Communiste, anticolonialiste, d’extrême droite ? Quelle conviction guide Jacques Vergès ? Barbet Schroeder mène l’enquête pour élucider le « mystère ». Au départ de la carrière de cet avocat énigmatique : la guerre d’Algérie et Djamilah Bouhired, la pasionaria qui porte la volonté de libération de son peuple. Le jeune homme de loi épouse la cause anticolonialiste, et la femme. Puis disparaît huit ans. À son retour, Vergès défend les terroristes de tous horizons (Magdalena Kopp, Anis Naccache, Carlos) et des monstres historiques tels que Barbie. D’affaires sulfureuses en déflagrations terroristes, Barbet Schroeder suit les méandres empruntés par « L’avocat de la terreur », aux confins du politique et du judiciaire. Le cinéaste explore, questionne l’histoire du « terrorisme aveugle » et met à jour des connexions qui donnent le vertige.
Un certain regard. Dans «L'Avocat de la terreur», Schroeder écoute le bavard Jacques Vergès. Le diable de l'avocat Par Philippe AZOURY QUOTIDIEN : vendredi 18 mai 2007 L'Avocat de la terreur de Barbet Schroeder (France). 2h15. Sortie le 6 juin. ... Beaucoup depuis trente ans n'en finissent plus de se demander où Jacques Vergès a passé entre 1970 et 1978 ses «grandes vacances», et encore moins comment, durant ce long moment de disparition totale (personne n'a encore la réponse, même au sein de ses amis les plus proches), il gagnait sa vie. Pistes. Les rumeurs invérifiables, les soupçons nourris de toute part ont lancé depuis longtemps les pistes. ... Etait-il au Cambodge auprès des Khmers rouges de Pol Pot ? ...
Un peu comme Sothy. Ma position de modo m'interdisant d'être grossier, je ne dirai pas ce que je pense du personnage. Par contre, pour sa disparition, je ne savais pas que c'était depuis 1970. Du coup, j'ai un peu de mal à croire qu'il est pu rester 8 ans au Cambodge sans que personne n'ai vendu la mèche depuis. D'un autre coté, ailleurs c'est un peu pareil. sothy a écrit disparaitre au Cambodge, surtout dans ces temps là, pendant 8ans - pas si difficile, non ? puis, quand tu le vois rendre visite sur place, justement ... il a tellement l'air "chez lui" Ca me fait penser au livre de KHIEU SAMPHAN (http://www.khmer-network.com/forum/sujetKN-5432.html) J'ai pas envie de l'engraisser, mais j'ai quand même une part de curiosité malsaine qui me pousse à aller le voir "juste pour savoir".
disparaitre au Cambodge, surtout dans ces temps là, pendant 8ans - pas si difficile, non ? puis, quand tu le vois rendre visite sur place, justement ... il a tellement l'air "chez lui"
Je ne crois pas qu'il ai pu etre au cambodge avec Pol Pot, ne serait-ce a cause de ses ascendance viet.
ah ouais, pas fait gaffe a l'autre sujet... Mais bon ; je penche plus comme toi. Le fait qu'il n'ai pas une once de sang khmer fait pecher clairement la balance pour une hypothèse hors du cambodge, au moins dès 75. Avant... pourquoi pas, mais tres tres peu probable.
Sundgauvien38 a écrit ... Par contre, pour sa disparition, je ne savais pas que c'était depuis 1970. Du coup, j'ai un peu de mal à croire qu'il est pu rester 8 ans au Cambodge sans que personne n'ai vendu la mèche depuis. D'un autre coté, ailleurs c'est un peu pareil. sothy a écrit disparaitre au Cambodge, surtout dans ces temps là, pendant 8ans - pas si difficile, non ? puis, quand tu le vois rendre visite sur place, justement ... il a tellement l'air "chez lui" ...
... Par contre, pour sa disparition, je ne savais pas que c'était depuis 1970. Du coup, j'ai un peu de mal à croire qu'il est pu rester 8 ans au Cambodge sans que personne n'ai vendu la mèche depuis. D'un autre coté, ailleurs c'est un peu pareil. sothy a écrit disparaitre au Cambodge, surtout dans ces temps là, pendant 8ans - pas si difficile, non ? puis, quand tu le vois rendre visite sur place, justement ... il a tellement l'air "chez lui" ...
