Vous n'êtes pas connecté [Connexion - Inscription]
Bas de page
Version imprimable | Envoyer à un ami | S'abonner | Ajouter aux Favoris Nouveau SujetNouveau sondageRépondre
    « Sujet précédent | Sujet suivant »  
Auteur Le tribunal international change sa stratégie ...   ( Réponses 10 | Lectures 2445 )
Haut de page 17/10/2013 @ 07:42 Bas de page
Le tribunal international change sa stratégie ... Reply With Quote
Déconnecté(e) kaunklau
Sage
MembreMembreMembreMembreMembreMembreMembre


 
Messages 3348
Inscrit(e) le 25/04/2011
Lieu de résidence thionville
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/201...-entre-dans-une-phase-decisive_3496215_3216.html

Au Cambodge, le procès des Khmers rouges entre dans une phase décisive


Les réquisitions contre Nuon Chea et Khieu Samphan, deux anciens dirigeants du régime khmer rouge de Pol Pot, tenu pour responsable de la mort de près de 2 millions de Cambodgiens entre 1975 et 1979 ont débuté mercredi 16 octobre. Les réquisitions portent sur leur responsabilité dans l'évacuation de Phnom Penh en 1975. Décryptage.

Le premier des "mini-procès". Confrontées à une série de graves difficultés (âge des inculpés, problèmes de financement, tensions avec le gouvernement cambodgien) les Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens, chargées de juger les anciens dirigeants khmers rouges, une juridiction mixte associant des magistrats cambodgiens et internationaux, ont décidé de scinder la procédure en une série de "mini-procès". Il s'agissait d'éviter le fiasco d'une procédure risquant de ne pas aboutir avant la mort des deux accusés, Khieu Samphan et Nuon Chea, âgés respectivement de 82 et 87 ans.

Mercredi, les plaidoiries des avocats des parties civiles, les réquisitions des procureurs et les plaidoiries de la défense ne concernent donc ni l'accusation de "génocide", ni celle de "crimes de guerre", mais seulement celle de "crimes contre l'humanité" pour un fait précis : l'évacuation de Phnom Penh, entamée le 17 avril 1975 et ayant entraîné de nombreuses atrocités.

Les autres crimes reprochés aux accusés – notamment les purges massives au sein du mouvement khmer rouge, l'extermination de la minorité vietnamienne et des musulmans Cham – seront examinés lors d'hypothétiques futurs "mini-procès". Après la condamnation de Douch, l'ancien chef du centre de torture S-21, à la prison à vie, en février 2012, Nuon Chea et Khieu Samphan devraient être les derniers à être jugés. Deux autres anciens dirigeants étaient également poursuivis par le tribunal : Ieng Sary, l'ancien chef de la diplomatie, mort le 14 mars, et son épouse, Ieng Thirith, l'ex-ministre des affaires sociales, libérée en septembre 2012 après avoir été déclarée démente.

Si deux autres affaires concernant les sites d'exécution et de travaux forcés ont été officiellement ouvertes par le tribunal, celles-ci ont de très faibles chances d'aboutir, le gouvernement cambodgien étant hostile à la mise en cause d'anciens cadres khmers rouges d'un niveau intermédiaire de responsabilité. Les suspects dans ces affaires sont également très âgés et l'un d'eux, Sou Met, est mort le 14 juin.

Khieu Samphan, "chef d'Etat" du Kampuchéa démocratique

Khieu Samphan, le 19 août 1975 à Pékin.

Né le 27 juillet 1931, Khieu Samphan a assumé à plusieurs reprises le rôle de dirigeant officiel du mouvement khmer rouge, laissant Pol Pot tirer les ficelles. En 1975, alors que les Khmers rouges prennent le pouvoir au Cambodge, il fait partie des dirigeants et endosse le rôle honorifique de chef d'Etat en 1976, pendant que Pol Pot reste dans l'anonymat.

Son poids réel dans les décisions prises est aujourd'hui controversé. Au tribunal, l'accusation s'appuie sur une série de discours dans lesquels il se félicitait de l'interdiction de la religion, ou fait état de l'existence de deux classes sociales dans le pays, les ouvriers et les paysans. Quant à l'usage de la torture lors des interrogatoires, Khieu Samphan en aurait été informé dans la mesure où il assistait régulièrement aux réunions du Comité permanent du Parti communiste.

Enfin, Khieu Samphan ayant vraisemblablement détenu l'autorité réelle sur un département du ministère du commerce, l'accusation lui reproche les exécutions et les mariages forcés parmi les fonctionnaires qui y travaillaient.

Khieu Samphan, le 16 octobre à Phnom Penh.

D'abord assurée par Jacques Vergès (mort le 15 août), la défense de Khieu Samphan s'est articulée autour d'une négation de toute responsabilité et d'une minimisation des crimes commis entre 1975 et 1979. L'équipe de défense de Khieu Samphan est désormais assurée par Kong Sam Onn – une figure de la société civile cambodgienne – et par deux avocats internationaux, les Français Anta Guisse et Arthur Vercken. Ceux-ci s'en sont pris à plusieurs reprises au fonctionnement du tribunal, et notamment à sa décision d'examiner séparément les faits reprochés aux accusés dans une série de "mini-procès".

