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Author Des adeptes de la regrettée Sabine TRANNIN ?   ( Replies 3 | Views 333 )
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Des adeptes de la regrettée Sabine TRANNIN ? Reply With Quote
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Charities need to learn lessons, too


Les moustiques et la chaleur intense n'étaient pas les seules difficultés rencontrées par David TOWNSEND alors qu'il enseignait au Cambodge. Il eut également des soucis avec la maxime "faites de votre mieux" des organisations humanitaires.

Society Guardian, Jeudi 6 Décembre 2007

C'est donc un adieu à tout cela, vu que ma mission de trois mois comme "professeur" volontaire au Cambodge touche à sa fin.

Plus de douche froide ni de chasse désespérée aux moustiques dans ma chambre ventilée à 3$ la nuit. Plus de ces délicieuses leçons d'Anglais à l'heure du déjeuner avec le jeune personnel que M. KUNN emploie à sa terrasse sur les toits de Jasmine Lodge. Plus de contact, public ou privé avec les femmes et les hommes khmers qui m'ont généreusement permis de voir la vie qu'ils menaient, de visiter leurs villages, de manger, de danser et de boire chez eux, de découvrir que leur grand sens du divertissement est l'expression extérieure d'une résistance interne à la pauvreté chronique. Je ne pourrais plus les aider d'une façon pratique.

L'organisation à laquelle j'ai offert mes services - the Cambodia Kid project conduit par Globalteer - est surtout un travail en cours. Il n'y a pas de tactique, d'objectif, de philosophie, de pratique ou d'études de marché. Certains de ces éléments devraient quand même être mis en place.

Le cheval de bataille de Globalteer est aujourd'hui l'éducation; cela ne l'était pas encore, deux mois après mon arrivée, avant qu'une réunion de tous les volontaires ait été organisée pour discuter de ce que la stratégie en matière d'éducation doit être et comment la mettre en œuvre. Sur peut être 30 volontaires que j'ai rencontrés, seuls trois étaient professeurs de métier et aucun ne parlait Khmer.

La devise de Globalteer est "Faites de votre mieux et observez le professeur qui vous précède." - qui peut n'avoir été là bas qu'une semaine dans une classe de 50 élèves allant de 4 à 38 ans. Globalteer est une statue de la liberté moderne. Tous les volontaires sont les bienvenus.

Ainsi des bouchers remplacent des boulangers et des fabricants de chandelles dans les salles de classe, tous essayant de faire de leur mieux. "Vous restez longtemps ?" demandent les enfants. Cela fait chaud au cœur, mais ce n'est pas constructif.

Qu'attendais-je de cette association ? Ma déception de ne pas travailler pour une ONG cohérente devrait donner l'opportunité de regarder comment ces organisations pourraient travailler de façon plus fructueuse. Les enfants sont enthousiastes, prometteurs et enjoués. Ils ont besoin et méritent de recevoir ce qui se fait de mieux, pas ce qui vient à eux.

Tout d'abord, il est essentiel que les ONG ne se comportent pas de manière autoritaire ou néo colonialistes. Un des projets pour lequel Globalteer envoyait des volontaires était financé par deux sources européennes. L'un des deux commanditaires voulait soutenir la construction d'un terrain de basket. Le personnel et les étudiants du centre étaient d'accord. Il y a peu d'équipement sportif au Cambodge en dehors des complexes hôteliers généralement détenus par des étrangers. Le sport permet d'oublier les tracas quotidiens liés au travail, à l'argent ou à la nourriture. Lorsque le projet fut présenté au second sponsor, plus important, sa réponse fut "si un terrain de basket est construit, nous ne le financerons pas" sans donner de raison. Les enfants ont donc dû oublier le terrain.

Un conflit similaire est apparu lorsqu'il a été question de bétonner une petite surface de gazon pour que durant la saison sèche et la mousson, les élèves puissent faire du tissage pour les touristes. Dans ce cas, le petit sponsor soutint le projet malgré l'opposition du plus important, qui voulait créer un endroit plus confortable pour s'asseoir. Ici, ce sont des considérations esthétiques qui ont été à la source du litige. La réponse de Globalteer fut négative dans les deux cas, prétextant qu'ils avaient besoin de photos du centre pour leur site WEB.

Ensuite, les ONG ne devraient pas imposer dès le début les règles en vigueur dans l'occident blanc pour secourir une économie pauvre et rurale. Ils devraient également s'abstenir de prendre des mesures drastiques dès qu'ils ne sont pas obéis. Je pense à la question de la corruption qui fait souvent l'objet de revendications de la part des démocraties occidentales les plus riches. Il s'agit en fait d'un autre test de confiance et de contrôle.

La partie la plus importante du cout d'un projet pour enfants est la nourriture: au Cambodge, trois repas par jours pour un enfant coûtent environ 1$, avec un maximum, dépendant d'autres facteurs, de 10$ par semaine et par enfant.

