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Author Ieng Thirith ne se « rappelle plus » du nom de son mari   ( Replies 0 | Views 820 )
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Ieng Thirith ne se « rappelle plus » du nom de son mari

Écrit par J.B. Lundi, 15 Février 2010 19:27


Ieng Thirith, lundi 15 février, était la dernière à faire appel contre la prolongation de sa détention provisoire.

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Ieng Thirith dans le box des accusés des CETC. © Pool CETC.

Ieng Thirith, âgée de 77 ans et épouse de Ieng Sary, a interjeté appel pour annuler l’ordonnance de prolongation de détention provisoire. Elle a laissé ses avocats parler en son nom. L’ancienne dirigeante khmère rouge, ex-ministre des Affaires sociales durant le régime du Kampuchea démocratique, semble en effet rencontrer certains troubles psychiatriques. Lorsque le président lui a demandé, lundi 15 février, à qui elle était mariée, elle a répondu : « Je ne m’en souviens pas, j’ai oublié son nom. Je sais qu’il a comparu ici il y a peu, mais pouvez-vous me rappeler son nom ? », en s’adressant à la cour.

Faisant suite à un mémoire en appel déposé le 9 novembre 2009, les co-avocats de l’accusée, Phat Pouv Seang et Carlyle A. Thayer, ont invoqué « le manque d’éléments de preuve suffisants concernant la fuite, le trouble à l’ordre public et les pressions sur les témoins ou leurs proches » que ferait encourir l’assignation à résidence de leur cliente. « L’état de santé et le rappel de son souhait de garder le silence sur l’affaire » ont également été avancés par la défense comme des arguments attestant de l’inutilité de la garder incarcérée.

Les co-procureurs ont rappelé que l’accusée faisait l’objet de 3 nouveaux chefs d’accusation, dont le génocide depuis le 21 décembre 2009, rendant l’annulation de sa détention provisoire délicate.

« Mme Thirith avait choisi de rompre le silence et avait choqué en disant : “Ne persistez pas à me condamner pour meurtre sinon vous irez brûler au 7e cercle de l’Enfer.” Le réel enfer, ce sont les 2 millions de morts des Khmers rouges. Le déni de la “Première dame du régime”, reportant les crimes sur Nuon Chea et Duch, est une tentative de fuir sa propre introspection. Mais les CETC ne sont pas sensibles à ce genre de menaces », a déclaré le substitut du co-procureur international Vincent de Wilde d’Estamael.

Ce dernier a répété que le Bureau des co-juges d’instruction avait bien diligenté l’enquête, et annoncé que les récents témoignages avaient donné une vision plus complète et complexe du rôle qu’avait tenu Ieng Thirith sous le Kampuchea démocratique, notamment sur les dénonciations de membres de différents ministères et des hôpitaux, « majoritairement sous son contrôle » à cette époque.

« Des pressions peuvent être exercées si elle est libérée, a repris le substitut du co-procureur. À chaque audience, elle a fait pression sur les membres du Tribunal, et est de nature à faire peur aux victimes, nous ne pouvons pas nous permettre de la laisser faire cela devant les médias. De plus, sa liberté de déplacement dans Phnom Penh serait contraire au bon déroulement de la procédure. » Il a poursuivi en évoquant le risque tangible de fuite, dû au « poreuses » frontières avec la Thaïlande, à une assistance envisageable et à des moyens familiaux considérables.

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Lundi 15 février, aux CETC. ©Pool CETC


Sources :
Cambodge Soir Hebdo
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