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Auteur Portrait de personnalités   ( Réponses 32 | Lectures 17280 )
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Il est des personnes qui s’attachent à une cause et s’y consacrent entièrement. Ainsi est Ly Daravuth. Sa cause est de contribuer à faire vivre et transmettre la culture khmère, culture qui a été malmenée par l’histoire et les diverses influences extérieures. Genèse d’une vocation

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Daravuth fait vivre et transmet la culture khmère (crédit: LPJ Cambodge)

Ly Daravuth est né et a grandi jusqu’à l’âge de 13 ans dans la province de Kampong Thom. Au moment des Khmers Rouges, en 1984, il s’est réfugié en Thaïlande, avant de partir pour la France. Il y a vécu 12 ans. Douze années d’exil au cours desquelles il est resté intimement lié avec sa langue et sa culture maternelles. Etudiant, il a suivi des cours d’économie ainsi que d’anthropologie culturelle à la Sorbonne. Pour terminer sa thèse, il est retourné au Cambodge en 1996. Il a aussitôt commencé à enseigner l’art plastique et l’histoire culturelle aux Facultés d’archéologie et d’architecture de Phnom Penh. Avec ses collègues, il a nourri la volonté de mettre en place des projets en lien avec la culture cambodgienne. Le milieu universitaire se révélant peu propice à ce genre d’initiatives, il a co-fondé en 1998 l’Institut d’art et de culture Reyum avec Ingrid Muan, aujourd’hui décédée.

De la volonté
Reyum a tout d’abord pris la forme d’un café internet - le premier au Cambodge - dans lequel avait lieu des expositions de peintures ainsi que des expositions culturelles. Ly Daravuth fait un parallèle entre Reyum et Beaubourg : tous deux réalisent un travail d’éducation culturelle. A la différence près que Reyum est une initiative privée, qui repose sur la volonté et le travail de quelques personnes.
Mais la détermination ne fait pas défaut à Ly Daravuth, qui parle avec humilité de son parcours. Pour lui, la transmission de la culture est capitale dans un pays où les gens se tournent de plus en plus vers les cultures étrangères. Le livre représente à cet égard un vecteur privilégié de la culture. Ainsi s’est-il investi pleinement dans un travail d’édition. Reyum compte actuellement une trentaine de publications, et est le seul éditeur cambodgien, si on exclut les éditions à compte d’auteur. Ly Daravuth a très à cœur de contribuer à faire vivre la langue khmère riche de son propre alphabet. Considérant que la qualité doit être autant dans le contenu que dans la forme, il n’a pas hésité à dessiner lui-même une nouvelle police de caractères khmers. Un travail de plusieurs années.
Mais l’édition n’est qu’une des multiples facettes et vocations de Reyum qui réalise également de la recherche, de la documentation, des expositions, des séminaires et a une école d’art pour les enfants défavorisés.


Chloé LÉGÉ. (www.lepetitjournal.com Cambodge) vendredi 3 août juillet 2007

Pour plus d’informations : http://www.reyum.org/

Sources : http://www.lepetitjournal.com/content/view/17156/1841/




Edité le 11/02/2008 @ 07:13 par Vicheya






#45071 View Vicheya's ProfileView All Posts by VicheyaU2U Member
Haut de page 04/01/2008 @ 08:17 Bas de page
diablotin.gif PORTRAIT- Le Hip Hop Khmer par Sok ‘Cream’ Visal. Reply With Quote
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Sok Visal est un pionnier de la musique Hip Hop au Cambodge, combinant innovation et tradition avec des artistes cambodgiens talentueux et expérimentés.

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Visal et son enfance internationale
Visal nait au Cambodge en 1971. Fuyant les Khmers Rouges, il quitte sa terre natale en 1975. Sa famille déménage souvent en France pour finalement s’installer en banlieue parisienne (Aulnay 3000) où il y passera son adolescence. Adolescent, il s’essaie à l’art des tags et des graffitis comme mode d’expression personnel. Par la suite il forme un groupe de rap, donne quelques concerts, et devient connu au sein de sa cité. Cette expérience musicale dure 3 années, à la suite desquelles il est envoyé dans sa famille aux USA où il prendra des cours en Major of Art Liberal. De retour en France, il vit de petits boulots. Il se rend compte que la plupart de ses amis sont passés à autre chose et/ou ont arrêté la musique. En 1993, il décide alors de retourner au Cambodge, et de tout recommencer à zéro. Visal, autodidacte, a un parcours éclectique et a travaillé dans de nombreuses entreprises locales et internationales au Cambodge. Il est actuellement Directeur Artistique chez Phibious à Phnom Penh.

Visal et ses passions
Suite à une longue phase de troubles personnels, il passe une semaine dans une pagode. Après cette période de réflexion il décide de se poser et de s'investir dans la musique. En effet, la musique fait partie de son quotidien, il a besoin d’écouter de la musique tout le temps. Soul, Reggae, RnB... Il apprend le fonctionnement des logiciels SoundForge et Acidpro qui lui permet de ‘sampler’ la musique et de la musique. Il créait un label " KlapYaHandz " réunissant des artistes khmers de hip hop et RnB afin de promouvoir le Cambodge à travers le monde. Le concept de ses réalisations est de récupérer les voix des chansons cambodgiennes qui ont bercées son enfance ( Lok Om Sin Sy Samuth, Ros Serey Sothea,…) et les réinjecter sur un fond hip hop. Il travaille actuellement avec Aping, Kdep, Poukhlaing, Adda & Kelly, MC Tola, KhmerRapBoys&Gang… Les jeunes artistes écrivent leurs propres paroles et chantent dans le propre style créant ainsi des morceaux originaux. Pour l’instant Visal se fait connaître surtout via internet, notamment sur Youtube et MySpace, qui lui offre une vitrine internationale. Visal et ses artistes ont aussi été commissionnés par Mobitel pour un concert en 2006. Visal est également passionné de cinéma, notamment de films fantastiques, il peut regarder 5 films d'affilé ! En plus de sampler les chansons cambodgiennes, il produit les clips vidéos des artistes avec qui il travaille; avec des moyens simples et un budget limité : un ordinateur portable et un studio pour les enregistrements. Quand on lui demande d’où il tire ses talents de designer et de sampler, Visal répond qu’il a " la chance d’avoir des yeux et des oreilles qui savent ce qu’il aime voir et écouter".

Ses projets
Il souhaite que son label indépendant et alternatif ‘KlapYaHandz’ devienne officiellement un label de musique indépendant d’ici l’année prochaine. Il travaille aussi sur la production d’un film et de courts métrages pour l’année prochaine. Il parlera du Cambodge, avec comme maître mots: divertir et s’éclater.

Retrouvez Visal sur : www.youtube.com/cream391 et sokcreamvisal@gmail.com
(www.lepetitjournal.com - Cambodge)








#52400 View Vicheya's ProfileView All Posts by VicheyaU2U Member
Haut de page 16/01/2008 @ 10:50 Bas de page
PORTRAIT- Sébastien Marot, co-fondateur de Friends International. Reply With Quote
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Diplômé de Sciences Po, Sébastien rentre sur le marché du travail dans la communication. Il est envoyé à Osaka (Japon) où il fait sa coopération au consulat de France, sa mission dure 2 ans. À la suite de cette dernière il part une année à la découverte de l’Asie, le sac au dos. De retour en France en 1991, il travaille en Marketing chez L’Oréal. Au bout de 3 années, en mal de la culture asiatique, il repart au Japon. Il décide de changer d’air. Le hasard se faisant, il atterrit au Cambodge le 1er Avril 1994

sebastien04dm2.jpg

La création de Friends
On ne peut pas dire que Sébastien ait eu le coup de foudre pour le Cambodge, car à l’époque " le pays était dans un triste état : il n’y avait pas d’eau ni d’électricité, les routes étaient défoncées, les provinces inaccessibles, les coups de feu faisaient partie du quotidien à Phnom Penh ". Cependant il a un déclic qui le fait rester et qui lui donne envie de s’investir pour ce pays où la justice sociale n’est pas de loi. Sébastien raconte : " Un soir en rentrant d’un restaurant, près du marché central, je vois des dizaines d’enfants dormir sur des cartons dans la rue alors qu’une grosse Mercedes passe dans cette même rue ". Il est ni chrétien, ni boy-scout mais il éprouve un malaise dans ce pays où certains deviennent riches aux dépens des autres. Des millions de dollars sont dépensés, mais personne ne s’occupe des enfants des rues et de leur éducation…
Son moteur est la Justice sociale. Sébastien apporte régulièrement à manger à ces "enfants des rues", or il s’aperçoit qu’il n’est pas le seul à les nourrir. Barbara et Mark font de même. Après ce constat, ils réfléchissent ensemble et se disent qu’il faut soit arrêter cet assistanat qui ne fait que les maintenir dans la rue soit agir. Ils élisent l’action et ouvrent un centre d’accueil pour les enfants des rues. Friends est né.

Le développement de Friends
En août 1994, le premier centre, Mith Samlanh qui signifie les "bons amis" en Khmer, ouvre ses portes et accueille 17 enfants. L’objectif est de venir en aide aux enfants des rues, les aider à réintégrer leur famille, leur société, le système d’éducation public, leur travail et leur culture. Sébastien refuse de parler khmer dans le cadre du travail, afin de ne pas by-passer les équipes locales ; il souhaite que le staff cambodgien soit le plus autonome possible, le but final de Friends étant d’être entièrement géré localement. Il faut que les enfants soient indépendants de Friends, le message de Sébastien est clair : "Faut passer à autre chose, fermer la porte et en rouvrir une autre afin que ces enfants puissent voler de leurs propres ailes et se reconstruire." Aujourd’hui, sous la direction de Sébastien Marot, le soutien et la collaboration d’un personnel khmer très impliqué, d’une poignée d’expatriés et du soutien des donateurs, Mith Samlanh vient en aide à plus de 2000 enfants par jour dans les différents centres du Cambodge.
Friends fournit quotidiennement une palette de services indispensables dont l’hygiène, les soins médicaux, une formation professionnelle (plus de 300 apprentis), une scolarisation élémentaire, des activités culturelles, une aide psychologique, un service de santé et une équipe des rues. Friends devient une ONG locale en 1999 sous le nom de Mith Samlanh. Cette même année, le Laos et le Vietnam font appel à ses services, c’est à partir de là que l’ONG devient Friends International. Outre une présence active au Cambodge (à Phnom Penh, Siem Reap, Kampong Cham et Kampong Speu), des projets se développent au Laos, en Indonésie, en Thaïlande et au Myanmar. En 2008, Friends sera également présent en Honduras, au Mexique et à Hong Kong.


