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Author Document-cadre de Partenariat France-Cambodge (2006-2010)   ( Replies 4 | Views 561 )
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Document-cadre de Partenariat France-Cambodge (2006-2010) Reply With Quote
Offline yayawarman
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Ce Document cadre de Partenariat fixe le cadre de la coopération franco-cambodgienne pour cinq ans (2006-2010). Il fera l’objet d’une révision au bout de trois ans.

Outre ses contributions aux institutions et organisations multilatérales (Union européenne, francophonie etc.), la France, pour les années passées (2001-2005), a consacré près de 112 M€ à l’aide publique bilatérale au développement en faveur du Cambodge.



I. INTRODUCTION
1. Le contexte économique

Les études conduites par le FMI ces dernières années ont conclu à la relative bonne performance macroéconomique du Cambodge depuis 1999, année qui avait vu le retour à la stabilité politique. Les activités privées se sont développées, grâce en particulier à l’accès facilité des produits textiles aux marchés américain et européen et au développement du tourisme. De 1999 à 2003, le taux de croissance annuel moyen s’est situé entre 6 et 7 %. Les contributions relatives des différents secteurs ont toutefois été inégales : la contribution du secteur agricole est beaucoup plus erratique et ce dernier a connu en 2000 et en 2002 une chute de sa valeur ajoutée en raison de la réduction de la surface arable.

Le Cambodge a également enregistré de bonnes performances dans la maîtrise de l’inflation et la parité du riel par rapport au dollar américain a été maintenue. Cependant, la gestion des finances publiques enregistre un décalage par rapport aux objectifs. La rémunération des fonctionnaires se situe très en-deçà de celle des salariés du secteur privé, ce qui encourage les agents de l’Etat à briguer simultanément des emplois privés.

L’économie du Cambodge reste très peu diversifiée, donc très sensible aux chocs extérieurs. Ses performances passées plutôt satisfaisantes ne doivent pas cacher les défis que le pays devra relever à partir de 2005. Tout d’abord, la suppression des quotas textiles fait peser une menace sur le secteur qui était jusqu’à présent le moteur de l’économie. Cependant, le FMI est revenu sur sa prévision pessimiste d’un taux de croissance économique de 2 %, pour en fait l’estimer aux alentours de 5 à 6 % pour 2005 (6,3% selon le Ministère de l’Economie et des Finances), et légèrement supérieur à 6 % pour 2006 (6,1 % selon le même Ministère). Cette bonne performance est due à une résistance du secteur textile plus importante que ne l’avaient prévue les experts.

Néanmoins, la croissance de ces dernières années a eu peu d’impact sur la pauvreté avec une disparité qui s’est plutôt accentuée entre la zone urbaine de Phnom Penh et le reste du territoire. Les indicateurs sociaux restent décalés par rapport aux objectifs cambodgiens du millénaire. Un effort doit donc être fait pour, en particulier, faciliter l’accès à l’eau potable et améliorer le système d’assainissement afin de réduire le taux de mortalité infantile et maternelle.

2. La stratégie de développement du Cambodge

Le Cambodge dispose de plusieurs documents décrivant la stratégie du gouvernement en faveur du développement et de la lutte contre la pauvreté : le second plan de développement socio-économique 2001-2005, la stratégie nationale de réduction de la pauvreté 2003-2005, les objectifs cambodgiens du millénaire et la stratégie rectangulaire, présentée par le Premier Ministre en juillet 2004 lors de l’investiture du nouveau gouvernement. Tous ces documents seront intégrés dans un troisième Plan de développement stratégique (2006-2010) avant la fin de l’année 2005.

