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Auteur [lemonde.fr]Au Cambodge, Hun Sen choisit la manière forte pour mater la contestation   ( Réponses 26 | Lectures 4247 )
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[lemonde.fr]Au Cambodge, Hun Sen choisit la manière forte pour mater la contestation Reply With Quote
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http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/201...rte-pour-mater-la-contestation_4343355_3216.html

- cet article :

Au Cambodge, Hun Sen choisit la manière forte pour mater la contestation

LE MONDE | 06.01.2014 à 10h50 • Mis à jour le 06.01.2014 à 13h38 |
Par Bruno Philip (Bangkok, correspondant régional)


lXyqGh1.jpg
Le premier ministre cambodgien, Hun Sen, le 12 août 2013 à Phnom Penh.

Après avoir toléré durant des mois la plus forte opposition populaire à son « règne » de vingt-huit ans, le premier ministre cambodgien, Hun Sen, a choisi la manière forte. Vendredi 3 janvier, la police a tiré contre des ouvriers du textile manifestant dans Phnom Penh pour une hausse de leurs salaires, faisant quatre morts et une vingtaine de blessés.

Samedi, les forces de l'ordre ont dispersé, parfois violemment, les opposants qui occupaient depuis décembre le « parc de la liberté ». On a même vu, chose rare en Asie du Sud-Est, des policiers casqués poursuivre des bonzes en robe safran, qui s'étaient joints à ce rassemblement où se côtoyaient opposants politiques, ouvriers, jeunes de Phnom Penh et religieux.

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Le 4 janvier, des moines bouddhistes et des partisans du Parti du sauvetage national du Cambodge courent dans les rues de Phnom Penh.


Le centre cambodgien des droits de l'homme a accusé le gouvernement d'avoir envoyé des « bandes de voyous en civil » disperser les manifestants. Désormais, le droit de manifester et de se rassembler est interdit jusqu'à nouvel ordre. Le gouverneur de Phnom Penh, Pa Socheatvong, a déclaré que les opposants ne pourront plus manifester jusqu'à ce que « la sécurité et l'ordre public soient rétablis ». Et le 14 janvier, Sam Rainsy et Kem Sokha, respectivement président et vice-président de la formation d'opposition Parti du sauvetage national du Cambodge (PSNC), sont convoqués à la cour municipale de Phnom Penh pour répondre aux accusations d'« incitations à troubler l'ordre public ». M. Rainsy a assuré, dimanche, qu'ils s'y rendraient tous les deux : « Nous n'avons rien fait de mal. Au contraire, ce sera l'occasion, pour nous, d'aider à révéler la vérité. »

La situation s'est tendue dans le royaume depuis les élections de juillet 2013. La formation du premier ministre, le Parti du peuple cambodgien (PPC), a vu sa représentativité parlementaire sérieusement érodée. Ila perdu 22 sièges à l'Assemblée et la majorité des deux tiers. L'opposition et Sam Rainsy ont en outre affirmé que les fraudes électorales ou les intimidations de votants avaient été telles que la victoire aurait dû leur revenir. Selon eux, le résultat final (68 sièges au PCC et 55 au PSNC) découle d'une manipulation. Conséquence, l'opposition boycotte les sessions de l'Assemblée nationale.

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Le leader de l'opposition cambodgienne, Sam Rainsy, le 4 janvier à Phnom Penh.

Les manifestations monstres à l'échelle du Cambodge de ces derniers jours peuvent faire penser que l'on assiste peut-être au début du crépuscule de l'« ère » Hun Sen. Ex-officier Khmer rouge qui avait fait défection avant de rentrer dans Phnom Penh en 1979 aux côtés de l'armée vietnamienne venue chasser les « polpotistes », il est à la tête d'un régime de plus en plus honni par la population.

SYSTÈME DE « PRÉDATEURS »

Protégé par une garde prétorienne et tenant fermement l'appareil militaire et policier, Hun Sen est accusé d'avoir créé un système de « prédateurs », au sein duquel des clans se partagent les dividendes d'une certaine prospérité économique qui a creusé les inégalités.

Dans la foule, samedi, une femme criait : « Hun Sen s'enrichit, le peuple s'appauvrit ! » Le slogan résume sans doute le décalage aujourd'hui perceptible entre la figure d'un Hun Sen artisan de la reconstruction post-khmer rouge et la réalité d'une situation sociale dans un pays où beaucoup de jeunes ne se sentent pas concernés par le souvenir du régime génocidaire. Et la façade d'un enrichissement de la capitale cache mal le fait qu'un tiers des enfants cambodgiens est mal nourri et que seul un quart de la population a accès à l'électricité.

Le système qu'Hun Sen a mis en place est paradoxal. Son comportement est autoritaire mais des élections sont organisées et la liberté d'expression pas totalement muselée. Il choisit la manière forte après avoir laissé l'opposition défiler dans les rues. Impensable dans le Vietnam voisin.