Valentine MUNCK (www.leptitjournal.com - Cambodge) Lundi 14 janvier 2008




Edité le 16/01/2008 @ 10:50 par Vicheya






#52803 View Vicheya's ProfileView All Posts by VicheyaU2U Member
Haut de page 21/01/2008 @ 17:35 Bas de page
Re : PORTRAIT- Sébastien Marot, co-fondateur de Friends International. Reply With Quote
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Friends International est une heureuse conjonction entre l'humanitaire et l'entreprenariat. On peut voir là un moteur de la "justice sociale", comme dit Valentine Munck, on peut aussi remarquer que cela pose d'autres questions.

Cela peut étonner, par exemple, que les presque seuls restaurants à Phnom Penh où il faille réserver sont ceux de Friends International. La conjonction peut tout aussi bien, ainsi, (re)devenir controverse : par exemple, dans des termes comme : marketing ou justice sociale ?

En tout état de cause, FI appartient à une 2e (au moins) génération d'ONG (en est-ce réellement une, du reste ?), de celles qui ont dépassé le débat entre rester ou ne pas rester. Ce qui peut être perçu comme un laboratoire marketing et une offensive néocoloniale peut, à l'inverse, être analysé comme le seul moyen pertinent d'intervention.

FI, parmi d'autres interventions plus ou moins semblables (il en existe dans le monde de l'art, notamment), a du moins le mérite de ne pas seulement agir, mais de bousculer les cadres perceptifs habituels et, par extension, les cadres préalables à l'action.
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Haut de page 24/01/2008 @ 09:53 Bas de page
Re : PORTRAIT- Sébastien Marot, co-fondateur de Friends International. Reply With Quote
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Cela peut étonner, par exemple, que les presque seuls restaurants à Phnom Penh où il faille réserver sont ceux de Friends International. La conjonction peut tout aussi bien, ainsi, (re)devenir controverse : par exemple, dans des termes comme : marketing ou justice sociale ?


Ah bon!

Août dernier, j'ai appelé (réservé) pour avoir 15 places sûr, un resto au bord de mékong . Appartient il à F1.

Simple curiosite
. :quoi:
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Haut de page 02/02/2008 @ 09:59 Bas de page
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VENG Sereyvuth, Ministre de la Culture et des Beaux Arts du Cambodge

A l’occasion du concert de la jeune soprano Bosbapanh, événement culturel notoire pour la capitale, le Petit Journal a eu l’opportunité de rencontrer Veng Sereyvuth, Ministre de la Culture et des Beaux Arts du Cambodge. Revenons sur le parcours de l’un des piliers de la vie politique du Royaume.


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Un véritable " self made man "
Veng Sereyvuth est né en 1960 à Prey Veng. Cet homme, aujourd’hui pas tout à fait comme les autres, a pourtant vécu la même histoire que bon nombre des ces co-citoyens : les bombardements américains, la période des Khmers Rouges… Il a même été cyclo-pousse, vendeur ambulant de nouilles et finalement ouvrier agricole sous les ordres des vietnamiens…C’est en 1980 que Veng Sereyvuth est sorti de l’horreur et a immigré en Nouvelle Zélande où il a été diplômé en Sciences Politiques à l’université de Wellington en 1987. En 2002, il a également étudié l’économie à Harvard. C’est en 1987 qu’il entre dans la vie politique du Cambodge en tant que Directeur du Département des Affaires Etrangères du Funcipec jusqu’en 1991. Actif au sein du parti depuis 1987, Membre du Parlement depuis une quinzaine d’années, Ministre du Tourisme de 1993 à 2004, Veng Sereyvuth est aujourd’hui Ministre de la Culture et des Beaux Arts depuis 4 mois.
Cet homme, très abordable, semble être un véritable passionné de la culture khmère et réellement concerné par son rôle dans la préservation de l’identité nationale par le biais de la culture.

Son rôle de Ministre de la Culture
Après le régime des Khmers Rouges, pendant lequel toutes les formes de cultures ont été anéanties, le Ministère de la Culture et des Beaux Arts a un rôle réellement prépondérant auprès de la population. Car, comme le dit Veng Sereyvuth : " Qu’est ce qui est plus important que la culture pour une société ? ". Les objectifs du Ministère sont donc de préserver et de promouvoir la culture Khmère en favorisant sa transmission, en incitant de nouveaux talents à se lancer mais surtout en la rendant accessible à tous les cambodgiens, quelque soit leur niveau de vie, mais aussi aux touristes de plus en plus nombreux au Cambodge. Effectivement, le Ministre considère la culture comme " l’esprit de tout être humain " dans le sens où elle inculque des valeurs et des croyances, le sens de la morale et surtout forge l’identité cambodgienne. Ainsi, la culture ne se résume pas à la danse ou au théâtre : il s’agit vraiment d’une forme d’éducation, d’un cadre pour la communauté cambodgienne et d’une source de mobilisation saine : La participation du peuple aux évènements culturels est toujours très importante.
Pour cela, le ministère n’entend pas se contenter de promouvoir des représentations culturelles. Son rayon d’action est beaucoup plus large : de nombreux programmes scolaires sont mis en place – le Cambodge compte 5 universités dans ce domaine - et des programmes pour développer les provinces les plus reculées par le biais d’évènements culturels sont en cours.

La hausse du budget alloué à la culture par un gouvernement qui enregistre de plus en plus de recettes, le nombre croissant de réalisations cinématographiques cambodgiennes, de réels efforts pour structurer ce secteur (enseignement, promotion d’évènements, préservation des sites d’Angkor…) associés au développement exponentiel du tourisme, sont autant d’indices qui laissent penser que le rayonnement de la forte culture cambodgienne à travers le monde n’en est qu’à son début.


(www.lepetitjournal.com - Cambodge) Vendredi 1 février 2008











#53348 View Vicheya's ProfileView All Posts by VicheyaU2U Member
Haut de page 11/02/2008 @ 07:19 Bas de page
Re : Sylvain Lim, couturier made in France Reply With Quote
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Après plus de trente ans passés en France où il a travaillé pour les plus grands couturiers, le styliste cambodgien Sylvain Lim fait désormais profiter Phnom Penh de son talent. Aujourd’hui, il épaule aussi son fils dans le lancement d’une nouvelle maison de mode

En 1972, Sylvain Lim a décidé de quitter le Cambodge et son métier de danseur au Palais Royal pour partir en France. "J’avais envie de m’échapper de ma famille, de voir autre chose" explique-t-il. Là-bas, il a découvert une autre vie : "dans la mentalité cambodgienne, ce n’est pas facile d’être homosexuel et d’en faire une vie".

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Des rencontres exceptionnelles
Lorsqu’il arrive à Paris, Sylvain Lim continue à danser, mais il est contraint d’abandonner rapidement face à la difficulté de concilier danse et travail. Il décide alors de chercher un autre métier. Entre la cuisine et la couture, son cœur balance. Sa rencontre avec le couturier Guy Laroche est décisive. Il lui conseille de s’inscrire à la Chambre syndicale de la haute-couture lorsqu’il entend cette anecdote : "Un jour, je devais avoir 7 ans, je suis allé voir mon oncle à Battambang qui m’a demandé de choisir un cadeau parmi plusieurs objets. C’est sur une mini machine à coudre Singer que mon choix s’est porté !"
A la fin de ses études, une autre rencontre lui est salutaire, celle de Pierre Balmain qui l’embauche dans sa maison de couture. C’est ainsi qu’il commence sa carrière. Par la suite, il se lance dans le prêt-à-porter en tant qu’indépendant. "Ces petits boulots sont très enrichissants quand on débute. On doit relever le défi d’honorer des contrats tout en étant plus ou moins nul", confie-t-il.
Dans les années 80, Sylvain Lim devient styliste pour les plus grandes maisons françaises, essentiellement dans la mode féminine. Au sommet de sa gloire, il décide de stopper sa course pour se consacrer à son ami devenu malade : "J’ai préféré lui montrer mon amour pendant qu’il était vivant."

L’aventure cambodgienne
En 2000, Sylvain Lim revient s’installer au Cambodge mais reste attaché à la France : "Mon cœur est asiatique mais ma façon de réagir est occidentale. Aujourd’hui, j’essaye d’apprendre à être plus khmer, l’adaptation est difficile." Depuis la mort de son ami en 2003, il a repris son métier de styliste. "Au Cambodge, les gens ne savent pas encore ce qu’est un vêtement. Pour eux, ce n’est qu’une carapace. J’essaye de leur en expliquer la beauté."
Sylvain Lim a transmis sa passion à son fils, Keo Lim, qui vient d’ouvrir sa propre boutique. "Je suis très présent dans ce projet, je lui ai donné naissance", raconte-t-il. "Nous sommes en train de revoir la structure de la maison Keo pour toucher une clientèle plus large, avec des vêtements plus modes et moins philosophiques."


Aurélie COLLADON. (www.lepetitjournal.com - Cambodge) lundi 11 février 2008





Sources : http://www.lepetitjournal.com/content/view/23610/1841/






#53661 View Vicheya's ProfileView All Posts by VicheyaU2U Member
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Re : Portrait de personnalités Reply With Quote
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Fondateur de Krousar Thmey, Benoit Duchateau-Arminjon, alias Benito, participe sans relâche au développement du Cambodge depuis 1991. Il fêtera au mois d’avril les 17 ans de l’ONG, l’une des plus importantes du pays

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Ouverture de la Fête de Famille par le Roi à Kampong Cham en avril 2006 à l'occasion des 15 ans de Krousar Thmey (Crédit: KT)

Benoît Duchateau-Arminjon, acteur distingué de la communauté franco-khmère, a été élevé au rang de Commandeur de l’Ordre Royal en 1996, et a même reçu la nationalité cambodgienne du Roi Norodom Sihanouk et du Premier Ministre Hun Sen.

Un parcours novateur
De sa formation universitaire, rien n’aurait pu prévoir la destinée atypique de Benito au Cambodge. Après une école de commerce parisienne (IEA), une licence en droit et un DESS d’Audit, il est embauché comme audit interne par le groupe ACCOR. Sa jeune carrière professionnelle prend alors une tournure inattendue lorsqu’il profite de l’opportunité d’aller travailler en Asie comme contrôleur de gestion. A 23 ans, il s’envole pour Bangkok avec comme seul bagage une connaissance basique de l’Asie.


