Board logo

Le Forum Khmer-Network » Cultures du Cambodge » Littérature, contes et légendes » NOU HACH et "La fleur fanée

NOU HACH et "La fleur fanée

robin des bois - 15/06/2014 à 16:47
SVP pour faire suite au monochat et à la question de petiteheidi , ce CV publié aux pages 86 et 87 du document "Hommes et Histoire du Cambodge

- en pdf sur ce lien
http://camdevel.free.fr/pages/HOMMES-HISTOIRE%20DU%20CAMBODGE.pdf

- NOU HACH (1916-1975 ?) pμ=)q

Nou Hach est un autre écrivain très connu et de la même génération que
Rim Kin.
Il a été formé lui aussi à l'école moderne, et a composé pendant la
période du Protectorat et à la veille de l'indépendance plusieurs romans
dont l'un, Phkà srabon (Fleur fanée), fut ensuite inscrit au programme de
l'enseignement secondaire.
Il est né le 26 juin 1916 au village de Kompong Preah, dans le district de
Sangkè, dans la province de Battambang. Son père se nommait Khuon Nou
et sa mère Ao Muoc. Pendant son enfance, il fit des études traditionnelles
à la pagode de son village et apprit à lire couramment les textes sur latanier,
sàstrà. Il fut admis au concours d'entrée en 6ème du collège Sisowath en
1932. Il obtint son premier baccalauréat en 1939. Puis il entra dans l'administration
judiciaire comme juge d'instruction. Il se maria à Phnom Penh.
En 1947, il fut muté au ministère de l'Information et il dirigea le journal officiel
Kambujà. En 1948, il devint le Secrétaire particulier du Prince Sisowath
Yuthévong, Premier ministre. Après la mort de ce dernier, il retourna
au ministère de l'Information où il fut nommé chef de cabinet. En 1952, il
devint fonctionnaire diplomatique au ministère des Affaires Etrangères.
Du 6 juin 1952 au 23 janvier 1953, il fut nommé secrétaire d'Etat au ministère
de la Poste et des Télécommunications dans le cabinet du Prince Norodom
Sihanouk. Il fut membre de l'Association des écrivains khmers à
partir du 17 janvier 1958. Son dernier poste diplomatique fut celui d'ambassadeur
du Cambodge, en 1969, à Djakarta, en Indonésie. Il prit sa retraite
en 1972. Il disparut probablement en 1975.

Ses oeuvres principales sont:
- jA)N :(k)p(La fleur fanée), Phnom Penh, 1949 (première publication en
feuilleton dans l'hebdomadaire Kambujà en 1947);
- p)néd)ié( :P=)(La femme bien-aimée), Phnom Penh, 1955;
- ,) ;vBp&tn ;&pI(Le jeune Leavoan et la jeune Rovind), Phnom Penh, 1955;
- m) ,)<¬tq&yY(La guirlande de coeur), Phnom Penh, 1972 (ce roman a été
écrit en 1936 et terminé vers la fin de 1946, cf. avant-propos de l'auteur).

Nou Hach avait une formation intellectuelle et culturelle plus poussée que
Rim Kin. Il avait poursuivi ses études jusqu'au baccalauréat, et il connaissait
aussi la langue et la littérature siamoises. Il subit une forte influence
de la littérature française. Son style s'inspira notamment de celui de son
écrivain français préféré, Alphonse Daudet. Il recourt à une langue très vivante,
rapide et concise. Dans le roman Phkà srabon l'auteur utilise des
éléments de l'oeuvre de Bernardin de Saint-Pierre, PauL et Virginie,
lorsqu’il décrit l'amour fidèle et tragique de ses deux héros. Mais les lecteurs
cambodgiens préfèrent les dénouements heureux. La fin triste et tragique
de Phkà srabon est une exception. « Il s'agit de l'histoire d'une pauvre jeune
fille qui se débat entre son amour filial et son amour tout court, entre le
respect de la tradition et son rêve d'émancipation et qui, par pudeur, préfère
se laisser mourir plutôt que de s'en ouvrir à sa mère, qui en est la cause
principale. Ce drame est traité avec beaucoup de sensibilité et de talent

Voici le résumé:
« Boun Thoeun (Bun Dhioen), lycéen à Phnom Penh, rentre à Battambang
par train au moment des grandes vacances scolaires pour retrouver sa famille.
Mais, alors que tous ses camarades laissent éclater leur joie devant
la perspective de longues vacances, Boun Thoeun a le coeur serré, car une
lettre de sa jeune soeur lui a appris que son père était ruiné à la suite du
naufrage d’une jonque de riz sur le Grand Lac. Il craint de devoir quitter le
Lycée pour aider ses parents et de renoncer ainsi aux études qu'il rêvait de
poursuivre à l'étranger pour acquérir une instruction supérieure
.

Khing Hoc nDy


Seun nmott - 16/06/2014 à 09:52
Il y a de très belles phrases.. espèces rares dans la littérature khmère..
Puis il y a la "pêche miraculeuse"... De la richesse de Tonlé Sap..


Alors que plus de 20 ans plus tard(1949-1975), j'ai eu l'occasion de vivre personnellement ce merveilleux phénomène, cet endroit hanté... décrit par cet auteur dans ce fameux roman..:bon:

kaunklau - 17/06/2014 à 14:12
:bon::bon:
Seun nmott a écrit

Il y a de très belles phrases.. espèces rares dans la littérature khmère..
Puis il y a la "pêche miraculeuse"... De la richesse de Tonlé Sap..


Alors que plus de 20 ans plus tard(1949-1975), j'ai eu l'occasion de vivre personnellement ce merveilleux phénomène, cet endroit hanté... décrit par cet auteur dans ce fameux roman..:bon:


:elephant: :elephant: :elephant:

" endroit hanté " , bien sûr , les " coopératives , les dak teus , les menaces , les misères , les galères ..."
il faut qu'ils nous éloignent .
:priere: :priere: :priere: