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Auteur Cambodge, Thaïlande, des troubles à fronts renversés   ( Réponses 21 | Lectures 2335 )
Haut de page 11/01/2014 @ 07:41 Bas de page
Cambodge, Thaïlande, des troubles à fronts renversés Reply With Quote
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Les troubles politiques en cours en Thaïlande et au Cambodge, deux pays frontaliers partageant une histoire commune situés au coeur de la partie continentale de l'Asie du Sud-Est, illustrent un singulier paradoxe. Alors qu'au Cambodge des manifestations d'opposants et d'ouvriers réprimées brutalement à Phnom Penh début janvier – quatre morts chez les manifestants – visent, au nom de l'affirmation des droits démocratiques, à se débarrasser d'un premier ministre autoritaire, les dizaines de milliers de personnes qui défilent dans Bangkok depuis deux mois exigent à la fois la démission du gouvernement et la fin de la démocratie élective. Les manifestants cambodgiens veulent plus de démocratie tandis que ceux de Bangkok en veulent moins, voire plus du tout.

Au Cambodge, les choses sont plus simples : en vingt-huit ans de « règne », le premier ministre Hun Sen a réussi à contourner les effets d'une démocratie formelle en mettant sur pied un système de type autoritaire au sein duquel les affidés du pouvoir se sont enrichis. Si des élections législatives ont régulièrement sanctionné le choix des électeurs, la mainmise du Parti du peuple cambodgien (PPC) au niveau local est telle que l'opposition a été marginalisée. Paysans expulsés de leurs terres pour faire place à des projets agricoles ou immobiliers, incarcérations régulières de défenseurs des droits de l'homme, prédation des classes dirigeantes sur une économie par ailleurs en pleine croissance ont provoqué la colère d'un nombre toujours plus grand de Cambodgiens.

Les législatives, à l'été 2013, ont marqué un tournant : le PPC a perdu 22 sièges tandis que, dans l'opposition, le Parti de la sauvegarde nationale du Cambodge (PSNC) en a remporté 55. Mais les ténors de ce parti ont accusé le gouvernement d'avoir multiplié les irrégularités en manipulant les listes de votants. Curieusement, Hun Sen a laissé se dérouler dans Phnom Penh, pendant plusieurs mois, de nombreuses manifestations demandant son départ. Mais quand un cortège monstre, le 3 janvier, a vu des jeunes Cambodgiens, militants de l'opposition, moines et ouvriers faire cause commune, le premier ministre a réagi avec brutalité.

Hun Sen est un ancien officier khmer rouge qui avait fait défection avant de rejoindre l'armée vietnamienne débarquée en 1979 pour débarrasser le Cambodge du régime génocidaire de Pol Pot. Après avoir fait preuve durant des mois de tempérance, lui qui n'hésita pas à recourir à un coup d'Etat en 1997 pour asseoir un peu plus son pouvoir, a renoué avec la manière forte : dispersion musclée des opposants le 4 janvier, convocation au tribunal des chefs du PSNC pour « incitation à troubler l'ordre public ».

Sans préjuger de l'impact des manifestations sur l'avenir politique de Hun Sen, le fait que l'opposition se soit désormais alliée aux syndicalistes en révolte d'une industrie textile caractérisée par l'exploitation des ouvriers est significatif. Ces derniers exigent le doublement de leur salaire minimum mensuel (80 dollars). Mais les chefs d'entreprise s'inquiètent du fait qu'une hausse importante des salaires aurait pour conséquence d'affecter la compétitivité du Cambodge au profit d'autres pays pauvres.

A LA RACINE DE CETTE COLÈRE

En Thaïlande, la situation, tout aussi menaçante pour la fragile stabilité politique qui prévaut depuis les élections de 2011, résulte d'une vision négative de la démocratie, accusée de mettre au pouvoir des politiciens corrompus et d'affaiblir les perspectives d'une bonne « gouvernance ». Le rejet du premier ministre, Mme Yingluck Shinawatra, et surtout de son frère, ex-chef de gouvernement renversé par l'armée en 2006, est à la racine de cette colère d'une partie des habitants de Bangkok. En exil à Dubaï et empêché de rentrer en Thaïlande où il est accusé de corruption et d'abus de pouvoir, ce dernier continue d'être le deus ex machina « conseillant » la politique de sa soeur. Ancienne femme d'affaires, totalement inexpérimentée en politique, son bilan est maigre et elle n'a jamais réussi à imposer une image de « vrai » chef de gouvernement.

En Thaïlande, plusieurs milliers d'opposants au gouvernement de Yingluck Shinawatra défilent quotidiennement dans la rue et tentent de paralyser le pouvoir pour protester contre un projet d'amnistie controversé.

Les manifestants de Bangkok réunissent des royalistes radicaux rêvant de rétablir une monarchie absolue, des paysans venus du sud du pays – fief du Parti démocrate, principale formation de l'opposition – mais aussi jeunes employés et cadres moyens conspuant autant la corruption en général que le « système Thaksin » en particulier. Souvent, des manifestants revendiquent la spécificité d'une Thaïlande, pays « différent » où une démocratie héritée de l'Occident ne peut pas fonctionner. Le chef de ce mouvement, Suthep Thaugsuban, ancien vice-premier ministre dont la carrière est entachée de pratiques douteuses, voudrait imposer un « conseil du peuple » sur une base corporatiste.

En Thaïlande, le pouvoir réel ne se limite pas à celui issu des urnes : l'armée, alliée d'un palais hostile au « clan » Shinawatra, pourrait bien avoir le dernier mot. Surtout si l'opération « Bangkok bloquée », lundi 13 janvier, provoque de violents débordements avec la police. Un coup d'Etat apparaît de plus en plus inévitable. Dans ce cas, une fois de plus – depuis 1932, le pays a connu dix-huit putschs réussis ou avortés –, les conservateurs conspuant la démocratie auraient gagné. Pour un temps.

