps, 37 ° qui est plus froide que celle intérieure, d'où cet effet d'euphorie !!!:smiley18:


Je pense comme ROTHA,mon cher Sereypheap

Vous êtes en fait entrain de nous décrire "un oragsme "au masculinsans avoir le courage de l'avouer!!!!


Non, pas les poils pubiens, mais les poils de mon corps, sauf les premiers !!!:lol:Enfin, je n'ai pas voulu dévier le sujet initial qui a trop d'importance pour moi...

Rotha - 02/09/2005 à 21:21
Quand vous parlez d'apasara, vous parlez des representations d'Apsara ou des danseuses ?

Sereypheap - 03/09/2005 à 13:00
Rotha a écrit

Quand vous parlez d'apasara, vous parlez des representations d'Apsara ou des danseuses ?


Personnellement, je dirai les deux. Car les danseuses apsara seules ne suffisent pas pour créer l'euphorie que j'ai mentionnée !:lol:

Eh oui, il faut toute cette ambiance, cet environnement de grâce, de douceur, de bien-être accompagnée de musique traditionnelle et de décor splendite, illuminé des milliers de couleurs en or et diamand qui se marient à la perfection aux danseuses... Et le résultat, rien de comparable !

Rotha - 06/09/2005 à 23:14
Moi j'adore toucher leurs poitrines ... :miam:






...








...







... des représentations des statues d'Apsara hein ! :xtrem:
D'ailleurs, sur les statues ou representations d'Apsara un peu partout au Cambodge, on peut constater que la poitrine et le nombril des apsaras sont plus "polis/brillant", du fait qu'il y a une croyance qui dit que si on caresses ces endroits, cela porte bonheur ... Moi j'hésite pas une seconde, quitte à passer pour un pervers sexuel de la part des touristes japonais ou austaliens :redface:

Edité le 06/09/2005 @ 23:16 par Rotha

robin des bois - 07/09/2005 à 06:46
[quote=Rotha]Moi j'adore toucher leurs poitrines ... :miam:
... des représentations des statues d'Apsara hein ! :xtrem:
D'ailleurs, sur les statues ou representations d'Apsara un peu partout au Cambodge, on peut constater que la poitrine et le nombril des apsaras sont plus "polis/brillant", du fait qu'il y a une croyance qui dit que si on caresses ces endroits, cela porte bonheur ...uote]

Exact... mais y a des lingas aussi au Cambodge.... qui brillent!!!

Rotha - 07/09/2005 à 06:59
[quote=robin des bois]
Rotha a écrit

Moi j'adore toucher leurs poitrines ... :miam:
... des représentations des statues d'Apsara hein ! :xtrem:
D'ailleurs, sur les statues ou representations d'Apsara un peu partout au Cambodge, on peut constater que la poitrine et le nombril des apsaras sont plus "polis/brillant", du fait qu'il y a une croyance qui dit que si on caresses ces endroits, cela porte bonheur ...uote]

Exact... mais y a des lingas aussi au Cambodge.... qui brillent!!!


Ah bon ?! Pour les lingas, je ne savais pas :lol:

PAGNACHON - 07/09/2005 à 11:52
[quote=robin des bois][quote=Rotha]Moi j'adore toucher leurs poitrines ... :miam:
... des représentations des statues d'Apsara hein ! :xtrem:
D'ailleurs, sur les statues ou representations d'Apsara un peu partout au Cambodge, on peut constater que la poitrine et le nombril des apsaras sont plus "polis/brillant", du fait qu'il y a une croyance qui dit que si on caresses ces endroits, cela porte bonheur ...uote]

Exact... mais y a des lingas aussi au Cambodge.... qui brillent!!![/quote]

Bonjour robin des bois,

Je crois que c’est des lingas avec un corps de jeune femme, c’est pour cette raison que ça brille, sinon je ne vois pas comment des lingas qui brillent, c'est plutôt grisaille, ou peut-être, il y a des amateurs de lingas qui adorent s'approcher de ces créatures.

Pagnachon

robin des bois - 07/09/2005 à 14:13
PAGNACHON a écrit

[..., sinon je ne vois pas comment des lingas qui brillent, c'est plutôt grisaille, ou peut-être, il y a des amateurs de lingas qui adorent s'approcher de ces créatures.

Pagnachon


Il ya des temples -et autres lieux sacrés- avec lingas qui font encore aujourd'hui l'objet de pélerinages (comme en Inde: lingas=Civa=fertilité ). Je supose qu'il faut toucher pour obtenir un bon résultat..
En france , ya des statues de saints qui font l'objett de ce même genre de vénération.. et qui reluisent aussi...

