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Author Henri MOUHOT, le redécouvreur d'ANGKOR   ( Replies 9 | Views 399 )
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Henri MOUHOT, le redécouvreur d'ANGKOR Reply With Quote
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Of the lost and the rediscovered




Henri MOUHOT devint célèbre pour avoir retrouvé la cité "perdue" d'ANGKOR au Cambodge, mais il a beaucoup voyagé, ce qui explique que sa dépouille soit au Laos.

Publié le 5 mars 2008

Henri MOUHOT, le Français qui au XIXème siècle retrouva le complexe de temples et déclencha à l'ouest la romantique marotte "Voir Angkor et mourir", vit Angkor et mourut - au Laos.

Sa tombe, juste à l'extérieur de LUANG PRABANG était oubliée jusqu'en 1990 quand des touristes trébuchèrent dessus. Aujourd'hui, tous les guides locaux peuvent organiser une visite.

La collections de délicieux croquis d'Alexandre Henri MOUHOT "Voyage dans les royaumes de Siam, de Cambodge, de Laos et autres parties centrales de l'Indo-Chine, 1858-1861" fut publié à Londres juste après sa mort en 1861, et sa description des "ruines exotiques abandonnées" d'ANGKOR causèrent une exaltation considérable.

Des missionnaires et des voyageurs avaient déjà écrit depuis le XVIème siècle sur les temples khmers médiévaux, mais les évocations de MOUHOT ont réellement marqué l'imagination du public.

Le leitmotiv "voir ANGKOR et mourir" - certainement heureux - qui a parcouru l'occident est devenu le titre d'un film romantique qu'a réalisé NORODOM SIHANOUK en 1993 alors qu'il était encore roi du Cambodge.

Né à Montbéliard en 1826, MOUHOT était doué pour les langues et les sciences naturelles. Son intérêt s'est très certainement nourri des livres des années 1850 tels que "The Kingdom and People of Siam" du Britannique Sir James BOWRING ou "Description du royaume Thaï ou Siam" de l'évêque français Jean Baptiste PALLEGOIX.

MOUHOT a monté une expédition dans le sud est asiatique financée par le "London's Royal Geographical and Zoological societies" et est arrivé à BANGKOK le 27 avril 1858.

Durant les trois années qui suivirent, il fit quatre excursions, deux d'entre elles à travers le Siam, la seconde l'emmena au Cambodge jusqu'à ANGKOR et la dernière à LUANG PRABANG au Laos.

Il en profita pour cartographier la région en chemin, malgré que, comme il l'a consigné dans son journal, son équipement soit détruit avant qu'il ait pu finir la carte du Siam. C'est en partie à cause de cela que la France et la Grande Bretagne conclurent que la Thaïlande ne s'étendait qu'au bassin de la rivière CHAO PHYA, ce qui lui donnait alors les parfaites dimensions d'un état tampon entre leurs deux colonies voisines.

En 1861 MOUHOT passa trois mois dans la forêt dense, de LOEI à LUANG PRABANG et prévoyait de suivre le Mékong jusqu'au Cambodge, mais le 19 octobre, après LUANG PRABANG, il fut soudain victime de la malaria. Les dernières notes de son journal datent du 29 octobre et il mourut le 10 novembre à 35 ans.

Les membres de l'expédition enterrèrent l'explorateur au bord de la rivière KHAN à l'endroit où il était décédé. Son journal et tous ces prélèvements furent envoyés à sa famille en Angleterre. C'est son frère qui se chargea de faire publier son journal.

Le commandant DOUDART DE LAGREE, chef de la commission gouvernementale française d'exploration du Mékong de 1866 à 1868, ordonnait d'ériger un petit monument en grès sur un talus avec l'inscription "H. MOUHOT, Mai 1867" pour commémorer le premier Français à avoir visité cette partie du Laos.

Le monument fut emporté par une crue de la rivière KHAN et une structure plus solide le remplaçât en 1887.

Des travaux de restauration de la tombe eurent lieu en 1951 par l'Ecole Française d'Extrême Orient, mais le site fut ensuite abandonné à la jungle.

Ce n'est qu'en 1990 que des touristes retrouvèrent accidentellement la tombe et Montbéliard, la ville de naissance de MOUHOT, entreprit des travaux de restauration.

L'histoire gardera une opinion mitigée d'Henri MOUHOT. Il fut un scientifique, un grand explorateur et un cartographe qui, dans un sens, rendit ANGKOR au monde.