Parrain d’une organisation humanitaire qui œuvre dans les camps de réfugiés à la frontière thaïlandaise, il se rend sur place pour comprendre la situation et en sort profondément affecté. De retour à Bangkok, il met en œuvre une opération de collecte de fonds qui permet d’envoyer des fournitures scolaires et des uniformes pour 330 enfants des camps. Il décide alors de s’investir davantage dans cette cause et consacre une année à travailler comme professeur de comptabilité dans ces camps avec l’organisation Sipar.
Parallèlement, il crée une, puis deux structures pour enfants abandonnés à la frontière thaïlandaise. Krousar Thmey est née ! Après la paix, il rapatrie les enfants au Cambodge avec le soutien de l’UNHCR qui choisit Krousar Thmey comme programme de référence sur le rapatriement des enfants non accompagnés. En 1993, après le lancement du braille khmer, il fonde la première école pour enfants aveugles, et le premier centre pour enfants des rues. Sa dévolution pour l’ONG est intense. " J’ai consacré pendant des années 15 heures de travail par jour 7 jours/7 ! " explique-t-il. L’enjeu est de taille car il veut créer une organisation différente, basée sur l’intégration des enfants exclus (enfants abandonnés, enfants avec handicap) dans le système scolaire cambodgien, sous forme de petites structures prises en charge par les Cambodgiens, avec le moins possible de frais administratifs (4% aujourd’hui seulement). Les mots-clés de ce projet sont identité, intégration et dignité.

Un développement stratégique
Les activités développées s’articulent autour de trois domaines : éducation, social et culturel. Benito explique en effet que " ce-dernier est important car il permet d’enraciner les enfants khmers dans leur propre culture ". L’enjeu principal reste la prise en charge de ces projets par les Cambodgiens. Après des années de formation, Benito a pu déléguer ses responsabilités à un Cambodgien en 2001. Il s'est ensuite lancé dans les affaires. Avec des amis, il a créé deux hôtels à Siem Reap, "La Noria et Borann" lui permettant de gagner sa vie et de contribuer largement aux besoins pécuniaires de Krousar Thmey. Même si depuis il a délégué la quasi-totalité de ses responsabilités opérationnelles, Bénito continue toujours bénévolement à assurer la pérennité de l’organisation.
Benito conclut cette narration en partageant son regard sur l’avenir au Cambodge. " J’ai passé mes plus belles années ici, le Cambodge est un pays très attachant " explique-t-il. Mais le Cambodge doit encore consolider ses infrastructures économiques sans oublier l’importance de l’éducation. Il s’inquiète de l’impact de cette évolution fulgurante, " les disparités sociales risquent de créer des poches d’insatisfaction et d’instabilité ". Il espère une implication plus importante du gouvernement dans les actions sociales et d’éducation, notamment la reconnaissance du statut de professeur dans les écoles pour enfants sourds et aveugles par le ministère de l’Education.
(www.lepetitjournal.com - Cambodge) Lundi 18 février 2008

Krousar Thmey, 4 rue 257, Avenue Kampuchéa Krom, Phnom Penh <> Tél: 023 366 184 ou 880 503 www.krousar-thmey.org



Ecrit par Fanette GUICHARD, le 18-02-2008



Sources : http://www.lepetitjournal.com/content/view/23896/1841/






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Re : Portrait de personnalités Reply With Quote
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PORTRAIT- Le brillant parcours de Ratana Phurik-Callebaut

Née au Cambodge, Ratana Phurik-Callebaut part en famille en France à l’âge de deux ans. Avec l’arrivée des Khmers Rouges en 1975, le voyage qui ne devait durer que quelques mois se prolonge pour finir par un exil prolongé.

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Ratana Phurik - Callebaut lors du dernier "Forum des Carrières"

Elevée à Paris, Ratana Phurik-Callebaut poursuit des études d’économie et de finance et est titulaire d’un DEA d’Economie de l’Industrie et des Services à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Partie en Suisse pour suivre son petit ami, qui est aujourd’hui son mari, Ratana commence alors un doctorat puis intègre Kredietbank Suisse en tant que gestionnaire de portefeuille pendant près de 5 ans.
Fin 2003, alors que Ratana poursuit une carrière professionnelle prometteuse, son mari reçoit une proposition de chef de projet à la CNUCED au Cambodge. L’opportunité de retrouver ses racines cambodgiennes l’emporte sur ses perspectives de carrière : c’est ainsi qu’ils arrivent au Cambodge à la fin de cette même année. Un retour aux sources qui sonne comme une évidence, un écho à une enfance nourrie aux traditions, aux racines et à la mémoire du pays. ‘’ Après 30 ans passés à l’étranger, c’est pourtant au Cambodge que je me suis sentie chez moi… "

Depuis la CCFC

Suite à une présentation à la Chambre de Commerce Franco Cambodgienne (CCFC) Ratana rencontre la directrice de l’époque. Cette dernière lui propose de reprendre son poste. En 2004, le Cambodge entamait alors une phase d’expansion après une année politique tourmentée. Grâce à une stabilité politique retrouvée, la CCFC entame une expansion notable avec des initiatives marquantes.
La mise en place d’un " Forum des carrières " depuis 2005 rencontre un vif succès chaque année auprès des entreprises locales et des étudiants. Autre succès, le lancement de La lettre du Cambodge , très appréciée d'un lectorat assez varié. Durant ces trois années passées à la direction de la CCFC, Ratana s’est beaucoup impliquée personnellement, avec à la clé, de vraies satisfactions personnelles et un réseau important de contact. Comme elle le dit : " J’ai eu la chance d’arriver au moment où le Cambodge décollait. J’ai beaucoup appris et j’espère avoir pu contribuer à ma façon au développement du pays."
Souhaitant se rapprocher du secteur financier, Ratana quitte le poste de directrice de la CCFC et intègre en janvier un nouveau fonds à capitaux américains Cambodia Emerald qui a pour but de financer des projets d’investissement sur le Cambodge.


(www.lepetitjournal.com - Cambodge) vendredi 22 février 2008
Valentine MUNCK



Sources : http://www.lepetitjournal.com/content/view/24088/1841/

Edité le 22/02/2008 @ 10:44 par Vicheya






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Re : Re : Portrait de personnalités Reply With Quote
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Alain Arnaudet a pris la tête du Centre culturel français du Cambodge en septembre 2007. Il présente pour le Petit journal son cinéma itinérant, dont le but est de développer la coopération franco-khmère et de se rapprocher des francophiles

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Alain Arnaudet, attaché culturel et directeur du Centre Culturel Français (photo C.A.)

Après le Brésil, pourquoi avoir choisi le Cambodge ?
J’ai souhaité venir dans ce pays, d’une part parce que j’aime la région et d’autre part parce que le projet m’intéressait. Le CCF est un bel établissement, offrant beaucoup de possibilités.

Quelle a été votre première décision ?
Le lancement d’un cinéma itinérant à travers le pays. Ce projet, baptisé "La route du cinéma" démarrera en mars. Il s’agit de projections gratuites et en plein air, de courts métrages, des travaux d’un photographe et d’un film français doublé en khmer, comme par exemple Astérix et Didier. "La route du cinéma", que nous organisons avec le soutien d’ONG, s’arrêtera dans 12 villes, au rythme d’une soirée par mois. Par ailleurs, nous avons amélioré notre offre cinéma, avec une programmation plus actuelle et un horaire plus tardif. L’accès est désormais gratuit sans condition et le samedi après-midi, nous proposons une séance en khmer.

Quel est le rôle du CCF ?

Il est le même que pour toutes les Alliance Française et les CCF implantés dans le reste du monde. Le CCF est un instrument qui favorise l’accession de tous à des ouvrages, des CD ou des DVD en français. Ainsi que l’apprentissage du français pour les Cambodgiens. Sans oublier un important volet consacré à l’action et la coopération culturelle.

Quels sont ses atouts ?

Sans hésiter, son équipe de 150 personnes, répartie sur les trois centres de Phnom Penh, Siem Reap et Battambang. Ainsi que son infrastructure, car le CCF est un bel outil. Rien qu’à Phnom Penh, nous disposons d’une véritable médiathèque, d’un espace multimédia pour l’apprentissage des langues, de 22 salles de cours, d’un cinéma. En revanche, le fait qu’il soit en situation de quasi-monopole sur le plan institutionnel ne l’avantage pas. Même s’il existe d’autres espaces culturels comme le Centre Bophana, New Art Gallery ou Meta House.

Quel est votre objectif majeur pour les 3 centres ?
Je souhaite faire du CCF un acteur pivot de la coopération franco-khmère autour de projets culturels et artistiques. L’idée forte qui me guide est de nous rapprocher de notre public cible : les Cambodgiens francophones ou non et les expatriés francophones ou non, pour qui le CCF est la seule institution au Cambodge. Et aussi de nous ouvrir et d’être plus festif.

Qui vient au CCF ?
Les étudiants avant tout. Nous sommes aussi et pour une grande part de notre activité une école de langues, forte de 50 enseignants français et khmers, qui dispensent des cours de français et de khmer à quelque 6.000 élèves. Si l’anglais est aujourd’hui une langue de travail et de communication, la force du français tient au fait que c’est une langue de culture. Ce qui lui confère une certaine aura à travers le monde. Notre médiathèque est également très fréquentée par les Khmers. Nos centres sont avant tout des lieux de rencontre et de coopération très forts.


Quelles sont les grandes manifestations programmées pour cette année ?

Début février, les Nuits d’Angkor ont été un grand succès autant par la qualité des représentations que par le nombre de spectateurs, environ 4.000. Pour l’année prochaine nous sommes en pleine réflexion sur le développement de cet événement. Très prochainement débutera Cinémékong, un festival de cinéma du 15 au 31 mars, avec notamment des débats et des projections en plein air à Phnom Penh. En avril se déroulera le festival de cirque Tini Tinou à Battambang. Plus tard, le 21 juin nous participerons à la Fête de la musique. Le festival de théâtre est quant à lui en préparation, avec cette année une création. Catherine Marnas viendra mettre en scène des acteurs khmers dans un spectacle tiré de légendes du pays. De même que Lire en fête, un salon du livre avec des lectures et des conférences ou encore un festival de photographies, avec des partenaires, galeries et musées, ainsi qu’une grande soirée de projection en plein air à Phnom Penh, dans un lieu à définir. Et bien sûr de nombreux autres événements, expositions, soirées, projections, conférences etc. à découvrir chaque mois dans nos trois centres.




Sources :

[/http://www.lepetitjournal.com/content/view/24425/1841/quote]






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PORTRAIT - Jean-Boris Roux, Président de la Chambre de Commerce Franco Cambodgienne

En décembre dernier, Jean-Boris Roux a été réélu à la présidence de la Chambre de commerce franco-cambodgienne. Président depuis 2004, cette nouvelle législature est l’occasion de revenir sur son parcours personnel et de suivre l’actualité de la CCFC...


Parcours
Diplôme d’école supérieure de commerce en poche, Jean-Boris Roux se rend pour la première fois au Cambodge, en 1994 en tant que coopérant dans le cadre de son service national. Il travaille quelques temps en Thaïlande où il fonde une société de conseils en investissements, destinée en particulier aux entreprises qui souhaiteraient s’implanter au Cambodge. Mais, en 1997, le contexte asiatique l’oblige à revenir en France pour mettre ses compétences au service d’EDF-GDF. En avril 2003, il est de retour pour prendre la direction de RM ASIA.