Creamy Sopheap - 07/09/2005 à 17:49
:quoi: Euuuuh les lingas, c'est pas ces objets de forme phallique ? :quoi: Hé bé, hé bé, on se lâche sur ce sujet...I am shocked :sygus:...bon allez je vais toucher le ptit bedon de mon Bouddha de la chance moi ! :lol:
En tout cas, c'est vrai qu'elles sont belles nos ptites apsaras, moi j'en ai une en bois (et j'interdis à quiconque de la caresser, non mais ! :attention: :nono:) par contre toutes les fois où je suis allée au musée Guimet, j'avoue j'ai eu du mal à me retenir, elle est trop belle la tête de Jayavarman VII ! :sourire:

robin des bois - 08/09/2005 à 08:23
Creamy Sopheap a écrit

.....
par contre toutes les fois où je suis allée au musée Guimet, j'avoue j'ai eu du mal à me retenir, elle est trop belle la tête de Jayavarman VII ! :sourire:



Bonjour creamy

Eh ben .."Madame est servie ..directement sur Internet"

voir : http://www.museesdefrance.com/produits/gamme/arts_d_asie_et_d_orient

Je suis presque sûr que l'une des têtes de bouddhas est en fait une tête de Jayavarman VII (compter quand même 132 euros, voire 242!!!).. Quand on aime ,on ne compte pas

robin des bois - 08/09/2005 à 09:16
Creamy Sopheap a écrit

....je suis allée au musée Guimet, j'avoue j'ai eu du mal à me retenir, elle est trop belle la tête de Jayavarman VII ! :sourire:


Re : tu as çà aussi sur Internet qui date un peu mais qui est tres tres bien fait(au cas où tu ne connais pas déjà et pour les K.N.) :

http://www.culture.gouv.fr/culture/angkor/artkhmer.htm

Rotha - 08/09/2005 à 09:45
C'est pas interdit de toucher la tête des statues (Surtout ceux de Bouddha) ? :quoi:

Edité le 08/09/2005 @ 09:45 par Rotha

robin des bois - 08/09/2005 à 09:53
Rotha a écrit

C'est pas interdit de toucher la tête des statues (Surtout ceux de Bouddha) ? :quoi:


Possible en effet... En tout cas j'avais appris que c'était interdit pour la tête des enfants au Srok khmer... et c'est peut-etre en effet la même chose

Creamy Sopheap - 08/09/2005 à 10:31
Bah il me semble aussi que c'est "interdit", mais bon, ya plein de têtes (sans corps) de Bouddha qui se vendent...:3: moi on m'en a offert une, c'est un cadeau alors je la garde...et puis Jayavarman VII, c'était pas un Bouddha, alors j'ai droit de le toucher ! :sygus:

Merci pour les liens Robin :-)

Sereypheap - 11/09/2005 à 12:00
robin des bois a écrit

Rotha a écrit

C'est pas interdit de toucher la tête des statues (Surtout ceux de Bouddha) ? :quoi:


Possible en effet... En tout cas j'avais appris que c'était interdit pour la tête des enfants au Srok khmer... et c'est peut-etre en effet la même chose


Ce n'est pas seulement la tête des enfants au Srok khmer mais la tête des Cambodgiens et ce de tout âge et dans n'importe quel pays, Robin... Notre tête est sacrément protégé !:lol:

Rotha - 16/09/2005 à 20:14
Tout petit, je ne comprenais pas pourquoi je detestais que des personnes me touchent à la tête .... :lol: :2686:

Edité le 16/09/2005 @ 20:15 par Rotha

Sereypheap - 16/09/2005 à 22:16
Rotha a écrit

Tout petit, je ne comprenais pas pourquoi je detestais que des personnes me touchent à la tête .... :lol: :2686:


Bravo, Rotha, pour le smiley !:lol:

Sereypheap - 20/09/2005 à 20:04
Bonsoir à tous,

Voilà je pose la même question que sur LJK, la divine proportion vous dit quelque chose ?

virgule - 21/09/2005 à 11:48
Originally Posted by Sereypheap

Bonsoir à tous,

Voilà je pose la même question que sur LJK, la divine proportion vous dit quelque chose ?


[b]Tu parle du nombre d'or??

robin des bois - 21/09/2005 à 12:13
virgule a écrit

Sereypheap a écrit

Bonsoir à tous,

Voilà je pose la même question que sur LJK, la divine proportion vous dit quelque chose ?


[b]Tu parle du nombre d'or??


Je pense que c'est çà en effet

Rapport arithmétique semble-t-ilpermettant d'atteindre la perfection et de définir la beauté...Utilisé:

-en Architecture ..
-dans les Arts dont la Danse
-la perfection du Corps humain et/ou du Visage(voir Leonard de Vinci et ses cercles ) etc ..


Pour moi à relier à l'Esotérisme ... et à des domaines d'Initiés(bon pour la Franc-maçonnerie par ex!!!) etc etc

Je suppose que SM Sihamoni doit connaitre!!!


virgule - 21/09/2005 à 16:15
Originally Posted by robin des bois

Pour moi à relier à l'Esotérisme ... et à des domaines d'Initiés(bon pour la Franc-maçonnerie par ex!!!) etc etc


Suis pas tout a fait d'accord... mais on en parleras si sereypheap confirme ou non que sa "divine proportion" est bien le nombe d'or (pace que ca peut aussi etre le triptique 90-60-90)
:1422:

Sereypheap - 21/09/2005 à 20:05
virgule a écrit

Sereypheap a écrit

Bonsoir à tous,

Voilà je pose la même question que sur LJK, la divine proportion vous dit quelque chose ?


[b]Tu parle du nombre d'or??