D'un autre coté, ses cartes ont préparées la voie à la France pour étendre son empire colonial en Indochine, amenant une présence étrangère qui se maintint jusqu'en 1954.

Nithinand Yorsaengrat

The Nation




Source : http://nationmultimedia.com/2008/03/05/lifestyle/lifestyle_30067245.php


--
Traduction non-officielle de l'article d'origine en anglais.
#54592 View Traducteurs+KN's ProfileView All Posts by Traducteurs+KNU2U Member
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Re : Henri MOUHOT, le redécouvreur d'ANGKOR Reply With Quote
Offline pascal_zh
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Bonjour,
Je ne savais pas que le cinéaste Samdech Ov était encore actif en 1993 ! Ça me semble bizarre. Il n'y a pas d'erreur sur la date ???
Quelqu'un sait ?
Pascal
#54607 View pascal_zh's ProfileView All Posts by pascal_zhU2U Member
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Re : Henri MOUHOT, le redécouvreur d'ANGKOR Reply With Quote
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...
Je ne savais pas que le cinéaste Samdech Ov était encore actif en 1993 ! Ça me semble bizarre. Il n'y a pas d'erreur sur la date ???
...



:nono:

http://www.imdb.com/title/tt0195241


Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent agir et refusent d'intervenir. A. EINSTEIN
#54609 View Sundgauvien38's ProfileVisit Sundgauvien38's HomepageView All Posts by Sundgauvien38U2U Member
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Re : Re : Henri MOUHOT, le redécouvreur d'ANGKOR Reply With Quote
Offline pascal_zh
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Sundgauvien38 a écrit



...
Je ne savais pas que le cinéaste Samdech Ov était encore actif en 1993 ! Ça me semble bizarre. Il n'y a pas d'erreur sur la date ???
...



:nono:

http://www.imdb.com/title/tt0195241



Eh bien ! On en apprend tous les jours !
Merci Sundgauvien38 !
Quelqu'un a vu le film ?
#54611 View pascal_zh's ProfileView All Posts by pascal_zhU2U Member
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Re : Henri MOUHOT, le redécouvreur d'ANGKOR Reply With Quote
Offline Sundgauvien38
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Trouvé une ch'tite biographie sur le site de sa ville de naissance :

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Henri Mouhot, découvreur d’Orient



Terre d’inventeurs et de scientifiques, le Pays de Montbéliard compte également, parmi ses enfants célèbres, un explorateur. Ses descriptions du site d’Angkor firent rêver la France de Napoléon III.

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Issu d’un milieu modeste mais cultivé, Henri Mouhot naquit à Montbéliard en 1826. Ses études au lycée de la ville mirent en évidence ses talents pour les langues, le dessin et les sciences naturelles. À 18 ans, déjà doté d’un solide bagage intellectuel, il gagnait la Russie, à l’instar d’autres Montbéliardais. Dix ans durant, il partagera son temps entre Saint-Pétersbourg, Voronej et Moscou, entre l’enseignement des langues et les voyages. Il parcourut en effet la Russie tsariste du nord au sud et d’est en ouest, tout en se passionnant pour les procédés photographiques de Louis Daguerre.

Mais la Guerre de Crimée éloigne Henri Mouhot de la Russie. Il rentre au Pays, pour repartir aussitôt en compagnie de son frère Charles. Ensemble, ils sillonnent l’Europe. Les deux hommes multiplient les reportages photo en Italie, en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas, montent des expositions à la Haye puis à Londres. En même temps, Henri Mouhot développe sa connaissance des sciences naturelles.En Angleterre, il rencontre Ann Park, descendante de Mungo Park, célèbre explorateur écossais. Il épouse la jeune femme en 1856. Le couple s’établit sur l’île anglo-normande de Jersey.

Henri Mouhot se concevait-il alors davantage en naturaliste plutôt qu’en aventurier de l’archéologie ? Difficile à dire. Certes, les expéditions qu’il entreprend à partir de 1858 vers le Siam - l’actuelle Thaïlande -, le Cambodge et le Laos affichaient pour objectif la collecte d’insectes et de coquillages inconnus, et l’étude de la faune locale. Mission bien remplie, au passage. Pourtant, c’est la redécouverte de l’un des plus grands sites archéologiques au monde qui allait le rendre célèbre.