Barbet Schroeder raconte Jacques Vergès, sulfureux enfant du siècle CANNES, 17 mai 2007 (AFP) - 18/05/2007 15h00 - "L'avocat de la terreur", remarquable documentaire de Barbet Schroeder présenté vendredi à Cannes, retrace le parcours du sulfureux avocat Jacques Vergès, qui a embrassé tous les tourments du XXe siècle et fascine pour des raisons autant géopolitiques que philosophiques. La guerre d'Algérie, l'internationalisme marxiste, la cause palestinienne et les connexions qu'elle induit entre ultragauche et extrême-droite, le nazisme, le génocide cambodgien, le terrorisme islamique... Les pas de Jacques Vergès ont emprunté les sentiers les plus brûlants du siècle. C'est là que réside le principal intérêt de ce film de 02H15, présenté dans la section officielle Un certain regard, au-delà de la seule personnalité, brillante et ambigue, de l'avocat. ...
SÉLECTION OFFICIELLE - UN CERTAIN REGARD "L'Avocat de la terreur" : Jacques Vergès, portrait d'un avocat hors normes LE MONDE | 19.05.07 | 12h57 • Mis à jour le 19.05.07 | 12h57 L'avocat Jacques Vergès dans le documentaire français de Barbet Schroeder, "L'Avocat de la terreur". Il faudrait aligner un certain nombre d'oeuvres présentées au 60e Festival de Cannes pour atteindre la densité de récits, l'accumulation romanesque, le réservoir d'histoires que contient L'Avocat de la terreur. Le film de Barbet Schroeder n'est pourtant pas une fiction mais un documentaire. C'est le portrait d'un personnage hors norme, controversé, mystérieux : l'avocat Jacques Vergès. Le choix d'un tel "sujet" n'étonne guère quand on connaît l'oeuvre de l'auteur de More ou du Général Idi Amin Dada. Pour Schroeder, les frontières entre documentaire et fiction semblent moins importantes que la problématique des relations entre cinéma et vérité. Un long entretien avec Me Vergès, 82 ans, entrecoupé de témoignages et d'images d'archives, constitue l'épine dorsale d'un film qui entreprend de retracer l'itinéraire de l'avocat mais aussi de confronter sa parole, ou au contraire ses silences, avec diverses informations qui la légitimeraient ou l'invalideraient. Français né au Cambodge, Jacques Vergès sera solidaire de tous les mouvements anticolonialistes. Défenseur des militants du FLN algérien condamnés pour avoir commis des attentats durant la bataille d'Alger, il épouse, après l'indépendance du pays, Rachida Bouhired, condamnée à mort puis graciée à la suite d'une campagne animée par l'avocat. Il se consacre ensuite à la cause palestinienne puis disparaît durant huit ans - il a toujours entretenu le mystère sur cette période. Il resurgit et devient l'avocat d'activistes ayant choisi la lutte armée contre l'impérialisme et Israël. L'un de ses plus spectaculaires engagements sera enfin la défense de Klaus Barbie, ancien chef de la Gestapo de Lyon. Alors que les précédents documentaires de Barbet Schroeder consistaient en une immersion de l'équipe technique dans la vie et l'activité de ses sujets, L'Avocat de la terreur est une succession de rencontres et d'entretiens. Mais le sentiment de se trouver face à un défilé de "têtes parlantes" est vite dissipé par la richesse de sa matière. THRILLER D'ESPIONNAGE C'est d'abord toute une époque de luttes politiques sanglantes, où la terreur aveugle devient moyen militaire, où les idéaux sont hors d'atteinte et corrompus. C'est aussi un incroyable thriller d'espionnage, avec ses secrets d'Etat, ses tueurs par conviction ou par goût du lucre, ses anciens nazis comme le banquier suisse François Genoud, soutien de la cause arabe. Le personnage de Vergès fait partie de ces "monstres" ambigus qu'affectionne Barbet Schroeder. Cet homme qui minore le génocide perpétré par les Khmers rouges incarne-t-il une haine légitime du colonisé contre le colonisateur ? Est-il héroïque ou crapuleux ? Cet homme, terrifiant de vanité et d'intelligence, est-il cynique ou honnête ? A-t-il été agent double ou militant sincère ? Qu'a t-il fait durant sa mystérieuse disparition (le film ne répond guère à la question sinon en balayant l'hypothèse d'une présence au Cambodge durant ces années) ? La complexité du personnage apparaît mieux si on se défait des catégories morales qui empêchent peut être d'en comprendre le mécanisme intime. Car, finalement, c'est en empêchant de percevoir ses diverses qualités comme contradictoires que Me Vergès est un formidable catalyseur pour un cinéaste qui n'a jamais cessé de montrer que la vérité est parfois faite de paradoxe et de confusion. Jean-François Rauger Article paru dans l'édition du 20.05.07. Elections 2007 : Le Monde chez vous pour 16€/mois http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-766360,36-912311@51-846837,0.html
Le Monde a écrit Français né au Cambodge, Jacques Vergès sera solidaire de tous les mouvements anticolonialistes.