Mais l'aspect le plus neuf est l'alliance entre l'opposition politique et les syndicats ouvriers. Les ouvriers du textile représentent une force de travail de 650 000 personnes et sont en lutte pour que leurs salaires doublent, c'est-à-dire passent de 80 dollars (59 euros) le mois à 160.

Sam Rainsy, âgé de 64 ans, avait commencé à organiser des syndicats non inféodés au pouvoir dès 1990. Il a bien compris que le soutien des ouvriers était crucial dans le combat engagé contre Hun Sen, son adversaire de toujours. Ce dernier, qui a 61 ans, a juré de rester au pouvoir jusqu'à l'âge de 74 ans.


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robin des bois a écrit

qui a 61 ans, a juré de rester au pouvoir jusqu'à l'âge de 74 ans.








:whaou: Ah bon ! Pas mal quand même ! :sygus:







#103228 View Vicheya's ProfileView All Posts by VicheyaU2U Member
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Vicheya a écrit

robin des bois a écrit

qui a 61 ans, a juré de rester au pouvoir jusqu'à l'âge de 74 ans.


:whaou: Ah bon ! Pas mal quand même ! :sygus:



Sa famille et Lui ont besoin d'être en sécurité que jusqu'à l'âge de 74 ans ?

Edité le 07/01/2014 @ 13:38 par le effaçable
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Il n'a peut-être pas encore toutes ses annuités.
La retraite c'est quand même une chute des revenus !
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Edité le 07/01/2014 @ 14:16 par f6exb

Seuls les faucons volent.
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Un bataillon militaire disperse violemment une manifestation d’employés du textile



Nouvelle mise à jour Phnom Penh, 20h.


Ce ne fut qu’une pause de quelques heures. Le temps de se souhaiter tout le bonheur du monde et la trêve est déjà finie.

En ce matin du 2 janvier, à Kambol, en périphérie de Phnom Penh, des employés du textile qui bloquaient la Nationale 4 à proximité de la zone économique spéciale ont été violemment dispersés par une unité de la police militaire, le bataillon 911, de sinistre réputation.
Il semblerait que ce bataillon soit en charge de la protection privée de l’usine textile Kak Jing, une usine à capitaux coréens, fournisseur de Gap, Walmart, Pink.

Une quinzaine de personnes ont été arrêtées, des militants et des employés du textile, ainsi que cinq moines, selon Kheng Tito, le porte-parole de la police nationale. Plusieurs personnes ont été blessées, dont des moines et un photographe.

Des heurts entre policiers anti- émeute et manifestants s’étaient déjà produits le 27 décembre à Kambol ( lire ici : http://www.cambodge-post.com/fermeture-provisoir...usines-textile-a-lappel-du-syndicat-des-patrons/). Mais l’intervention d’une unité militaire dans le conflit textile est une première.



Tensions et arrestation du vérable But Buntenh


La situation est restée tendue toute l’après midi et en début de soirée. Dans l’après-midi, plusieurs centaines d’ouvriers du textile mais aussi des moines et des femmes de communauté de Boeng Kak, ont bloqué la nationale 4 qui va de Phnom Penh à Sihanoukville durant plus d’une heure, contraignant les camions en provenance du port de Sihanoukville à faire demi- tour.
Ils réclamaient la libération de la quinzaine de personnes toujours détenues par les militaires.
Vers 18h, ces manifestants ont levé ce barrage sur la nationale. Plusieurs dizaines d’entre eux se sont alors transportés à proximité, bloquant cette fois-ci l’entrée du quartier général du bataillon militaire en question. Munis de haut-parleurs, ils criaient leurs colère « Nous n’avons pas peur de vos fusils! », exigeant, sans succès, la libération des personnes détenues. Ils se sont finalement dispersés vers 19h, visiblement déterminés à revenir demain.

Au même moment, le vénérable But Buntenh, à la tête du Réseau des moines indépendants pour une justice sociale annonçait sur Facebook qu’il venait d’être arrêté par la police dans le district de Tbang Meanchey, dans la province de Preah Vihear. Avec lui, un autre moine et trois membres d’une association auraient également arrêtés, mais cette information reste encore à confirmer. A 20h, le vénérable annonçait sa relaxe en précisant toutefois ” Je ne suis plus autorisé à me déplacer maintenant“.

Vers 20h également, une route située dans le même secteur, venait d’être bloquée par d’autres manifestants qui y brulaient des pneus. A l’heure où nous écrivons ces lignes, aucun policier n’était en vue.

Rencontre entre l’opposition et le PPC annulée

La rencontre préliminaire qui devait avoir lieu demain 3 janvier, entre le groupe de travail du Parti national du sauvetage du Cambodge et le parti au pouvoir a été annulée en raison des violences et des arrestations d’aujourd’hui, a confirmé Sam Rainsy au parc de liberté où sont toujours rassemblés ses supporters.



Ce matin la nationale 2 a, elle aussi, été bloquée ce matin durant 4 heures par des ouvriers du textile qui ont promis de revenir demain bloquer la circulation la journée entière.Tous refusent la dernière proposition du ministère du travail.