Le 30 mai, Khieu Samphan a affirmé qu'il regrettait les "souffrances indicibles" endurées par les Cambodgiens sous le régime khmer rouge, tout en affirmant que pendant cette période, il n'était "pas au courant des conditions de vie de la population".

Nuon Chea, le bras droit de Pol Pot

Nuon Chea, sur une photo non datée prise à l'époque du régime khmer rouge.

Né le 7 juillet 1926, Nuon Chea est soupçonné d'avoir été l'idéologue du mouvement et d'avoir lui-même supervisé les activités des ministères de la propagande, de l'éducation, des affaires sociales et de la culture. S'il affirme n'avoir appris l'existence du centre de torture S-21 qu'après la chute du régime en 1979, Nuon Chea, président du "Parlement" khmer rouge, est soupçonné d'avoir été le véritable responsable des arrestations, des interrogatoires et des exécutions.

Il est par ailleurs tenu responsable de l'organisation des purges, notamment dans la Zone Est du pays et parmi les cadres du mouvement khmer rouge. Douch, le chef du centre S-21, l'a également accusé d'avoir ordonné l'exécution de plusieurs prisonniers occidentaux capturés par les Khmers rouges. Enfin, l'accusation souligne son rôle dans la persécution des minorités comme les musulmans de l'ethnie Cham, les Vietnamiens du Cambodge et des moines bouddhistes, défroqués de force.

Nuon Chea, le 16 octobre à Phnom Penh.

Jusqu'à la fin 2012, deux des avocats étrangers de Nuon Chea, notamment le Néerlandais Michiel Pestman et l'Américain Andrew Ianuzzi, ont multiplié les provocations, dans l'espoir de ralentir la procédure et de jeter le discrédit sur le tribunal. Les avocats ont par ailleurs tenté de tirer profit du caractère politiquement sensible des travaux du tribunal, mettant régulièrement en cause le premier ministre Hun Sen, et exigeant que le Roi-père Norodom Sihanouk (mort le 15 octobre 2012) vienne témoigner. En décembre 2012, les deux avocats ont démissionné, affirmant que le procès était devenu une "farce". Nuon Chea est défendu par les deux autres membres de l'équipe de défense, le Néerlandais Viktor Koppe et le Cambodgien Son Arun. Le 30 mai, Nuon Chea a admis devant la Cour une "responsabilité morale" pour "les événements qui ont eu lieu, volontairement ou non" entre 1975 et 1979.

Adrien Le Gal

#100088 View kaunklau's ProfileVisit kaunklau's HomepageView All Posts by kaunklauU2U Member
Haut de page 22/10/2013 @ 06:22 Bas de page
Re : Le tribunal international change sa stratégie ... Reply With Quote
Déconnecté(e) kaunklau
Sage
MembreMembreMembreMembreMembreMembreMembre


 
Messages 3348
Inscrit(e) le 25/04/2011
Lieu de résidence thionville
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/201...hauts-dirigeants-khmers-rouges_3500092_3216.html

Cambodge : perpétuité requise contre deux hauts dirigeants khmers rouges

Les procureurs du tribunal international de Phnom Penh ont requis, lundi 21 octobre, la prison à perpétuité contre les deux plus hauts dirigeants du régime khmer rouge encore en vie. L'idéologue du régime Nuon Chea, 87 ans, et le chef de l'Etat du Kampuchéa démocratique Khieu Samphan, 82 ans, sont poursuivis pour leur responsabilité dans une machine totalitaire qui a fait, entre 1975 et 1979, quelque deux millions de morts, d'épuisement, de faim, sous la torture ou dans des exécutions sommaires.

Lors de trois journées de réquisitoire commencé la semaine dernière, les deux procureurs ont décrit implacablement le rôle selon eux "primordial" des deux accusés dans les atrocités du régime de Pol Pot, qui a "déshumanisé" des habitants devenus "esclaves".

Né le 27 juillet 1931, Khieu Samphan a assumé plusieurs fois le rôle de dirigeant officiel du mouvement khmer rouge, laissant Pol Pot tirer les ficelles. Son poids réel dans les décisions prises est aujourd'hui controversé. Concernant l'usage de la torture lors des interrogatoires, Khieu Samphan en aurait été informé, dans la mesure où il assistait régulièrement aux réunions du comité permanent du Parti communiste. Il lui a été également reproché les exécutions et les mariages forcés parmi les fonctionnaires qui travaillaient au ministère du commerce, dont il eut la charge. D'abord assurée par Jacques Vergès (mort le 15 août dernier), la défense de Khieu Samphan s'est articulée autour d'une négation de toute responsabilité et d'une minimisation des crimes commis entre 1975 et 1979.

Lire le reportage : "Phase décisive pour le procès des Khmers rouges au Cambodge"

Nuon Chea, lui, est soupçonné d'avoir été l'idéologue du mouvement et d'avoir lui-même supervisé les activités des ministères de la propagande, de l'éducation, des affaires sociales et de la culture. S'il affirme n'avoir appris l'existence du centre de torture S-21 qu'après la chute du régime, en 1979, Nuon Chea, président du "Parlement" khmer rouge, est soupçonné d'avoir été le véritable responsable des arrestations, des interrogatoires et des exécutions.