Lors de la formation du gouvernement en juillet 2004, les autorités cambodgiennes ont préparé un document de politique économique intitulé « Mise en œuvre de la stratégie rectangulaire et besoins en aide au développement ». Elle se présente symboliquement sous la forme de rectangles imbriqués. La bonne gouvernance est placée au cœur de ce diagramme, elle est entourée sur ses quatre côtés par les éléments d’environnement nécessaires à sa mise en œuvre, à savoir « Paix, stabilité économique et ordre social », « Intégration du Cambodge dans l’économie mondiale », « Partenariat pour le développement » et « Environnement macroéconomique et financier favorable », les autres rectangles traitant de la croissance économique et de la lutte contre la pauvreté par le développement de l’agriculture, la réhabilitation et la construction d’infrastructures, le développement du secteur privé et le développement des ressources humaines.

Enfin, confirmant l’observation de tous les bailleurs de fonds, le Premier Ministre Son Exc. Samdech Hun Sen, dans son allocution du 10 septembre 2004, a réaffirmé avec insistance la nécessité de « renforcer le cadre légal permettant de sécuriser les activités d’investissements dans la transparence, ce qui implique le renforcement de la bonne gouvernance et le développement des ressources humaines ».

3. Les interventions des bailleurs de fonds

Selon le relevé des déclarations faites lors de la dernière réunion du Groupe Consultatif, le Cambodge va bénéficier en 2005 d’une aide importante, qui devrait se monter à environ 500 millions USD, apportée à hauteur des deux tiers par les aides bilatérales et d’un tiers par les organismes multilatéraux. Le Japon contribuera à hauteur d’environ 130 millions USD, comme principal bailleur de fonds du pays. Viennent ensuite les multilatéraux (Banque Asiatique de Développement, Banque Mondiale, Union européenne, système des Nations-Unies) qui consacrent chacun entre 40 et 50 millions USD au développement du Cambodge.

Les contributions de l’Union européenne, auxquelles la France participe largement, viennent réconforter les aides bilatérales. La délégation de l’Union européenne élabore le Programme Indicatif National (PIN) 2006-2007. Les priorités du PIN 2005-2006 sont : a/ le développement économique en faveur des pauvres à travers l’élargissement de la base productive dans les zones rurales et le développement des mécanismes reliant les producteurs agricoles aux marchés, b/ le développement de l’éducation, c/ l’appui à la bonne gouvernance orientée vers la gestion des finances et de la dépense publique.

La France apportera un soutien actif aux initiatives de coordination et d’harmonisation de l’aide publique au développement entreprises par le Cambodge.

II. L’APPUI A L’ETAT DE DROIT ET A LA BONNE GOUVERNANCE
La stabilité du Cambodge nécessite le renforcement de l’Etat de Droit d’une part pour encadrer le développement du pays dans des politiques fondées sur la codification du droit, sur un meilleur accès à la justice et sur le respect des droits de la personne, d’autre part pour encourager les investissements et faciliter son intégration dans le marché mondial. Trois finalités sont visées :

-renforcer les services centraux de l’Etat et préparer la décentralisation ;

-promouvoir la règle de droit et améliorer l’accès aux services légaux et judiciaires,

-accompagner le Cambodge dans la mondialisation et sécuriser l’environnement des entreprises et des investissements.

Les objectifs de l’appui français seront recentrés et modulés en rapport avec l’engagement réel de nos partenaires à poursuivre les réformes et à lutter contre la corruption : les actions engagées par la France ont pour cadre la professionnalisation de la magistrature, de la Police et du Barreau par un appui à la formation des acteurs de la chaîne judiciaire.

1. Renforcer la formation des cadres

La jeune Ecole Royale de la Magistrature sera soutenue pour adapter les cursus pédagogiques, développer une aide spécifique pour la formation des auxiliaires de justice et notamment des greffiers, et poursuivre un appui auprès du barreau du Cambodge. L’ensemble du spectre juridique sera ainsi touché en partenariat étroit avec le PNUD, JICA et l’Union Européenne notamment. Les formations des officiers de gendarmerie et de police, des fonctionnaires publics seront poursuivies pour améliorer leurs compétences techniques et juridiques et favoriser la professionnalisation des comportements dès lors qu’un engagement tangible de nos partenaires sera confirmé.