Un centre, occupé par une cinquantaine d'enfants et peut être une dizaine d'adultes khmers allant du cuisinier aux manutentionnaires, en passant par les professeurs et le directeur, aucun payé, coûtera jusqu'à 3 000$ par mois. Il n'y a simplement pas d'argent liquide en réserve. Il serait plus équitable de payer le personnel khmer; travailler gratuitement alors que les personnes de l'organisation le sont (et incidemment évitent de divulguer leurs émoluments) peut apparaitre comme une source d'injustice.

Bien sûr, aucune organisation n'espère découvrir que l'argent et le matériel qu'elle a fournis dans un but précis ont été mal détournés. Mais dans un pays très pauvre, patience et confiance sont des éléments essentiels pour arriver à un accord sur ce sujet. Il est très facile pour des blancs d'endosser une supériorité bien commode. Les reçus pour tout et n'importe quoi ne sont pas disponibles: pourquoi ? C'est une économie agraire et paysanne.

Maintenant soupçonnés de "corruption" et d'autres accusations sans preuves - en plus du mépris occasionnel envers le personnel khmer - beaucoup de projets ont perdus leurs financements. Des voitures neuves auraient été vues ça et là - une version revue et corrigée du monstre du Loch Ness - et les enfants sont connus pour aller mendier et gagner jusqu'à 200 $ par nuit. La plupart, bien sûr doivent être somnambules pour pouvoir le faire !

Les personnes impliquées dans ces projets délaissés iront bien. "Ils ne succomberont pas à la famine" annonce un porte parole de Globalteer. "Ils vont retourner d'où ils viennent". La campagne et un repas par jour ? Pas forcément ce qu'on s'attend à entendre ! Néanmoins ...

Après cette expérience, recommanderais-je l'humanitaire ? Sans aucun doute; essayez juste de procéder différemment mais surtout, faites TRES TRES attention à ce que cachent "les étiquettes sur les produits."

David TOWNSEND est un ancien directeur de services sociaux britannique et un consultant occasionnel du ministère néo zélandais de la santé.


Source: http://www.guardian.co.uk/society/2007/dec/06/internationalaidanddevelopment.volunteering

Edité le 19/01/2008 @ 23:50 par Traducteurs KN

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Traduction non-officielle de l'article d'origine en anglais.
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Re : Un adepte de la regrettée Sabine TRANNIN ? Reply With Quote
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Pour ceux qui ne savent pas utiliser la fonction Rechercher, le sujet sur le livre de Sabine TRANNIN : http://www.khmer-network.com/forum/sujetKN-2148.html



Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent agir et refusent d'intervenir. A. EINSTEIN
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Re : Des adeptes de la regrettée Sabine TRANNIN ? Reply With Quote
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In Cambodia, too much aid slips under the net


Glenda KORPORAAL | 19 janvier 2008

Assis à une terrasse d'un café de Phnom Penh, la capitale cambodgienne, l'Australien Chris MINKO saisi les verres, la salière et la poivrière, les déplaçant sur le haut de table laminé pour faire sa démonstration.

MINKO qui vit au Cambodge depuis 11 ans, est furieux à cause du gâchis, de la mauvaise gestion et de la corruption qui règne sur les dollars de l'aide mondiale dépensés dans des pays comme le Cambodge, un pays qui se débat pour se remettre debout après des décennies d'agitations politiques, dont l'élimination par le régime de POL POT de près de 2 millions de personnes à la fin des années 1970.

Cigarette en main, il utilise les objets pour montrer comment l'argent d'une aide bien intentionnée souvent circule d'une riche organisation à une autre, toutes avec des intérêts différents, plusieurs concurrentes et avec des ordres du jour différents, chacune prélevant sa dîme sur l'aide et seule une fraction du montant original arrivant aux personnes en ayant besoin.

MINKO l'a vu de ses propres yeux à PHNOM PENH, une des capitales mondiales de la charité et des ONG. En plus des centaines d'organisations, la cité regorge de mendiants qui détalent dans les rues pleines des plus récents modèles de véhicules de sport rutilants.

Dans son dernier guide des agences le comité de coopération du Cambodge répertorie plus de 600 ONG locales et internationales dans un pays d'environ 14 millions d'habitants. "Le montant de l'argent que se font ici les occidentaux est scandaleux, "s'exclame MINKO sans ménagement. "En plus, c'est tellement condescendant et arrogant."

Il prétend que beaucoup de l'argent de l'aide australienne est inefficacement utilisé, passant d'une organisation à l'autre, chacune prélevant ses frais administratifs destiné à financer les logements de leurs personnels expatriés, leurs serviteurs, leurs véhicules tout terrain, l'éducation couteuse des enfants et le siège à l'étranger.