Oui, virgule, il s'agit bien de ce nombre : PHI=1.618, que l'on s'en sert dans le domaine de l'art, et bien d'autres, dans le recrutement des manequins par exemple !:lol: Je plaisante. Je reviendrai plus tard là dessus...

robin des bois - 21/09/2005 à 21:25
virgule a écrit

robin des bois a écrit

Pour moi à relier à l'Esotérisme ... et à des domaines d'Initiés(bon pour la Franc-maçonnerie par ex!!!) etc etc


Suis pas tout a fait d'accord... mais on en parleras si sereypheap confirme ou non que sa "divine proportion" est bien le nombe d'or (pace que ca peut aussi etre le triptique 90-60-90)
:1422:



Copnsulte google svp et tu verras la quantité de " frappadingues "qui s'excitent AUTOUR DU nombre d'or...
Y doit bien y avoir quelques sectes aussi

Ceci dit j' y croiraiss assez volontiers en matiere d'architecture et de créations dans les arts plastiques

virgule - 22/09/2005 à 10:13
Originally Posted by robin des bois

Copnsulte google svp et tu verras la quantité de " frappadingues "qui s'excitent AUTOUR DU nombre d'or...
Y doit bien y avoir quelques sectes aussi

Ceci dit j' y croiraiss assez volontiers en matiere d'architecture et de créations dans les arts plastiques


Oui, il y a des sectes (j'ai rencontré un mec chez la soeur d'un pote qui gravitait la dedans et donnait des opuscules chelou sur le nb d'or, les mayas, les egyptiens, le tout ecrit par un sois disant docteur d'université en jenesaispukoi - que j'ai qualifié de "charlatanerie sectaire").

Ceci etant dit:
le nb d'or caracterise le ratio des cotés d'un rectangle tel que ce denrier nous paraitra aux formes les plus armonieuses (d'ou le fait qu'on le retrouve en archi dans toutes les civilisations: les constructions religieuses, ou seulement ornementales, ont un but estetique, cqfd). En fait, ce serait plus un nombre carateristique comme pi (même si le nb d'or est un peu plus subjectif que ce dernier)...

De plus, ce nb est assez utile en math (c'est reliés aux suites de Fibonaci).

virgule - 22/09/2005 à 12:59
on fait aussi des trucs geometriques rigolo avec le nb d'or...

spirale_or.gif

La limite de cette suite faite de rectanlges d'or est fct du nb d'or

pent2.gif

Dans ce pentagoen régulier, le rapport AC/AD est le nombre d'or

equation1.gif
Sinon, c'est aussi la solution positive de cette equation

Sereypheap - 23/09/2005 à 22:24
Bonsoir à tous,

J'ajouterai ceci :

La divine proportion joue un rôle important dans la nature et également dans l’histoire de l’art. En mathématiques, elle est connue sous le nom « le nombre d’or », désigné par PHI=1.618. Une multitude de choses dans la nature obéissent au dénominateur commun ce nombre d’or, à savoir les proportions des plantes, des animaux et même des hommes, enfin des être humains !

Pour ne citer que des exemples d’application liés à ces derniers, amusez-vous à vous mesurer. Eh bien, divisez votre taille par la distance du sol à votre nombril ou encore la distance du bout de votre doigt le plus long au sommet de votre épaule et divisez ce chiffre par celle qui part de votre coude au bout de ce même doigt. Ou encore votre hanche au sol, divisé par votre genou au sol… Et qu’est-ce que vous devriez trouver comme nombre pour être proche de la divine proportion ? Vous devinez sûrement, n’est-ce pas ? Tout simplement, le nombre PHI…

Eh bien, en fait, ce n’est pas le mot en mathématiques qui me fait penser à nos danseuses apsaras, mais il s’agit bien de l’autre, la « divine proportion », car pour moi, ce sont des êtres parfaits ! Eh bien, pour le savoir, c’est simple non ? Il suffit de les mesurer !!! :lol: Pas les vraies, mais les statues de nos apsaras ; quand vous êtes au Cambodge n'oubliez pas de les mesurer, apportez un mètre avec vous ; et si vous avez de la chance de mesurer les vraies, c’est que vous êtes vous-mêmes divin ! :lol:


Edité le 23/09/2005 @ 22:25 par Sereypheap

Sereypheap - 25/09/2005 à 14:15
Bonjour à tous,

Pour ceux à qui cette formule intéresse, voici le lien intéressant :

http://www.bibmath.net/dico/index.php3?action=affiche&quoi=./n/nbor.html

virgule - 26/09/2005 à 17:37
divine, divine... moi j'aime pas trop ca.... Pourquoi ne pas parler de nombre remarquable, comme pi, present en geometrie, mais aussi dans les suites et même les probas!

Apres tout, on appelle pas les cercles de rayon 1 les "divins cercles"....

virgule - 26/09/2005 à 17:40
Je chipotte....
:3:

PS: Comment on edite les messages??

Rotha - 26/09/2005 à 17:47
virgule a écrit

Je chipotte....
:3:

PS: Comment on edite les messages??


Il faut cliquer sur le bouton en haut à droite de ton message : "EDITION"

Sereypheap - 26/09/2005 à 20:01
virgule a écrit

divine, divine... moi j'aime pas trop ca.... Pourquoi ne pas parler de nombre remarquable, comme pi, present en geometrie, mais aussi dans les suites et même les probas!

Apres tout, on appelle pas les cercles de rayon 1 les "divins cercles"....