Français né au Cambodge, Jacques Vergès sera solidaire de tous les mouvements anticolonialistes.
ù son père exerçait alors, leur mère étant effectivement Vietnamienne
robin des bois a écrit ù son père exerçait alors, leur mère étant effectivement Vietnamienne Et son père réunionais ?
oui tres vieille famille de " colons" établis très tôt à la Réunion ..
d'une très vieille famille de colons ... ... pour un anti-colon, c'est pas mal !
Vergès, l'avocat du diable "L'avocat de la terreur", remarquable documentaire de Barbet Schroeder, suit le parcours sinueux, plein de zones d'ombre, de l'avocat Jacques Vergès. ... entre 1970 et 1978, il quitte femme et enfants et disparaît. Une période qu'il appelle ses "grandes vacances" et sur laquelle planent de multiples hypothèses: séjour dans le Cambodge de Pol Pot, en RDA, à Cuba? Terrorisme palestinien? Dette personnelle à éponger?... Un agent du contre-espionnage français suggère même qu'il aurait fait du renseignement pour les services secrets tricolores... Vergès, quant à lui, cultive le mystère avec une autosatisfaction non dissimulée, fier de s'attirer autant d'ennemis, heureux de confondre systématiquement cause perdue et cause juste. Noël Tinazzi
Les dossiers de Barbet Plus de trente ans après son terrible "Général Idi Amin Dada", Barbet Schroeder, cinéaste insaisissable, démontre sa force de documentaliste avec "L'avocat de la terreur", sur l'énigmatique Jacques Vergès. Traverser sans encombre les filets du cinéma psyché, de la fiction érotique, du film d'auteur à la française et du blockbuster américain n'est pas à la portée de n'importe qui. Barbet Schroeder l'a fait, et souvent avec brio. Si cet itinéraire n'a pas toujours connu que des sommets (mais quand même... Rien que ces dernières années : Before and after et La Vierge des tueurs...), il lui offre aujourd'hui un nouveau virage en tournant un documentaire sur Jacques Vergès. Un virage, mais aussi un retour trente ans en arrière, quand il posait sa caméra en Ouganda pour filmer en plein exercice le dictateur Idi Amin Dada. Schroeder, visiblement fasciné par des êtres dont la part (très) obscure se marie avec une aisance parfaite pour se mettre en scène face à la caméra, prend ses sujets encore frais, leur donne la parole et les laisse lentement dévoiler au spectateur leurs errances les plus noires. Dans le cas d'Amin Dada, c'est par ses propos délirants et ses tics nerveux, notamment face à ses contradicteurs, qu'apparaît sa vraie nature de tyran. Avec Vergès, la stratégie est différente, plus kaléidoscopique ; le résultat encore plus glaçant. Fondus du rouge au noir Vergès, compagnon de la libération né d'une mère vietnamienne et d'un père réunionnais, s'accomplit comme avocat en défendant en 1957 Djamila Bouhired, nationaliste Algérienne responsable d'un des attentats qui déclencha la bataille d'Alger. L'anticolonialisme sincère de Vergès - et son coup de foudre pour la jeune femme, qui deviendra son épouse - est le point de départ d'une dérive inattendue vers des causes plus troubles : sa disparition pendant huit ans (pour rallier Pol Pot au Cambodge ? Pour soutenir le FPLP en Palestine ?), son retour pour défendre les terroristes du groupe de Carlos, son rôle d'avocat «seul contre 40» au procès Barbie, et enfin sa relation avec le terroriste Carlos. Si l'enquête de Schroeder, passionnante d'un bout à l'autre, n'accable jamais ce monstre de cabotinage et d'orgueil autosatisfait, c'est parce que les faits, têtus, montrent à quel point