Les syndicats appellent à de nouvelles négociations

Mardi soir, le ministère avait annoncé que le salaire minimum dans le textile passerait à 100 $ à partir de février.
Un revirement surprenant au vu du communiqué publié la veille. Non seulement, le ministère maintenait fermement sa position – un salaire 95 dollars à partir d’avril- mais il menaçait les syndicats qui continueraient d’appeler à la grève de suspendre leur agrément et de les poursuivre devant les tribunaux.

Ballon d’essai ou coup de bluff, toujours est-il que la dernière annonce du ministère apparait comme un coup d’épée dans l’eau. Ce matin, à l’issue d’une conférence de presse tenue par les six syndicats appelant à la grève, ceux-ci ont maintenu leur position : ils appelleront à la grève illimitée tant que le gouvernement n’organisera pas de nouvelles rencontres pour renégocier les salaires. A noter cependant qu’aucun d’eux n’a évoqué un salaire minimum à 160$.





Krystel Maurice






#103235 View Vicheya's ProfileView All Posts by VicheyaU2U Member
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Phnom Penh, lundi 6 janvier, 17h

Arrêtées ce matin, cinq femmes de la communauté de Boeng Kak, dont les deux porte-paroles les plus connues, Tep Vanny et Yorm Bopha, viennent tout juste d’être libérées. Aucune charge n’a été retenue contre elles, a annoncé Ou Virak, président du Centre cambodgien des droits de l’homme, à l’issue de sa rencontre avec le gouverneur de Phnom Penh.

Ces militantes avaient été arrêtées ce matin vers 8h 30 devant l’ambassade de France alors qu’elles s’apprêtaient à remettre une pétition réclamant la libération de dix personnes arrêtées et rouées de coups jeudi par un bataillon militaire en banlieue de Phnom Penh. On ignore toujours en effet où sont détenues ces personnes ainsi que les charges retenues contre elles.

Ce matin, des dizaines d’hommes en civil se sont regroupés devant l’hôpital Calmette avant de dévaler le boulevard Monivong et de fondre littéralement sur ce groupe de femmes. Les forces de l’ordre en tenue sont ensuite arrivées à bord d’un camion et elles ont été embarquées dans un van, en direction du siège de la police de Phnom Penh.

Depuis samedi, les autorités ont interdit les manifestations « jusqu’à ce que la situation et l’ordre public reviennent à la normale». Les cinq militantes ont été relâchées vers 16h45, seulement après signé une lettre dans laquelle elles s’engageaient à ne pas manifester pour le moment. ” Je suis toujours très inquiet de l’interdiction de ces manifestations”, ajoute Ou Virak.

Les membres de cette communauté ont été expulsés de leurs logements au profit d’un projet de développement piloté par la société Sukhaku Inc. appartenant à un sénateur


proche du pouvoir, Lao Meng Khin. En 2007, cette société s’est vue attribuer par le gouvernement une concession de 99 ans sur le secteur du lac pour y réaliser des logements, des boutiques de luxe, des centres commerciaux. Au total, quelques 4000 familles ont été expropriées.

Depuis les femmes de cette communauté tentent de faire entendre leur voix pour être relogées. Régulièrement confrontées aux brutalités policières, plusieurs d’entre elles ont déjà été emprisonnées à l’issue de procès bâclés (Consulter icinotre dossier).

Yorm Bopha, l’une de leur porte-parole dont Amnesty international considère qu’elle était une prisonnière d’opinion, est en libération conditionnelle depuis le 22 novembre.




Krystel Maurice


Edité le 07/01/2014 @ 14:33 par Vicheya
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http://www.phnompenhpost.com/national/families-23-arrested-silence

lien mis sur le monochat par un membre et recopié ici

Seun nmott a écrit

Ces cinq jeunes hommes là ne rentrent jamais chez eux: KIM Phaline(29 ans), YANN Rithy(26), SRENG Vibol(22), OUK Pherk(23)et Sam Virerk(?), ils ont laissé leur vie sur le bvd Véng Sréng, pas loin de son lieu de travail. Car ils sont tous des ouvriers de textile.


Pou, d'après vous, est ce que ce sont les mêmes que l'on voit sur cette photo d'arrestation ?


Seven men detained by military police lay on the ground with their hands bound at the scene of deadly clashes on Veng Sreng Boulevard on Friday. RFA



Edité le 07/01/2014 @ 14:41 par Vicheya
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#103237 View Vicheya's ProfileView All Posts by VicheyaU2U Member
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Vicheya a écrit



Seun nmott a écrit

Ces cinq jeunes hommes là ne rentrent jamais chez eux: KIM Phaline(29 ans), YANN Rithy(26), SRENG Vibol(22), OUK Pherk(23)et Sam Virerk(?), ils ont laissé leur vie sur le bvd Véng Sréng, pas loin de son lieu de travail. Car ils sont tous des ouvriers de textile.


Pou, d'après vous, est ce que ce sont les mêmes que l'on voit sur cette photo d'arrestation ?