#103454 View kaunklau's ProfileVisit kaunklau's HomepageView All Posts by kaunklauU2U Member
Haut de page 12/01/2014 @ 10:54 Bas de page
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http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20140111-thailande-bangkok-blesses-manifestations-shinawatra-

Thaïlande: de nouvelles violences font plusieurs blessés à Bangkok

Des manifestants contre le gouvernement thaïlandais ont essuyé des tirs qui ont fait sept blessés samedi 11 janvier à Bangkok. Cet incident fait craindre une flambée de violence la semaine prochaine quand l'opposition va tenter de bloquer la capitale dans le cadre de sa campagne pour renverser le Premier ministre....

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http://fr.vietnamplus.vn/Home/Tha%C3%AFlande--le...ses-rouges-vont-se-rassembler/20141/38057.vnplus

Thaïlande : les "chemises rouges" vont se rassembler

Les "chemises rouges" ont fait connaître le 10 janvier leur plan de rassemblements contre la campagne de "blocus de Bangkok" de l'opposition prévue le 13 janvier prochain.

Ces rassemblements auront lieu ce week-end dans les provinces de Samut Prakan, de Nonthaburi, de Pathum Thani et dans plusieurs autres provinces le 13 janvier.

Le même jour, la commission électorale thaïlandaise a envoyé une lettre urgente à la Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra, afin de lui proposer d'ajourner les élections législatives anticipées le 2 février.

Pour sa part, Yingluck Shinawatra a affirmé que son gouvernement était capable de maîtriser la situation du 13 janvier, tout en craignant les violences éventuelles d'une tierce partie.

Elle a annoncé que 20.000 policiers et soldats seraient déployés pour l'occasion dans des secteurs clés de la capitale pour maintenir l'ordre.

Mme Yingluck a affirmé qu'une élection générale était nécessaire car le gouvernement thaïlandais serait perturbé sans Chambre des représentants, et a insisté sur le fait qu'elle ne pouvait se retirer à l'heure actuelle tant que le nouveau gouvernement n'est pas en place, conformément à la loi.

L'association des journalistes thaïlandais a rencontré séparément le 10 janvier les représentants du Centre pour l'Administration de la paix et de l'ordre (CAPO) et du mouvement des manifestations anti-gouvernementales, pour leur demander d’assurer la sécurité des médias au cours de l'opération de blocage de Bangkok.

Actuellement, près de 50 pays ont recommandé à leurs citoyens d'éviter de voyager et les manifestations en Thaïlande.

Le 11 janvier, Yingluck Shinawatra a demandé à l'armée de jouer le rôle de médiateur dans les négociations entre le gouvernement et les manifestants afin de mettre un terme à la crise politique actuelle.

Deux attaques ont eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi contre un site où les manifestants campent à Bangkok. "La première attaque a eu lieu à 02h30, blessant deux personnes. La deuxième a eu lieu quelques heures plus tard, blessant cinq autres", a déclaré le général Prawut Thavornsiri de la police thaïlandaise.

Huit personnes ont été tuées depuis le début du mouvement anti-gouvernemental, la plupart abattues dans des circonstances troubles, et des dizaines blessées. -VNA

**********************************************************************************

Dans ce pays , La Thailande , c'est marrant de voir
- " Chemises rouges VS chemises jaunes ".
- la réélection anticipée est rejetée par la partie d'opposition .
C'est une bonne ou mauvaise leçon pour nous les khmers voisins ?
Vu son expérience dès son existence ,La Thailande , est le seul pays de la région , qui n'était pas colonisée par les occidentaux .
Les dictons khmers : SIEM min chaul khbourn...( les thailandais n'abadonnent pas leur théorie , leurs documents ...)
Ces évènements de ce dernier temps et dans l'avenir proche du pays thai sert également des leçons pour nous les khmers .

#103504 View kaunklau's ProfileVisit kaunklau's HomepageView All Posts by kaunklauU2U Member
Haut de page 12/01/2014 @ 11:03 Bas de page
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kaunklau a écrit


Dans ce pays , La Thailande , c'est marrant de voir
- " Chemises rouges VS chemises jaunes ".
- la réélection anticipée est rejetée par la partie d'opposition .
C'est une bonne ou mauvaise leçon pour nous les khmers voisins ?
Vu son expérience dès son existence ,La Thailande , est le seul pays de la région , qui n'était pas colonisée par les occidentaux .
Les dictons khmers : SIEM min chaul khbourn...( les thailandais n'abadonnent pas leur théorie , leurs documents ...)
Ces évènements de ce dernier temps et dans l'avenir proche du pays thai sert également des leçons pour nous les khmers .



Il y a bien sûr des points communs .. mais 2 très grosses différences :

- la personnalité du Roi Bhumibol ou RAMA IX, et son rôle politique réel

- la place et le rôle de l'armée

l'un et l'autre s'appuyant entre eux et s'entraidant quand il le faut (**)



(**) mais l'Armée n'aime pas du tout son fils, normalement le futur souverain !!!



Edité le 12/01/2014 @ 10:04 par robin des bois
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Un roi est un symbole pour une nation . En principe , il ne doit pas faire la politique , il ne doit pas "se pencher" vers tel ou tel parti politique . Il doit se manifester quand la nation est en danger : guerre ou occupation par les étrangers .
Le roi thai est tout de même bizarre sur ce point de vue .
Le roi khmer ne dit pas un mot sur le social du srok ( massacre des manifestants de textile). Probablement , il est sous pression ou il considère que ce n'est pas le moment d'intervenir !
Mais le mot MANIFESTATION est vu sous deux angles différents :
- Vu de l'étranger ,ou ceux qui sont pour la démocratie , c'est la manifestation pour réclamer l'augmentation de salaire !
- Vu du parti du dictateur ou ceux qui soutiennent H.Sen , ce sont des casseurs voire l'ennemi ( sa treuv ) !
D'où l'attribution de vocabulaire on donne ce qu'on a envie .

