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Author Le Myanmar et les intérêts géostratégiques   ( Replies 5 | Views 766 )
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Le Myanmar et les intérêts géostratégiques Reply With Quote
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LE MYANMAR ET LES INTERETS GEOSTRATEGIQUES

Les origines du nouveau nom de la Birmanie : Myanmar, adopté le 18 septembre 1989 pour englober toutes les 135 minorités du pays. Le nom de Birmanie se référait uniquement à l’ethnie birmane. D’après la légende, Bya Ma, puissants esprits légendaires, auraient créé ce pays, d’où le nom actuel.
Le Myanmar (676 577 km² et 47,5 millions d’habitants, dont 86,2 % alphabétisés) est un État situé aux confins de trois zones géopolitiques majeures de l’Asie, avec à l’Ouest et au Nord, le Bengladesh (193 km), et l’Inde (1463 km), au Nord-Est : la Chine (2185 km), et à l’Est : le Laos (235 km) et la Thailande (1800 km). Le pays possède d’autre part 1930 km de côtes avec la capitale et port Yangoon (Rangoon) (5,5 millions d’habitants) et d’importantes réserves prouvées d’hydrocarbures (off shore) : pétrole 3,2 milliards de barils, gaz 2 500 milliards de mètres cubes.

Pour la Chine c’est la possibilité de faire du commerce avec l’Afrique et l’Europe sans passer par le Détroit de Malacca. En même temps désenclaver les provinces du Yunnan et du Sichuan. A Beijing, les objectifs liés à l’enjeu birman remontent au milieu des années 1980. Le 2 septembre 1985, la << Beijing Review >> publie un article désormais célèbre, intitulé << Se tourner vers le Sud-Ouest : l’avis d’un expert >>, signé par un ancien vice-ministre chinois des communications, Pan Qi, qui émet l’idée selon laquelle la Chine doit développer sa politique commerciale en direction de l’Océan Indien et de ses zones avoisinantes via la Birmanie. Pour cela il faut pacifier la zone frontière sino-birmane et développer les voies de communication reliant la Chine et la Birmanie. Déjà au début de 1985, le Président chinois Liu Xiannan s’était rendu à Rangoon pour officialiser les relations d’Etat à Etat.

Ce faisant, avec le développement de la marine chinoise de guerre, et les facilités portuaires accordées par Rangoon, la Chine deviendrait une puissance navale dans l’Océan Indien. La marine chinoise est maintenant la troisième dans le monde par le tonnage et aussi par les capacités techniques. Il lui manque des porte-avions, véritables aéroports mobiles. Les Etats-Unis en possèdent 12, l’Inde un. La Chine est en train de construire son premier porte-avions.

Les intérêts de la Chine sont donc immenses. Pacifier la zone frontière, cela suppose la fin du soutien à la guérilla du Parti Communiste Birman. Maintenant c’est chose faite et une véritable autoroute relie maintenant les provinces chinoises à Yangoon. Elle sera complétée par une ligne de chemin de fer. Les routes provinciales quadrillent le Nord du pays pour permettre la pacification et aussi pour améliorer les relations intérieures du Myanmar. Yangoon donne déjà des facilités portuaires à la marine chinoise. Un pipe-line est en construction pour acheminer le gaz de l’Océan Indien en Chine. Il sera doublé par un autre pipe-line pour le pétrole. Ainsi les approvisionnements des provinces centraux de la Chine en hydrocarbure myanmarais et en provenance du Moyen-Orient ne seront plus obligés de passer par le Détroit de Malacca.

L’Inde se sentait menacer et apportait son soutien à Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix en 1991, contre le pouvoir militaire. Mais les usines de l’Est indien en particulier à Calcutta ne peuvent ignorer les importantes sources d’hydrocarbures toutes proches. D’où l’abandon de la politique contre le pouvoir militaire de Yangoon et sa politique de son soutien à Aung San Suu Kyi. Récemment, en pleine manifestation des bonzes à Yangoon, une délégation indienne est venue signer des accords concernant la fourniture de gaz naturel à l’Inde. L’inde se chargera de construire un pipe-line qui contournera le Bengladesh. Il faut noter que jusqu’à maintenant toutes les compagnies pétrolières occidentales n’ont pas quitté le pays.
Le pouvoir militaire à Yangoon n’a pas oublié le soutien de la Chine à la guérilla du Parti Communiste Birman, c’est pourquoi les caractères chinois sont interdits dans les lieux publics. En plus des caractères myanmarais, la langue anglaise est tolérée. La recherche pétrolière est diversifiée et ouverte aussi aux compagnies américaines et françaises. Total exploite du gaz et l’achemine par un pipe-line à la Thailande. C’est ce qui explique la position conciliante du pouvoir de Yangoon avec l’envoyé de l’ONU Ibrahim Gambari.