Nos danseuses apasara sont "numériquement" belles, leurs proportions sont très proches du nombre d'or !!!:lol: Par contre, si je disais : nos danseuses apsaras sont divinement belles, leurs proportions proches de la divine proportion, sont parfaites. Ce n'est pas mieux ?:smiley18: Enfin, essayez de mieux les décrire, si vous arrivez...:12:

Edité le 26/09/2005 @ 20:03 par Sereypheap

virgule - 27/09/2005 à 13:44
Originally Posted by Sereypheap

Nos danseuses apasara sont "numériquement" belles, leurs proportions sont très proches du nombre d'or !!!:lol: Par contre, si je disais : nos danseuses apsaras sont divinement belles, leurs proportions proches de la divine proportion, sont parfaites. Ce n'est pas mieux ?:smiley18: Enfin, essayez de mieux les décrire, si vous arrivez...:12:


Ah oui, vu de ce coté la... "divine", c'est mieux...

oldchapman - 28/09/2005 à 11:53
:-P

De quoi mettre tout le monde d'accord !

oldchapman - 28/09/2005 à 11:55
:whaou:

en version plus récente...

robin des bois - 28/09/2005 à 12:34
oldchapman a écrit


en version plus récente...


Elles sont nettement mieux à poil sur la pierre

oldchapman - 28/09/2005 à 15:52
robin des bois a écrit

oldchapman a écrit


en version plus récente...


Elles sont nettement mieux à poil sur la pierre




Si on reagrde attentivement, les Apsaras qui figurent sur le bas-relief ne sont pas du tout nues ! :up:

oldchapman - 28/09/2005 à 15:57
La photographie ancienne n'étant pas très nette, on a du mal à distinguer les visages... ce qui est bien dommage en ce qui concerne les Cambodgiennes qui sont dans l'ensemble plutôt jolies à regarder.

La pièce jointe est peut-être plus nette. :12:

littleapsara - 28/09/2005 à 19:04
bonjour tout le monde,

je suis désolée d'interrompre votre longue dialogue d'hommes sur le chiffe d'or et je sais pas quoi d'autre sur la dimenssion parfaite:lol:

mais savez-vous quand est-ce que nos très chères danceuses se sont revetuent entierement???:-)
parce que je croyais qu'a l'époque angkorienne , elles étaient toutes habillées:3:( étant de nature naive)

PS: vous savez qu'elles ont du grave souffrir depuis leur plus jeune age à se tordre pour devenir plus souple et pour avoir un corp si parfait:-)alors j'espère que la gente masculine est consciente de tous leur sacrifices :smilie1:

a bientot

virgule - 29/09/2005 à 11:04
Originally Posted by littleapsara

bonjour tout le monde,

je suis désolée d'interrompre votre longue dialogue d'hommes sur le chiffe d'or et je sais pas quoi d'autre sur la dimenssion parfaite:lol:


dialogue d'homme, dialoge d'homme... depuis qd math, architecture et scuplture sont du domaine masculin exclusivement??


mais savez-vous quand est-ce que nos très chères danceuses se sont revetuent entierement???:-)
parce que je croyais qu'a l'époque angkorienne , elles étaient toutes habillées:3:( étant de nature naive)

Ben si l'on en crois les tableaux contemporains et les sculptures, a l'epoque angkorienne, les femmes étaient alegrement torse nue. Danseuse ou pas.

Mais peut etre est-ce estetique (de même que les statues grecques sont nues, les grecs/ques ne l'etaient pas...[b])

oldchapman - 29/09/2005 à 11:35
Je confirme que sur le bas-relief représentant des Apsaras et figurant un peu plus haut, les danseuses ne sont pas nues. On voit très nettement qu'elle porte un vêtement...
Chaussez vos luinettes !

oldchapman - 29/09/2005 à 11:42
:-)

Entre avant-hier et aujourd'hui...

virgule - 29/09/2005 à 12:53
Originally Posted by oldchapman

Je confirme que sur le bas-relief représentant des Apsaras et figurant un peu plus haut, les danseuses ne sont pas nues. On voit très nettement qu'elle porte un vêtement...
Chaussez vos luinettes !


Comme on voit distinctement leur nombril, on peut considérer que le ventre est nu. Comme il n'y a rien qui n'indique le contraire, on peut en déduire qu'elles sont torse nue: les marques au niveau du coup et des bras sont le fait de colier et d'ornement, non de vetements.[b]

virgule - 29/09/2005 à 12:57
cambodia_angkor_apsara.jpg

apsaraHead.jpg

On voit mï¿œme ici les details des seins des apsaras.

apsara.jpg

Et ici, le fait que certaines parties des statues sont plus souvent touchï¿œs que d'autres :lol:

robin des bois - 29/09/2005 à 13:35
virgule a écrit

cambodia_angkor_apsara.jpg

apsaraHead.jpg

On voit mï¿œme ici les details des seins des apsaras.

apsara.jpg

Et ici, le fait que certaines parties des statues sont plus souvent touchï¿œs que d'autres :lol:


Ah ben oui alors ...
Je te trouve beaucoup plus éloquent que d'habitude... at à peine une petite faute d'orthograhe!!! Etonnant NON?