#103512 View kaunklau's ProfileVisit kaunklau's HomepageView All Posts by kaunklauU2U Member
Haut de page 18/01/2014 @ 12:26 Bas de page
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Les vrais enjeux de la révolte thaïlandaise

Si l’on s’en tient aux apparences : rien de nouveau sous le ciel de Thaïlande. Un politicien corrompu défile dans les rues de Bangkok pour faire démissionner le gouvernement et prendre la place d’un autre politicien tout aussi corrompu.

Du point de vue occidental Suthep Thaugsuban présente assez peu de garantie pour l’avenir du pays : sa volonté d’empêcher à tout prix le déroulement des prochaines élections fait de lui un paria pour les grandes démocraties, qui ont toutes dénoncé cette démarche anticonstitutionnelle.

Mais le fait est que le mouvement qui déchire en ce moment la Thaïlande va bien au delà de la personnalité de Suthep, un vieux cacique du Parti Démocrate qui se retrouve soudain dans le rôle un peu incongru d’un émeutier recherché par la police comme un vulgaire conspirateur.

« Ce qui nous choque le plus dans la présentation des médias occidentaux, c’est que nous sommes toujours décrits comme des anti-démocrates qui veulent supprimer les élections. C’est complètement le contraire : nous voulons d’abord réformer le système pour avoir de vraies élections et une vraie démocratie »

a déclaré Vittayen Muttamara, Managing Director de Blue Sky TV (une chaîne affiliée au Parti Démocrate qui retransmet en direct les manifestations) au cours d’une conférence de presse au FCCT le 16 janvier.
Un tribun qui revient de loin

Il faut dire que Suthep Thaugsuban revient de loin : il a été touché par plusieurs scandales politiques au cours des deux dernières décennies, et une partie des Thaïlandais l’estiment co-responsable avec le Premier ministre de l’époque (Abhisit Vejjajiva) de la répression contre les émeutes des “chemises rouges” en 2010 qui a fait 90 morts.

Suthep était alors vice-Premier ministre et il a autorisé l’utilisation de la force par l’armée contre les partisans de l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, qui occupaient le centre de Bangkok.

Suthep est donc actuellement sous le coup d’une double procédure : une accusation de meurtre liée aux événements de 2010 (le procès est en cours), et un mandat d’arrêt pour sédition qui peut en fait conduire à son arrestation à tout moment.

Alors qu’il a longtemps fait partie des politiciens roublards, Suthep Thaugsuban s’est révélé un chef qui inspire la dévotion chez ses “fidèles”, et ce pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, il s’est exposé pour prendre la tête des manifestations, notamment en démissionnant du Parti démocrate, auquel il adhérait depuis 1979. Cette décision peut être interprétée comme une tactique visant à épargner au parti des répercussions judiciaires, mais les manifestants y voient un choix courageux, car il a aussi renoncé à l’immunité dont il bénéficiait en tant que député.

écrit Veena Thoopkrajae, éditorialiste à The Nation. (1)
Des élections pour quoi faire ?

La volonté du gouvernement de désamorcer la crise en organisant de nouvelles élections est louable dans le principe, mais dans les faits, la date du 2 février (dans 15 jours) sera sans doute compliquée à tenir.

Dans 28 circonscriptions aucun candidat n’est enregistré et dans 22 un seul candidat se présente. Or le Parlement thaïlandais compte 600 élus et doit avoir 95% de ses membres pour pouvoir siéger et désigner un nouveau gouvernement. S’il manque 30 députés à l’appel, il ne sera pas en mesure de travailler et d’autres élections seront nécessaires.

Un report semble désormais inévitable, mais le gouvernement en place s’accroche à tous prix à la date du 2 février : un nouveau mandat par les urnes , même sans véritables opposants, serait un moyen de réaffirmer sa légitimité face aux manifestations de rue.

LA MEMOIRE COURTE DES FRANCAIS

Il est assez amusant de voir les commentateurs français tomber à bras raccourci sur Suthep et ses manifestants de « l’élite aristocratique de Bangkok qui lutte pour ses privilèges » parce qu’ils réclament une refonte du système actuel avant d’organiser des élections. Certains journalistes ont même opposé les manifestations du Cambodge contre les abus de Hun Sen à celle de Bangkok : d’un coté des foules qui réclament plus de démocratie et de l’autre moins de démocratie.

Ont-ils seulement pensé à la façon dont est née la Ve république, cet horrible régime dictatorial qui sert aujourd’hui à gouverner la France ?

La IVe république était certes une démocratie, et ni plus ni moins que la Thaïlande d’aujourd’hui (avec le même mode de scrutin d’ailleurs, de liste et proportionnel) qui oserait dire le contraire ?

Mais une démocratie très dysfonctionnelle et très éloignée des préoccupations des Français. Les Premier ministres sous la IVe république restaient en moyenne au pouvoir 5 mois car les gouvernements étaient faits et défaits par des intrigues de couloir au Parlement.

Ce qu’a fait le général de Gaulle en 1958 est bien « pire » que ce que demande Suthep aujourd’hui : il a pris le pouvoir par la force (1), et écrit sa propre Constitution (dont le fameux article 16, taillé sur mesure pour lui, qui donne des pouvoirs de dictateur au Président en cas d’urgence) avant d’organiser de nouvelles élections. Qui s’en plaint aujourd’hui ?