Non, ceux là sont des vivants. Seulement on ne sait pas où ils les ont enfermés.


Edité le 07/01/2014 @ 15:39 par Seun nmott
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Il y en a un qui a son pantalon en bas des fesses.







#103242 View Vicheya's ProfileView All Posts by VicheyaU2U Member
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Vicheya a écrit




Il y en a un qui a son pantalon en bas des fesses.




Remarque pertinente .:sourire:
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f6exb a écrit

Il n'a peut-être pas encore toutes ses annuités.
La retraite c'est quand même une chute des revenus !
Mais avec 48 ans de cotisations, il devrait partir avec du bonus.

Non, je crois pas.
En cela, je pense que pour lui et sa famille, la principale difficulté est de comment vivre hors du pouvoir, en paix et sans danger . C'est loin d'être évident pour eux de vivre même simplement au milieu de tous ces pauvres gens mécontents, voire en colères et en attente de pouvoir se venger.
Quitter le pouvoir est parfois pas aussi simple qu'on le pense, ne quitte donc pas le pouvoir qui veut. Cela dépend de la manière dont est exercé ce pouvoir.
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Edité le 07/01/2014 @ 16:49 par f6exb

Seuls les faucons volent.
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f6exb a écrit

J'ai fait un bide. Humour qui tombe à plat. bide.gif




mais non ! Mais non ! Ca ma fait rire.

Par contre, le effacable donne une explication a laquelle je n'avais pas pensé. :angkorbeer:






#103257 View Vicheya's ProfileView All Posts by VicheyaU2U Member
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Allez, une touche d'humour ou de bide ...... Le photographe l'a pas raté sur ce cliché. :sygus:




Edité le 07/01/2014 @ 19:48 par Vicheya






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Au Cambodge, Hun Sen choisit la manière forte pour mater la contestation ?
Même "les Lok sang, rut houy dey..."

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"Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s'adaptent le mieux aux changements." (Charles Darwin / 1809-1882)
#103310 View NeakReach's ProfileView All Posts by NeakReachU2U Member
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robin des bois a écrit


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Pour "l'Histoire " tout court .... et accessoirement pour "ceux qui sur K-N mélangent volontairement les genres "...
HUN SEN a perdu l'œil gauche exactement le 16 avril 1975 , dans l'attaque de la ville de Phnom Penh, à la tête de son "bataillon" de Khmers rouges (à 23 ans, il avait rang de capitaine).

Conséquences indirectes : 2

- j'aurais mauvaise grâce à lui coller sur le dos une responsabilité quelconque dans l'affaire des "Réfugiés Khmers de l'ambassade de France".
(le 19 avril 1975, il était sur un lit d'hôpital) DONT ACTE


- soigné chaleureusement et amoureusement par une "belle infirmière", ce "Héro KR" a fini par l'épouser ; et oui, elle s'appelait BUN RANI.




Edité le 09/01/2014 @ 05:19 par robin des bois
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A propos de BRHS, il y a sans doute à boire et à manger ici :
http://khmerization.blogspot.fr/2012/06/pin-chamnan-was-hun-sens-first-wife-bun.html

Seuls les faucons volent.
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f6exb a écrit

A propos de BRHS, il y a sans doute à boire et à manger ici :
http://khmerization.blogspot.fr/2012/06/pin-chamnan-was-hun-sens-first-wife-bun.html




Je " pense "(versionK_N) qu'il ne faut pas pousser non plus :

- cet article est "antiviet" comme pas possible et signé "Anonyme": c'est dire !!!

- c'est caricatural : "Trop c'est trop "

**** Il y a de très jolies choses au niveau du "Petit Peuple Vietnamien" (mais pas forcement au niveau du PCV ).....

Par exemple ceci :

EJyeRSa.jpg

hxDjnLB.jpg

et si vous mettez un nom sur chacune de ces 2 catégories d'objets, ce sera parfait !!!






Edité le 09/01/2014 @ 04:31 par robin des bois
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http://ccfd-terresolidaire.org/infos/cambodge-repression-4549

- cet article :
Publié le 8 janvier 2014

Cambodge : répression sanglante d’une manifestation ouvrière à Phnom Penh


La FIDH, le CCFD-Terre Solidaire et les organisations cambodgiennes ADHOC et LICADHO condamnent le recours à la force meurtrière par les autorités cambodgiennes contre les ouvriers en grève. Les quatre organisations sont préoccupées par la répression menée à l’encontre des manifestants d’opposition et par le harcèlement judiciaire que subissent les leaders de l’opposition.

« Il est inacceptable que les autorités gouvernementales tuent des manifestants », a déclaré Karim Lahidji, président de la FIDH.
« Le gouvernement doit répondre par le dialogue et non par les armes aux revendications des travailleurs et des opposants politiques », a-t-il ajouté.