RM ASIA est implantée au Cambodge depuis 1991. Société de distribution et de négoce international à capitaux franco-américains, elle fournit à l’origine des groupes électrogènes de la société SDMO basée à Brest, et des véhicules. Actuellement, RM ASIA représente de grosses sociétés étrangères telle que FORD et 3M. Elle est également à l’origine de la construction de cinq centrales électriques diesel au Cambodge. Outre la direction générale de cette entreprise, M. Roux a aussi fondé deux autres sociétés, l’une opérant des franchises alimentaires, l’autre dans la location à long terme de véhicules, de groupes électrogènes et d’équipements lourds. " Au Cambodge, il y a de multiples possibilités de création ", tel est le point de vue qui nourrit et guide M. Roux dans ses activités professionnelles et dans son action au Cambodge.

Actualités de la CCFC
RM ASIA était déjà inscrite à la Chambre de Commerce Franco-Cambodgienne lorsque Jean-Boris Roux a pris ses fonctions. Il assiste, parmi une cinquantaine de membres, aux premières réunions et devient président très peu de temps après. Agé aujourd’hui de 36 ans, M. Roux se souvient très bien de son arrivée et, désormais, porte avec conviction les divers projets de la CCFC. Fort de sa quatrième élection, il rappelle que la Chambre de Commerce Franco-Cambodgienne tire ses origines de la Chambre de Commerce de Phnom Penh. Celle qui a créé, en 1907, l’UCCIFE, l’Union des Chambres de Commerce et d’Industrie Françaises à l’Etranger.
Pour ce qui est des actions récentes, depuis la prise de fonction de Jean-Boris Roux, signalons le contexte difficile de l’année 2003 avec, entre autres, la grippe aviaire et le contexte politique incertain. La CCFC crée alors une commission emploi-formation pour réfléchir à des actions à mettre en place sur ces questions au Cambodge. La CCFC, outre son quotidien ponctué par des réunions mensuelles du club d’Affaires, fait alors de l’emploi et de la formation son fer de lance. La création du Département de l’Emploi francophone avec l’AUF (Agence Universitaire Française) et l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie), l’organisation du " Forum des Carrières " (cette année au Mondial les 14 et 15 juin 2008), la participation à l’élaboration de l’Annuaire des Universités et des formations supérieures de Phnom Penh sont autant d’actions menées jusqu’alors avec succès et audience.
Jean-Boris Roux indique que sa quatrième élection ne constituait pas un grand enjeu. Selon lui, l’important est de considérer que les projets doivent être menés sur plusieurs années. Les orientations de la CCFC portent sur deux axes prioritaires : renforcer les échanges commerciaux entre la France et le Cambodge et animer le réseau d’entreprises françaises et francophones au Cambodge. " Francophones " car dans les 104 membres figurent par exemple des entreprises anglaises qui ont du personnel francophone. La CCFC reste l’association d’affaires occidentale la plus importante au Cambodge.

Point de vue
Jean-Boris Roux observe beaucoup de changements depuis les trois dernières années. Même si le développement économique à portée durable concerne en priorité Phnom Penh et Siem Reap à l’instar de la campagne, il souligne la bonne santé de l’économie et des entreprises qui affichent un développement à deux chiffres. Les investisseurs étrangers, en particulier asiatiques, se montrent de plus en plus intéressés par le Cambodge. En témoigne l’implantation de grosses sociétés due, notamment, au développement du secteur bancaire. Cependant des obstacles demeurent : le coût de l’électricité reste toujours problématique pour une industrie lourde contrairement aux situations voisines en Thaïlande et au Vietnam ; la spéculation immobilière induit une hausse des prix et un déséquilibre entre le coût d’achat d’un immeuble et le loyer " à tirer " ; enfin, les transports sont tributaires du coût élevé du carburant. Le signe extérieur du développement est tout de même l’émergence d’une classe moyenne au Cambodge, ce qui laisse entrevoir une hausse de la consommation.


(www.lepetitjournal.com - Cambodge) vendredi 21 mars 2008




Sources : http://www.lepetitjournal.com/content/view/25034/1841/






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Biographie rapide de Hun Sen

Hun Sen

Né le 5 avril 1952, commune de Peam Koh Sna, district de Stoeung Trang, province de Kampong Cham.

Études et diplômes :

Etudes primaires et secondaires à Phnom Penh (lycée Indra Devi).

1991 : Doctorat en Sciences politiques (Université de Hanoi - Vietnam)
1995 : Docteur Honoraire en Politique (États-Unis)
1996 : Docteur Honoraire en Droit (États-Unis)
10 avril 2001 : Docteur Honoraire en Sciences Politiques (Université de Séoul – Corée du Sud)
15 novembre 2001 : Docteur Honoraire en Sciences Politiques – Politique étrangère (Université de Ramkhamhaeng, Thaïlande)
6 août 2002 : admis à l'Académie des Sciences Naturelles de la Fédération de Russie
10 avril 2004 : Docteur Honoraire en Philosophie Politique (Université Irlandaise de l'Union Européenne)
21 mai 2006 : Docteur Honoraire en Philosophie Politique (Université Soon Chun Hyang de Séoul – Corée du Sud)
28 juin 2006 : Docteur honoraire en Sciences de l' Education et en Développement Local (Université de Bansomdejchaopraya Rajabhat – Thaïlande)
29 janvier 2007 : Docteur Honoraire en Sciences de l'Education (Université Nationale d'Education de Hanoi)

Carrière politique :

1965 : adhère au Parti communiste cambodgien.
1970 : entre dans le maquis, en opposition au coup d'Etat de Lon Nol. Reçoit une formation de para-commando.
1974 : commande le 55ème bataillon de la Zone Est
Fin 1977 : échappe aux purges au sein de l'appareil Khmer rouge en passant au Vietnam.
1978 : fait partie du Comité fondateur du FUNSK
1979 : de retour à Phnom Penh avec l'armée vietnamienne ; obtient le poste de ministre des Affaires étrangères au sein du nouveau gouvernement.
1985 – 1986 :
1993 – 1997 : Second Premier ministre
1998 – 2008 : Premier Premier ministre





Sources : extrait de Cambodge Soir
http://www.cambodgesoir.info/content.php?itemid=28071&p=

Edité le 31/05/2008 @ 08:57 par Vicheya






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Biographie rapide de Norodom Ranariddh

Norodom Ranariddh



Né à Phnom Penh, le 2 Janvier 1944.

Études et diplômes :

1969, Diplôme d'Etudes Supérieures (DES) en Droit public
1974, Doctorat d'Etat en Droit Public
1979, Diplôme d'Etudes Supérieures Spécialisées (DESS) en Transports Aériens.


Diplômes obtenus à la Faculté de Droit, Sciences Politiques et Economiques de l'Université d'Aix-Marseille III, France.

Carrière politique :

Juin 1983 : représentant Personnel de S.A.R. le Prince Samdech Preah Norodom Sihanouk au Cambodge et en Asie.
Août 1989 : Secrétaire Général du FUNCINPEC.
10 Septembre 1990 : Membre du Conseil National Suprême du Cambodge.
27 Février 1992 : élu Président du parti FUNCINPEC réuni en congrès.
2 Juillet 1993 : Co-Président du Gouvernement National Provisoire du Cambodge.
24 Septembre 1993 : Premier Premier Ministre du Gouvernement Royal du Cambodge.
Juillet 1997 : éviction de son poste de Premier ministre et exil
Fin 1997 : retour au Cambodge
25 Novembre 1998 : élu Président de l’ Assemblée Nationale.
16 novembre 2006 : création du Parti Norodom Ranariddh
13 mars 2007 : condamné à 18 mois de prison pour abus de confiance lors de la vente du siège du Funcinpec. Les plaignants sont certains cadres du Funcinpec (en tête,

Actuellement en exil en raisons des poursuites judiciaires.






Sources : extrait de Cambodge Soir
http://www.cambodgesoir.info/content.php?itemid=28071&p=

Edité le 31/05/2008 @ 09:02 par Vicheya






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Biographie rapide de Sam Rainsy

Sam Rainsy


Né le 10 Mars 1949 à Phnom Penh.
Né de Sam Sary, Vice-Premier Ministre dans le Gouvernement du Prince Norodom Sihanouk dans les années 1950,
et de In Em, enseignante, première Cambodgienne à avoir passé le Baccalauréat.

A quitté le Cambodge pour la France en 1965. Est retourné au Cambodge en 1992.

Membre du Mouvement FUNCINPEC depuis sa fondation (1981).
Membre fondateur du Parti FUNCINPEC. Membre du Comité Directeur du FUNCINPEC (1992 - 1995).

Membre du Conseil National Suprême du Cambodge (1992 - 1993).
Elu Député de Siem Reap (1993 - 1998).
Ministre des Finances du Gouvernement Royal du Cambodge (1993 - 1994).
Président du Parti de la Nation Khmère (1995 - 1998).
Président du Parti Sam Rainsy Party (depuis 1998).
Elu Député de Kompong Cham (depuis 1998).
Chef de l’Opposition (representée au Parlement par 24 Députés et 7 Sénateurs).

Diplômes supérieurs en:

Gestion d’entreprises: MBA-Master of Business Administration de l’INSEAD - Fontainebleau – France. 1980.
Comptabilité: Diplôme d'Etudes Comptables Supérieures - 1979.
Economie: Maîtrise + Diplôme d'Etudes Supérieures de Sciences Economiques de la Faculté de Droit et des Sciences Economiques de Paris - 1973.
Sciences Politiques : Diplôme de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris - 1971.






Sources : extrait de Cambodge Soir
http://www.cambodgesoir.info/content.php?itemid=28071&p=






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PORTRAIT- Pily Wong, l’incarnation de la jeunesse entrepreneuriale du Cambodge

Pily Wong, directeur exécutif d’une société cambodgienne, Hung Hiep Co., Ltd, est ambitieux et amoureux de son pays natal. Son passé est douloureusement partagé entre la France et le Cambodge, tout comme beaucoup de Cambodgiens qui ont du fuir leur pays durant la période révolutionnaire

Son aspiration entrepreneuriale, c’est tout d’abord une histoire de famille. La société familiale, dirigée aujourd’hui par son père et pour laquelle il agit en tant que directeur exécutif, a été créée dans les années 50 au Cambodge. Fondée par son grand-père, l’entreprise Hung Hiep Co., Ltd, exportatrice de produits agricoles et distributrice de Mercedes Benz, Opel, Chrysler et General Motors prospère avant la période révolutionnaire des Khmers Rouges, vendant près de 400 véhicules par an. Lorsque le régime de Pol Pot éclate, sa famille est forcée de fuir et trouve refuge en France. Une période critique durant laquelle il faut tout reconstruire dans un pays qui n’est pas le sien. Pily Wong effectue la totalité de ses études en France : un bac scientifique suivi d’une école de commerce (INALCO) avec une spécialisation en commerce international. Abandonnant l’envie de devenir programmeur de jeux vidéo et sur les conseils avisés de son père, il se prédestine déjà à suivre la voie familiale. Après les accords de paix des années 90, sa famille retourne en effet au Cambodge pour reprendre la représentation de Mercedes Benz et le développement soudain de ce pays l’incite à rejoindre les siens.

