Avec le temps,....
C’est long ! A quand le premier jugement ? ! Dans un siècle ? Si des coupables n’ont pas de courage d’assumer eux même leurs responsabilités, leurs descendants le feront.
Par ailleurs NEO, on dit Chiites, et pas ce que tu as dit plus tôt, ça a vraiment pas le même sens !
Beaucoup de personnes en place (au pouvoir) craignent encore que le procès n'échappe à leur contrôle . De l'autre côté, les Khmers sont très susceptibles sur leur indépendance ( ce qui peut se concevoir) , alors les juges et avocats étrangers devraient mettre davantage de forme dans leur dialogue avec la partie cambodgienne . Le blocage de ce procès reflète bien la fragilité du Cambodge : comment être juge et partie à la fois alors que beaucoup ne voient pas l'intérêt de ce procès . Pourtant , ce procès doit avoir lieu , non pas pas pour stigmatiser tel ou tel responsable ( qui est ou sera probablement mort d'ici le début du procès) mais bel et bien pour s'interroger sur les ressorts de l'histoire et de la société khmère qui ont permis que ces horreurs aient pu se produire . Faire amende honorable, rendre hommage aux victimes . Le plus bel hommage serait que chaque Khmer se regarde en face, tire les leçons de ses erreurs collectives pour jeter le bases d'une nouvelle société khmère . Paix et amour à tous mes compatriotes
Cambodge : retard du processus judiciaire contre les Khmers rouges LE MONDE | 05.04.07 | 13h29 BANGKOK CORRESPONDANT Le tribunal mis en place à Phnom Penh pour passer en jugement les dirigeants encore en vie du régime des Khmers rouges, qui a présidé à la disparition violente ou par famine de plus d'un quart de la population du Cambodge entre 1975 et 1979, n'a jamais été aussi près de la catastrophe. Les treize juges internationaux qui doivent y siéger, au terme d'un accord entre l'ONU et Phnom Penh, ont déclaré, mardi 3 avril, qu'ils refusaient les conditions proposées par la justice cambodgienne pour la poursuite en bonne et due forme du processus. La cause du litige paraît mince : le barreau cambodgien exige que les avocats étrangers qui seraient amenés à présenter la défense des accusés - lesquels n'ont pas encore été désignés - ou à parler pour les victimes versent une cotisation de 4 900 dollars pour y prendre la parole. Ce serait "un coût d'entrée prohibitif et non conforme aux pratiques admises au niveau international, disent les juges. De tels frais excluraient de nombreux avocats qui se sont portés volontaires pour représenter gratuitement les victimes car ils en seraient de leur poche de manière significative". En conséquence de quoi, ils se sont refusés à tenir une assemblée plénière du tribunal, qui comprend trente juges au total, laquelle aurait permis de faire aller de l'avant un processus judiciaire déjà en retard de plusieurs mois. Renvoi fin avril, disent-ils. Derrière l'argument juridique, se trouve une épreuve de force politique tournant autour du fait que le gouvernement de Hun Sen, le premier ministre, n'a accepté l'idée d'un procès à participation de l'ONU qu'à la condition qu'il se tienne selon des termes ne bousculant pas les équilibres internes. M. Hun Sen, qui a servi sous le régime des Khmers rouges en qualité subalterne, n'est pas directement menacé par le procès. Mais son administration est composée de nombreux cadres impliqués de près ou de loin dans les violences dont les chefs khmers rouges seraient passibles. M. Hun Sen peut en outre se prévaloir d'une récente victoire électorale à des élections communales pour démontrer sa légitimité. Le chef khmer rouge Pol Pot est mort en 1998, et ses lieutenants encore en vie, dont l'ex-chef de l'Etat nominal Khieu Samphan, sont âgés et en fragile santé. Tout délai semble donc jouer en leur faveur. Or, reconnaît le procureur international Robert Petit, "rien ne serait pire qu'une absence de procès". Une affaire pour laquelle la communauté internationale a déjà mis 56 millions de dollars sur la table. Francis Deron
Accord A Phnom Penh, l'information du week-end, c'est le compromis enfin trouvé avec le barreau cambodgien sur le fonctionnement du tribunal qui doit juger les anciens dirigeants khmers rouges. Accord sur les frais d'inscription des avocats étrangers, «salué par la société civile», écrit en une Cambodge Soir. En acceptant de baisser ces droit d'entrée -et très substantiellement, puisqu'on est passé de 4 900 dollars américains à 500- «le barreau cambodgien débloque la situation», se réjouit notre confrère. La décision a été votée à l'unanimité des membres du conseil du barreau, présents à la réunion, samedi matin. Soit 18 membres sur 19, précise Cambodge Soir, qui, tout en s'interrogeant sur le rôle du principal donateur du tribunal, le Japon, dans ce revirement, insiste sur la satisfaction des associations et organisations cambodgiennes. Toutes espèrent désormais que le procès des anciens responsables génocidaires est en bonne voie. Avec pour commencer, l'adoption du réglement intérieur du tribunal mixte ONU-Cambodge, qui pourrait intervenir à la fin du mois de mai. Un moment crucial pour Cambodge Soir, puisqu'on entrera, dès le lendemain, «dans une phase plus intense et (surtout) plus concrête pour le public». par Alain Renon 30/04/2007
Un tribunal en sursis l reste une étape à franchir pour que puisse enfin se tenir le procès, attendu par certains depuis plus de trente ans, des responsables encore en vie de l'une des pires tragédies de la deuxième moitié du XXe siècle, le règne des Khmers rouges au Cambodge. Depuis l'arrivée à Phnom Penh, en juillet 2006, des juges de l'ONU qui doivent siéger au sein des instances judiciaires cambodgiennes pour mener à bien ce périlleux exercice de justice "à caractère international", la guérilla diplomatique qui avait marqué les négociations en vue du procès s'est poursuivie jusqu'à fin avril. ... Francis Deron Article paru dans l'édition du 23.05.07.