Naturaliste et explorateur


En 1857, influencé par la lecture d’un livre sur le Siam, Mouhot décide de monter une expédition botanique en Indochine. Il approche des sociétés savantes et des administrations hexagonales, sans même obtenir un embarquement gratuit sous pavillon français. À l’inverse, la Société géographique royale et la Société zoologique de Londres vont soutenir son projet. C’est ainsi qu’il peut gagner Bangkok, « la Venise de l’Orient », en 1858. Sur place, des missionnaires l’introduisent auprès des rois siamois et des mandarins locaux. Impressionné par l’érudition des élites locales, Mouhot comprend d’autant moins la pratique esclavagiste, « qui arrête tout développement, qui place l’homme au niveau de la brute ».

Fin 1859, Mouhot part à la découverte du Cambodge. Il y rencontre l’abbé Sylvestre, qui évoque des ruines enfouies dans la forêt. Intrigué par les descriptions du missionnaire, le naturaliste part en sa compagnie à leur recherche. Lorsqu’il atteint le site d’Angkor, en janvier 1860, il connaît le choc de sa vie. Devant ses yeux éblouis, se dressent l’ancienne capitale khmer, ses rues, ses palais, ses temples, ses bassins, ses douves et ses fortifications, envahis par la végétation. Bien qu’abandonnée, la cité est impressionnante. Les édifices, témoins d’une civilisation où convergèrent les influences de l’Inde et de la Chine, se succèdent à perte de vue. Les sculptures combinent croyances hindouistes et bouddhistes. On dénombre plusieurs centaines d’ensembles monumentaux, édifiés du 9e au 14e siècle.

Majestueuses statues

Mouhot est subjugué par le spectacle : « À la vue de ces temples, l’esprit se sent écrasé, l’imagination surpassée ; on regarde, on admire, et, saisi de respect, on reste silencieux ; car où trouver des paroles pour louer une oeuvre architecturale qui n’a […] peut-être jamais eu son équivalent sur le globe ». Trois semaines durant, il effectue des relevés, trace des croquis et prend des notes. Il capte la beauté des ruines gigantesques, désormais cernées par la végétation. Les statues lui semblent à juste titre majestueuses, les palais répondent à un ordonnancement digne de Versailles. Sans en comprendre la véritable chronologie - « …on peut évaluer à plus de deux mille ans l’âge des plus vieux édifices d’Angkor, et à peu près à deux mille celui des plus récents » -, l’explorateur perçoit instinctivement l’importance du site aux yeux de l’archéologie mondiale. Plusieurs dizaines d’années de recherche seront en effet nécessaires pour situer le rôle et l’importance d’Angkor dans l’histoire.

Les carnets de Mouhot feront l’objet d’une publication posthume, en feuilleton dans la revue Tour du monde, en 1863, et sous forme de livre en anglais, l’année suivante. Des carnets retournés par deux fidèles guides à l’épouse de l’explorateur. En effet, lors de sa quatrième et ultime expédition, au Laos, en 1861, Mouhot, qui tentait de remonter le Mékong en direction de la Chine, mourut de la malaria. Il avait alors 35 ans. Sa dépouille fut enterrée en bordure de la rivière Nam Kan. Quelques années plus tard, le capitaine de frégate Lagrée fit élever un monument en l’honneur de celui qui, « par la droiture de son caractère et sa bienveillance naturelle, s’était acquis l’estime et l’affliction des indigènes ».

Certes, Mouhot ne fut pas le premier à « découvrir » les ruines d’Angkor et jamais ne le prétendit. Dès le 16e siècle, des voyageurs portugais avaient relaté leur visite d’Angkor Vat, le plus célèbre des palais khmers. D’autres, Chinois, Anglais et Français, avaient également contemplé les ruines d’Angkor, sans que leurs écrits ne reçoivent un tel écho. Mais l’époque de Mouhot était propice au rêve et à l’exotisme : Jules Verne explorait alors le monde dans ses premiers ouvrages, les britanniques Stanley et Livingstone remontaient les grands fleuves d’Afrique, quant au commerçant allemand Heinrich Schliemann, il allait découvrir l’antique Troie dix ans plus tard. Les notes lyriques dans lesquelles Mouhot décrit l’ancienne cité et ses dessins feront rêver une France et une Europe curieuses de civilisations anciennes, de voyages et d’exotisme, servant involontairement les desseins colonialistes du Second Empire.