Une expérience professionnelle singulière et enrichissante
Bénéficiant d’une collaboration avec les grands noms de l’industrie, telle l’entreprise automobile Mercedes Benz, Pily Wong a su optimiser toutes les opportunités de formations offertes par ces grandes compagnies. Nommé désormais à la tête du programme de développement du marché de Microsoft au Cambodge, il est passionné par les savoirs détenus par le géant de l’informatique. Il précise même " passer des nuits entières sur des formations en ligne ". Poussé par le désir d‘apprendre, cet homme d’affaire, toujours pris entre deux rendez-vous, s’imaginait " mener une vie tranquille et confortable en France jusqu’à la fin de ses jours !" Ironie du sort peut-être, prédestination sans aucun doute, il gère désormais un emploi du temps partagé entre deux " industries de rêves ", ses deux passions – l’informatique et l’automobile. Installé depuis 5 ans au Cambodge, il en reconnaît tout le potentiel économique et juge l’avenir du pays comme rempli d’espoirs et d’opportunités. " Je ne pense pas que j’aurais pu connaître un tel développement de carrière en France ", ajoute-t-il, conforté dans ses choix.


Fanette GUICHARD. (www.lepetitjournal.com - Cambodge) vendredi 20 Juin 2008



Sources : http://www.lepetitjournal.com/content/view/28372/1841/
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Ieng Sary, du lycée Condorcet à la direction khmère

Par Stéphanie Gée et Chheang Bopha | ka-set.info | 30/06/2008 | 12H03
Plus de trente ans après les faits, l'ancien dirigeant khmer rouge Ieng Sary est jugé à partir de ce lundi devant le tribunal spécial de Phnom Penh. Avec le portrait de cet ancien chef de la diplomatie khmère, dernier volet de sa série Cambodge, Rue89 éclaire la sombre période pendant laquelle un tiers de la population a été exterminé sous le régime de Pol Pot.

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Ieng Sary, l'ancien vice-Premier ministre et chef de la diplomatie khmère rouge, et à ce titre, avec le président Khieu Samphan, figure la plus visible du régime sanguinaire, apparaîtra pour la première fois en audience publique devant les chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens (CETC) le 30 juin.

Depuis son arrestation le 12 novembre 2007 avec son épouse Ieng Thirith, et sa mise en examen pour crimes contre l’humanité et violations graves des Conventions de Genève du 12 août 1949, il a fait parler de lui en demandant l'obtention de visites conjugales. A l'instar de ses anciens pairs, il n'a jamais exprimé le moindre regret pour le macabre bilan laissé par la folie khmère rouge, refusant d'en porter quelque responsabilité que ce soit.

Retour sur ce personnage que les Cambodgiens identifient volontiers comme l'un des cerveaux du Kampuchea démocratique, sur ce nom que les Vietnamiens, au début de l'occupation du Cambodge, ont condamné à une célébrité guère enviable dans l'expression aujourd'hui éculée "la clique Pol Pot - Ieng Sary".

De la lutte pour l'indépendance au communisme

Né Kim Trang en 1925, ce Khmer krom (les descendants des Khmers qui peuplaient la région avant l'arrivée des Viêts, ndlr) réalisa plus tard l'intérêt de "khmériser" son nom en Ieng Sary. Fils d'un notable, il quitte jeune adolescent le sud du Vietnam pour poursuivre ses études à Prey Veng puis dans le prestigieux lycée Sisowath de Phnom Penh. Ce fort en thème se fait vite un nom, et des disciples. Il prend la tête de mouvements étudiants en faveur de l'indépendance du Cambodge, les premiers du genre au Cambodge.

Dès 1946, rappelle la journaliste américaine Elizabeth Becker, il dirige un groupe appelé "Libération du Cambodge du colonialisme français". Bénéficiaire d'une bourse, il part à Paris étudier au lycée Condorcet puis à l'Institut d'études politiques, cursus qu'il finit par abandonner pour se consacrer corps et âme à la cause révolutionnaire. Ieng Sary s'éprend de communisme dans la capitale française, adhérant au Parti communiste français en 1951, année où il épouse Khieu Thirith, fille d'un magistrat cambodgien, qui deviendra la "Première dame de la révolution" et dont la sœur Ponnary convole peu après en noces avec Saloth Sar, futur Pol Pot. Là encore, Ieng Sary s'impose comme un leader, cofondant le Cercle marxiste des étudiants khmers à Paris.

A son retour au Cambodge en 1957, il devient professeur d'histoire dans le public et rejoint le Parti communiste du Kampuchea. Il marque le pas dans son engagement politique en prenant le maquis en 1963, intégrant le mouvement des Khmers rouges. Le 17 avril 1975, jour de la prise de Phnom Penh par les pyjamas noirs, il est l'un des six membres du Comité permanent du parti communiste du Kampuchea (il en est un membre suppléant en 1960 puis titulaire dès 1963), l'autorité suprême du régime des Khmers rouges, rappelle l'historien-journaliste Philip Short.

Un manipulateur guidé par son seul intérêt

Elizabeth Becker dépeint le jeune Ieng Sary "dynamique, intelligent et affable". Le professeur David Chandler rapporte pour sa part que ceux qui l'ont rencontré, spécialement durant ses années au pouvoir, "l'ont décrit comme arrogant, insaisissable et vigilant" mais "jamais comme une personne de sympathique". Laurence Picq (une Française embarquée dans l'aventure khmère rouge par son mari cambodgien) évoque dans ses mémoires "un maître cruel et dévoué", ajoute-t-il.

Le directeur du Centre de documentation du Cambodge (DC-Cam), Youk Chhang, n'hésite pas à le décrire comme un "manipulateur". Un adjectif que reprend également Philip Short, auquel il ajoute celui de "retors", le définissant comme "plus astucieux qu'intelligent". Il était, explique-t-il, "partisan d'une double règle -une pour lui, l'autre pour son entourage- qui caractériserait son comportement toute sa vie durant". De Ieng Sary, on dit encore qu'il était obsédé par son confort et le bien-être de sa famille. Ainsi, selon Youk Chhang:

"Son intérêt personnel passe toujours en premier, n'ayant aucun scrupule à gagner les faveurs de ses ennemis jurés d'hier comme il le fit quand il rallia le gouvernement de Heng Samrin [en 1996] après l'avoir pourtant vertement critiqué…"

Il fut, il est vrai, l'un de ceux qui céda le plus au népotisme, souligne Philip Short:

"Il plaçait systématiquement ses enfants et neveux à des postes élevés pour lesquels ils n'avaient aucune compétence.".

Sur les photographies prises à l'époque, Ieng Sary arbore, comme Pol Pot, le visage d'un homme bien nourri. Youk Chhang l'épingle:

"Il s'est comporté à l'opposé des principes prônés par la révolution, portant lunettes et se faisant conduire en voiture, loin du modèle du communiste ascétique qu'il aurait dû être pour ses concitoyens."

Le porte-voix du Kampuchea démocratique

Conspuant l'impérialisme américain, menant ensuite une croisade contre un Vietnam perçu comme dangereusement expansionniste, le chef de la diplomatie khmère rouge se faisait une grande idée du Kampuchea démocratique, de son indépendance et de cette autarcie dont Khieu Samphan avait fait l'éloge dans sa thèse de doctorat à la Sorbonne en 1959.

Après avoir brossé un tableau peu élogieux de la situation internationale dans un discours, se souvient Laurence Picq, Ieng Sary conclut que "seul le Kampuchea démocratique offrait à l'humanité tout entière tournée vers lui l'image d'un pays puissant et d'une révolution pure". En 1977, rapporte Philip Short, Ieng Sary déclara à un journaliste:

"Nous voulons réaliser quelque chose qui n'a encore jamais existé dans l'histoire. A cette fin les Khmers rouges évitaient les théories mais s'appuyaient sur la conscience [révolutionnaire] et menaient une lutte concrète".

L'ultraradicalisme trouve en lui l'un de ses meilleurs prêcheurs. Content de lui, rapporte Laurence Picq, il s'enthousiasmait:

"Des journées de dix-sept heures! La supériorité du régime socialiste est là! On est loin des quarante heures par semaine qu'exigent certains syndicats révisionnistes et on est loin du chômage créé par le régime capitaliste!"

Ieng Sary et les purges

Ieng Sary croyait en l'existence d'ennemis cachés à l'intérieur du Kampuchea et du parti. Les purges furent conséquentes dans son ministère des Affaires étrangères, réservoir d'intellectuels qu'il avait rappelés de l'étranger pour aider à reconstruire le pays, au point que Laurence Picq avait baptisé ce ministère "l'antichambre de la mort". Les Affaires étrangères possédaient ainsi un réseau de camps de rééducation à Phnom Penh et en province, notamment celui de Boeung Trabek dans la banlieue sud de la capitale.

Lors des séminaires, Ieng Sary appelait les participants à "collaborer à la dénonciation des 'traîtres'", se souvient la Française, et il n'omettait pas de saluer chaque décapitation d'un réseau d'espionnage. Elle rapporte ainsi les propos du ministre après la mise à l'écart d'un certain Van Piny, dont les soi-disant activités d'agent de la CIA venaient d'être découvertes:

"Entre autres choses, il avait avoué avoir gaspillé une cinquantaine de noix de coco. 'Cinquante noix de coco!, répéta Ieng Sary d'un air offusqué, c'est du sabotage économique!'"

Elle écrit qu'en 1978 il était "de bon ton de considérer Ieng Sary comme un héros qui avait su mener sur le front intérieur une lutte victorieuse". Pour Youk Chhang, l'homme a indéniablement "les mains couvertes de sang".

Dans le déni

Fin 1977, devant les Nations unies qui veulent ouvrir une enquête sur le non respect des droits de l'homme au Cambodge, il ne donne aucun crédit aux récits rapportés des réfugiés cambodgiens sur les horreurs commises au nom de l'Angkar. Il préfère accuser les Etats-Unis d'avoir commis un génocide. Pourtant, Youk Chhang le martèle, "en tant que membre du Comité permanent du PCK, il était au courant, voire à l'initiative de la politique menée par le régime":

"C'est ce comité qui présidait aux destinées du Cambodge. Les rapports des réunions sont là pour prouver sa présence… Et on sait aussi que c'est lui qui a convaincu les intellectuels khmers expatriés de revenir au pays, où les attendait, pour une grande partie d'entre eux, une mort certaine."