il ne fait qu'accompagner avec le flair d'une mouche à merde les aberrations idéologiques des époques qu'il traverse - du rouge au noir. Le film est stupéfiant quand il fait défiler des hurluberlus dangereux (on voit passer, incrédule, un témoin présenté comme «Nazi suisse, musulman et journaliste» !) qui semblent tous entretenir un rapport névrotique à la question politique. Cette névrose est aussi celle de Vergès, bon vivant qui aime les cigares et les femmes - peut-être le fil rouge de tous ses combats, ce qui relativise la notion d'engagement... Quant aux «causes» qu'il défend, c'est plus par provocation ou par jeu, même quand il s'agit d'être l'avocat d'un tortionnaire de la gestapo. Et ça, ça fait vraiment froid dans le dos... Christophe Chabert
Vergès: le cinéma prend la défense du diable Par Philippe Madelin (Journaliste) 00H10 06/06/2007 Aujourd'hui sort en salle un film documentaire assez singulier, "L'Avocat de la terreur", réalisé par le cinéaste Barbet Schroeder. L'apparence est un portrait sensible, pas vraiment critique, de l'avocat Jacques Vergès qui depuis 1960 et la Guerre d'Algérie s'est illustré sur à peu près tous les fronts de la contestation gauchiste, tiers-mondiste, pour ne pas dire terroriste. ... Et surtout il lève en partie le voile sur la "disparition" de Vergès, au milieu des années 1970. On a émis toutes les hypothèses, il aurait pu croupir dans une prison, algérienne ou cambodgienne; il aurait pu participer aux combats aux côtés des Khmers rouges. La vérité serait beaucoup plus simple: il aurait participé activement aux actions menées par les groupes palestiniens les plus durs en lutte contre les Israéliens. Appuyé par de nombreux témoins, parmi lesquels l’écrivain Lionel Duroy, Schroeder assure avec brio sa démonstration. Vergès ne dément pas. Il se contente d'afficher son demi-sourire ambigu. ...
Charlie Hebdo saute sur l'anti-FranceIntensifiant ses prêches révisionnistes, le journal de Philippe Val désigne un nouvel ennemi public : l'anticolonialisme. Charlie Hebdo vient d'ajouter une nouvelle pièce à sa panoplie d'épouvantails. Après les pacifistes (munichois), les musulmans (barbares), les prolos (gros cons), les pro-Palestiniens (antisémites), les altermondialistes (complices de Ben Laden), les critiques des médias (adeptes de Pol Pot), les opposants à la Constitution européenne (nostalgiques de Vichy) et tout ce qui est à gauche de François Hollande (partisans du goulag), c'est au tour des anticolonialistes d'enrichir la collection des barbus-pédophiles-rouge-brun chère aux « humoristes » de la rue de Turbigo. Le numéro du 11 juillet est largement dédié à ce fléau d'une acuité brûlante (1). Dans son éditorial, consacré à l'avocat Jacques Vergès, Philippe Val écrit : « On pourrait penser que le parcours de Vergès, de la guerre d'Algérie à la défense de Saddam Hussein, est incohérent. C'est oublier une chose : du début à la fin, de la défense des extrémistes arabes, chez lesquels il disparaît pendant plusieurs années quand on le croit au Cambodge, jusqu'à la défense de Saddam Hussein, qui lui a échappé, en passant par celle de Barbie, qui est devenu son ami, il a été l'éternel défenseur des tueurs de Juifs et l'avocat des dictateurs. » De « mon beauf » à mon légionnaire Si les mots ont un sens, les combattants de l'indépendance algérienne étaient donc des « tueurs de juifs ». En un mot : des nazis. Quelques pages plus loin, Daniel Leconte enfonce le clou. À la faveur d'un entretien avec Barbet