Enfin, l'accusation souligne son rôle dans la persécution des minorités, comme les musulmans de l'ethnie cham, les Vietnamiens du Cambodge et des moines bouddhistes, défroqués de force.

Depuis sa création en 2006, le tribunal, en pleine crise financière, n'a rendu qu'un seul verdict : la perpétuité pour "Douch", chef de la prison de Tuol Sleng (S-21), à Phnom Penh, où 15 000 personnes ont été torturées avant d'être exécutées.

Lire aussi : "Cambodge : 10 000 personnes manifestent contre la négation des crimes des Khmers rouges"

#100327 View kaunklau's ProfileVisit kaunklau's HomepageView All Posts by kaunklauU2U Member
Haut de page 24/10/2013 @ 18:44 Bas de page
Re : Le tribunal international change sa stratégie ... Reply With Quote
Déconnecté(e) kaunklau
Sage
MembreMembreMembreMembreMembreMembreMembre


 
Messages 3348
Inscrit(e) le 25/04/2011
Lieu de résidence thionville
http://www.lepetitjournal.com/cambodge/accueil/a...lite/167308-khmers-rouges-un-proces-a-41-dollars


Cambodge
KHMERS ROUGES - Un procès à 41 dollars ?

Dans son réquisitoire de clôture débuté le 22 octobre, la défense de l'ancien idéologue du régime Nuon Chea, 87 ans, a déclaré que les juges d’instruction et la Chambre avaient pris une série de "mauvaises décisions" car, "dans ce tribunal, personne n’est intéressé par la manifestation de la vérité".

Un tribunal partial selon Maître Victor Koppe, avocat de Nuon Chea,
L’avocat international de l'ancien idéologue du régime Nuon Chea a balayé le réquisitoire de l’accusation qui a demandé une peine de prison à vie pour son client le 21 octobre, ainsi que pour Khieu Samphan, 82 ans, l'ancien chef de l'Etat du "Kampuchéa démocratique". Selon lui, le tribunal des Khmers rouges est partial. L’avocat cambodgien de Nuon Chea, quant à lui, s’est efforcé de montrer que le caractère et le rôle de Nuon Chea au sein du PCK ne lui donnait pas le pouvoir militaire dénoncé par le parquet depuis le 16 octobre.

Un procès à 41 dollars
Après à peine six minutes de réquisitoire, Maître Victor Koppe a lancé aux juges que "l’accusation [a] fait des déclarations à l’emporte-pièce fondées sur pratiquement aucune preuve". Selon lui, les co-procureurs se sont principalement appuyés sur des sources secondaires, qui, plutôt de que prouver la culpabilité de Nuon Chea, en montrent l’absence. En effet, il a souligné le fait que les représentants des parties civiles n’avaient fondé leur accusation que sur des témoignages de journalistes étrangers ou des publications du Parti Communiste du Kampuchea (PCK), qui ne constituent des preuves que "peu fiables". D’après son réquisitoire, si tel était le cas, le procès aurait pu être conduit pour 41 dollars car tel est le prix des ouvrages des témoins de l’accusation sur internet. "Nous espérons qu’il y a une raison pour ne pas avoir procédé ainsi" a-t-il déclaré dans le prétoire en faisant référence aux quelque 200 millions de dollars qui auraient pu être économisés depuis le début des audiences en 2006.

"Devons-nous résoudre ce litige juridique par un débat entre les chroniqueurs du NYT ?", a-t-il lancé aux juges, étayant que ce tribunal avait été bâti pour punir des hommes dont la culpabilité était déterminée dans les esprits bien avant le début du procès.

Imaginez….
"Monsieur le Président, imaginez que les Nations Unies mettent en place un tribunal international pour poursuivre l’ancien Président GW Bush pour des crimes commis en Irak entre 2003 et 2008. Imaginez que Bush se voit accusé du recours illégal à la force armée, de la mort de dizaines de milliers de civils innocents et […] de torture. Imaginez que l’accusé Georges Bush se voit ensuite dire que les évènements du 11 septembre 2001 sont dénués de pertinence car s’étant produits 18 mois avant le début de la compétence ratione temporis de ce tribunal. Cela serait-il logique pour quiconque ?"

En avançant l’argument du contexte, Victor Koppe initiait l’idée qui sera développée tout au long de la journée par l’avocat cambodgien de Nuon Chea, selon laquelle les hauts-dirigeants du PCK n’avaient qu’une idée en tête : se défaire du joug du colonialisme français et de l’impérialisme américain – rappelant que plus le tonnage de bombes larguées sur le territoire cambodgien a dépassé celui de toute la Deuxième guerre mondiale, y compris celui des bombes atomiques – pour libérer le peuple cambodgien de l’asservissement face à l’étranger. Il a d’ailleurs déclaré que la création des CETC est un exercice reflétant la vision des vainqueurs. Pour lui, personne au sein de ce tribunal ne peut adhérer à la vision communiste selon laquelle la collectivisation peut être justifiée. Or, un procès équitable aurait dû permettre aux accusés d’être dédouanés de ces considérations "éthiques". De même, il a reproché leur ingérence aux dirigeants du Cambodge, faisant obstruction à la Justice et niant leurs responsabilités dans les crimes commis par le PCK.