Néanmoins, reconnaît Youk Chhang, "l'homme est assez malin pour trouver le moyen de rejeter ces accusations toute honte bue". Dans l'ordonnance de placement en détention provisoire des CETC en date du 14 novembre 2007, il est écrit que Ieng Sary "conteste les faits qui lui sont reprochés", et qu'il voudrait "connaître la vérité sur une période noire de notre histoire" car, dit-il, il ne sait pas où elle se trouve…

Une vie contre-révolutionnaire "confortable"

Ieng Sary ne laisse rien au hasard. Début janvier 1979, face à l'avancée des Vietnamiens sur le territoire, il s'embarque à bord d'un train spécial et gagne la frontière thaïlandaise, "avec les archives du ministère, empaquetées à la hâte la veille", note Philip Short. Le 19 août 1979, il est condamné par contumace à la peine capitale pour crime de génocide par le tribunal révolutionnaire de Phnom Penh mis en place avec l'aide du Vietnam. Un jugement qui n'est pas reconnu par la communauté internationale car "non conforme aux normes internationales d'équité".

Ieng Sary continue d'occuper d'importantes fonctions au sein des Khmers rouges après leur chute jusque fin 1981, selon Philip Short, date à laquelle il commence à être marginalisé jusqu'à ne plus peser dans les décisions importantes. En août 1996, il passe un accord séparé avec le co-Premier ministre Hun Sen et change de camp. Sa reddition sonne le glas du mouvement rebelle khmer rouge.

Il obtient non seulement l'amnistie par le roi le 14 septembre 1996 au nom de la "réconciliation nationale", sur intervention de Hun Sen, mais également le droit de gérer la place forte khmère rouge de Païlin qui devient, avec ses juteuses mines de rubis, une zone "semi-autonome" sous ses ordres.

Plusieurs milliers de ses partisans font défection dans son sillage, dont près de la moitié des effectifs totaux de l'armée khmère rouge qui sont intégrés dans l'Armée royale, rappelle Philip Short. Le camp avec lequel il coupa brutalement les liens ne manque pas de dénoncer ce "traître" et l'accuse d'avoir détourné une grande partie de l'aide chinoise. Comme le rapportent les Missions étrangères de Paris d'Asie sur leur site internet, Ieng Sary leur donne la réplique: il attaque Pol Pot, "le plus cruel et le plus sauvage des assassins", et le blâme "d'avoir massacré les intellectuels et commis de multiples crimes durant son règne de terreur".

Il se targuera ensuite d'avoir été l'artisan du ralliement des troupes khmères rouges au gouvernement, estimant avoir ainsi contribué au rétablissement de la paix au Cambodge. S'il a été le premier hiérarque khmer rouge à faire sécession, David Chandler estime que c'est "parce qu'il était et est davantage réaliste que Pol Pot, Nuon Chea ou Khieu Samphan":

"Il a vu les avantages qu'il y avait à faire défection. Il est devenu (ou est resté) plutôt riche et a vécu une vie contre-révolutionnaire plutôt confortable."

Ces dernières années, il vivait tranquillement en famille dans une villa cossue au cœur de Phnom Penh, s'offrant des allers et retours à Bangkok pour se faire suivre médicalement. Lui et son épouse ont pourtant clamé ne pas être assez fortunés pour prendre en charge les honoraires de leurs avocats… Ils ont en effet fait inscrire tous leurs biens au nom de leurs enfants. Les CETC ont par conséquent décidé de supporter cette dépense.

En partenariat avec le site d'information indépendant cambodgien ka-set.info


Source : http://www.rue89.com/2008/06/30/cambodge-ieng-sary-du-lycee-condorcet-a-la-direction-khmere

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Non content d’avoir transformé l’entreprise familiale en véritable chaîne commerciale, Ung Dipola, PDG d’Eye Care, prévoit désormais d’étendre son réseau à l’ensemble des provinces du Royaume. Portrait d’un entrepreneur qui voit loin et grand

Rien ne prédestinait ce Franco-cambodgien d’une trentaine d’années à faire carrière dans l’optique. Lui se voyait plus dans le bâtiment. C’est d’ailleurs avec un diplôme d’ingénieur en poche, obtenu en France à l’école supérieure de travaux publics, que Ung Dipola pose ses valises à Phnom Penh à la fin de l’année 2000. Erreur de timing…le bâtiment est alors un secteur en friche, très loin de l’âge d’or qu’il traverse actuellement. Alors pourquoi ne pas se consacrer à l’entreprise familiale ? "Lorsque j’ai repris Eyecare, nous avions cinq boutiques mais pas de bureaux comme aujourd’hui, et la comptabilité était tenue par ma mère", explique t-il. Sept ans plus tard, la société s’est dotée de grands locaux dans Phnom Penh et a déjà ouvert quatre points de ventes supplémentaires. "Nous sommes aujourd’hui présents à Phnom Penh, grâce à nos sept boutiques, mais également à Siem Reap et à Battambang. A terme, l’objectif est d’ouvrir un magasin Eyecare dans chaque province du Royaume". Un entrepreneur ambitieux qui utilise à bon escient son expérience acquise en Europe et en France, "mieux anticiper le marché et planifier les choses, car ce qui est le passé là bas est le présent ici, ce qui me permet de jouer avec un coup d’avance".

Des paires de lunettes à prix abordable
Ung Dipola compte sur le besoin en lunettes de près de 4 millions de personnes, soit environ 30% de la population du pays, pour aider à la croissance de sa société. Mais il ne se fait pas d’illusion quant à l’étendue réelle de ce marché, les problèmes de vue étant le cadet des soucis d’une majorité de Cambodgiens. "Si vous retirez de ces 4 millions de personnes ceux qui ne s’intéressent pas à la santé de leurs yeux, puis ceux n’ayant pas les moyens d’investir dans une paire de lunettes, la clientèle potentielle se réduit énormément" explique t-il, néanmoins confiant dans l’avenir. "Nos premiers prix permettent d’avoir une paire de lunettes de vue de bonne qualité pour quinze dollars, soit six fois moins chère qu’en Europe pour un produit équivalent". Des tarifs abordables pour une clientèle qui devrait grandir dans les années à venir, portée par la croissance de l’économie nationale.

"Je ne veux pas être un président à mi-temps"
Eyecare est d’ores et déjà le numéro un de l’optique sur le territoire, et son PDG compte tout mettre en œuvre pour le rester. Si les vendeurs de lunettes poussent comme des champignons à Phnom Penh, Ung Dipola mise d’abord sur la qualité de ses produits pour leurs damner le pion. "Nous garantissons nos produits, verres et montures, ce qui est un gage de confiance pour les clients, et nous ne travaillons qu’avec des fournisseurs sérieux", explique t-il, avant d’ajouter "qu’il se refuse à vendre des lunettes Gucci à 5$, car ce type de paires ne respecte pas nos normes de qualités". La formation de ses employés est également un aspect primordial au succès de son entreprise, "les plus anciens de nos opticiens sont partis en formation à Singapour. Désormais, je fais venir des spécialistes de Malaisie, de Thaïlande pour former nos recrues". Un apprentissage interne long de deux ans, qui permet de pallier à l’absence d’une école d’optique au Cambodge, et qui ouvre de réelles perspectives aux personnes titulaires du baccalauréat.
C’est pour le moment un sans faute que réussi Ung Dipola dans sa reprise d’Eyecare, même s’il avoue lui-même avoir un petit regret de ne pas avoir fait une carrière plus conforme à sa formation initiale dans le BTP, étant donné la croissance du secteur ces dernières années. "Avec les objectifs très élevés que nous nous sommes fixés, je ne peux pas me permettre dans me lancer dans autre chose maintenant, je ne peux pas être un président à mi-temps".


Alexandre BELLITY. (www.lepetitjournal.com - Cambodge) vendredi 22 août 2008



Sources : http://www.lepetitjournal.com/content/view/30254/1841/
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PORTRAIT - Jean Daniel Gardère et sa fidélité pour le Cambodge

Jean Daniel Gardère est l’une des figures de la communauté française du Cambodge. Désormais à la retraite, l’ancien chef de la mission économique a choisi de poursuivre dans le privé son histoire d’amour avec le Royaume khmer. Un choix qui ne doit rien au hasard. Portrait

Jeune fonctionnaire, Jean Daniel Gardère effectue sa première mission en Asie en 1968 pour le compte du ministère des Finances. A tout juste 25 ans il entame ainsi une carrière des plus prometteuses dont la première étape le mène à Singapour. La "Cité Etat" vit alors sous le régime très austère de Lee Kuan Yew, et le "gamin" qu’est alors Jean Daniel ne va tarder à multiplier "les longs week-ends", et pour cela très vite le Cambodge devient sa destination favorite.
Le Royaume était alors "en paix et fleurissant" selon les mots mêmes de Jean Daniel, le Cambodge du Sangkum est le terrain idéal des excursions à moto. "Une atmosphère incroyable" se remémore Jean Daniel qui se sent encore honteux aujourd’hui de ne pas avoir su appréhender la situation locale : "le pays est en guerre civile, les inégalités sont très fortes au sein de la population, et la relation entre ville et campagne est difficile" rappelle-t-il, "cela finira par donner lieu à la révolution républicaine de 1970 et ensuite à la révolution Khmer Rouge". Lucide il conclue sur cette période : "tous les ingrédients d'une situation explosive sont là, et je ne me rends compte absolument de rien". Ce qu’il retient, c’est avant tout la gentillesse de la population, les paysages a couper le souffle. "J'ai eu un choc esthétique, humain, qui l’a emporté sur tout le reste" confesse t-il. Et c’est finalement sur une très lucrative victoire au poker qu’il quitte le Cambodge puis l’Asie...

Dur retour à la réalité
Après trois années en poste au Brésil, Jean Daniel Gardère choisit une première fois de rejoindre le privé, mais rapidement arrive une proposition "qui ne se refuse pas" : un poste de conseiller auprès de l’ambassade de Phnom Penh. Hélas, en 1972, la situation du pays est alors catastrophique, et le ministère de tutelle décide de bloquer les départs. Durant deux ans c’est le statu quo, la France attend, lui aussi, et finalement la mutation est annulée. "J’ai eu une très grosse frustration ce jour-la, qui explique mon séjour ici aujourd’hui. J’avais vraiment envie de ça, quelles que soient les difficultés… J’avais quitté mon travail dans l'édition, les billets étaient déjà réservés et mes affaires prêtes à partir".
Pendant plus d'une vingtaine d'années, il restera éloigné du Cambodge, même s'il poursuivra ses nombreux voyages, au fil de ses affectations professionnelles, de l’Iran aux Etats-Unis en passant par l’Italie. Son retour en France au début des années 90 marque son arrivée au sein de l’inspection générale des missions à l’étranger, poste qui lui permettra de renouer avec le Cambodge. En effet, en 1991, au cours d’une mission dans la région, Jean Daniel Gardère revient au pays khmer, la France étudie alors la possibilité de rouvrir son ambassade phnompenhoise. "J’ai été bouleversé par le contraste entre mes souvenirs et la réalité" se souvient-il, "j’avais connu cette perle de l’Asie Pacifique, souriante, verdoyante et j’avais devant moi une ville sombre, défoncée, grise, aux façades sans fenêtre".