En politique intérieure, au Myanmar, le taux d’alphabétisation est près de 90 %, comparable à celui de la Thailande et à celui du Vietnam. L’enseignement se fait en langue nationale jusqu’à l’université comme chez nos deux voisins, avec l’anglais comme langue étrangère. Tous les postes techniques importants sont entre les mains des Myanmarais. A ce sujet, notons qu’en Angola, la plate-forme pétrolière, off-shore la plus importante de la compagnie française Total est dirigée par un Angolais. Yangoon est en train de se doter d’une marine pour défendre ses eaux territoriales. A ce sujet, aucun pays n’ose menacer l’indépendance et l’intégrité territoriale et maritime du pays.
Au point de vue religieux, la hiérarchie bouddhique est respectée. Les manifestations sont tolérées jusqu’à une certaine mesure comme nous venons de le constater.
La situation au Cambodge est-elle meilleure qu’au Myanmar ?

Conclusion

Il est normal que nos compatriotes se sentent concernés par les événements au Myanmar. Remarquons cependant que le chef des bonzes au Cambodge, TEP VONG est un homme politique mis en place par Hanoi depuis 1979. Ce prétendu chef des bonzes, qui ignore tout du bouddhisme et qui applique à la lettre les ordres de ses maîtres, n’a aucun rapport avec les chefs des bonzes d’avant 1975, Chuon Nath et Huot Tath qui étaient des savants et des saints. Au Cambodge la moindre manifestation est interdite. En plus tout est fait pour que notre énergie, en particulier électrique et aussi pétrolière dépendent à presque 100 % de nos puissants voisins. On finance la construction des lignes à haute tension pour faire venir notre électricité de nos voisins : Laos, Vietnam et Thailande. Mieux, des sociétés vietnamiennes viennent construire des barrages et usines hydroélectriques sur notre sol et vendre l’électricité obtenue aux Cambodgiens, naturellement avec de gros bénéfices, parce que en position de monopole. Déjà la compagnie vietnamienne Sokimex est un Etat dans l’Etat et a le quasi-monopole de notre approvisionnement en carburant acheté du Vietnam, avec des bénéfices exorbitants. Tout cela sans le moindre appel d’offre.

Notre intégrité territoriale et maritime est journellement violée par nos deux voisins. En 2009, il y aura la remise en question des plateaux continentaux du monde. Existe-t-elle une organisation cambodgienne qui s’occupe de cette question cruciale ? Pourquoi, nos routes intérieures, en particulier celles qui vont vers nos villes et villages à nos frontières sont-elles en si mauvais état ? Au contraire, celles de nos voisins sont en excellent état ? Pourquoi nos hommes politiques dits de l’opposition ne vont-ils plus visiter nos compatriotes à nos frontières ? Nous avons maintenant du pétrole et du gaz naturel, avons-nous des ingénieurs et techniciens capables de gérer ces nouvelles richesses ? Avons-nous une marine capable de garantir la sécurité de nos ressources off shore ? Et capable d’empêcher nos voisins de venir piller nos ressources halieutiques ?
Au point de vue enseignement, comment rattraper notre retard concernant l’alphabétisation ? Pour atteindre le plus rapidement les 90 % de nos voisins ? L’enseignement universitaire en langue étrangère n’est-il pas un frein ? Il y a quelques années on finançait des traductions des ouvrages étrangers en cambodgien. De nos jours c’est le contraire, on finance des traductions des livres cambodgiens en langues étrangères ! Pourquoi ?


Edité le 04/10/2007 @ 10:16 par Sundgauvien38 : Utilisation des minuscules dans le titre du sujet

Une petite page sur les KHMERS REFUGIES !

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Re : LE MYANMAR ET LES INTERETS GEOSTRATEGIQUES Reply With Quote
Offline virgule
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Cet article (de qui est-il?) est pourris dans sa forme : un texte sur la situation birmane, et une conclusion enierement consacrée au cambodge.