Plus hauts dirigeants après Pol Pot, l'ancien idéologue du régime Nuon Chea et Khieu Samphan sont poursuivis pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité au sein de ce tribunal spécial parrainé par l'ONU. Ils disent ne pas avoir été au courant des tortures, exécutions sommaires et morts de faim survenues entre 1975 et 1979. Les réquisitions et plaidoiries finales se dérouleront jusqu’au 31 octobre.

Clothilde Le Coz (www.lepetitjournal.com/cambodge) jeudi 24 octobre 2013

*******************************************************************************************
C'est bien un avocat . Son rôle est de défendre un client . Même son client était un extrême méchant . Ce NOURN CHEA , ce KHIEV SAM PHAN faisaient bien parti de " ANGKAR LEUR "( organisations suprême ) , que tous les khmers que ce soit leurs partisans ou leurs non partisans prennent pour dieu tout puissant durant la période de 1975-78 .
Maintenant ils se faisaient tout petit chercher à nier leur responsabilité . Ce ne sont que des lâches .
En plus ils vivaient longtemps 87 ans , 82 ans ...que nos compatriotes ne vivaient à peine 50 ans à cet époque .
Ces avocats ne sont que des machines ou des robots , à exprimer n'importe quoi !en cherchant des preuves matérielles ?
Ils méprisaient les mémoires des victimes , car les 2 .000.000 de morts sont tous des menteurs , selon eux . Ce qu'il fallait faire , il fallait donner chacun une grenade à manger , comme ça , on n'entend plus parler d'eux !
Quel gâchis , les khmers perdent de temps et de l'argent avec ces bons à rien .



#100435 View kaunklau's ProfileVisit kaunklau's HomepageView All Posts by kaunklauU2U Member
Haut de page 29/10/2013 @ 09:39 Bas de page
Re : Le tribunal international change sa stratégie ... Reply With Quote
Déconnecté(e) kaunklau
Sage
MembreMembreMembreMembreMembreMembreMembre


 
Messages 3348
Inscrit(e) le 25/04/2011
Lieu de résidence thionville
Selon radio VOA , un certain THORN NORIN , sécrétaire principal de Ieng Sary est décédé le 26/10/13 à son domicile à Malai , province Oddor Mean Chey à 76 ans .
Ce type ancien étudiant de Tchécoslovaquie était également organisateur de Radio khmer rouge( avec Mme Ieng Thirith ) en plus de sa fonction de sécrétaire d'affaires étrangères . Il parait que le TPI avait également perdu "un témoin clé", en plus de Ieng Sary .

" 76 ans , pas mal , moins que les autres vieux cons de l'Angkar " .

#100570 View kaunklau's ProfileVisit kaunklau's HomepageView All Posts by kaunklauU2U Member
Haut de page 01/11/2013 @ 07:31 Bas de page
Re : Le tribunal international change sa stratégie ... Reply With Quote
Déconnecté(e) kaunklau
Sage
MembreMembreMembreMembreMembreMembreMembre


 
Messages 3348
Inscrit(e) le 25/04/2011
Lieu de résidence thionville
http://lexpansion.lexpress.fr/economie/le-proces...s-rouges-touche-a-sa-fin-au-cambodge_411660.html


Le procès des Khmers rouges touche à sa fin au Cambodge

Reuters - publié le 31/10/2013 à 16:58
* Le procureur déplore qu'il ait fallu attendre 38 ans

* Ils n'expriment aucune émotion lors de leurs ultimes interventions

* Le procureur déplore qu'il ait fallu attendre 38 ans

* Verdict attendu au premier semestre 2014

PHNOM PENH, 31 octobre (Reuters) - Ce furent probablement les derniers mots prononcés en public par les deux anciens dirigeants du régime khmer rouge de Pol Pot en grande partie responsables, selon le procureur, de la mort et des souffrances de millions de Cambodgiens.

Nuon Chea et Khieu Sampan n'ont formulé jeudi aucune demande de pardon et manifesté aucune émotion lors de leurs ultimes interventions devant les Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens. Les CETC sont une juridiction mixte composée de magistrats cambodgiens et internationaux, qui a clôturé jeudi les débats du premier procès du dossier n°002.

Le "Frère n°2" Nuon Chea, 87 ans, et l'ancien président du Kampuchéa démocratique Khieu Sampan étaient au pouvoir lorsque le pays fut transformé entre 1975 et 1979 en un vaste camp de détention et d'esclavage virtuel dans lequel quelque 2,2 millions de Cambodgiens ont péri victimes de la maladie, de la faim et d'exécutions.

Khieu Sampan, 81 ans, a insisté sur le fait qu'il était un président sans pouvoir et qui n'a pris aucune décision ayant entraîné des atrocités. Il s'est dit victime de sa proximité avec Pol Pot.

"Sur la simple présomption d'être un monstre, (...) vous semblez croire que je suis coupable. Vous tous croyez que j'aurais dû prévoir ce qui s'est passé", a-t-il lancé à la cour, les yeux fixés sur une feuille de papier placée devant lui.

