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Author Au fil des jours : «Mawazine» revient avec le printemps   ( Replies 1 | Views 459 )
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Au fil des jours : «Mawazine» revient avec le printemps Reply With Quote
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Au fil des jours : «Mawazine» revient avec le printemps

28.03.2004 | 14h45

Pour la 3ème année consécutive, le festival "Mawazine, Rythmes du Monde " est au rendez-vous dans la capitale. Cette édition qui vient d’être annoncée officiellement se tiendra du 18 au 26 mai à Rabat. Plusieurs espaces seront aménagés, comme durant les éditions précédentes, pour recevoir les spectacles et autres expositions.


A tout seigneur, tout honneur, l’inauguration du festival se déroulera sur la scène du Théâtre Mohamed V, avec le ballet royal du Cambodge qui se produira sous la direction de la Princesse Bhopa Devi.

Si les marionnettes Bambara du Mali, accompagnées de musiciens, de danseurs et de chanteurs, vont silloner les rues de Rabat, le joueur de Cora Toumani Diabate (Mali) animera, avec un concert au Chellah, espace où se produira la griotte Diaba Koïta, également originaire du Mali.Toujours au Chellah la chanteuse portugaise Ana Maria Bobone animera un concert "fado". A Dar M'rini, dans la médina de Rabat, ce sont les Megri et la musicienne chinoise Ling Ling Yu, joueuse de pipa (luth chinois) et son trio, qui animeront le printemps de Mawazine.Les spectacles de rues vibreront, également, aux sons des traditions musicales grecques, albanaises et turques.

La Grande Scène qui jouxte le Théâtre Mohamed V, recevra l'ensemble Chuchmbé du Mexique, les maîtres du tambour de Palenque et la chanteuse colombienne, Petrona Martinez. Le même lieu accueillera un orchestre de son cubain. Celui-ci accompagnera la chanteuse libanaise Hanine dont le répertoire est un mélange de musique cubaine et de classiques de la chanson moyen-orientale ( Sayed Darwich, Mohammed Abdelawahab, Asmahane...).

Une exposition "l'art de la guerre", sera organisée en marge de Mawazine. Celle-ci se fera en la collaboration avec la Maison des cultures du Monde (Paris). Des ateliers, encadrés par des professionnels, expliqueront, lors de cette exposition, les traumatismes de la guerre sur le continent africain, avec l’exemple du Mozambique pour illustration.

La 3ème édition de Mawazine, comme on peut le ramarquer, se distingue des autres années par une ouverture encore plus grande sur les musiques et cultures du Monde. Si la 1ère et 2ème éditions ont fait la part belle à l’Afrique et l’Amérique Latine, cette édition ouvre sa programmation à l’Asie et à l’Europe Méditerranéenne.

Ce qui répond aux voeux du président du Festival, M. Abdeljlil Lahjomri, de faire de Mawazine un lieu de rencontre pluriel, avec pour ambition affichée de faire de Rabat, la capitale administrative, la capitale culturelle du Royaume...comme Fès en est la capitale spirituelle et Casablanca, la capitale économique.

Abdallah Bensmain

http://www.lematin.ma/journal/article.asp?id=regio&ida=32290


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Mawâzine III : une ouverture sur la culture asiatique
(21/4/2004)

M. Abdeljlil Lahjomri, le président de l’association Maroc-Cultures, productrice du Festival Mawâzine-Rythmes du monde, sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a présenté mardi matin la prochaine édition du festival qui se tiendra du 18 au 26 mai dans la capitale du Royaume.

Porteur de nouvelles valeurs culturelles, Mawâzine-Rythmes du Monde, organisé du 18 au 26 mai 2004 à Rabat par l’association Maroc-Cultures, a su lors des deux précédentes éditions séduire un large public, à travers un programme original et varié, privilégiant l’échange et l’émotion.

En 2003, quelques 150 000 spectateurs et visiteurs des expositions se sont pressés dans les rues de la capitale du Royaume pour admirer l’œuvre d’artistes de renommée internationale et découvrir, dans le respect des traditions, des formes d’expression africaines, orientales et latino-américaine.

Tout en invitant de nouveau au voyage et à l’émerveillement des sens, Mawâzine-Rythmes du Monde élargit cette année ses horizons et associe le musical au spectaculaire.

D’Afrique et d’Amérique Latine, axes permanents du festival, Mawâzine III accueillera l’un des piliers de la Salsa, Eddie Palmieri, l’ensemble mexicain, Chuchumbé, Petrona Martinez, la « Celia Cruz » de Colombie, Diaba Koïta, célèbre griote du Mali et Sékouba Bambino de Guinée…

L’Asie et le Bassin méditerranéen seront à l’honneur
Des Caraïbes, l’orchestre de son cubain accompagnera la Libanaise Hanine qui allie le rythme cubain aux classiques de l’âge d’or de la chanson arabe.

La diva portugaise du Fado, Maria Ana Boboné, Savina Yannatou de Grèce, ou le groupe El Bicho Flamenco, Ling Ling Yu avec son instrument de prédilection, le pipa, ou encore, la Rumba Palenquera feront vibrer, avec d’autres, le public des nuits calmes du Chellah ou les maisons de la médina, qui ont le don de communiquer une bienfaisante sérénité aux visiteurs, ou encore, le prestigieux Théâtre Mohammed V.

Mawâzine III sera aussi marqué, cette année, par deux spectacles légendaires :

-Le Ballet Royal du Cambodge, sacré Patrimoine immatériel et Oral de l’Humanité par l’UNESCO, en 2003, renaît de ses cendres en dépit de tous les contrecoups et véhicule les valeurs du raffinement, du respect, de la spiritualité.