Si c'est pour faire un état des lieux de la situation khmere, bien meilleure que celle de la bimranie, ne se voilons pas la face, pas la peine de tenter une analyse es interets chinois dans la région. directement aller a la thèse principale:

"le controle de Hanoi sur le cambodge"
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Re : LE MYANMAR ET LES INTERETS GEOSTRATEGIQUES Reply With Quote
Offline robin des bois
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Par ailleurs le Bouddhisme de Birmanie et celui du Camboge ont un point commun: il est Théravadâ .. alors que celui du Vietnam est Mahayana.

Avec plus de 4 000 Bonzes Birmans Théravadâ actuellement détenus (- les 200 relâchés!!!), les petits bonzes Théravadâ Cambodgiens doivent se poser bien des questions, avec ou sans leur chef oficiel TEP VONG.. déjà hors jeu spirituellement et "moralement"
...
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Re : Le Myanmar et les intérêts géostratégiques Reply With Quote
Offline BAC
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le Myanmar est un pays riche, mais pauvre. kékéké riche en ressource naturelle mais 99 % de la population vit dans un état de rien. Et le profession le plus honoré n'est pas le médecin, ni avocat,ni ingénieur.....mais général kékékéké autrement dit, pour réusir ça prend pas une tête mais un gun kékékéké et le Cambodge ne pourra pas donner exemple à Myanmar
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Re : Le Myanmar et les intérêts géostratégiques Reply With Quote
Offline JaJa
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jeudi 04 octobre 2007

Myanmar – Hun Sen appelle à une action régionale renforcée.-

Plus habitué à défendre la souveraineté des états, et le principe de non-ingérence, le premier Ministre Hun Sen a pour la première fois critiqué le régime birman dans un discours hier. Selon le premier Ministre, le fait que les religieux birmans aient participé aux récentes manifestations pro-démocratie prouve que la crise a atteint un point sans précédent. Hun Sen a appelé l’ASEAN, pays dont est membre le Myanmar, a joué un rôle plus important dans la résolution de la crise. Selon lui, l’ASEAN pourrait décider de nommer une troïka en charge de conseiller les dirigeants birmans, cette délégation pourrait être composée du premier Ministre singapourien et de ses homologues malaisiens et thaïlandais. « Le Myanmar et ses dirigeants doivent trouver une solution pacifique à la crise, et évoluer vers une véritable démocratie protectrice des droits de l’homme » a conclu l’homme fort cambodgien, dont le passif démocrate laisse pourtant sceptique plus d’un observateur.

(www.lepetitjournal.com Cambodge) jeudi 4 octobre 2007


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Re : Le Myanmar et les intérêts géostratégiques Reply With Quote
Offline Neko
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Je ne suis pas sûre que ce soit la bonne place mais...

GAVROCHE Octobre 2007
SOCIETE

Les généraux birmans tiennent l’Union Européenne en échec

La nouvelle vague de répression qui s’est abattue au Myanmar prouve l’indifférence de la junte militaire birmane aux pressions occidentales. L’Union Européenne, en particulier est désarmée face aux généraux de Rangoon

Par Richard Werly, correspondant pour les affaires européennes du Temps (Genève) , ancien correspondant à Bangkok et Tokyo.

Qui se soucie du Myanmar ? Malgré la nouvelle volée de protestations au sujet de la récente hausse brutale des prix dans l’ex-Birmanie et la violente répression des mouvements sociaux qui ont suivi, les faits sont là : l’Union Européenne n’a ni les moyens, ni la volonté politique d’exercer des pressions fortes sur l’intraitable junte militaire de Rangoon.

« Nous devons le reconnaître : la position d’engagement constructif de l’ASEAN est la seule raisonnable pour parvenir à une transition pacifique » constate à Bruxelles, un haut responsable de ka DG Relex (Relations extérieures) en charge de l’Asie du Sud-Est. Une prochaine reprise des activités, au Myanmar, du fonds global de lutte contre le sida, la malaria et la tuberculose est d’ailleurs programmée, sur financements européens. La carte humanitaire, plutôt que l’affrontement direct : telle est, malgré l’étendue des violations des droits de l’homme dans ce pays, la position commune des 27.

L’ex-Birmanie n’est plus cette pierre d’achoppement sur laquelle ont buté, jusqu’au début des années 2000, les relations entre l’UE et l’Asie du Sud-Est. Les pays scandinaves, notamment la Suède qui avait accueilli le « gouvernement en exil » dirigé par le Dr Sein Win, ont cessé d’en faire une priorité. Peu à peu l’idée que le dossier birman est un problème interne à l’ASEAN, partenaire de l’UE, s’est imposée à Bruxelles.