Jean Daniel établit un rapport favorable au retour de la France au Cambodge, et après plusieurs séjours, c’est seulement en 2002 qu’il saisit l’opportunité de venir lui même s’installer au Cambodge. A l’approche de ses 60 ans, ce "baroudeur" s’ennuie à Bruxelles, exerçant, selon lui, un métier peu stimulant. "J'ai dû faire un forcing pour que l’administration me confie le poste de chef de mission au Cambodge... Avec mon ancienneté et mon expérience, personne ne comprenait pourquoi j'acceptais ce poste perdu au bout du monde".
Après trois années passées à la tête de la mission économique de Phnom Penh, Jean Daniel Gardere ne regrette pas son choix et décide même de poursuivre l’aventure dans le privé. Exerçant une fonction de conseils aux investisseurs au sein de la société City Star, il travaille en parallèle à la rédaction d’une étude pour le compte de la Banque nationale du Cambodge. Et si ses différents projets ne sont pas encore terminés, il confie, non sans hésitation, qu’un départ n’est pas à exclure, "pour se rapprocher de mes enfants".




Steffy BENEAT. (www.lepetitjournal.com Cambodge) vendredi 12 septembre 2008


Sources : http://www.lepetitjournal.com/content/view/30721/1841/

Edité le 22/09/2008 @ 06:36 par Vicheya
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L'ex-Khmer rouge reste maître du Cambodge



L'opposition dénonce, en vain, le trucage des élections : l'emprise d'Hun Sen, au pouvoir depuis 1985, sur le Cambodge n'a jamais été aussi forte.
Portrait

En 1985, à 33 ans seulement, Hun Sen devenait le plus jeune Premier ministre de la planète. Après les élections législatives de dimanche où son camp a obtenu 60 % des voix, à bientôt 56 ans, il est plus que jamais maître de son pays de 14 millions d'habitants, l'un des plus pauvres au monde. Et ambitionne de le rester « jusqu'à l'âge de 90 ans ». Soit jusqu'en... 2053.

Né en 1952 dans une famille de paysans, Hun Sen quitte l'école et s'engage à 18 ans au sein des Khmers rouges. En 1970, la guerre civile entre pro-chinois et pro-américains éclate. Colonel des Khmers rouges, il perd un oeil au combat. Le Kampuchéa démocratique organise le génocide de sa propre population, tuant deux millions de personnes. En 1977, il rompt avec Pol Pot et s'enfuit au Vietnam, pour revenir, fin 1978, avec les dissidents soutenus par Hanoï. Les Khmers rouges sont chassés de Phnom Penh en quelques jours, le pays est ruiné, son élite anéantie. Hun Sen a parfaitement joué le coup : il prend place dans le gouvernement installé par les Vietnamiens. Et en devient, en 1985, le Premier ministre.

L'idéologie communiste convertie au libéralisme

Très ferme vis-à-vis des opposants et de la communauté internationale, il doit sa longévité à la fidélité du Parti du peuple cambodgien (PPC), modèle d'idéologie communiste convertie au libéralisme, et à ses puissants réseaux qui quadrillent le Cambodge. La victoire des royalistes aux premières élections libres, en 1993, ne le déstabilise pas : il négocie un habile partage du pouvoir avec le prince Norodom Ranariddh, avant d'y mettre fin, en 1997, et de les laminer, dimanche dernier. De pion du Vietnam communiste, Hun Sen est devenu un libéral nationaliste, utilisant à bon escient une forte croissance économique, à plus de 10 % ces trois dernières années, et la ferveur patriotique, dans le conflit frontalier qui l'oppose actuellement à la Thaïlande. La corruption généralisée, les droits de l'homme bafoués et les irrégularités du dernier scrutin (contrôle des médias, suppression de listes électorales) ne pèsent pas lourd à côté. « Il appartient au peuple cambodgien d'accepter ou de rejeter les résultats », a commenté Martin Callanan, le chef des 130 observateurs de l'UE qui ont dénoncé les manquements aux règles démocratiques. C'est tout vu.


Pierrick YVON.


Photo : Hun Sen a perdu un oeil, mais pas sa ruse qui lui permet, depuis plus de vingt ans, de gouverner le Cambodge. : AFP



Sources : http://www.ouest-france.fr/L-ex-Khmer-rouge-rest...dge-/re/actuDet/actu_3637-677477------_actu.html


Edité le 23/09/2008 @ 17:47 par Vicheya
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PORTRAIT - Molyvan ou un architecte comme icone nationale

Van Molyvan était la semaine dernière l’invité du Centre Culturel Français. Architecte renommé, urbaniste reconnu, l’ancien président de l’ASPARA incarne à lui tout seul une conscience cambodgienne aujourd’hui bien malmenée. Retour sur une icône nationale.

L’architecte du Sangkum
Une des rares personnalités du Cambodge à faire l’unanimité, Van Molyvan a avant tout été le principal maître d’œuvre du régime du Sangkum Reastr Niyum. Mandaté par le Prince Norodom Sihanouk, alors chef du gouvernement, l’architecte a orchestré avec brio le renouveau architectural et urbain du Cambodge. Le Royaume, tout juste indépendant, marque alors les esprits, des experts Singapouriens viennent observer, si ce n’est copier, le développement urbain de la capitale. Symbole de cette volonté de concilier passé et présent, le Monument de l’Indépendance rappelle la principale tour du complexe d’Angkor Wat. Mais le monument, encore admiré aujourd’hui, n’est qu’un exemple parmi d’autres des réalisations des équipes de Van Molyvan : théatre national, conseil des ministres, mais aussi le Stade olympique, alors le plus grand édifice de la région. On pourrait encore citer le « building blanc » et le « building gris » réalisés dans le cadre de l’aménagement du Tonlé Bassac. Ces deux bâtiments sont très représentatifs de l’œuvre de Van Molyvan, très proche de celle de Le Cordusier, avec en toile de fond une volonté de développement social, le peuple doit accéder à la propriété.

Un « vieux Monsieur » toujours sur le devant de la scène
Dire que l’héritage du Sangkum a été malmené est un euphémisme. Dans le domaine architectural, hormis le Monument de l’Indépendance, la plupart des édifices réalisés sous l’égide de Van Molyvan ont aujourd’hui disparus ou sont méconnaissables. Plus encore que les soubresauts de l’histoire qui n’ont pas épargné le vieux Royaume, c’est la volonté délibérée et irréfléchie des promoteurs immobiliers qui aura eu raison de l’œuvre de Van Molyvan. Revenu au Cambodge dans la foulée des accords de Paris (1991), Van Molyvan devient ministre d’état à la Culture et à l’Aménagement du territoire au sein du gouvernement de coalition. A nouveau aux commandes, l’architecte a de grandes ambitions pour le Cambodge et sa capitale, aidé en cela par une équipe de la ville de Paris. Des lois sont votées et des institutions sont fondées pour mieux encadrer le développement urbain du Cambodge renaissant. Mais les intérêts privés sont trop forts, et la voix de la sagesse, qu’incarne Van Molyvan, n’est plus écoutée par des décideurs trop pressés.Un dernier mandat à la tête de la nouvellement créée Autorité ASPARA* permettra à ce grand monsieur de terminer sa carrière publique sur une note très positive, les visiteurs du Parc Archéologique d’Angkor peuvent en témoigner.
Témoin de son temps, Van Molyvan n’a depuis guère changé de discours, s’élevant contre les développements inconsidérés autour de « son » Stade Olympique, tonnant plus récemment contre la disparition du lac Boeung Kak. Et si les autorités ont, semble-il, décidé d’ignorer cette (grande) voix discordante, l’affluence enregistrée lors de la dernière conférence du « maître » prouve que bientôt d’autres prendront la relève. Espérons-le du moins.


Simon Agez (www.lepetitjournal.com Cambodge) vendredi 3 octobre 2008

*Autorité pour la Protection, la Sauvegarde et l’Aménagement de la Région d’Angkor, créée en 1995

Les Cités Khmères Modernes - Vann Molyvann, des editions Reyum - En vente au 47 rue 178, Phnom Penh




Sources : http://www.lepetitjournal.com/content/view/31759/1841/
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Romyda Keth, le style à Phnom Penh

Née au Cambodge en 1966, Romyda Keth est aujourd’hui une figure incontournable de la mode. Après avoir vécu à Paris, où elle a fait ses études, puis à Prague, elle est revenue dans son pays d’origine. Ses créations, de renommée internationale, se vendent aussi bien au Japon qu’à La Réunion. Mais c’est bien à Phnom Penh que sont imaginées, dessinées puis créées les robes de soirées et autres tenues…Romyda travaille au cœur de la boutique Ambre, dans une maison coloniale entièrement rénovée . Elle nous a ouvert les portes de son atelier…


Un parcours atypique
Romyda Keth n’est pas devenue styliste par hasard. Passionnée de mode depuis toute petite, elle reconnaît avoir grandi dans un milieu où, déjà, l’élégance avait son importance, ce qui l’a beaucoup influencé. Même ses études parisiennes dans une école de mode n’ont pas été décisives : «Je ne devrais pas le dire…» affirme-t-elle. Qu’est-ce qui a donc lancé sa carrière dans un monde aussi inaccessible que la mode ? «La chance», qui selon elle lui a permis de rencontrer les bonnes personnes au bon moment. Contrairement à d’autres stylistes en herbe, Romyda n’a pas eu besoin d’effectuer des stages pour faire ses preuves. Ses premières créations ont été repérées par des professionnels lors d’une exposition de jeunes créateurs…le début d’un parcours prometteur.