PAGNACHON - 29/09/2005 à 14:21
Effectivement, vu le nombre de touristes qui visite le site d’Angkor, nos Apsaras ne peuvent rien faire contre les attouchements. Malgré ça, elles continuent inexorablement.



virgule - 29/09/2005 à 15:31
Originally Posted by robin des bois

Ah ben oui alors ...
Je te trouve beaucoup plus éloquent que d'habitude... at à peine une petite faute d'orthograhe!!! Etonnant NON?



:lol:

Originally Posted by PAGNACHON

Effectivement, vu le nombre de touristes qui visite le site d’Angkor, nos Apsaras ne peuvent rien faire contre les attouchements. Malgré ça, elles continuent inexorablement.


De fait, je suis pas sur que ces "attouchements" soient le fait des touristes....




oldchapman - 29/09/2005 à 17:18
A voir...

oldchapman - 29/09/2005 à 17:21
Ce n'est pas parce que l'on voit le nombril des filles que les seins sont nus. :nono:

D'ailleurs, sur la photographie en question, on ne voiit pas du tout les bouts de sein. :larme:

oldchapman - 29/09/2005 à 17:24
:up: Cruel débat !:quoi:

Sereypheap - 29/09/2005 à 20:14
Splendide les photos ! Je me suis permis de transposer une photo que j'aime bien sur LJK...

oldchapman - 30/09/2005 à 11:14
Apsara : La danse des nymphes célestes :smiley25:



Le sourire d’Angkor
Enigmatique, éthéré, le sourire des danseuses qui ornent les murs du temple d’Angkor Wat est appelé « sourire d’Angkor ». A l’intérieur du temple, de nombreux bas-reliefs représentent les danseuses royales apsaras, créatures divines aux gestes fluides immortalisés dans le grès.
Taillés dans la pierre par un savoir-faire séculaire, leurs visages mélanésiens sont d’une finesse qui confine à la perfection. Il y a presque un millénaire, les tailleurs de pierres ont réussi à reproduire chaque détail dans les costumes, les parures, les visages. Une pierre faite dentelle, qui exprime la grâce des danseuses au fameux sourire. Le détail des bas-reliefs du temple permet de distinguer ici les jeunes filles à la poitrine menue, là les danseuses adultes. Sur ces carrés de pierre, la lumière joue avec les figures, chaque moment de la journée laissant paraître les formes sous un jour nouveau.
Apsara, « danse des nymphes célestes »
« Apsara » est un mot sanscrit qui signifie : « femmes qui marchent sur l’eau ». Dans la mythologie reprise par les Khmers indiens, les Apsaras étaient des demi-déesses, sorte de nymphes à la beauté séduisante, qui habitaient les cieux et les airs.
Apsara, la déesse dansante, et les sculptures des autres divinités dansantes d’Angkor sont les modèles des danseuses apsaras d’aujourd’hui qui apprennent cette discipline à l’Université royale de Pnomh Penh. A l’origine, ce ballet n’était pratiqué que par les rois khmers et par les danseuses qui vivaient recluses dans le temple. Angkor Wat était le temple du Dieu-Roi. Médiatrices entre le ciel et la terre, les danseuses avaient statut de divinités. Ce n’est que bien plus tard que le peuple fut admis à assister à cette forme sans doute la plus sensuelle de la vénération des ancêtres et des dieux.
Anéantissement d’une culture
De même qu’ils écrasèrent la culture khmer, les Khmers rouges interdirent la danse des nymphes célestes. Pour le régime sanguinaire de Pol Pot, la danse était le produit d’une élite, un héritage de « l’ennemi de classe ». 90% des danseuses et des musiciens apsaras furent massacrés ou internés dans des camps par les brigades de Pol Pot. Sur les centaines de chorégraphies d’alors, il ne reste aucune trace de la plupart d’entre elles. Aveuglés par la haine, les Khmers rouges détruisirent les scènes et les bibliothèques du Ballet royal du Cambodge. Grâce au courage d’une professeur de danse, Theay, deux cents partitions purent être sauvées. Dans les camps, elle était parvenue à les cacher. De temps à autre, d’autres documents réapparaissent et complètent ce précieux patrimoine.
Renaissance de la danse classique cambodgienne
Dans le Cambodge actuel, cette danse est au cœur de l’identité nationale. Après toutes ces années de guerre et de terreur sous les Khmers rouges, le peuple cambodgien peut enfin renouer avec sa culture, reprendre la parole à travers cette expression artistique, même si la culture des rois Khmers était réservée à la cour, loin du monde paysan. La danse, elle, et tout particulièrement l’apsara, aux mille variations, est un art non-verbal ; son langage, universel, possède une grande force d’intégration. La danse des nymphes célestes est aussi un acte spirituel, dont le message est parfaitement compris par le peuple cambodgien, empreint d’une grande religiosité.
Une vie dédiée à la danse
Rares sont les professeurs de danse qui ont survécu aux atrocités du régime de Pol Pot. Depuis 1980, le pays s’efforce de faire renaître de cette musique et cette danse traditionnelles. A l’Académie des Beaux-Arts de Pnomh Penh, les quelques pédagogues de danse survivantes du génocide enseignent cet art aux jeunes filles.
Tous les ans, de très nombreuses jeunes filles souhaitent s’inscrire à l’Académie de Phnom Penh, une branche de l’Université royale du Cambodge. Les études, qui durent plusieurs années, exigent beaucoup de talent, de la ténacité, de la souplesse et une grande résistance physique. La gestuelle est d’une fluidité et d’une souplesse extrêmes. Le seul répertoire de l’enseignement de base ne compte pas moins de 4000 postures codifiées. Les jeunes danseuses passent leur diplôme après 9 ans d’entraînement et d’apprentissage. Pour les musiciens asparas, les études sont de même longueur.
Les professeurs de danses les plus âgées s’efforcent de reproduire de mémoire ce qu’elles ont appris dans leur jeunesse. Ron Rathmony, danseuse et professeur de l’Académie joue un rôle clé dans la mise au point de cette technique de recomposition. La mémoire est ravivée par l’intellect, mais aussi par l’intuition et les mouvements du corps, en harmonie avec la musique, elle aussi recomposée au prix de maints efforts. C’est ainsi que Ron Rathmony a réussi à recréer cette danse à partir de ses souvenirs. En partie intuitive, la reconstitution des danses par les jeunes femmes encadrées par leur professeur est impressionnante : quand il n’existe plus de partition, lorsque les musiciens doivent puiser dans leur intuition et leur expérience, les enseignants de l’Université royale développent leurs propres techniques créatives.
Les chorégraphies sont très complexes et seul un corps surentraîné par des années de pratique est en mesure de les exécuter à la perfection.
Dans une immense diversité des gestes et des figures, les ballets racontent la mythologie. Médiatrices entre les dieux et les hommes, les jeunes femmes intègrent dans leurs mouvements prières et bénédictions.
Une danse très ancienne à l’avenir prometteur
La complexité de cette danse reflète aussi la vie religieuse à la cour des rois Khmers, où les danses apsaras ont leur place depuis 1500 ans. Mais si ancestral que soit cet héritage khmer, la danse des Dieux-Rois d’Angkor semble promise à un bel avenir. Ancienne danseuse étoile du Ballet royal, la princesse Buppha Devi, aujourd’hui ministre de la culture de son pays, soutient l’engagement de l’Université. L’UNESCO elle-même a rendu hommage au caractère unique de la « danse des nymphes célestes », reconnaissant officiellement en elle un patrimoine mondial de l’humanité. Elle aussi apporte son soutien au Ballet royal du Cambodge.