Le 3 janvier dernier, les forces de l’ordre ont tiré sur les ouvriers grévistes dans le Parc Industriel Canadia, au sud-ouest de Phnom Penh, là où siègent de nombreuses usines de confection textile qui fournissent des marques internationales. La police n’ayant pas réussi à dégager un boulevard bloqué par les manifestants, les affrontements se sont intensifiés et elle a ouvert le feu. Quatre ouvriers au moins ont trouvé la mort et plus de vingt autres ont été blessés par balle. Au moins 13 personnes ont été arrêtées.

En grève depuis la fin décembre, dix mille ouvriers du textile à Phnom Penh réclament que le salaire mensuel minimum du secteur du textile et de la chaussure, aujourd’hui de 80 USD, passe à 160 USD. Le Ministère cambodgien du Travail a annoncé le 31 décembre 2013 qu’il serait porté à 100 USD par mois en février 2014.

Déjà, le 2 janvier, une unité spéciale de la police militaire, le bataillon 911, avait attaqué à la matraque les ouvriers grévistes qui manifestaient en face d’une usine textile dans le quartier de Pursenchey de Phnom Penh, blessant 20 personnes.
15 personnes ont été arrêtées : 8 ouvriers, 5 moines et 2 défenseurs des droits de l’Homme, M. Vorn Pov, Président de l’Association Independant Democracy of Information Economic Association (IDEA) et M. Theng Savuen, Coordinateur de la Coalition of Cambodian Farmer Community (CCFC).
Dix d’entre eux sont accusés d’avoir commis des actes de violence et d’avoir causé des dommages en vertu des Articles 218 et 414 du Code Pénal.
Bien que les autorités aient déclaré initialement que les détenus séjourneraient au Centre Correctionnel 1 de Phnom Penh (CC1), ils n’y ont jamais été transférés et leur lieu de détention a été tenu secret pendant 2 jours.
Ils ont été en réalité transportés dans les Centres 3 et 4, en province.
Certains ont été brutalement battus durant leur arrestation et leur état demandait des soins médicaux urgents.
« Le déploiement d’unités militaires et l’utilisation de la force meurtrière pour réprimer le droit de grève – légitime - des ouvriers, sont extrêmement préoccupants », a déclaré M. Thun Saray, président de l’Association ADHOC.
« Le gouvernement doit rapidement mener une enquête approfondie et indépendante sur la tuerie du 3 janvier et obliger les responsables à répondre de leurs actes. Les autorités doivent également relâcher au plus vite les ouvriers, les moines et les défenseurs des droits de l’Homme détenus arbitrairement dans le cadre des manifestations », a demandé M. Saray.

Les Principes de Base de l’ONU sur le recours à la force et l’utilisation des armes à feu par les responsables de l’application des lois doivent satisfaire aux exigences de nécessité et de proportionnalité. Les Principes de Base stipulent que les armes à feu ne doivent jamais être utilisées sauf si « des mesures moins extrêmes sont insuffisantes ».
En outre, lorsque l’usage de la force et des armes à feu est inévitable, les responsables de l’application des lois doivent « respecter et préserver la vie humaine ».

De plus, la Convention 87 de l’OIT sur la Liberté Syndicale et la Protection du Droit Syndical, ratifiée par le Cambodge, précise que « nul ne doit être privé de sa liberté ou faire l’objet de sanctions pénales pour le simple fait d’organiser ou de participer à une grève pacifique. »

Alors qu’il réagissait avec violence face aux ouvriers grévistes, le gouvernement cambodgien a également réprimé les leaders de l’opposition et les manifestants d’opposition.

Le 3 janvier, le Tribunal Municipal de Phnom Penh a cité à comparaître Sam Rainsy et Kem Sokha, les chefs du Cambodia National Rescue Party (CNRP), le 14 janvier pour incitation au crime et à des actes conduisant à des troubles sociaux.
Le 4 janvier, la police anti-émeute et des personnes en civil ont chassé de Freedom Park (centre de Phnom Penh), un millier de manifestants antigouvernementaux à l’aide de matraques. Des femmes et des moines ont été pourchassés et des lieux détruits, notamment un temple bouddhique. Les manifestants antigouvernementaux campaient à Freedom Park depuis la mi-décembre pour réclamer la démission du Premier Ministre Hun Sen et l’organisation de nouvelles élections.

« Les autorités ont répondu par la violence aux manifestations pacifiques anti-gouvernementales », a déclaré Naly Pilorge, Directrice de la LICADHO. « Il semble évident que la protestation des ouvriers a servi de prétexte au gouvernement pour sévir contre les opposants politiques », a-t-elle ajouté.

Le 4 janvier, le Gouverneur Municipal de Phnom Penh, Pa Socheatvong, a interdit le CNRP d’organiser toute manifestation dans la capitale « jusqu’au retour à la normale de la situation sur le plan de la sécurité ».

« L’interdiction totale et jusqu’à nouvel ordre des manifestations politiques est illégale et sans fondement », a déclaré Mme Pilorge. « Le gouvernement doit tolérer l’opposition pacifique et mettre fin au harcèlement que subissent constamment les opposants politiques », a-t-elle souligné.