"Aujourd'hui, tout le monde ne veut qu'une chose de moi : que je reconnaisse ma culpabilité pour des crimes que je n'ai absolument jamais commis".

Le vieillard a ajouté : "Tout ce que j'ai fait, je l'ai fait pour protéger les faibles, veiller au respect des droits fondamentaux et construire un Cambodge qui soit fort, indépendant et pacifique".
LE DOSSIER N°002 RÉDUIT À DEUX INCULPÉS

Nuon Chea, ancien bras droit de Pol Pot, et Khieu Sampan sont les deux seuls inculpés dans le dossier n°002, qui en comptait quatre au départ. Ils sont poursuivis, entre autres, pour crimes contre l'humanité et génocide.

Ils risquent la peine de réclusion criminelle à perpétuité.

L'ancien ministre des Affaires étrangères du Kampuchéa Ieng Sary est décédé le 14 mars et son épouse, Ieng Thirith, ex-ministre des Affaires sociales du régime Pol Pot, souffre de la maladie d'Alzheimer et a été excusée par la cour pour démence.

Nuon Chea est en mauvaise santé et a souvent été dans l'incapacité d'assister aux audiences. Il a exprimé des remords pour les victimes des Khmers rouges tout en affirmant n'avoir eu aucun pouvoir véritable dans le régime Pol Pot.

Assis dans un fauteuil roulant, il a reconnu avoir "une responsabilité morale" tout en plaidant innocent devant un tribunal possédant, à ses yeux, des éléments de preuve insuffisants pour le condamner.

"Le procès que vous avez mené dans cette chambre ne l'a été que pour aller jusqu'au bout de la procédure ou embellir les choses aux yeux du public", a lancé l'ex-"Frère n°2".

"J'ai enseigné au peuple l'amour et le service du pays (...) Je n'ai jamais incité ou donné l'ordre à qui que ce soit de maltraiter ou de tuer quiconque", a-t-il ajouté devant une galerie réservée au public pleine à craquer située derrière une cloison vitrée.
38 ANS APRÈS LES FAITS

Le tribunal hybride de Phnom Penh, dont l'existence a coûté 173 millions de dollars entre 2006 et 2012, peine à réunir des fonds supplémentaires pour organiser d'autres procès.

Des enquêtes sont en cours concernant les agissements d'autres anciens responsables khmers rouges mais il n'y a pas eu pour le moment d'autres inculpations.

La cour n'a rendu qu'un seul verdict, qui concerne le dossier n°001. Kaing Guek Eav, alias "Duch", chef du centre de torture de sinistre mémoire S-21, où 14.000 suspects ont été torturés avant d'être tués, a été condamné à la réclusion à vie.

Pour le procureur international Nicholas Koumjian, le dossier n°002 doit être traité avec célérité pour faire en sorte que Duch ne soit pas le seul ex-dirigeant khmer rouge à être condamné.

"Il n'est pas bon d'avoir attendu 38 ans après les faits pour que la justice passe", a-t-il déploré devant des journalistes. "Le choix qui se présente à nous se résume à 'aujourd'hui ou jamais'. L'occasion, qui va s'évanouir très rapidement, existe maintenant et il nous faut la saisir".

Trois juges étrangers ont démissionné en évoquant pour deux d'entre eux des ingérences de nature politique.

Le Premier ministre cambodgien, Hun Sen, ancien cadre subalterne du régime de Pol Pot qui s'est réfugié au Viêtnam voisin, était hostile à la tenue d'un nouveau grand procès de vieux dirigeants khmers rouges.

Le verdict du dossier n°002 est attendu dans le courant du premier semestre 2014. (Jean-Loup Fiévet pour le service français, édité par Gilles Trequesser)


*****************************************************************************************

Quand on lisait les détails de ces membres "d'ANGKAR LEUR " , on a l'impression qu'ils étaient victimes des accusations dans le tribunal .
Il fallait vivre dans ce régime lors de cette période ( 1975-79) , pour pouvoir comprendre qu'ils étaient vraiment des lâches et des sacrés menteurs .
Pour dire qu'ils ne savaient pas ou ils n'étaient pas au courant de la misère du peuple khmer , il faut vraiment être gonflé .
Hitler et sa bande avaient commis , une erreur monumentale pour le peuple allemand , ils se sont suicidés et on n'en parle plus , mais ceux là , ils ne répètent que des paroles de lâcheté .
Nourn Chea cherchait à accuser leur voisin et c'était eux " l'ORGANISATION SUPPREME ou ANGKAR KHMER ROUGE "qui avaient anéanti leur propre pays sous le slogan " casser la culture , casser la façon de vivre " en khmer , VAY ROR BORB " .
Leurs erreurs , il faut qu'ils assument . Ils sont hypocrites du début jusqu'à la fin , même à leurs âges , chacun plus de 80 ans , ils continuent à mentir .