Suthep n’a peut être pas l’envergure du général de Gaulle, mais sa démarche n’est pas très éloignée : réformer un système qui ne fonctionne qu’au bénéfice des élus et de leurs intérêts au détriment de ceux de la Nation tout entière. Car comme le disait si bien Edouard Herriot (trois fois Président du Conseil sous la IIIe république) :

« La politique, c’est comme l’andouillette. Ça doit sentir un peu la merde, mais pas trop ».



(1) Voir une traduction complète de l’article sur Courrier International

*****************************************************************************************

Ce journal avait soulevé que d'un côté en Thailande ,on réclame moins de démocratie ( manifestation pour les aristocrates) et l'autre côté , au Cambodge , plus de démocratie (pour le petit peuple).
Mais , pourquoi ce contraste ?
On est tous des moutons , que ce soit côté khmer ou côté thai ?




Edité le 18/01/2014 @ 11:29 par kaunklau

#103904 View kaunklau's ProfileVisit kaunklau's HomepageView All Posts by kaunklauU2U Member
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A vrai dire la Thaïlande a un niveau de démocratie plus haut de la Cambodge, Le gouverneur de BangKok est un élu. et non nommer par le gouvernement.

Néanmoins, il faut admettre qu'au Cambodge, on peut encore avoir Facebook, les syndicats libres... qui n'est le cas en chine ni au Vietnam.
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Seun nmott a écrit

A vrai dire la Thaïlande a un niveau de démocratie plus haut de la Cambodge, Le gouverneur de BangKok est un élu. et non nommer par le gouvernement.

Néanmoins, il faut admettre qu'au Cambodge, on peut encore avoir Facebook, les syndicats libres... qui n'est le cas en chine ni au Vietnam.




- Sur le premier point : c'est "la façade" ..Dans la réalité, le véritable pouvoir est détenu conjointement par le roi et par l'Armée qui arbitrent : je pense qu'on ne va pas tarder à en avoir la preuve de nouveau

- sur votre deuxième observation : exact, et même il y a un sacré durcissement chez eux !!

Mais, au vu des "dernières élections," que croyez-vous qu'il arrivera si le CPP se maintient au pouvoir en l'état ....jusqu'aux prochaines échéances électorales SVP ?




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LE CAMBODGE , CE N'EST PAS LA LIBYE selon Hun Sen .

http://kohsantepheapdaily.com.kh/article/88453.html

Lors de son meeting le 18/01/14 à Kratié , le PM , H.Sen disait que " écoutez bien Le Cambodge , ce n'est pas La Libye .
Il exhorte les sympathisants de PPC à se lever pour lutter contre " la politique de renversement du gouvernement " .

********************************************************************

Waoh , waof ...après avoir utilisé les Paras ( 911) contre les manifestants ,résultant beaucoup de morts et des blessés , il tente à mettre la population l'une contre l'autre que fait les aristocrates thailandais .
La campagne est partie et elle pourra fonctionner , car il possède l'armée et la force de l'ordre derrière lui pour les soutenir . Pourquoi pas une manifestation anti-opposant à P.Penh , en traitant ceux qui réclament les augmentations de salaires de "traites ou d'ennemi " de la nation .
Il a dans sa tête une contre-offensive .
La leçon thailandaise , pourra également fonctionner , mais il n'a pas le courage de faire la même chose comme La pm Thailandaise . Celle-ci organise une nouvelle élection mais pas le PM khmer !


Edité le 18/01/2014 @ 12:25 par kaunklau

#103909 View kaunklau's ProfileVisit kaunklau's HomepageView All Posts by kaunklauU2U Member
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robin des bois a écrit


Mais, au vu des "dernières élections," que croyez-vous qu'il arrivera si le CPP se maintient au pouvoir en l'état ....jusqu'aux prochaines échéances électorales SVP ?






jusqu'aux prochaines échéances électorales, :chaipas:
Mais les choses seront plus claires à partir de 2015.
#103913 View Seun+nmott's ProfileView All Posts by Seun+nmottU2U Member
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Le PM H.Sen avait comparé son pays , Le Cambodge à La Libye !
En gros , qu'est-ce qu'il y a en Libye ? je n'ai pas trop bien suivi les" évènements marquants" de ce pays . Quelqu'un qui avait suivi , pourra , me mettre sur la piste SVP , afin de comprendre un peu mieux , ce qu'il a des idées derrière la tête !

Je ne pense pas que la négociation avec le CNPR n'aboutit à quelque choses .

#103915 View kaunklau's ProfileVisit kaunklau's HomepageView All Posts by kaunklauU2U Member
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Seun nmott a écrit


jusqu'aux prochaines échéances électorales, :chaipas:
Mais les choses seront plus claires à partir de 2015.


* Il me semble bien avoir souligné quelque part sur K-N- après les législatives de Juillet 2013, qu'il faudrait s'intéresser :
- moins au comportement du pouvoir en place vis à vis de SR et de ses partisans politiques
- qu'à son comportement vis à vis des "manifestations syndicales et ouvrières "...

le résultat est là en nombre de victimes !!!


* Je suis convaincu qu'il faut désormais regarder de très près dans les mois à venir- et avant toute échéance électorale - les mesures qui seront prises, pour maitriser ouvertement ou insidieusement, le réseau internet et la "liberté d'expression via les réseaux sociaux".

Les "puissants voisins" du Cambodge- partisans convaincus d'un système à parti unique - sauront apporter toute leur collaboration et l'assistance technique nécessaires à une telle entreprise de développement d'un pays frère !!

A suivre SVP...