« Le CCFD-Terre Solidaire, engagé au Cambodge depuis les années 90 et plus récemment auprès des victimes d’éviction forcée et des travailleurs des usines textiles, ne peut que condamner cette nouvelle atteinte aux libertés d’expression et de mobilisation des citoyens cambodgiens
», a déclaré Bernard Pinaud, délégué général du CCFD-Terre Solidaire.

Contacts presse :
FIDH - Audrey Couprie : +33 1 43 55 14 12
CCFD-Terre Solidaire - Karine Appy : + 33 1 44 82 80 67


ADHOC (Association pour les Droits de l’Homme et le Développement) et la LICADHO (Ligue Cambodgienne de Défense des Droits de l’Homme) sont toutes deux membres de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH). ADHOC est une organisation partenaire du CCFD-Terre Solidaire.



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Dans un "flash", m'est revenu en tête le nom de celui que je considère comme un grand photographe du Cambodge : John VINK, de Magnum

Pensez SVP à jeter un œil sur son travail : une seule de ses photos peut "remettre à sa juste place " les longs raisonnements de certains forumeurs de K-N, et comme

"on ne peut pas tricher avec la réalité du terrain" .....


Quand je vois une photo comme celle qui suit,"il ne faut pas trop venir me chercher" ..

4N9qqbl.jpg

j'ai une mémoire très visuelle .....



(dans cette séquence , il y a 17 photos :

http://johnvink.com/news/2014/01/khmer-kill-khmer/

mais il yen a plein d'autres .. à condition de chercher un peu






Edité le 09/01/2014 @ 19:03 par robin des bois
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Phnom Penh sanctionne les manifestations illégales

La police de Phnom Penh a arrêté mardi matin neuf personnes, dont quatre dirigeants syndicaux, ayant enfreint l’interdiction de manifester promulguée auparavant par les autorités municipales.

Quatre dirigeants syndicaux dont le président de l’Association cambodgienne des enseignants indépendants Rong Chhun, ont été interpellés alors qu’ils conduisaient une manifestation devant l’ambassade américaine à Phnom Penh. Les cinq autres ont été arrêtés devant l’ambassade du Royaume-Uni.

Phnom Penh sanctionnera sévèrement les manifestations anti-gouvernementales enfreignant cette interdiction, selon les déclarations d’un officiel de la mairie de la capitale cambodgienne.

Le maire adjoint de Phnom Penh, Khuong Sreng, a souligné que cette interdiction devra être strictement respectée pour assurer la sécurité politique et l’ordre social dans la capitale.

Cet avertissement de la mairie a été lancé en suite d'une information selon laquelle plusieurs organisations non gouvernementales auraient l’intention de se réunir devant les ambassades américaine, britannique, française et allemande pour présenter une pétition demandant l'intervention en vue de la libération de 23 extrémistes arrêtés lors de dernières manifestations et grèves ayant donné lieu à des affrontements.

Fin 2013, les manifestations et grèves de l’opposition et de plusieurs organisations syndicales ont abouti à des affrontentements et des violences, d'où l'interdiction le 4 janvier dernier de toutes manifestations pour rétablir l’ordre social dans la capitale.
-VNA


http://fr.vietnamplus.vn/Home/Phnom-Penh-sanctionne-les-manifestations-illegales/20141/38342.vnplus









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Aujourd'hui ils sont venus nombreux(+ de 9) pour fêter le 10è anniversaire de l'assassinat de Chea Vichea. Les deux dirigeants de l’opposition y étaient présents.

L'assassin(s) court toujours, 10 ans après.

Rien n'existe qui n'ait au préalable été rêvé. © Ismaël Mérindol (1466)
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Edité le 22/01/2014 @ 15:59 par NEO

Apolitique !
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Cela ne peut jamais arriver au Cambodge,
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Un article de VAULERIN ,de La Libéartion pour ceux qui n'ont pas encore lu :

Cambodge. La colère des gagne-très-petit


http://www.liberation.fr/monde/2014/02/03/cambodgela-colere-des-gagne-tres-petit_977517

GRAND ANGLE
Ouvrière, vendeuse, pompiste… Tous appartiennent au mouvement des «160 dollars» qui fédère, depuis le printemps, des dizaines de milliers de personnes manifestant pour un salaire décent. Une contestation sociale inédite à Phnom Penh.

Le regard est dur, avec un air de défi. Le visage fermé par un chignon rond et deux ridules qui barrent le front, Sien Sophal est une ouvrière de peu de mots. Avant de faire de la politique, elle a fait les comptes : à 41 ans, après onze années d’ancienneté dans l’immense usine de textile SL2 bâtie dans le sud-est de Phnom Penh, elle touche 80 dollars (58,50 euros) par mois. Avec les heures supplémentaires et les primes, elle atteint parfois les 120 dollars. «Oui, c’est difficile pour ma famille. Je dois faire tant d’efforts pour survivre.» Cette élégante élancée a deux enfants, un mari dans le bâtiment à temps partiel, et un crédit de 500 dollars (366 euros) qui l’étrangle. Leur ordinaire n’est pas chiche, il est misérable. Quand Sien Sophal a dépensé ses 4 dollars quotidiens pour nourrir les siens, il ne lui reste plus rien.