virgule - 30/09/2005 à 11:34
Originally Posted by oldchapman

Ce n'est pas parce que l'on voit le nombril des filles que les seins sont nus. :nono:

Ben en fait: tu voit le nombril, cad que celui ci n'est pas recouvert. tu remonte vers les seins et ne constate aucune empreinte ou marque signifiant le debut d'un vetement. Cafd, les seins ne sont pas couvert.

Le torse est nu.

Quel debat profond :lol:

oldchapman - 30/09/2005 à 11:52
:nono:

apsara
Nom féminin. Pluriel en S.
M. védique (Hindouisme).
Les apsaras sont les nymphes indiennes. Ces créatures féminines vivent dans l'eau ou des les arbres. L'eau en question devant être douce. Ce sont des vierges d'une grande beauté, mais elles provoquent la folie et la passion chez les hommes. Dans les légendes, elles sont souvent les épouses des gandharvas..

oldchapman - 05/10/2005 à 17:09
:-P

Danseuses bien humaines ou divinités ? :lol:

oldchapman - 06/10/2005 à 18:28
La danse et la chorégraphie.


La danse a toujours été un art majeur du Cambodge et un des aspects les plus délicats de l'âme khmère.
Des stèles retrouvées dans divers temples d'Angkor rapportent avec détails le nombre de danseuses qui leur était affecté: 600 pour l'un, plus de 1 000 pour un autre.
Ces danseuses représentaient les fameuses "apsara" ou danseuses célestes. Ce nom d'apsara est d'ailleurs devenu synonyme de danseuse khmère.
Aujourd'hui l'université royale des beaux arts s'efforce de refaire vivre cet art volontairement tué par les Khmers rouges : elle prend en charge les jeunes talents dès l'âge de huit ans, alternant les exercices techniques le matin et l'enseignement général l'après-midi.

La chorégraphie classique khmère est un mélange de mimes, de théâtre muet et de poses stylisées. Le corps doit rester vertical dans ses ondulations, le visage impassible, seules les mains et les pieds décrivent des mouvements. Chaque geste exprime un sentiment.
La danse khmère est un ensemble de figures en perpétuel mouvement. Les mouvements sont très élaborés et exécutés le plus souvent avec lenteur.
Tel geste dans telle posture des bras et des jambes a valeur de mot, et les mouvements enchaînés les uns aux autres prennent valeur de phrase. Chaque personnage combine des gestes immuables qui lui sont propres. Les règles les plus strictes dictent l'enchaînement des mouvements, mais leur symbolisme est maintenant totalement oublié.



oldchapman - 18/10/2005 à 17:27
:soleil:
Danseuses royales au repos dans la cour du Palais royal

virgule - 18/10/2005 à 17:29
Le fameux sourire khmer :lol:

oldchapman - 18/10/2005 à 17:35
Si elles ne sourient pas... c'est peut-être aussi parce que la pose (pour la photo) a été longue, non ?

oldchapman - 18/10/2005 à 17:45
:12:

virgule - 18/10/2005 à 18:26
oldchapman a écrit

Si elles ne sourient pas... c'est peut-être aussi parce que la pose (pour la photo) a été longue, non ?