Il ne veut rien de plus que faire le point avec le nouveau gouvernement travailliste de Canberra, qui a promis d'augmenter l'aide australienne actuellement de 3,2 milliards de dollars australiens par an
{2,8 milliards de dollars US}.

"Il y a d'excellentes initiatives de l'AusAID, notamment en faveur des survivants des mines, on ne peut le nier, " reconnait-il. "Mais j'ai aussi vu les gaspillages de l'argent des contribuables australiens et d'autres aides internationales ici au Cambodge," se désole-t-il. "Nous devons attirer l'attention sur ces structures d'intermédiaires, sur le fait qu'une part importante de l'argent australien va financer d'autres ONG étrangères quand il pourrait aller directement à des ONG cambodgiennes.

"Souvent, après que l'argent ait transité par différentes ONG, il ne reste plus beaucoup quand il arrive au niveau local."

MINKO sait que ce franc parlé lui a probablement coûté plusieurs supports financiers pour ses propres projets au Cambodge. Depuis qu'il est arrivé là avec "Australian Volunteers International" il a été un élément moteur dans la mise en place de la ligue nationale cambodgienne de volleyball pour handicapés (Cambodian National Volleyball League for Disabled ou CNVLD), destinée aux cambodgiens qui ont perdus des membres sur les mines.

La ligue de volleyball, qui opère avec un petit budget, apporte un petit mais positif débouché sportif pour une partie des 40 000 victimes des mines du pays.

Lancée en 2002 avec 8 équipes, la CNVLD en comprend maintenant 16 qui font concourir 350 athlètes dans une compétition qui s'étend de mai à octobre et organise également des courses de fauteuils roulants pour les handicapés.

Le premier succès de cette ligue a été d'accueillir en décembre la coupe du monde de ce sport dans la capitale cambodgienne (la toute première coupe du monde jamais organisée dans ce pays) où l'équipe hôte a fini à une méritoire troisième place derrière l'Allemagne et la Slovaquie.

MINKO est particulièrement fier d'être impliqué dans une organisation à petit budget auditée par KPMG (sans voitures ni villas) qui a reçu une récompense "best practice" de l'ONU pour son action. Contrairement à beaucoup d'autres organisations, elle fait grandement confiance au personnel local et travaille en coopération avec le gouvernement, tout en évitant, insiste-t-il les pièges de la corruption.

Son programme est soutenu par la banque ANZ au Cambodge qui a fourni son aide pour l'organisation de la coupe du monde le mois dernier.

MINKO voudrait utiliser le succès de la ligue de volleyball pour créer à Phnom Penh un centre handisport de l'ASEAN et amener son équipe cambodgienne (qui peut battre les athlètes valides du pays au volley) au premier rang mondial.

Il bénéficie de l'appui du gouvernement cambodgien, prêt à offrir un terrain pour un nouveau centre multisports à Phnom Penh qui, il l'espère pourra être construit pour 5 millions de dollars. Il précise que les sponsors privés pourraient être une des solutions pour financer le projet.

Mais comme le gouvernement de Canberra voudrait intensifier le budget de l'aide nationale, ayant reproché au gouvernement d'Howard d'avoir été trop pingre, il y a un besoin de s'assurer outre mer que les fonds seront dépensés effectivement et efficacement.

MINKO pense que le secteur privé peut jouer son rôle en s'assurant que les sociétés de bienfaisance et ONG fonctionnent correctement et que soient audités de manière professionnelle les coûts administratifs, les services fournis et les résultats.

Il a déjà égratigné l'industrie humanitaire qu'il décrit comme un vase clos de personnes comme lui qui veulent fournir une aide pratique à ceux de pays comme le Cambodge, mais qui n’ont aucun pouvoir sur la scène internationale.

Comme l'Australie veut augmenter le budget de l'humanitaire, tenir compte des commentaires critiques d'expatriés bien informés serait plus judicieux que d'écouter les diatribes charitables déclamés par les rock stars très connus.

Glenda KORPORAAL



Source: http://www.theaustralian.news.com.au/story/0,25197,23073409-7583,00.html

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Traduction non-officielle de l'article d'origine en anglais.
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Offline lebosskhmer
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Bonjour a tous,



Je me rapelle que dans un forum-siamois, on m'avait traine sur la craie et vilipende a plusieurs, a 10 contre 1, sur un sujet similaire...
on m'avait tristement accuse d'avoir critique la sacree sainte systeme des ONG au Cambodge, qui pour moi, c'etait clair, certaines d'entre-elles (pseudo-ONG)profitaient scandaleusement de l'argent de l'aide internationale Cambodgienne...sur les 600 millions accordees chaques annees, une grande partie etait destinee a financer le maintien du train de vie de luxe des pseudo-cadres/pseudo-responsables/pseudo-consultants!!!
c'est aux Cambodgiens de reflechir sur la question, et de comprendre la realite des choses, sana se les voiler, et pas toujours vouloir taper sur les doigts des locaux.
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