Edité le 18/01/2014 @ 15:38 par robin des bois
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Le PM H.Sen avait comparé son pays , Le Cambodge à La Libye !
En gros , qu'est-ce qu'il y a en Libye ? je n'ai pas trop bien suivi les" évènements marquants" de ce pays . Quelqu'un qui avait suivi , pourra , me mettre sur la piste SVP , afin de comprendre un peu mieux , ce qu'il a des idées derrière la tête !

Je ne pense pas que la négociation avec le CNPR n'aboutit à quelque choses .




Ca rejoint ce qu'a dit Titeuf sur Libé : "les 2 ont la même fiche argumentaire" :

* La France de Sarko a mené la bataille pour faire chuter le dictateur lybien KADAFHI ;
depuis c'est un peu "le bordel " à l'intérieur du pays (tout le monde s'en fout, semble-t-il!!!)..
* Au Cambodge,l'opposant déclaré- "Français de nationalité"- veut aussi faire chuter "le soi-disant dictateur."..
HS prévient : "Attention , après moi et/ou sans moi, ce sera bien pire. Je suis meilleur que ce "Français" "

Titeuf bis ..;




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kaunklau a écrit

LE CAMBODGE , CE N'EST PAS LA LIBYE selon Hun Sen .

http://kohsantepheapdaily.com.kh/article/88453.html

Lors de son meeting le 18/01/14 à Kratié , le PM , H.Sen disait que " écoutez bien Le Cambodge , ce n'est pas La Libye .
Il exhorte les sympathisants de PPC à se lever pour lutter contre " la politique de renversement du gouvernement " .

********************************************************************

Waoh , waof ...après avoir utilisé les Paras ( 911) contre les manifestants ,résultant beaucoup de morts et des blessés , il tente à mettre la population l'une contre l'autre que fait les aristocrates thailandais .
La campagne est partie et elle pourra fonctionner , car il possède l'armée et la force de l'ordre derrière lui pour les soutenir . Pourquoi pas une manifestation anti-opposant à P.Penh , en traitant ceux qui réclament les augmentations de salaires de "traites ou d'ennemi " de la nation .
Il a dans sa tête une contre-offensive .
La leçon thailandaise , pourra également fonctionner , mais il n'a pas le courage de faire la même chose comme La pm Thailandaise . Celle-ci organise une nouvelle élection mais pas le PM khmer !





Srok c'est La Libye. C'est BAC qui le dit!!! kékéké

Srok et Libye, c'est pareil, on laisse le FOU tuer des milliers de gens, au lieu de tuer le fou pour sauver pusieurs vies.






Edité le 18/01/2014 @ 16:03 par BAC
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Re : Cambodge, Thaïlande, des troubles à fronts renversés Reply With Quote
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En complément de Koh Santépheap :

http://french.china.org.cn/foreign/txt/2014-01/18/content_31234945.htm

Cambodge : il n'y a "aucune tolérance" envers toute tentative de renverser le gouvernement (Hun Sen)

Le Premier ministre cambodgien Hun Sen a déclaré samedi qu'il n'y aurait "aucune tolérance" envers toute tentative de renversement du gouvernement actuel.

"Je ne permettrai à aucun groupe ou individu de prendre le pays en otage, et aucun acte aux allures de coup d'Etat ne sera toléré", a-t-il affirmé lors de l'inauguration d'une organisation pour enfants dans la province de Kratie.

"J'aimerais appeler les électeurs du Parti du peuple cambodgien (PPC) à se préparer à combattre tout acte irresponsable aux allures de coup d'Etat".

Le Premier ministre a émis cet avertissement après les protestations massives organisées par le Parti du sauvetage national du Cambodge (PSNC), mené de longue date par le chef de l'opposition Sam Rainsy, pour revendiquer sa démission et une réélection suite aux élections de juillet dernier.

Lors de l'élection de juillet, le PPC au pouvoir a remporté 68 sièges parlementaires et le PSNC à l'oposition a obtenu les 55 sièges restants. Cependant, l'opposition a refusé ce résultat, soulevant de graves irrégularités, et a depuis lors boycotté le parlement et organisé des manifestations anti-gouvernementales.

Plus tôt dans le mois, la dernière manifestation s'est terminée dans la violence, causant chez les manifestants quatre morts, 26 blessés et 11 arrestations.

Hun Sen a réaffirmé qu'il ne démissionnerait pas et qu'il ne tiendrait pas de réélection, et a exhorté l'opposition à rejoindre le parlement.

"La résolution du problèmes doit s'effectuer à la table de négociations et à l'Assemblée nationale, pas dans la rue", a-t-il martelé.

Par ailleurs, le Premier ministre a démenti les reportages médiatiques disant qu'il ait demandé au Rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l'homme au Cambodge, Surya P. Subedi, de jouer les médiateurs dans le conflit post-électoral.

"Lors de la rencontre de jeudi, M. Subedi a offert ses services de médiateur à deux reprises, mais j'ai dit 'non'", a affirmé Hun Sen. "J'ai demandé à M. Subedi de dire à l'opposition de rejoindre l'Assemblée nationale".
Source: Agence de presse Xinhua.

************************************************************************
Remarquons que l'agence de presse chinois Xinhua , n'a pas soulevé , comme K.Santepheap , que "le Cambodge de H.Sen n'est pas La Libye" .???