Edité le 01/11/2013 @ 06:32 par kaunklau

#100621 View kaunklau's ProfileVisit kaunklau's HomepageView All Posts by kaunklauU2U Member
Haut de page 01/11/2013 @ 08:53 Bas de page
Re : Le tribunal international change sa stratégie ... Reply With Quote
Déconnecté(e) robin des bois
Grand sage
MembreMembreMembreMembreMembreMembreMembreMembre

ava_196.jpg
 
Messages 7858
Inscrit(e) le 23/03/2004
Lieu de résidence 44000 Nantes
- sur ce lien du monde.fr
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/201...-rouges-reclame-l-acquittement_3505761_3216.html

- cet article d'hier contenant des "passages étonnants", qui confirment "je pense" les sentiments véritables de M. NUON CHEA.


[ Cambodge : l'idéologue des Khmers rouges réclame l'acquittement

Le Monde.fr avec AFP | 31.10.2013 à 08h15 • Mis à jour le 31.10.2013 à 09h05


Jugé pour crimes contre l'humanité, l'idéologue des Khmers rouges Nuon Chea a demandé jeudi 31 octobre d'être acquitté, même s'il admet une "responsabilité morale" dans les atrocités d'un régime qui a fait quelque deux millions de morts entre 1975 et 1979 au Cambodge.

L'accusation avait requis la semaine dernière la perpétuité – peine maximale prévue par le tribunal de Phnom Penh, parrainé par l'ONU – contre les deux plus hauts dirigeants khmers rouges encore en vie, Nuon Chea, 87 ans, et le chef de l'Etat du Kampuchéa démocratique Khieu Samphan, 82 ans.
"Pendant ce procès, il a été montré clairement que je n'ai ordonné aucun crime, contrairement à ce que disent les procureurs.
Pour faire court, je suis innocent de ces accusations",
a déclaré Nuon Chea au dernier jour de ce procès, insistant sur le fait qu'il avait servi son pays et son peuple.
"Je demande donc aux juges de m'acquitter de toutes les charges et de me libérer", a-t-il ajouté.

NUON CHEA REJETTE LA FAUTE SUR LES VIETNAMIENS

S'il a exprimé "ses plus profonds remords" et sa "responsabilité morale pour les victimes et le peuple cambodgien qui ont souffert", il rejette néanmoins la faute sur les "traîtres" et les Vietnamiens qui ont chassé les Khmers rouges du pouvoir en 1979.


Les coprocureurs avaient, quant à eux, décrit la semaine dernière le rôle "primordial" des deux accusés dans le régime totalitaire de Pol Pot qui a conduit à la mort un quart de la population du pays. Des morts d'épuisement, de faim, sous la torture ou dans des exécutions sommaires.

Dans le but d'obtenir au moins un verdict avant la mort des accusés octogénaires, la procédure a été scindée en "mini-procès". Celui-ci, le premier, s'est concentré sur les crimes contre l'humanité constitués par les déplacements forcés de population lors de l'évacuation des villes, en application de l'utopie marxiste d'une société agraire, sans monnaie ni citadins.

GÉNOCIDE ET CRIMES DE GUERRE

Lors de l'une des plus grandes migrations forcées de l'histoire moderne, la capitale avait été vidée de ses deux millions d'habitants, obligés d'aller travailler dans des fermes collectivistes. Mais Nuon Chea a assuré que cette évacuation de Phnom Penh n'était "pas forcée". Selon lui, elle a été conduite "sur une base volontaire, sans coercition, violence ou meurtre".

Les prochains "mini-procès" se pencheront sur les accusations de "génocide" et "crimes de guerre". Malgré le découpage de la procédure, deux des quatre accusés jugés au départ lors ce procès symbole commencé en 2011 ne sont plus dans le box des accusés : l'ancien ministre des affaires étrangères Ieng Sary, mort en mars, à 87 ans, et sa femme, l'ex-ministre des affaires sociales Ieng Thirith, libérée pour démence.]


http://www.dailymotion.com/video/x160y64_video-d...-deux-anciens-dirigeants-khmers-rouges_news#from=embediframe

Edité le 01/11/2013 @ 07:55 par robin des bois
#100623 View robin+des+bois's ProfileView All Posts by robin+des+boisU2U Member
Haut de page 01/11/2013 @ 10:07 Bas de page
Re : Re : Le tribunal international change sa stratégie ... Reply With Quote
Déconnecté(e) kaunklau
Sage
MembreMembreMembreMembreMembreMembreMembre


 
Messages 3348
Inscrit(e) le 25/04/2011
Lieu de résidence thionville
robin des bois a écrit

- sur ce lien du monde.fr
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/201...-rouges-reclame-l-acquittement_3505761_3216.html

- cet article d'hier contenant des "passages étonnants", qui confirment "je pense" les sentiments véritables de M. NUON CHEA.




NUON CHEA REJETTE LA FAUTE SUR LES VIETNAMIENS

S'il a exprimé "ses plus profonds remords" et sa "responsabilité morale pour les victimes et le peuple cambodgien qui ont souffert", il rejette néanmoins la faute sur les "traîtres" et les Vietnamiens qui ont chassé les Khmers rouges du pouvoir en 1979.