Ambre comme lieu de création
Si les créations de Romyda Keth font aujourd’hui l’unanimité à Phnom Penh, l’ouverture de sa première boutique, baptisée Ambre, aurait pu se faire ailleurs. En effet, ce n’est pas pour renouer avec ses origines que la styliste est revenue dans son pays natal. Après avoir passé des vacances en famille au Cambodge en 1991, « Mon mari est tombé amoureux du pays. Je l’ai suivi ! ». Cela a donc été l’occasion d’installer un premier magasin, derrière lequel se cache un atelier où plus d’une centaine d’employés coupent, repassent et cousent… Au cœur d’une maison coloniale entièrement rénovée, les tenues et accessoires sont exposés dans différentes pièces, chacune réservée à une couleur. « Je me renouvelle régulièrement, car Phnom penh est une petite ville où la demande est importante » explique Romyda. Pas moins de 10 créations par semaine, pour lesquelles elle dit s’inspirer de tout : musique, films, peinture…

« La mode est un réveil »Depuis, Romyda Keth a ouvert plusieurs boutiques dans le monde, comme à Paris, Tokyo, ou encore Singapour. Elle dessine également pour la marque Khmer Attitude vendue au Raffles Hôtel Le Royal et au Grand Hôtel d’Angkor, une collection particulière destinée aux touristes souhaitant ramener des vêtements en soie par exemple. Lorsqu'on l'interroge sur la place de la mode au Cambodge, elle évoque tous les pays qui ont connu une période dramatique, à l’instar de celle des Khmères rouges : « La mode fait partie de l’art, elle est un réveil ».
Pourtant, Romyda Keth avoue entretenir un rapport hermétique à la mode : elle n’assiste pas aux défilés, ne suit pas les tendances. Elle préfère se fier à son instinct…et ça nous plaît !


J-P (LePetitJournal.com, Cambodge) Lundi 20 Octobre 2008

Ambre
37, rue 178, Phnom Penh
Tel (855) 012 688 608
kethambre@online.com.kh




Sources : http://www.lepetitjournal.com/content/view/32314/1841/






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PORTRAIT-Kompheak Phoeung, professeur cambodgien de littérature française

Kompheak Phoeung est professeur de littérature à l’Institut des Langues étrangères de Phnom Penh, là où il avait suivi ses premiers cours de français, il y a une dizaine d’années. Après des études en France, il enseigne dans son pays natal et obtiendra bientôt son doctorat en lettres modernes. Portrait d’un cambodgien amoureux de la langue de Molière


Un parcours atypique

Issu d’une famille de paysans, rien, à première vue, ne destinait Kompheak à une carrière dans la littérature française. Lorsqu’on lui demande ce qui a déclenché son intérêt pour la langue, il se souvient des chansons, mais surtout des films des années 60-70’s que lui montraient ses parents lorsqu’il était petit. « C’est un héritage familial » dit- il, qui a fait naître son envie d’étudier le français. Kompheak débute ses premiers cours à l’âge de 15 ans, à hauteur de 5 heures par semaine. Puis après avoir obtenu son baccalauréat en 96, il intègre l’Institut des Langues Etrangères de Phnom penh, où il obtiendra, quatre ans plus tard, une licence de français. Son excellent niveau lui permet de bénéficier de bourses, d’abord dans son propre pays. Kompheak nous explique qu’au Cambodge, « une bourse permet seulement de couvrir les frais d’inscription » et, à l’époque, d’acheter trois pains grâce aux 1000 riels accordés par mois. Mais c’est grâce à une bourse du gouvernement français, en coopération avec l’ambassade, qu’il s’envole pour la France pour continuer un master à l’université Stendhal de Grenoble. Une époque difficile dont il se souvient bien : « En deux ans, je me suis fais deux véritables amis ». Le système de la fac où personne ne connaît personne, la cité universitaire…« Cela m’était égal, j’étais là pour étudier », raconte-t-il.

Un passionné de littérature française
Kompheak est allé pour la première fois en France en 1998, lors d’un séjour linguistique offert par ses parents. Aujourd’hui, il travaille comme professeur au Département d’Etudes Francophones de Phnom Penh pour pouvoir, bientôt, terminer sa thèse à Paris. Une ville où « la moindre photocopie coûte déjà cher » et un niveau de vie qu’il ne peut, pour l’instant, pas se permettre. Son doctorat lui pose également d’autres problèmes, car « Il n’y a pas de docteur en littérature au Cambodge…». Il est donc difficile, dans ces conditions, de trouver un maître de thèse. Pas évident non plus d’étudier un auteur cambodgien, Kong Bun Chhoeurn, dont la moitié des romans ont été brûlés sous les khmères rouges. « C’est un homme qui a traversé l’histoire cambodgienne », un sujet qui lui tient particulièrement à cœur, même si Kompheak a eu plus d’une fois l’envie de tout abandonner. En parallèle, il enseigne la littérature française à ses étudiants à qui, il espère transmettre sa passion. « Je les fais travailler sur des textes de Maupassant, des adaptations cinématographiques d’ouvrages. Ils sont parfois découragés » explique-t-il. Ses auteurs français préférés ? Henri Troyat, Michel Tournier…Mais ce qui lui donne avant tout la force de continuer, c’est l’envie de peut-être, un jour écrire ses propres romans : « J’ai déjà été édité au Cambodge sous un pseudonyme, et j’ai une proposition en France… » même si il est conscient qu’il est difficile d’en faire son métier.

Johanna Pons (LepetitJournal, Cambodge) Mercredi 19 Novembre 2008


Photo : (Source Photo: LPJ-Cambodge)



Sources : http://www.lepetitjournal.com/content/view/33622/1841/

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Chapeau à ce jeune Phoeung février...

Je lui souhaite bon avenir...

Rien n'existe qui n'ait au préalable été rêvé. © Ismaël Mérindol (1466)
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PORTRAIT - Somanos Sar, après la douleur, l'inspiration

Passionné d’aviation, domaine dans lequel il exerce sa profession, Somanos Sar l’est aussi par la littérature. Dans des registres différents, ses deux premiers livres ont été remarqués. A travers l’écriture, c’est un parcours douloureux dont témoigne l’auteur


Déjà la deuxième distinction pour Somanos Sar. Après le prix Tropique décerné par l’Agence Française de Développement pour son premier ouvrage Apocalypse Khmère, l’auteur cambodgien s’est vu remettre en 2008 pour L’ombre d’un doute, le prix littéraire de l’association française Phnom Penh Accueil. D’abord édité en français, ce dernier vient d’être traduit en khmer. A l’occasion de sa venue en décembre au Centre Culturel Français de Phnom Penh, Somanos a pu mesurer le succès de cette initiative. Pas moins de 120 volumes, mis en vente à 1 dollar, ont été achetés par les étudiants cambodgiens présents ce jour-là. « En France, la sortie de ce livre est passée inaperçue » nous dit pourtant l’intéressé.

Tragédie familiale
Lunettes sur le nez et cheveux épais, les traits juvéniles de l’écrivain ne trahissent pas ses 43 ans. Sa voix est teintée d’un accent typique de la région parisienne où il vit aujourd’hui. Somanos est pourtant né au Cambodge. Alors qu’il n’a que dix ans, le régime Khmer Rouge accède au pouvoir. Sa famille, plutôt aisée, fait partie des élites que « l’année zéro » va mettre à mal. L’enfant doit partir se réfugier dans la province de Takeo avec ses soeurs, non sans avoir été séparé de son père et de son frère au préalable. Sa mère, partie pour un stage d’infirmière en Belgique est, quant à elle, coincée en Europe. Elle aura au moins évité la tragédie qui attend sa famille : « Dans notre lieu de retraite, ma sœur a succombé à la maladie. A mon retour à Phnom Penh, une fois les Khmers Rouges partis, j’ai appris que mon père et mon frère avaient été exécutés. Mes cousins m’ont alors pris sous leur aile. Tout ça, c’est l’histoire que je raconte dans mon premier livre, Apocalypse Khmère. »

En 1982, Somanos finit par retrouver la trace de sa mère. Celle-ci, naturalisée française, parvient à le faire venir à Paris, à l’âge de 17 ans. « Je ne parlais pas un mot de français, cela a été un choc culturel, se rappelle-t-il. J’ai dû trouver rapidement mes repères. » Son adaptation est une réussite. Le jeune homme accomplit de brillantes études : « J’ai vite compris que ce serait mon salut et j’étais sans doute fait pour ça » Fort d’un DESS de micro électronique, il devient ingénieur dans l’aviation civile et passe son brevet de pilote. Il renoue ainsi avec l’un de ses rêves d’enfant, sans doute influencé par un oncle pilote d’avion. Mais une autre passion le dévore : « J’ai toujours eu en moi le goût pour la lecture et l'écriture. Après les Khmers Rouges, Phnom Penh est devenu un désert culturel. Tous les livres avaient été détruits. Alors je courais après la moindre feuille qui volait dans la rue pour pouvoir la lire ! » En France, il comble enfin son manque. C’est de science-fiction et d’imaginaire qu’il se délecte avec les oeuvres d’Asimov, Tolkien, Barjavel ou Herberts.

« La mémoire ne doit pas être un poison »Deux ans seulement après son arrivée dans l’Hexagone, Somanos songe à prendre la plume lui aussi. « Je voulais écrire en français, mais je me suis vite aperçu que je n’avais pas encore un assez bon niveau » avoue-t-il. Il place alors cette envie entre parenthèses et se concentre sur ses études. En 1997, ce besoin d’écrire le reprend, précisément au moment de la naissance de ses enfants : « J’ai voulu leur transmettre une mémoire, mais lavée de la souffrance et de la haine. Selon moi, la mémoire ne doit pas être un poison, mais une richesse à partager. Bien sûr, j’ai beaucoup souffert en écrivant ce livre, mais quand on comprend pourquoi tout ça s’est passé, on accepte mieux la souffrance. » Apocalypse Khmère sort ainsi en 2003, suivi quatre ans plus tard du deuxième ouvrage de l’auteur, L’ombre d’un doute. Bien que ce dernier soit un roman étiqueté thriller, il y persiste une trace du passé de l’auteur : « Le récit est un prétexte pour bâtir un pont entre la France et le Cambodge, car je suis issu de ces deux pays. Le fond du livre est aussi un hommage métaphorique à ma grande sœur, qui s’est sacrifiée pour nous. »

Tout en continuant son activité dans l’aviation, Somanos ne compte pas s’arrêter là. Convaincu « qu’à l’inverse de la télé ou du cinéma, un livre permet de prendre le temps de la réflexion », il prépare déjà deux autres ouvrages. [u]Le premier, inspiré du conte pour enfants cambodgien, Thmemg Chey, le petit diable cambodgien, devait sortir en janvier prochain.[/u] L’autre, un roman ayant pour théâtre la période de guerre au Cambodge dans les années 70, est encore en cours d’écriture. Attaché à son pays natal, Somanos y puise aussi sa principale source d’inspiration.


Pierre-Olivier Burdin (LePetitJournal.com Cambodge) lundi 22 décembre 2008



Photo :
Entouré par des étudiants cambodgiens, l'auteur dédicace son dernier livre L'ombre d'un doute (crédit: Martine Verrot)




Sources : http://www.lepetitjournal.com/content/view/34701/1841/
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blog de Sar Somanos, l'auteur de Apocalypse khmère et de l'Ombre d'un doute.
Vous y trouverez aussi des poèmes... Le blog est très bien fait.
Chapeau bas à Sar Somanos !

http://www.somanos.fr/spip.php?article33
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