2. Créer les conditions favorables à l’application de la règle de droit

Les aspects relatifs à la codification et à la réglementation doivent être renforcés pour une meilleure gouvernance. Les capacités de l’appareil judiciaire seront développées dans le domaine de la diffusion et de la publication de la règle de droit, de l’organisation des professions judiciaires rendant ainsi plus efficaces les nouveaux instruments législatifs de la lutte contre la corruption.

Dans le contexte de l’entrée du Cambodge à l’OMC, l’accent sera mis sur les formations à la négociation commerciale internationale et sur la diffusion des normes applicables dans les échanges internationaux.

III. LES OBJECTIFS DU MILLENAIRE
Parmi les objectifs du Millénaire, trois seront privilégiés en relation avec les enveloppes budgétaires disponibles et au regard des critères de sélection retenus. Il s’agit en effet de favoriser les secteurs qui :

-répondent aux besoins actuels du Cambodge, s’inscrivent comme des priorités gouvernementales et s’intègrent dans des politiques nationales déjà clairement identifiées,

-répondent aux contraintes de faisabilité et de pertinence et permettent de valoriser le savoir-faire français,

-correspondent à des pôles de capitalisation et de visibilité de l’action française, s’inscrivent en cohérence avec les actions antérieures, favorisent l’influence francophone et sont porteur d’un impact économique réel,

-promeuvent la synergie des approches avec les autres bailleurs de fonds et avec les ONG œuvrant sur le terrain,

-supportent des masses financières minimales d’intervention sur la base de cette grille de sélection, l'agriculture,l’environnement et la santé se révèlent être les trois secteurs les plus pertinents de concentration de l’aide parmi les objectifs du millénaire.

1. Agriculture et sécurité alimentaire

La population rurale du Cambodge représente plus de 80 % de la population totale alors que la part du secteur primaire dans le PNB n’est que d’un tiers et que sa contribution à la croissance est faible, voire certaines années négatives. Cela s’explique notamment par le fait qu’elle est en grande majorité constituée de paysans dont la première priorité reste de sécuriser leur production de riz pour leur consommation. Or, l’exploitation « minière » et extensive des ressources naturelles du Cambodge a maintenant atteint ses limites et les terres arables sont de plus en plus rares. Il est donc impératif que les campagnes cambodgiennes effectuent une mutation pour sortir de cette agriculture de subsistance vers une agriculture plus intensive et plus diversifiée, permettant dans un premier temps d’assurer une sécurité alimentaire, ce qui n’est pas le cas dans certaines régions, ensuite de générer des surplus et, le cas échéant, d’exporter. Cette mutation ne peut se faire sans que l’aide internationale y consacre plus de ressources. Par ailleurs, le gouvernement a fait du développement rural en général et de l’irrigation en particulier une priorité de sa stratégie.

La France est en position de jouer un rôle important au sein d’une démarche coordonnée, répondant clairement aux besoins exprimés par le gouvernement. En effet, l’aide française est, avec l’Australie, coordonnatrice du groupe de travail conjoint entre le gouvernement et les bailleurs de fonds sur l’agriculture et l’eau. Une stratégie d’intervention sectorielle devrait être définie avant la fin 2005 pour le développement rural.

Une sélection de l’aide française sur l’agriculture aurait les finalités suivantes :

-sécuriser les besoins alimentaires des populations dans un pays où les deux tiers des ménages ruraux sont victimes d’insuffisance alimentaire.

-contribuer à la transition de l’agriculture en renforçant son développement intégré, par la maîtrise de l’eau, la sécurité foncière et le renforcement des organisations collectives locales de gestion.

-renforcer les opportunités de diversification et d’exportation, par le développement du secteur hévéicole où la France dispose d’un statut de leader incontesté. Il s’agit d’un secteur de diversification propice au développement du secteur privé, permettant une mobilisation de l’épargne locale, favorisant la lutte contre la pauvreté et sécurisant le foncier. Les interventions se feraient sous forme de subvention dans le cadre d’un programme sectoriel associant les bailleurs de fonds du secteur.