Edité le 18/01/2014 @ 18:09 par kaunklau

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http://www.lepoint.fr/monde/thailande-la-corrupt...olere-des-manifestants-20-01-2014-1782117_24.php

Thaïlande: la corruption au coeur de la colère des manifestants

********************************************

Selon , Le Point ,
la corruption ronge également La Thailande .
Mais ce qui est bizarre , c'est que la tête-meneur de la manifestation , était destitué également suite à la corruption , il y a quatre ans .
La PM va organiser la nouvelle élection , mais les manifestants ne sont pas d'accord , car ils ont peur de perdre de nouveau .
S'ils savaient d'avance que la majorité vont voter pour la PM , c'est tout de même la démocratie , ils n'ont qu'à se taire . Ce sont vraiment des mauvais perdants ( les chemise jaunes ).
Mais si on regarde notre pays ,le Cambodge , le PM H.Sen , lui , il a peur de perdre , car il n'est plus sûr de lui .( il pilote avec la moitié d'assemblée , 55 députés manquants sur 123 )
C'est quand même contradictoire , les façons d'agir des deux premiers ministres .
Lequel , il a raison , lequel , il a tort ?




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La politique et les problèmes sociaux en Thaïlande dépassent mes connaissances.

Ce pays a toujours su sortie sans trop de mal de la crise.. Je veux dire par là qu'il n'y a pas de "Thaî déng".

Rien n'existe qui n'ait au préalable été rêvé. © Ismaël Mérindol (1466)
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La Thaïlande vote pour des législatives à haut risque ce 02/02/2014.
Il y avait la bagarre entre les "pro" et les "contre" gouvernements .

Quel intérêt de faire cette nouvelle élection , si les " jaunes " boycottent avant l'élection . Si ce gouvernement qui était en place gagne , ce scrutin , dès ce soir , ils ne pourront rien dire car c'est la majorité du peuple qui le veut .
On suit le courant de près .

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20140202.AF...de-vote-pour-des-legislatives-a-haut-risque.html

angkok (AFP) - Les Thaïlandais votent dimanche lors de législatives à haut risque, perturbées par les manifestants au lendemain d'une bataille de rue à Bangkok, dernier soubresaut d'une crise qui a fait plus de dix morts en trois mois.

"J'ai accompli mon devoir en venant voter (...) Je n'ai pas peur", explique Pui, 43 ans, dans un bureau de vote du centre de Bangkok quasi désert, tout en reconnaissant que ce scrutin est "chaotique".

La veille encore, en plein jour dans la capitale, une bataille de rue entre militants pro et antigouvernementaux a fait plusieurs blessés par balles. Les images de ces tirs nourris, explosions et scènes de panique de passants, risquent d'avoir effrayé de nombreux électeurs.

Les bureaux de vote ont néanmoins ouvert dans leur ensemble à 08h00 (01H00 GMT) et la Première ministre Yingluck Shinawatra a été parmi les premières à glisser son bulletin dans l'urne, dans le bureau de vote de son quartier, sous haute surveillance policière.

Refusant de démissionner purement et simplement comme le réclament les manifestants depuis trois mois, la Première ministre avait proposé ces législatives comme une sortie de crise. Mais l'opposition boycotte le scrutin et les élections sont très perturbées.

Les manifestants ont en effet empêché l'organisation du scrutin dans plus de 10% des circonscriptions (45 sur 375). "Des bulletins de vote et des urnes ont été bloqués dans les centres de distribution assiégés par les manifestants", a expliqué la commission électorale à l'AFP.

Cette alliance d'ultra-royalistes et d'électeurs lassés de l'emprise du "clan Shinawatra" sur la direction du pays est unie par sa haine de Thaksin Shinawatra. L'ancien Premier ministre a été renversé par un coup d'Etat en 2006, mais continue à gouverner via sa soeur Yingluck selon eux.

"Conseil du peuple" contre élections

Ils réclament le remplacement de son gouvernement par un "conseil du peuple" non élu, repoussant les élections à plus d'un an, et s'opposent à un scrutin qui selon eux ne fera que prolonger l'emprise du parti Puea Thai au pouvoir.

Si Yingluck a plusieurs fois indiqué que les élections étaient pour elle la meilleure sortie de crise, les experts doutent que le scrutin ne change la donne.

La profonde fracture dans la société entre pro et anti Thaksin est déjà à l'origine de plusieurs épisodes de violences politiques depuis 2006, notamment en 2010 lorsque le mouvement des "chemises rouges" pro-Thaksin avait été réprimé par l'armée, faisant plus de 90 morts.

Alors que la crise actuelle a déjà fait au moins dix morts et des centaines de blessés, quelque 130.000 policiers devaient être déployés dimanche dans tout le pays pour protéger les dizaines de milliers de bureaux de vote.

Malgré l'état d'urgence en vigueur à Bangkok, les protestataires ont déjà en effet fortement perturbé le vote par anticipation dimanche dernier.

Quelque 440.000 électeurs, sur 2 millions inscrits, n'avaient pas pu voter et un scrutin de remplacement doit être organisé le 23 février.

Le Puea Thai au pouvoir est néanmoins favori de ces législatives, une victoire d'autant plus attendue que la principale formation d'opposition, le Parti démocrate, boycotte le scrutin.

Mais en raison de la situation politique, la commission électorale a prévenu que les résultats définitifs pourraient ne pas être connus avant des mois. Seuls des résultats partiels sont attendus dimanche soir.

De toute façon, le Parlement ne pourra pas se réunir, faute d'un quorum de 95% des 500 députés. Outre le blocage de la distribution des bulletins de vote, plusieurs circonscriptions ne comptent aucun candidat, les manifestants ayant empêché l'enregistrement des candidatures.

Cette nouvelle crise intervient au moment où nombre de Thaïlandais s'inquiètent de la santé du roi Bhumibol Adulyadej, 86 ans, sur le trône depuis plus de 60 ans. Et l'identité de la personne qui dirigera le gouvernement pour assurer la transition après lui est une question cruciale.

Parmi les suites évoquées par les analystes faute d'accord politique entre les deux parties, certains pensent à un possible coup d'Etat militaire.