Alors, elle est descendue dans la rue pour demander «un salaire de 160 dollars, quelque chose pour juste vivre convenablement. Je n’ai pas envie d’une villa, d’un gros 4x4 comme on en voit dans les rues. Je ne comprends pas pourquoi ils sont tous si riches au gouvernement et pourquoi ils ne font rien pour le pays.» Au cours des cinq derniers mois, elle a manifesté, fait grève, défilé devant les ateliers et les ministères dans les rues de Phnom Penh. Elle a bravé les menaces de délocalisation brandies par ses patrons, puis la peur des représailles. Et perdu plusieurs dizaines de jours de salaire. «Mais vous savez, je n’ai rien à perdre, décoche la jeune femme. Je dois bien faire quelque chose pour m’en sortir.»
Quatre morts et une cinquantaine de blessés

Sien Sophal fait partie des milliers d’usiniers du textile et d’ouvriers qui ont propulsé leurs revendications dans un large mouvement de contestation, inédit, exprimant un ras-le-bol contre le régime autoritaire et prédateur. Après des manifestations à répétition depuis le printemps dernier, le pouvoir cambodgien s’est en effet retrouvé dans la ligne de mire des manifestants. Confronté à ces revendications sociales et à des pressions politiques après les législatives de juillet entachées d’irrégularités grossières pour assurer le maintien au pouvoir du patriarche Hun Sen, le régime s’est braqué. Début janvier, il a multiplié les arrestations de militants et fait donner la police et la troupe contre les manifestants, dont le nombre a culminé à plus de 100 000 en décembre. Au moins quatre personnes sont tombées sous les balles et une cinquantaine d’autres ont été blessées. Puis, le régime a interdit les rassemblements à Phnom Penh, avant de boucler le parc de la Démocratie, ouvert en 2009 au cœur de la capitale pour que les Cambodgiens puissent s’exprimer. Funeste retour en arrière. Sien Sophal, elle, a repris le chemin de l’usine pour gagner «un peu d’argent et ne pas être tuée comme un cochon ou un canard. Ils ont tiré, mais on n’avait pas d’arme dans les mains. Pourquoi le gouvernement a tué ? Nous n’avons rien.»

Loin d’avoir entendu le message, Hun Sen et son Parti du peuple cambodgien (PPC) se sont ingéniés à assimiler tout manifestant à un opposant membre du Parti du sauvetage national du Cambodge de Sam Rainsy et Kem Sokha. Le régime voit des activistes partout. Dans sa chemise fleurie, King Sopheap hausse les épaules. Cette bavarde en colère travaille pour le fournisseur de bière Tiger, et n’a rien d’une militante encartée. «Je n’en peux plus de vivre comme ça, c’est tout. Je vais au travail en vélo, je saute le repas du matin, j’achète des vêtements d’occasion et je gagne 81 dollars, 91 les bons mois. Et quand je dis que j’ai vingt ans d’ancienneté, même les Cambodgiens ne comprennent pas que je sois si mal payée.» Alors, pour compléter ses revenus, elle garde aussi deux enfants.

Les augmentations de salaire, Long Reak Smey n’en a connu que deux en quinze ans. Ce pompiste de la banlieue de Phnom Penh travaille pour le géant américain Chevron pour 95 dollars mensuels. Il a 50 ans et en fait quinze de plus. Il a bataillé avec son patron pour avoir simplement le droit de porter un tee-shirt affichant en gros caractères : «160 dollars». Il raconte sa vie en oscillant entre la rancœur et le rire : 70 dollars à débourser tous les mois pour payer l’eau, l’électricité, les frais de scolarité de ses quatre enfants et le loyer. Le treizième mois supprimé, les promesses de hausse salariale oubliées. «Que Chevron vienne enquêter ici pour voir que tout augmente, sauf nos payes, et qu’on vit mal. Quand on réclame plus, on est accusé d’être un opposant. Vous savez, le peuple n’a pas de liberté d’expression. Il y a très peu de démocratie au Cambodge.»

C’est le slogan des «160 dollars» mensuels qui a uni l’usinière du textile Sien Sophal, le pompiste Long Reak Smey et la vendeuse de boissons King Sopheap. Ces gagne-très-petit font tourner le tourisme et le textile et assurent au petit royaume khmer sa belle croissance économique. Leur exigence d’un «meilleur salaire pour ne plus survivre», comme dit Sien Sophal, d’une certaine dignité, d’une reconnaissance minimale a convergé dans un mouvement rassemblant aussi les frustrations et les contestations cumulées depuis des années par des classes moyennes sans moyens, des opposants sans droits, des jeunes sans emploi, des diplômés sans avenir. Tous expriment un rejet de l’homme fort du royaume, le Premier ministre, Hun Sen, au pouvoir depuis 1985.
«Climat de peur»