Ce sont ces phrases, qui me mettent en colère . Un assassin reste un assassin . Ce type , " NOURN CHEA " utilise ce mot "traite" (khmaing) ou ennemi , c'était le langage quotidien qu'il nous avait grogné Matin /Soir , Nuit / Jour , soit par leurs élèves endoctrinés comme des perroquets (Kaim ma phi bal) , soit par leur radio , Mor ha os char , moha lot phlos . Partout , c'est " grandiose " , c'est moha , le résultat 2 millions de morts pour une population totale à peine 7 millions .
A leurs yeux , les khmers sont tous des traites et des ennemis ( khmaing ) .
Il n'est pas au courant ? le langage d'un enfant !
Apparemment , il avait regretté sa place au pouvoir . Il n'a pas pensé et n'a pas compris que lui et toute sa bande (Angkar) sont à côté de la plaque .
J'imagine , si ceux là restent encore au pouvoir , qu'est-ce qu'il devient , ce pays , maintenant ?

#100625 View kaunklau's ProfileVisit kaunklau's HomepageView All Posts by kaunklauU2U Member
Haut de page 03/11/2013 @ 19:17 Bas de page
Re : Le tribunal international change sa stratégie ... Reply With Quote
Déconnecté(e) kaunklau
Sage
MembreMembreMembreMembreMembreMembreMembre


 
Messages 3348
Inscrit(e) le 25/04/2011
Lieu de résidence thionville
http://www.lepetitjournal.com/cambodge/economie/...8306-khmers-rouges-le-verdict-dans-quelques-mois

KHMERS ROUGES - Le verdict dans quelques mois

Le procès symbole du régime khmer rouge s'est achevé jeudi, avec les deux plus hauts dirigeants du régime encore en vie qui ont répété ne pas être responsables de la mort de deux millions de personnes, soit le quart de la population du Cambodge, entre 1975 et 1979

L'accusation avait requis la semaine dernière la perpétuité -- peine maximale prévue par le tribunal de Phnom Penh parrainé par l'ONU -- contre l'idéologue des Khmers rouges Nuon Chea, 87 ans, et le chef de l'Etat du "Kampuchéa démocratique" Khieu Samphan, 82 ans, jugés pour crimes contre l'humanité.

Mais les deux hommes ont une nouvelle fois rejeté toutes les accusations.

"Pendant ce procès, il a été montré clairement que je n'ai ordonné aucun crime, contrairement à ce que disent les procureurs. Pour faire court, je suis innocent de ces accusations", a déclaré Nuon Chea au dernier jour de ce procès commencé en 2011, insistant sur le fait qu'il avait servi son pays et son peuple.

"Je demande respectueusement (aux juges) de m'acquitter de toutes les charges et de me libérer", a-t-il ajouté, reconnaissant malgré tout une certaine responsabilité.

"Je voudrais exprimer mes plus profonds remords et ma responsabilité morale pour les victimes et le peuple cambodgien qui ont souffert", a-t-il ainsi concédé, rejetant en même temps la faute sur les "traîtres" et les Vietnamiens qui avaient chassé les Khmers rouges du pouvoir en 1979.

Malgré cette reconnaissance de responsabilité "morale", Ngor An, Cambodgien de 69 ans venu assister à l'audience, a accusé Nuon Chea d'être "un lâche", incapable de reconnaître sa responsabilité décisionnelle. "Il doit être condamné à la prison à vie", a tranché celui qui a perdu dix proches, dont trois enfants, sous les Khmers rouges.

Khieu Samphan n'a quant à lui admis aucune responsabilité, même morale, accusant ses accusateurs d'avoir "manipulé" ses propos.

"Massacre des innocents"

"Je n'ai jamais décidé de l'évacuation de la population ou d'un massacre des innocents", a-t-il dit, s'en tenant à la ligne de défense qui a été la sienne tout au long des deux ans de procès.

Il a tenté de convaincre du fait que son poste de chef de l'Etat du "Kampuchéa démocratique" n'était qu'honorifique.

"La réalité, c'est que je n'avais aucun pouvoir, ce qui m'allait très bien. Cela a probablement été mon erreur parce que je suis resté proche des individus qui avaient le pouvoir", a-t-il insisté.

Les co-procureurs avaient eux décrit la semaine dernière le rôle "primordial" des deux accusés dans le régime totalitaire de Pol Pot qui a conduit à la mort un quart de la population du pays, d'épuisement, de faim, sous la torture ou dans des exécutions sommaires.

Dans le but d'obtenir au moins un verdict avant la mort des accusés octogénaires, la procédure pour crimes contre l'humanité, crimes de guerre et génocide conduite contre eux a été découpée.

Ce premier "mini-procès" se concentre sur les "crimes contre l'humanité" qu'ont constitué les déplacements forcés de population lors de l'évacuation des villes, en application de l'utopie marxiste des Khmers rouges de créer une société agraire, sans monnaie ni citadins.

Lors de l'une des plus grandes migrations forcées de l'Histoire moderne, la capitale notamment avait été vidée de ses deux millions d'habitants obligés d'aller travailler dans des fermes collectivistes.

Mais Nuon Chea a assuré que cette évacuation de Phnom Penh n'était "pas forcée", conduite "sur une base volontaire, sans coercition, violence ou meurtre".

Malgré le découpage de la procédure, le tribunal a perdu deux des quatre accusés jugés au départ lors ce procès symbole.