Je crois surtout que ca se faisait pas de sourire sur le photos a cette epoque.

En attendant, ca me fait super rire de penser au slocgan "pays du sourire" en voyant ces photos :lol:

littleapsara - 18/10/2005 à 20:22
waoooooooo
Elles ont le teint super foncé didonc :lol:
corrigez-moi si je me trompe mais je n'en rencontre plus des jeunes khmères comme cela maintenant au pays du sourire:xtrem:

littleapsara

Rotha - 18/10/2005 à 20:44
littleapsara a écrit

waoooooooo
Elles ont le teint super foncé didonc :lol:
corrigez-moi si je me trompe mais je n'en rencontre plus des jeunes khmères comme cela maintenant au pays du sourire:xtrem:

littleapsara



Pour en rencontrer des comme ça, il faut aller voir les phnongs et khmers vivant dans la forêt (enfin de ce qu'il reste ...) ... :lol:

oldchapman - 19/10/2005 à 10:45
:nono: Si vous voulez juste mon avis...

Les cartes postales étant très anciennes (photographies du début du XX° siècle), ont peut supposer que la couleur sépia fonce un peu le teint des jeunes femmes.

A cette époque, la population était essentiellement rurale. D'où le teint plus mat des filles vivant au bon air de la campagne.

oldchapman - 19/10/2005 à 11:00
:12:

oldchapman - 19/10/2005 à 11:06
:12:

oldchapman - 19/10/2005 à 11:08
:up: La photographie s'est détachée u message précédent. :lol:

virgule - 19/10/2005 à 11:16
Mais ou tu trouve toutes ces photos???? C'est genial!

robin des bois - 19/10/2005 à 11:54
virgule a écrit

Mais ou tu trouve toutes ces photos???? C'est genial!



Salut V.2

Tiens toi le futur Laotien ..cadeau

http://cpalaos.cabiddu.net/index.php

virgule - 19/10/2005 à 12:06
robin des bois a écrit

Salut V.2

Tiens toi le futur Laotien ..cadeau

http://cpalaos.cabiddu.net/index.php



koptchaï laï laï lung!

v2= Vergeltungwaffe 2?

oldchapman - 05/01/2006 à 11:52
Danseuse bien humaine ?

oldchapman - 05/01/2006 à 11:53
Danse classique ou folklorique ?

Réflexion - 05/01/2006 à 16:45
Salut,

Merci pour cette jolie photo des danseuses Apsara.

Voilà, le Cambodge, son Histoire, ses arts, et ses chansons tels que je l’aimais.

Et voici, sur ce lien, une des mes chansons préférées de Sinsisamut, la dernière fois que
je l’avais écoutée, c’était, quelques mois avant que les ténèbres ne s’abattirent sur
Phnom Penh, le 30 avril 1975.

http://www.norodomsihanouk.info/royal%20singing/ALBUM%20D/Champei%20Siemreap.wmv


oldchapman - 05/01/2006 à 17:33
La jeune fille au milieu de la deuxième photo n'est pas très typée cambodgienne... Non ?

Rotha - 05/01/2006 à 17:48
oldchapman a écrit

La jeune fille au milieu de la deuxième photo n'est pas très typée cambodgienne... Non ?


Elle fait plus portuguaise, du fait de sa moustache
























:sourire:
Allez-y frappez moi ! :xtrem:

Non pour être plus sérieux ... Je suis pas d'accord, elle fait très khmère.
Toutes les khmères n'ont pas les yeux bridées et la peau foncée :bon:

Edité le 05/01/2006 @ 16:49 par Rotha

Creamy Sopheap - 05/01/2006 à 18:42
oldchapman a écrit

La jeune fille au milieu de la deuxième photo n'est pas très typée cambodgienne... Non ?


Moi je trouve que si !

oldchapman - 11/01/2006 à 19:16
Et celle-ci, elle est aussi de type portugais ?

yayawarman - 11/01/2006 à 20:51
Les murs d'Angkor sont couverts d'apsaras ou dévatas, les danseuses célestes. Dans le temple d'Angkor Vat, elles sont plus deux mille, toutes différentes les unes des autres. Chacun des visages a sa beauté et sa propre expression ; chaque geste est différent. Elles sont toutes parfaites. Les artistes de l'époque ayant un vif sentiment du beau et de l'harmonie, leurs oeuvres portent l'empreinte d'un art élevé.
Les apsaras ont le torse nu, les seins ronds. Le tissu qui couvre d'un léger drapé le reste du corps moule les cuisses et les jambes. Elles sont coiffées du tiares et de hauts diadèmes. leur cou et leurs bras sont couverts de joyaux.
Les apsaras symbolisent une vie insouciante pleine de beauté et de sérénité. Elles appartiennent au ciel plutôt qu'à la terre et rayonnent de jeunesse et de fraîcheur. On dirait qu'elles vont se mettre à danser.
Selon une vieille coutume, il est considéré comme un devoir religieux de caresser les statues en passant. Depuis des siècles, des mains ont touché la pierre et lui ont donné une patine, à peine plus foncée que la peau brune des femmes d'Angkor qui ont le charme de ces nymphes mythiques.