D'autres penchent plutôt pour un "coup d'Etat judiciaire" forçant la Première ministre au départ, une arme déjà utilisée par le passé contre les gouvernements "pro-Shinawatra".


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http://www.lepoint.fr/monde/thailande-une-election-pour-rien-03-02-2014-1787270_24.php


Thaïlande : une élection pour rien

De notre envoyé spécial à Bangkok, Sébastien Falletti

Gueule de bois électorale. La Thaïlande se réveille plus déchirée que jamais au lendemain d'un scrutin qui devait panser ses plaies. L'opposition a réussi à enrayer l'élection voulue par la Premier ministre Yingluck Shinawatra, douchant ses espoirs de sortir de l'impasse dans laquelle s'enfonce le pays depuis novembre. Des incidents orchestrés par les manifestants ont empêché le vote de se dérouler normalement dans plus de 10 % des bureaux de vote du pays de 66 millions d'habitants, interdisant la proclamation des résultats. Neuf provinces du Sud monarchiste n'ont même pas organisé de vote. Au total, 8,7 millions de Thaïlandais ont été victimes des fermetures de bureaux. En particulier à Bangkok, le coeur du mouvement anti-Thaksin où les manifestants ont ceinturé certains bureaux de vote, intimidant les rares électeurs, ou saisi les bulletins pour empêcher leur distribution.

Même si le pays a échappé à une flambée de violence et que le scrutin s'est déroulé sans heurts dans le Nord, ces perturbations massives interdisent à Yingluck de déclarer la victoire. L'opposition conteste la validité de l'élection et compte obtenir son annulation en justice. Déjà, elle dénonce la volonté du pouvoir de faire revoter le 23 février les circonscriptions affectées par les troubles. "Poursuivre cette élection n'est rien d'autre qu'une tentative pour prolonger le maintien du gouvernement au pouvoir", juge Ong art Kampaiboon, l'un des leaders du Parti démocrate, la principale formation d'opposition, qui a boycotté les urnes. Un nouveau bras de fer juridique qui menace de plonger la Thaïlande dans une impasse politique pour de longs mois. Car, faute d'avoir 95 % des députés élus, il est impossible de réunir un Parlement, et donc de nommer un nouveau gouvernement.
"Où est l'argent ?"

Le taux de participation historiquement bas est un autre revers pour le clan Shinawatra. Comme prévu, il est tombé à un niveau record, à 20,89 %, à Bangkok, dont les habitants sont massivement acquis à la cause anti-Thaksin. Mais les chiffres en provenance du reste du pays, aux alentours de 50 %, contre 70 % habituellement, illustrent la défiance grandissante à l'écart de la soeur de Thaksin Shinawatra. Si son parti Pheu Thai reste en tête à ChangMai ou dans l'Issan, ses bastions traditionnels, la faible mobilisation indique la désillusion de ses troupes "rouges". Beaucoup n'ont pas voulu se déplacer, estimant que l'élection serait invalidée in fine. D'autres sanctionnent plusieurs faux pas politiques. D'abord, le projet d'amnistie présenté en novembre qui bénéficiait aux auteurs de la répression anti-rouge déclenchée lors des troubles violents de 2010 qui firent 90 morts. Une erreur de calcul qui devait permettre en échange le retour au pays du grand frère Thaksin, exilé à Dubai. Un projet d'amnistie qui a finalement mis le feu aux poudres en déclenchant la révolte à Bangkok.

Ensuite, la stratégie économique, en particulier un système controversé de soutien aux producteurs de riz qui tourne à l'usine à gaz. L'État s'est engagé à racheter à bon prix la production, mais nombre de fermiers affirment n'avoir toujours pas été payés, alors que de nombreux intermédiaires se sont servis au passage. "Ils demandent où est l'argent ? Le populisme sectoriel de Yingluck lui a créé de nombreux ennemis", explique Pitch Pongsawat, professeur à l'université Chulalongkorn.

Sous pression, Yingluck apparaît à court de munitions, car les élections semblaient sa dernière carte. "Je ne peux pas faire plus de concessions", avait-elle expliqué en décembre, alors que la foule réclamait déjà sa démission. Le clan Thaksin cherche maintenant la parade. Son adversaire Suthep Thaugsuban, lui, rêve de porter l'estocade. Le leader de la rue de Bangkok a promis de nouvelles manifestations géantes, lundi, lors d'un parcours de 14 kilomètres à travers la mégalopole. La crise marathon thaïe est loin d'être terminée.

#104469 View kaunklau's ProfileVisit kaunklau's HomepageView All Posts by kaunklauU2U Member
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Les américains mettent en garde :

http://www.liberation.fr/monde/2014/02/03/thailande-les-etats-unis-craignent-un-coup-d-etat_977639

Thaïlande: des opposants refusent de céder, Washington met en garde
AFP 3 février 2014 à 22:47 (Mis à jour : 3 février 2014 à 23:01)

Des manifestants en Thaïlande ont poursuivi leur mouvement lundi en promettant de faire tomber le gouvernement, au lendemain de législatives en partie boycottées et qui ont provoqué une mise en garde des Etats-Unis contre un éventuel coup d’Etat.

Des centaines de manifestants à Bangkok ont emboîté le pas de leur meneur Suthep Thaugsuban, pour affirmer que le scrutin n’entamait pas leur détermination à chasser la Première ministre Yingluck Shinawatra. Ils l’accusent d’être une marionnette de son frère Thaksin Shinawatra, qu’ils haïssent. L’ancien chef de gouvernement, qui vit en exil depuis son renversement par un coup d’Etat en septembre 2006, divise encore profondément la société thaïlandaise.