L'ancien ministre des Affaires étrangères Ieng Sary est décédé en mars, à 87 ans, et sa femme, l'ex-ministre des Affaires sociales Ieng Thirith, a été libérée pour démence.

Khieu Samphan a exprimé jeudi sa défiance vis-à-vis du tribunal chargé de le juger. "Il apparaît clairement que l'on ne veut de moi qu'une chose, que je reconnaisse ma culpabilité", a-t-il conclu, avant d'être ramené dans sa prison, juste derrière le tribunal, à la fin de l'audience.

Le verdict est attendu au premier semestre 2014.

Dépêche AFP

*******************************************************************************************

Noun chea disait que l'évacuation de la capitale était par volontariat !
Mais ce type qui était presque un président d'un pays , ose mentir le monde entier , à ce point . Ces paroles n'ont aucune valeur .
Il prend les gens de la capitale pour des menteurs . C'est vraiment n'importe quoi . Comment ce type ose prononcer des âneries pareilles ?
On avait laissé le Cambodge , gouverner par des malades mentaux , qui s'appelaient ANGKAR de 1975-78 .

#100691 View kaunklau's ProfileVisit kaunklau's HomepageView All Posts by kaunklauU2U Member
Haut de page 04/11/2013 @ 05:09 Bas de page
Re : Le tribunal international change sa stratégie ... Reply With Quote
Déconnecté(e) gabriel
Membre Honorable
MembreMembreMembreMembreMembre


 
Messages 981
Inscrit(e) le 08/02/2013

Kaunklau, ne te met pas en colère, mais je te jure qu'ici presque personne ne parle de ce procès, la jeunesse de la population en est certainement une des raisons essentielles une autre en est que l'on ne peut vivre ici avec tout çà comme but. Je pense que l'Histoire doit juger c'est certain mais les khmers pour beaucoup ont déjà fait leur deuil. Pour vous qui vivez à l'étranger et qui avez perdu vos racines et une grande partie de vos familles et de votre culture, je comprend que vous soyez plus attentifs et sensibles à ce procès. C'est en tout fraternité que je met ce petit mot.
#100700 View gabriel's ProfileView All Posts by gabrielU2U Member
Haut de page 04/11/2013 @ 08:03 Bas de page
Re : Re : Le tribunal international change sa stratégie ... Reply With Quote
Déconnecté(e) kaunklau
Sage
MembreMembreMembreMembreMembreMembreMembre


 
Messages 3348
Inscrit(e) le 25/04/2011
Lieu de résidence thionville
gabriel a écrit


Kaunklau, ne te met pas en colère, mais je te jure qu'ici presque personne ne parle de ce procès, la jeunesse de la population en est certainement une des raisons essentielles une autre en est que l'on ne peut vivre ici avec tout çà comme but. Je pense que l'Histoire doit juger c'est certain mais les khmers pour beaucoup ont déjà fait leur deuil. Pour vous qui vivez à l'étranger et qui avez perdu vos racines et une grande partie de vos familles et de votre culture, je comprend que vous soyez plus attentifs et sensibles à ce procès. C'est en tout fraternité que je met ce petit mot.


Gabriel , ce que tu dis , c'est vrai .
1) les gens du pays , n'ont pas le temps de réfléchir sur son passé . Leurs journaliers , c'est de gratter pour survivre . Et pourquoi ?
2) si nous , qui sommes à l'étranger et qui vivons dans un pays démocratique , n'osons pas dire la vérité , alors où on va ?
3) j'étais victime de ces personnes " les khmers rouges " et j'étais dans le camps de travail , d'où la vérité , on ne peut pas me mentir !
4) beaucoup de khmers ici veulent écrire également pour soulager leurs douleurs , mais , ils sont " handicaps " sur la communication .
5) on ne doit pas enterrer l'histoire des KR . Il faut quand même de la responsabilité ,à propos de ce génocide , pour l'histoire de ce pays .

#100714 View kaunklau's ProfileVisit kaunklau's HomepageView All Posts by kaunklauU2U Member
Haut de page 04/11/2013 @ 20:49 Bas de page
Re : Le tribunal international change sa stratégie ... Reply With Quote
Déconnecté(e) NeakReach
Super Moderator
StaffStaffStaffStaffStaffStaffStaffStaffStaffStaff

ava_2690.jpg
 
Messages 1656
Inscrit(e) le 20/05/2012
Lieu de résidence France
kaunklau a écrit


On avait laissé le Cambodge , gouverner par des malades mentaux , qui s'appelaient ANGKAR de 1975-78 .



Cette phrase résume parfaitement notre responsabilité dans notre malheur. On cherche souvent des bouc-émissaires. Mais en réalité, les fautifs, c’est nous, c’est nous qui avions laissé le Cambodge gouverner par des incapables et des malades mentaux.

Avons-nous retenu la leçon ?

"Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s'adaptent le mieux aux changements." (Charles Darwin / 1809-1882)
#100751 View NeakReach's ProfileView All Posts by NeakReachU2U Member
    « Sujet précédent | Sujet suivant »  
Nouveau SujetNouveau sondageRépondre
Haut de page