Schrœder, réalisateur d'un documentaire sur Vergès, le producteur d'Arte et grand ami de Val lâche : « On voit comment la filiation se fait de l'anticolonialisme au nazisme. » Par symétrie, le colonialisme conforte la paix, la justice et la démocratie. Les auteurs du projet de loi UMP sur « l'œuvre civilisatrice » de la colonisation ne démentiraient pas ce point de vue, pas plus qu'Alain Finkielkraut, Pascal Bruckner ou Michel Sardou, l'artiste engagé du « temps béni des colonies ». Galvanisés par Nicolas Sarkozy, qui déclara durant sa campagne que la repentance pour les crimes de l'occupation française en Algérie était « une mode exécrable » dont le « seul but [était] de mettre la France en accusation », les parfumés au sable chaud ont trouvé leur feuille de liaison : Charlie Hebdo, l'organe des Lumières décomplexées. « Cela dit, s'interroge Leconte, qui va pouvoir faire le lien entre l'attentat du Milk Bar [revendiqué par le FLN en 1956] et celui du World Trade Center s'il ne connaît pas toutes les subtilités de cette histoire ? » Le parallèle est grotesque : les combattants du FLN, quand ils posaient des bombes, le faisaient avec l'appui d'une partie appréciable, voire majoritaire, des Algériens, tandis que Ben Laden conduit des opérations terroristes sans réel soutien populaire. Les premiers luttaient pour leur indépendance, le second brandit une bannière religieuse. Au demeurant, attentat pour attentat, pourquoi ni Val ni Leconte n'évoquent-ils ceux de la résistance française sous l'occupation allemande, ou ceux du mouvement juif Haganah, telle la bombe posée contre les Britanniques en 1946 dans l'hôtel King David de Jérusalem (91 morts) ? Mais ce serait méconnaître les « subtilités de l'histoire ». Celles-ci imposent de défendre la « culture » des lettrés attablés à la brasserie Lipp du boulevard Saint-Germain contre les hordes arabes qui ne lisent pas Spinoza, indifféremment barbares comme Val l'explique en page 3 : « Nationalistes arabes extrémistes, radicaux religieux arabes, anciens et néo-nazis ont un point commun : ils haïssent la pensée occidentale, héritière des traditions judéo-gréco-latines qui produit des valeurs comme les “droits de l'homme”. » Val se serait mordu la langue pour ne pas ajouter : et des grands intellectuels comme moi. Notes : 1. La semaine précédente, Claude Lanzmann fustigeait dans Charlie Hebdo les anticolonialistes opposés à Israël. Le Plan B n°9 (juillet - septembre 2007)
Je suis allé voir " l'avocat de la terreur " au ciné, Jacques Vergès aussi contreversé soit-il est indéniablement un homme étonnant. Il l'avoue lui même, dans son travail d'avocat il ne connaît aucune limite, il pourrait défendre n'importe qui et il l'a maintes fois prouvé. Et on ne peut l'accuser d'opportunisme ( ou pas complètement car il est clair qu'il joue cette carte sans complexe ), le portrait que nous livre Shroeder est sans concession, et dénué de tout jugement de valeur. Il nous montre bien que l'histoire du terrorisme et de Vergès ont toujours été liées. Une personne donc sans concession qui avoue elle même qu'elle aurait fait un parfait terroriste si ce n'était ce goût pour la vie. Ne vous méprenez pas, je n'admire pas l'homme, mais essayer de comprendre les motivations qui le pousse à faire tout ça est assez fascinant. On découvre quelqu'un de très egocentrique, extrêmement jusque-boutiste, intrinsèquement frapper par les horreurs du Colonialisme quel qu'il soit, et toujours très mystérieux. Ce mec reste une énigme vivante !