Régis Tullon


Source: http://www.agglo-montbeliard.fr/kiosque_puissance28.php?id_article=922

Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent agir et refusent d'intervenir. A. EINSTEIN
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Re : Henri MOUHOT, le redécouvreur d'ANGKOR Reply With Quote
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Découverte d'Angkor Vat

L'explorateur et naturaliste français Henri Mouhot, à qui l'on doit la découverte d'Angkor Vat, témoignera de cet événement à la fin du chapitre 17 de Voyages dans les royaumes du Siam du Cambodge et du Laos.


"... Enfin, après trois heures de marche dans un sentier couvert d'un lit profond de poussière et de sable fin qui traverse une forêt touffue, nous débouchâmes tout à coup sur une belle esplanade pavée d'immenses pierres bien jointes les unes aux autres, bordée de beaux escaliers qui en occupent toute la largeur et ayant à chacun de ses quatre angles deux lions sculptés dans le granit.

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Mais que sont ces dévotions comparées aux solennités d'autrefois, alors que les princes et rois de l'Extrême-Orient venaient en personne rendre hommage à la divinité tutélaire d'un puissant empire; que des milliers de prêtres couvraient de leurs processions les gradins et les terrasses de ce temple immense; que du haut de ses vingt- quatre coupoles le son des cloches répondait au carillon des innombrables pagodes de la capitale voisine; de cette Angkor la Grande, dont l'enceinte de quarante kilomètres de pourtour a pu, certes, contenir autant d'habitants que les plus peuplées métropoles de l'Occident ancien ou moderne !"


Source: http://www.insecula.com/article/F0010784.html

Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent agir et refusent d'intervenir. A. EINSTEIN
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Re : Henri MOUHOT, le redécouvreur d'ANGKOR Reply With Quote
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« Henri Mouhot à qui l’on doit la découverte d’Angkor Vat » ?

C’est complètement faux !

Cette découverte est sans commune mesure avec la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb.

C’est très curieux de lui attribuer cette découverte car plusieurs européens ont visité Angkor avant lui.

Angkor est abandonné en tant que capitale, certes, mais on ne l’a jamais oublié. Les Cambodgiens connaissent les légendes fondatrices selon lesquelles Angkor est construit par Preah Pisnouka (le dieu Vishnou). Angkor reste toujours le lieu spirituel où des souverains et des gens de cette partie du monde viennent en pèlerinage.

Angkor est décrit par un voyageur chinois, Tcheou Ta -Kouan (actuellement on écrit Zhou Da Guan) au XIIIe siècle et cité par des missionnaires, des commerçants et des aventuriers européens à partir du XVIe siècles.


Henri Mouhot n’a jamais prétendu qu’il était le découvreur d’Angkor.
Au contraire, il mentionne le père Charles Bouillevaux des missions étrangères qui avait visité les temples avant lui et qui a publié un court récit en 1858. Le père Bouillevaux trouve que ces temples sont grandioses et souligne la différence entre un temple bouddhiste et une église. Il fait aussi remarquer qu’il y a des divinités indiennes à coté des statues de Bouddha…

De surcroît, on avait eu des témoignages des autres européens plus anciens que celui du père Bouillevaux :

Le Portugais Diogo do couto vers 1585-1588 décrit une « ville dont on avait perdu même le souvenir » ; où les gens du roi « battant la brousse, donnèrent sur des constructions importantes envahies à l’intérieur par une brousse exubérante ».

Le père Louis Chevreul, missionnaire français, écrit en 1668 que Angkor Vat « est renommé entre tous les gentils de cinq ou six royaumes, comme l’est Rome entre les chrétiens » ; les rois des contrées voisines y font pèlerinage même lorsqu’ils sont en guerre…

Vers 1783, un autre missionnaire français qui visite Angkor évoque dans une lettre en latin la « Babel des Indiens, centre de superstitions »…

Mgr Pallegoix n’a pas vu Angkor mais il écrit en 1854 que « c’est près des rivages de ce lac que sont situées les ruines merveilleuses d’Angkor Wat, d’un travail si surprenant, que les Cambodgiens n’en parlent jamais sans dire que c’est l’ouvrage des anges et non pas des hommes. ». Il combine un bref rappel des légendes cambodgiennes sur l’origine du temple et une description vague des monuments.


Par contre le récit de voyage de Mouhot, avec son talent des gens de plume, touche le public européen. Les descriptions admiratives des monuments d’Angkor fascinent les lecteurs européens lui assurant ainsi sa renommée et son attribution de découvreur d’Angkor Vat.