2. Protection de l’environnement et de la biodiversité

Le Cambodge bénéficie d’une très grande richesse en matière de biodiversité, qu’il convient de protéger. Les principaux enjeux pour la sauvegarde de l’environnement au Cambodge sont notamment :

-la sauvegarde de la zone humide du Tonlé Sap, qui constitue un enjeu économique et de protection de la biodiversité.

-la sauvegarde des forêts sèches de l’Est sur la cordillère annamite,

-la sauvegarde des forêts du massif des Cardamones, site emblématique de la biodiversité régionale, classé parmi les 25 premiers sites mondiaux de biodiversité.

Outre les enjeux stricts de biodiversité, la préservation de ces espaces et leur gestion durable auront comme conséquences :
le développement d’un cadre favorable à la génération de revenus issus d’une gestion réglementée des aires protégées (éco-tourisme notamment),
l’amélioration de la gestion des ressources naturelles durables (notamment forestières).

En complément des perspectives d’interventions engagées au niveau régional avec la Mékong River Commission pour améliorer la gestion internationale des ressources en eau du bassin du Mékong, la France pourrait participer à la protection d’une de ces zones. Une telle intervention serait opportune compte tenu de l’enjeu de biodiversité, de la priorité française en matière de conservation de la biodiversité, de l’expertise française dans ce domaine et de l’enjeu national pour la protection des bassins versants concernés.

3. La santé et la lutte contre le SIDA

L’appui au développement de la santé au Cambodge nécessite une vision globale et systémique dans le long terme. La réflexion doit prendre en compte les problématiques majeures du système de santé cambodgien, à savoir la qualité de l’offre de soins, l’accessibilité et le mode de financement.

Avec un taux de mortalité infantile de 114 pour 1000 naissances, un ratio de mortalité maternelle de 437 pour 100 000 naissances, une espérance de vie moyenne de 56,2 ans, le Cambodge connaît une situation sanitaire alarmante. Outre les problèmes majeurs de santé maternelle et infantile, les accidents de la voie publique, la tuberculose et l’épidémie de VIH/Sida sont également de grandes préoccupations du moment.

La prévalence de l’épidémie de l’infection du VIH/Sida (2,7% de la population) en fait une priorité de santé publique. La volonté des autorités nationales de santé soutenue par la France et l’aide internationale a permis de faire passer en 2 ans le nombre des bénéficiaires de traitement par les ARV de quelques centaines à près de 6 000 personnes. L’effort doit être poursuivi pour réduire le déficit des ressources du secteur de la santé, en particulier le manque de personnel médical et soignant qualifié en zone rurale, ainsi que pour améliorer l’accès aux soins et leur qualité.

L’action de la France dans le domaine de la santé s’est inscrite, depuis 1992, autour de trois pôles de développement : l’offre de soins, l’enseignement et la recherche. Cette stratégie globale offre une bonne cohérence et une forte visibilité dans un environnement caractérisé par la présence d’une multiplicité d’opérateurs.

Le Cambodge comprend 73 établissements hospitaliers : 8 hôpitaux nationaux, 23 hôpitaux provinciaux et 42 hôpitaux de référence. Le système de santé est construit à partir d’un modèle d’organisation fondé sur le district opérationnel. Or, les centres de santé et les hôpitaux de district, qui assure un rôle de prévention important, ne disposent pas de l’expertise médicale et des équipements nécessaires pour assurer la prise en charge des soins concernant une majorité de patients.