-Les Marionnettes sur Eau du Vietnam est un spectacle magique qui surprendra et enchantera, tout au long du festival, le public dans le Jardin d’Essais.

Mawâzine III, c’est aussi des expositions insolites, qui favorisent l’imaginaire des artistes (Reliquaires des Terrains Vagues), font découvrir des instruments mécaniques (Invisible Musicians), ou laissent apparaître la créativité d’adolescents dont un bon nombre émane d’une association de bienfaisance, voire d’une prison (L’Education aux couleurs de la vie).

La clôture du festival sera ponctuée par un spectacle Son et Lumière. Sur les remparts de la Kasbah des Oudayas, un Light-Show relatera les moments forts de l’histoire de la ville de Rabat dans un cadre féerique et spectaculaire où se mêlent les images, les couleurs, les musiques et les mouvements.

C’est donc un programme riche et varié, qui vise à séduire et à étonner les amateurs d’art, de plus en plus exigeants, et aussi, à initier un large public aux expressions culturelles du monde.

Ce festival bénéficiera cette année encore d’une large couverture médiatique nationale et internationale. A noter que la chaîne de télévision Mezzo consacrera plusieurs programmes à cet événement culturel majeur.

Ballet Royal du Cambodge

D'un raffinement extrême, les danseuses cambodgiennes, presque immobiles en début de ballet, dans leurs tissus scintillants, expressives en leurs gestes savants hautement codifiés, doigts retroussés prolongés d'ongles immenses, genoux ployés, taille et cou doucement infléchis, semblent surgir d'un autre monde. Ces ballerines font plus que raconter une histoire par leurs gestes, elles réalisent pour un temps la rencontre du monde terrestre et du monde qui le dépasse.

Inscrit en 2003 par l'UNESCO comme Chef d'œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité, le Ballet royal du Cambodge est l'héritier d'une tradition qui remonte à plus de mille ans. Etroitement lié à la cour royale, il a subi tous les contrecoups de l'histoire du Cambodge et bien souvent failli disparaître. Il a toujours fini par renaître de ses cendres.

On ne saura jamais quel souverain a pour la première fois appelé des danseuses auprès de lui, créant ainsi le Ballet royal. Ce qui est sûr, c'est que cela se produisit avant le VIème siècle. Une stèle qu'on a pu dater de cette époque rapporte en effet que le souverain a fait ofrande aux dieux de danseuses et chanteuses. Ce qui fait du ballet royal une des plus anciennes formes d'art qui ait traversé les siècles pour rester vivante encore aujourd'hui.

Des statues des danseuses, telles les sculptures ornant les monuments d'Angkor, sont apparues sur les temples au IXe siècle. Investies d'un rôle sacré et symbolique à travers les époques, ces danses incarnent les valeurs du raffinement, du respect, de la spiritualité. Les cambodgiens y attachent, aujourd'hui encore, une importance considérable car il « représente l'âme et la culture khmère ». Son répertoire perpétue les légendes fondatrices du Cambodge et les danseuses étaient considérées comme les messagères auprès des divinités et des ancêtres.

Le Ballet royal comporte quatre types de rôles : féminin Neang, masculin Neayrong, géant Yeak et singe Sva, chacun ayant ses particularités et couleurs, avec ses propres costumes, maquillages et masques, ses gestuelles et postures codifiées. Le chœur féminin commente l'action et les sentiments mimés par les danseurs.

Marionnettes sur Eau du Vietnam

Il n'existe plus dans le monde qu'un seul théâtre de marionnettes sur eau : les marionnettes sur eau du Vietnam. Cette expression millénaire des paysans du nord vivant entre rizières et mares est attestée dès l'an 1121 sur une stèle qui précise que ce spectacle avait atteint une telle perfection qu'il avait été jugé digne d'être présenté devant le roi.

Les marionnettes sur eau ne peuvent être classées dans aucune des catégories classiques (marionnettes à fils, à gaine ou à tige) ; elles sont fixées à une perche qui peut être combinée avec des fils ou des tiges permettant d'affiner la manipulation. Les poupées mesurent entre 40 cm et 1,15 mètres. Ces marionnettes millénaires en bois peint, êtres magiques ou animaux aquatiques, se battent, s'ébrouent, glissent dans l'eau, disparaissent pour grimper aux arbres puis replonger.

Les poissons narguent les pêcheurs, les buffles se bousculent dans l'eau, de jeunes féodaux s'affrontent, il y a des tortues, des phénix, des canards, des dragons, des cochons, tout un mélange d'animaux de ferme et d'animaux divins, toute une végétation, une illusion qui donne la sensation d'un monde imaginaire foisonnant de surprises et de fantaisies merveilleuses.

La scène, installée en plein air sur une mare ou un étang, représente généralement un temple qui dissimule les manipulateurs installés dans l'eau jusqu'à mi-corps.

Le répertoire comprend environ deux cents scènes et pièces traditionnelles dans lesquelles la manipulation des déesses et immortelles, des bouffons, des paysans et pêcheurs, des animaux domestiques, sauvages et fabuleux, est associée à des effets pyrotechniques : pétards, feux d'artifice, dragons cracheurs de feu… Les textes sont racontés, déclamés et chantés sur l'accompagnement d'un petit orchestre installé au bord du plan d'eau.

K. D.


Copyright © Menara 2002-2004.

[Edité le 21/04/2004 à 18:52 par Vorasith]

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