Dans un pays dont les deux tiers de la population ont moins de 30 ans, nombreux sont ceux qui n’ont connu que cet ex-militaire khmer rouge. «C’est un homme du passé, arrivé avec les Vietnamiens en 1979. Il a perdu le soutien du peuple en faisant tirer sur la foule», assure Pathika Cheab, étudiant en anglais à Phnom Penh. Ce jeune homme à l’accent californien et aux larges lunettes noires a 20 ans et déjà un passé d’activiste sur Internet. Comme des centaines d’autres Cambodgiens, il a investi Facebook et Twitter pour recenser les expropriations que le régime Hun Sen a multipliées ces dix dernières années afin de vendre des terrains à des sociétés étrangères. Il moque le «climat de peur» que veut instaurer le régime. A plusieurs reprises, Hun Sen s’est targué, non sans raison, d’avoir ramené la paix après l’enfer khmer rouge dans lequel le pays a sombré de 1975 à 1979. Et s’est posé en rempart contre le retour de la guerre et des terroristes.

«Ah, la voix du dictateur qui ressort les vieilles histoires du passé ! Mais ça ne marche plus comme ça, rétorque Ou Tepphallin, une jeune trentenaire souriante, représentative de la classe moyenne urbaine et responsable à la Fédération syndicale de l’alimentation et des services du tertiaire. Allons, pourquoi faut-il toujours effrayer le peuple ? Hun Sen devrait comprendre que si le peuple avait des armes, il tirerait !»

Depuis ce mouvement de contestation, la parole s’est libérée, à l’évidence, notamment grâce à Internet et aux réseaux sociaux qui se sont propagés dans tout le pays. «C’est Internet qui a gagné les élections de juillet dernier. Avant, jamais on ne parlait de politique, explique François Ponchaud, observateur avisé du Cambodge depuis près de cinquante ans, qui sillonne les campagnes en pèlerin humanitaire. C’est fini. Les gens osent, ils voient ce qui se passe dans le pays, ils voient comment les autorités vendent les terres aux plus offrants, ils voient les passe-droits des uns, les voitures et les maisons au luxe ostentatoire et outrageant des autres, alors qu’ils n’ont rien. Et ils sont furieux. C’est d’ailleurs pourquoi je suis relativement inquiet. Les Cambodgiens sont comme les buffles. Ces animaux sont les plus doux de la terre, mais quand ils se mettent en colère, ils sont prêts à tout.»
Hun Sen le «kleptocrate»

L’ONG Global Witness a largement documenté la «kleptocratie» du régime Hun Sen, qui a mis en coupe réglée les ressources naturelles du pays, distribué les prébendes aux copains et aux enfants, aux affidés et aux courtisans. En près de trente ans, ce système clanique s’est étendu à toutes les strates de la société. Il a généré une exaspération croissante, sinon une haine du régime. «Résultat, c’est un pays où le système de santé est pourri, l’éducation est pourrie, la justice est pourrie. Tout s’achète et tout le monde ne résiste pas», résume un observateur cambodgien.

Quand il est rentré de France en 1999 après des études de sémantique, Sambath Vireak avait bon espoir d’intégrer l’Université royale de Phnom Penh comme professeur de français. Il a vite déchanté et tourné les talons sans même chercher à connaître le montant du dessous-de-table qu’on lui demandait pour le poste. Cet homme calme de 41 ans issu de la classe moyenne cherche ses mots pour qualifier une «démocratie qui n’existe que sur le papier». Avec une froide colère, il fustige «le culte de l’homme fort. Quand on veut faire quelque chose, on n’applique pas la loi, mais on se réfère au chef, à celui qui a du pouvoir. C’est l’héritage du passé. On a donc toujours le même chef, qui commet toujours les mêmes erreurs. Et quand il y a une contestation, au lieu de négocier, on casse le mouvement, on réprime.» Lui aussi a été «choqué» de voir l’armée déployée dans les rues pour mater, puis tuer les manifestants. Il est persuadé que «Hun Sen fera tout pour garder le pouvoir, quitte à mettre à sa place quelqu’un de son clan».

Sambath Vireak a collecté de l’argent pour les ouvriers en grève des usines de textile. Pour soutenir leur contestation. Et peut-être pour sortir des rangs de la «majorité silencieuse qui se plaint mais ne se manifeste pas», selon lui. A l’institut où il enseigne le français, les menaces n’ont pas tardé. «Ferme ta bouche et ne fais rien», lui a dit l’un de ses collègues. Un autre s’est fait plus intimidant : «Tu as vu que des gens ont eu des problèmes quand ils se sont exprimés.» Sambath Vireak n’est pas descendu dans la rue, de peur de perdre son emploi. Père de deux fillettes de 4 et 2 ans, il doit aussi faire vivre, avec son salaire de 600 dollars (440 euros), sa mère et sa grand-mère qui partagent son modeste appartement de Phnom Penh. Alors il se fait discret. La peur est encore bien là dans le Cambodge de Hun Sen.
Arnaud VAULERIN Envoyé spécial à Phnom Penh

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