Edité le 14/03/2008 @ 15:27 par héritier du kambuja

héritier du kambuja à qui rien n'appartient.
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Re : Re : Henri MOUHOT, le redécouvreur d'ANGKOR Reply With Quote
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Originally Posted by héritier du kambuja

« Henri Mouhot à qui l’on doit la découverte d’Angkor Vat » ?

C’est complètement faux !

Cette découverte est sans commune mesure avec la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb.

C’est très curieux de lui attribuer cette découverte car plusieurs européens ont visité Angkor avant lui.

Angkor est abandonné en tant que capitale, certes, mais on ne l’a jamais oublié. Les Cambodgiens connaissent les légendes fondatrices selon lesquelles Angkor est construit par Preah Pisnouka (le dieu Vishnou). Angkor reste toujours le lieu spirituel où des souverains et des gens de cette partie du monde viennent en pèlerinage.

Angkor est décrit par un voyageur chinois, Tcheou Ta -Kouan (actuellement on écrit Zhou Da Guan) au XIIIe siècle et cité par des missionnaires, des commerçants et des aventuriers européens à partir du XVIe siècles.


Henri Mouhot n’a jamais prétendu qu’il était le découvreur d’Angkor.
Au contraire, il mentionne le père Charles Bouillevaux des missions étrangères qui avait visité les temples avant lui et qui a publié un court récit en 1858. Le père Bouillevaux trouve que ces temples sont grandioses et souligne la différence entre un temple bouddhiste et une église. Il fait aussi remarquer qu’il y a des divinités indiennes à coté des statues de Bouddha…

De surcroît, on avait eu des témoignages des autres européens plus anciens que celui du père Bouillevaux :

Le Portugais Diogo do couto vers 1585-1588 décrit une « ville dont on avait perdu même le souvenir » ; où les gens du roi « battant la brousse, donnèrent sur des constructions importantes envahies à l’intérieur par une brousse exubérante ».

Le père Louis Chevreul, missionnaire français, écrit en 1668 que Angkor Vat « est renommé entre tous les gentils de cinq ou six royaumes, comme l’est Rome entre les chrétiens » ; les rois des contrées voisines y font pèlerinage même lorsqu’ils sont en guerre…

Vers 1783, un autre missionnaire français qui visite Angkor évoque dans une lettre en latin la « Babel des Indiens, centre de superstitions »…

Mgr Pallegoix n’a pas vu Angkor mais il écrit en 1854 que « c’est près des rivages de ce lac que sont situées les ruines merveilleuses d’Angkor Wat, d’un travail si surprenant, que les Cambodgiens n’en parlent jamais sans dire que c’est l’ouvrage des anges et non pas des hommes. ». Il combine un bref rappel des légendes cambodgiennes sur l’origine du temple et une description vague des monuments.


Par contre le récit de voyage de Mouhot, avec son talent des gens de plume, touche le public européen. Les descriptions admiratives des monuments d’Angkor fascinent les lecteurs européens lui assurant ainsi sa renommée et son attribution de découvreur d’Angkor Vat.




Je plussois : le mérite de Mouhot est d'avoir, à titre posutme même, rendus le fait de l'existance du site accéssible au plus gd nombre (en europe en tous les cas)
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Re : Henri MOUHOT, le redécouvreur d'ANGKOR Reply With Quote
Offline robin des bois
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Et encore une fois Angkor Vat n'était pas abandonné , puisqu'il y avait des bonzes, une ou plusieurs pagodes et des pélerinages ..(dont la fameuse salle des 1 000 bouddhas)..
y a même des photos très anciennes là-dessus..

Maintenant, il est très possible que les Autochtones étaient considérés comme des "Sauvages " et "inexistants " par les Occidentaux!!!
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Re : Re : Henri MOUHOT, le redécouvreur d'ANGKOR Reply With Quote
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robin des bois a écrit

Et encore une fois Angkor Vat n'était pas abandonné , puisqu'il y avait des bonzes, une ou plusieurs pagodes et des pélerinages ..(dont la fameuse salle des 1 000 bouddhas)..
y a même des photos très anciennes là-dessus..

Maintenant, il est très possible que les Autochtones étaient considérés comme des "Sauvages " et "inexistants " par les Occidentaux!!!



Je crois que c'est plus un truc lié a l'ethnocentrisme européen et aux moyens de diffusions de l'information...
#54711 View virgule's ProfileView All Posts by virguleU2U Member
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