Au lendemain d’élections anticipées, aucun résultat, même partiel, n’a été publié par la Commission électorale, confrontée à une perturbation sans précédent du scrutin par une partie de l’opposition. Des manifestants ont empêché l’acheminement des bulletins et ainsi forcé 10.000 bureaux de vote (soit 10% de l’ensemble) à garder porte close dimanche.

La commission a toutefois donné un taux de participation de 45,84% des 44,6 millions d’électeurs inscrits dans des circonscriptions du royaume où le vote a pu se tenir.

«Les gens avaient peur. Et quand les gens ont peur, ils ne vont pas voter», a commenté Janjira Sombatpoonsiri, politologue à l’université Thammasat de Bangkok.

Les images d’une violente bataille de rue aux armes à feu entre pro et antigouvernement samedi à Bangkok avaient notamment été largement diffusées.

Invalider les élections

Mais pour les manifestants, il n’y a aucun doute, «cette élection doit être invalidée», a plaidé leur porte-parole Akanat Promphan.

Abhisit Vejjajiva, chef du Parti démocrate, principale formation de l’opposition qui boycottait le scrutin, a confirmé préparer un recours en justice contre des élections «illégitimes» qui «ne reflètent pas l’intention de la Constitution ou du peuple».

Le parti au pouvoir, le Puea Thai, grand favori, a insisté sur le fait que le vote avait pu être organisé sans encombre dans une grande partie du pays, après trois mois d’une crise qui a fait au moins dix morts. «Cela montre que la moitié de la population veut la démocratie et veut un Parlement formé par la majorité», a commenté son porte-parole Prompong Nopparit.

Le ministre du Travail Chalerm Yubamrung, chargé de l’application de l’état d’urgence à Bangkok, a lui prédit une victoire du Puea Thai avec «entre 265 et 289 sièges». Aux législatives de 2011, le Puea Thai avait déjà remporté la majorité absolue des 500 sièges.

La plus grande incertitude planait sur la suite des évènements, notamment sur l’organisation d’un nouveau vote pour les électeurs qui en ont été privés dimanche.

Les résultats pourraient prendre des semaines, voire des mois, avant d’être publiés. Dans tous les cas, le Parlement ne peut pas se réunir faute d’un quorum de 95% des 500 députés, le vote n’ayant pu se tenir dans de nombreuses circonscriptions.

Et un scrutin de remplacement est prévu le 23 février pour les quelque 440.000 électeurs déjà empêchés de mettre leur bulletin dans l’urne lors du vote par anticipation une semaine plus tôt.

Face aux incertitudes politiques, les Etats-Unis, alliés militaires de Bangkok, ont pour la première fois en trois mois de crise dit qu’ils «ne voulaient pas voir, en aucun cas, de coup d’Etat ou de violence» en Thaïlande.

«Nous parlons directement à toutes les composantes de la société thaïlandaise pour leur dire clairement qu’il est important d’aplanir les différends politiques par des moyens démocratiques et constitutionnels», a insisté la porte-parole du département d’Etat Jennifer Psaki, interrogée sur une éventuelle intervention des influentes forces armées thaïlandaises.

Malgré les promesses de continuer le mouvement, la mobilisation des opposants qui réclament le remplacement du gouvernement par un «conseil du peuple» non élu s’est toutefois essoufflée.

De dizaines, voire centaines, de milliers au pic du mouvement, ils n’étaient que des centaines lundi à défiler, afin aussi de récolter de l’argent auprès des passants, comme Suthep l’a fait régulièrement ces dernières semaines, même si, selon des analystes, il bénéficie d’importants soutiens financiers.

Les protestataires, alliance hétéroclite des élites de Bangkok, d’ultra-royalistes et d’habitants du sud, ont même annoncé le démantèlement de certains de leurs sites installés mi-janvier à des carrefours stratégiques pour leur opération de «paralysie» de Bangkok.
AFP

**********************************************************************************
Ils ne sont pas clairs les thais . Il faut savoir , ce qu'on veut .
La démocratie ou la non démocratie !

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On pourra lire l'analyse de Lepetitjournal .


http://www.lepetitjournal.com/bangkok/accueil/ac...hapitre-d-incertitude-apres-un-scrutin-incomplet

CRISE POLITIQUE THAILANDE - Nouveau chapitre d’incertitude après un scrutin incomplet


Les élections «incomplètes» de dimanche en Thaïlande ouvrent un nouveau chapitre d’incertitude politique, avec son lot de scénarios catastrophe, du coup d’Etat militaire au démantèlement judiciaire du parti au pouvoir.

...

#104477 View kaunklau's ProfileVisit kaunklau's HomepageView All Posts by kaunklauU2U Member
Haut de page 04/02/2014 @ 20:59 Bas de page
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La Thaïlande en une seule carte

- sur ce lien du monde.fr:
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/infographie...et-jaunes-la-thailande-divisee_4359841_3216.html

- cette carte d'un seul pays : la Thaïlande, profondément divisée : 2 blocs opposés

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http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/02/0...ques-de-la-crise-en-graphiques_4358528_3234.html

Thaïlande : les conséquences économiques de la crise en graphiques

Le Monde.fr avec AFP | 04.02.2014

Les tensions restent fortes en Thaïlande. La principale formation de l'opposition, le Parti démocrate, a saisi la justice, mardi 4 février, afin d'obtenir l'annulation des élections législatives qui ont eu lieu dimanche.

La crise politique dure depuis début novembre 2013, quand le parti de la première ministre, Yingluck Shinawatra, a voté une loi visant à exonérer d'accusations de corruption son frère Thaksin, lui-même ancien chef de gouvernement, renversé en 2006 par un coup d'Etat militaire et aujourd'hui en exil.

Lire notre décryptage 5 questions sur la crise politique en Thaïlande...

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