Creamy Sopheap - 11/01/2006 à 21:15
yayawarman a écrit

Selon une vieille coutume, il est considéré comme un devoir religieux de caresser les statues en passant.


:quoi: J'ai jamais entendu parler de cette coutume...ça a été inventé par qui ? Des obsédés ? :sarcastic: Parce que c'est souvent les seins des apsaras qui sont polis, on se demande pourquoi ! :-(

yayawarman - 12/01/2006 à 09:30
Si! Si! Cela porte bonheur !
De plus, pendant la période khmer rouge, beaucoup d'apsaras ont été détruit au niveau de la poitrine car renfermant des pierres précieuses.
Même en France du côté de Dijon, il y a une petite statuette que l'on caresse de gauche à droite pour nous porter chance derrière la cathédrale... Allez y faire un tour, elle est magnifique !

robin des bois - 12/01/2006 à 09:43
yayawarman a écrit

Si! Si! Cela porte bonheur !
De plus, pendant la période khmer rouge, beaucoup d'apsaras ont été détruit au niveau de la poitrine car renfermant des pierres précieuses.
Même en France du côté de Dijon, il y a une petite statuette que l'on caresse de gauche à droite pour nous porter chance derrière la cathédrale... Allez y faire un tour, elle est magnifique !


Salut a vous ..

Je ne suis pas d'accord sur le fait de dire.. et laisser croire... que Angkor a été déterioré durant la période Khmer rouge: c'est faux
Il y a déjà eu quelques dommages entre 1970 et 1975, mais par bombardements du fait des forces loyalistes de LON Nol qui attaquaient le maquis Khmer fortement implanté dans la région... POL Pot, lui,respectait scrupuleusement le site d'Angkor.
Par contre, il n'en a pas du tout été de même durant la période d'occupation vietnamienne.. où les pillages ont commencé...
Eh oui, il est préférable de s'en tenir aux faits!!!

yayawarman - 12/01/2006 à 09:50
Je ne parle pas du temple d'Angkor... mais des apsaras. Et c'est pendant la période khmer rouge. Quant au bombardement et le reste des pillages, tu as tout à fait raison !

oldchapman - 12/01/2006 à 13:12
La petite statuette de Dijon : c'est une chouette ! :lol:

Et je peux vous assurer qu'elle n'a pas de seins ! :-P

yayawarman - 12/01/2006 à 22:09
Je ne parlais pas de la chouette mais de la statuette de Jeanne de Chantal qui est aussi un porte bonheur et qui indique un parcours pour les visites touristiques...

oldchapman - 23/02/2006 à 19:25
:soleil:

oldchapman - 23/02/2006 à 19:27
:-P

Sinath - 05/04/2007 à 13:19
Vu la date du topic je me demande si on va me répondre lol.
Je tente.

Tout d'abord! magnifique topic! c'est super interessant! Je suis toute nouvelle et je suis fascinée aussi par les Apsaras c'est pourquoi j'ai décidé de retranscrire cette histoire sous forme de bd "manga" enfin j'ai créé un post pour parler de ça.

Pour rester dans le sujet, je voulais savoir si vous connaissez un peu les sujets abordés dans chaque acte dans un ballet d'apsara ( ah désolée peut être que vous n'allez pas comprendre ce que je veux dire j'mexprime mal désolée)

Seun nmott - 05/04/2007 à 22:44
Bienvenue Sinath

Pour rester dans le sujet, je voulais savoir si vous connaissez un peu les sujets abordés dans chaque acte dans un ballet d'apsara ( ah désolée peut être que vous n'allez pas comprendre ce que je veux dire j'mexprime mal désolée)


Posez vos questions.:lol:
On va essayer

Sinath - 05/04/2007 à 22:49
eh bien, par exemple je me souviens dans un des acte, il y a un singe blanc qui poursuit la déesse ( je sais même pas si ya un rapport avec apsara) en fait il tente de lui voler son diamant je crois.
Qu'est-ce que cette scène raconte. Ya eu un début a cette histoire comme il y a une fin mais je ne connais pas du tout, je me souviens juste de cette scène.

Seun nmott - 05/04/2007 à 23:06

il y a un singe blanc qui poursuit la déesse


Dans la danse APSARA il n'y a pas de singe.

Cet acte peut être dans celle de la danse "Sovann Macah", Où le roi singe(blanc, souvent c'est Hanoumann)qui drague la reine des poissons(Sovann Macha).

Seun nmott - 05/04/2007 à 23:14
Je vous conseille ce petit livre (21/15/1.5)
Apsara dance, de KEO Narom et de PRUM Sisaphanta, édité par le ministère de la culture
ppi59bismk2.jpg

Sinath - 05/04/2007 à 23:20
ah, il y a un livre... où es ce que je peux le commander ou le trouver? c'est en français en anglais?

Seun nmott - 05/04/2007 à 23:30
C'est en khmer et en anglais, sur les marchés de PPenh.

Sinath - 06/04/2007 à 00:02
ahhh... le jour où j'irai au Cambodge T_T je n'y suis jamais allée et je ne sais pas quand es-ce que j'irai... Quand j'aurai de l'argent et des vacances avec ma famille lol
Si quelqu'un y va faites moi signe^^