« Les pays de la région ont évolué sur ce dossier, plaide James Moran, responsable de l’Asie sur la Commission Européenne. La charte de l’ASEAN en préparation –elle sera officialisée lors du sommet des chefs d’états et de gouvernements à Singapour, fin Novembre- n’a pas été torpillée par le cas birman, comme on aurait pu le craindre. » Le poids des relations commerciales entre le Myanmar et la Thaïlande, ou Singapour, est bien sûr connu. Mais, poursuit James Moran : « Des pays comme l’Indonésie ont, sur ce dossier, une position beaucoup plus décomplexée qu’auparavant. «

Résultat : la question birmane a disparu des écrans radars européens. Même le personnage emblématique d’Aung Saan Suu Kyi, l’égérie de l’opposition démocratique et prix Nobel de la paix, toujours maintenu en résidence surveillée à Rangoon, a beaucoup perdu de son intensité médiatique. Certes, les sanctions européennes visant les principaux responsables de junte demeurent. Interdiction est aussi faite aux ministres de l’UE de rencontrer les généraux. Mais la balance penche qu’on le veuille ou non en faveur de Rangoon. Et ce, pour deux raisons essentielles : l’opacité du pouvoir militaire birman, et l’élargissement du dialogue Europe-Asie à l’Inde, qui a rejoint avec le Pakistan et la Mongolie, le club de l’ASEM.

L’opacité de la junte est l’arme suprême de la « Tatmadaw », l’armée birmane au pouvoir. L’Union Européenne, tout comme les Etats-Unis, n’aime rien tant que focaliser son attention médiatique, politique et diplomatiue sur un régime personnifié par un homme. Les dérives de l’Iran sont associées à son président, Mahmoud Ahmadinejad. La descente aux enfers du Zimbabwe est indissociable du personnel de Robert Mugabe. L’on pense aussi, évidemment, à l’Irak de Saddam Hussein. Or quid du Myanmar aujourd’hui ? Qui connaît le général Than Shwe ? Même les seigneurs de la drogue d’antan, comme le fameux Khun Sa, ne font plus parler d’eux. Les amphétamines peuvent ocntinuer à s’écouler le long des poreuses frontières birmano-thaïlandaises : l’étau dans lequel les militaires birmans enserrent la population est trop anonyme pour que la communauté internationale s’insurge.

L’évolution récente du dialogue Europe-Asie est une autre raison de la passivité européenne. Le dernier sommet de l’ASEM, voici tout juste un an à Helsinki (Finlande), a confirmé l’élargissement de ce processus euro-asiatique à l’Inde, au Pakistan et à la Mongolie. Lesquels participeront pour la première fois à un sommet de l’ASEM en septembre 2008 à Pékin, dans la foulée des Jeux Olympiques. Or la Birmanie, on le sait, est un champ d’influence prioritaire pour les deux géants de la région. L’Inde, comme la Chine parlent presque quotidiennement commandes d’armement et implantations de bases militaires avec les généraux de Rangoon.

L’espoir de Bruxelles est de convaincre les autorités de Pékin et New-Delhi que leur puissance est aussi assortie de devoirs. L’exemple du Darfour, sur lequel la Chine a en partie lâché son allier soudanais, est souvent cité en exemple. Sauf que le cas de la Birmanie n’est pas comparable : le conflit inter-ethnique qui s’y déroule et les violations massives des droits de l’homme par la junte n’ont pas mis le feu à la sous-région, comme c’est le cas en Afrique centrale. Au contraire : les paix conclues par les généraux, moyennant espèces sonnantes et trébuchantes avec les minorités, ont diminué (pour combien de temps ?) l’intensité conflictuelle de la zone. L’autarcie volontaire du régime de Rangoon reste enfin son meilleur bouclier. La réinstallation en cours de la capitale dans la jungle en dit long sur ce syndrome birman.

« Nous sommes dans l’impasse. Nos sanctions limitées doivent demeurer, mais elles ne fonctionnent pas » reconnaît un ambassadeur français, stupéfait de la faible mobilisation des ONG sur ce dossier. Les manifestations récentes des bonzes confirment cette donne : les Birmans ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Le fameux « droit d’ingérence », théorisé par l’actuel ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, n’est pas prêt de s’appliquer aux oppresseurs galonnés du Myanmar.


Edité le 26/10/2007 @ 12:24 par Neko
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