Jusqu’à présent, l’action de la France a permis de rénover l’Hôpital Calmette, autonome financièrement depuis 2002, et d’en faire l’hôpital national de référence, de soutenir l’Université francophone des Sciences de la Santé et de recréer l’Institut Pasteur. La finalité d’une intervention française dans le secteur de la santé sur la période 2006-2008 sera le développement des structures sanitaires garantissant la qualité des soins et l’accessibilité dans les provinces. Dans le courant du 2ème trimestre 2005, une mission de prise de contact sera déclenchée par l’AFD pour identifier les actions qui pourront être menées en ce sens et qui participeront à l’atteinte des objectifs santé du Millénaire pour 2015, à savoir :

la réduction de la mortalité infantile (réduire de 3/4 la mortalité des enfants de moins de 5 ans)
l’amélioration de la santé maternelle (réduire de 3/4 la mortalité maternelle)
la lutte contre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies négligées

Au niveau des hôpitaux, cette démarche sera facilitée par une dynamique hospitalo-universitaire permettant de réaliser des transferts de savoir-faire, mais surtout l’application clinique des enseignements et l’actualisation des connaissances médicales. Les interventions au niveau du système de santé seront confortées par l’action de la France en matière de formation des élites. Si la création d’un corps professoral cambodgien de qualité est en voie de finalisation, il reste à accompagner l’Université des Sciences de la Santé vers la recherche appliquée en collaboration avec l’Institut Pasteur du Cambodge et les fondations Mérieux et Fabre qui ont investi dans des laboratoires de biologie à la Faculté de Pharmacie. Enfin, la couverture des dépenses de santé est un sujet important qui sera de plus en plus d’actualité et la coopération française suivra avec attention les actions qui sont menées dans ce secteur, notamment l’expérience pilote menée actuellement à l’initiative de la France en partenariat avec des hôpitaux nationaux. Ce système d’assurance couvre actuellement environ 1500 adhérents (soit 300 familles). Cette expérience d’assurance semble répondre aux besoins de la population rurale et confirme l’existence d’un réel marché de l’assurance maladie. Toute intervention se placera dans une approche du type « Système national d’assurance personnalisée » (SNAP), les partenaires identifiés étant l’OMS, le Japon, la Belgique et la Grande Bretagne et les grandes ONG.

IV. LES SECTEURS TRANSVERSAUX DE L’AIDE PUBLIQUE FRANCAISE
Les interventions liées aux trois objectifs sélectionnés ci-dessus seront confortées par une approche transversale qui s’attachera à promouvoir l’enseignement supérieur et la recherche, la promotion de la diversité culturelle et de la francophonie et l’appui à la société civile avec les ONG nationales et françaises.

1. L’enseignement supérieur et la recherche

Dix années d’appui dans la reconstitution des élites ont permis de recentrer les interventions françaises dans les secteurs prioritaires liés au développement durable du Cambodge.

Ces filières universitaires sont désormais en situation de compétition avec d’autres universités publiques et privées, leur autonomisation est bien engagée mais l’accent sera mis sur leur ouverture régionale et sur le renforcement des réseaux universitaires francophones.

a. Les sciences médicales : Dans le contexte du choix de la santé en tant que secteur de concentration, le partenariat avec l’Université des Sciences de la Santé sera poursuivi. L’ouverture de l’USS est nécessaire pour renforcer le modèle hospitalo-universitaire qu’elle a adopté. Celle-ci devra se faire concomitamment vers les hôpitaux cambodgiens de province, vers les établissements du Nord et ceux du Sud-Est asiatique. Cet objectif vise à ancrer dans le paysage international l’USS comme un pôle international reconnu de l’enseignement supérieur médical.

b. Les sciences économiques et juridiques : Douze ans après les premiers appuis à l’URDSE, un corps professoral de qualité est reconstitué et les diplômes délivrés sont valorisés sur le marché du travail. Parallèlement, les diplômes cogérés avec les Universités de Lyon II servent de référence académique. L’objectif sera, pour les secteurs du droit et des sciences économiques, de valider les cursus de master, de les homologuer au niveau international et d’identifier les prochaines formations qui répondent aux besoins du marché. Par ailleurs, il s’agira de constituer un vivier naturel pour les écoles d’application que sont l’ERA et l’ERM et de favoriser les passerelles avec des métiers d’expertise comptable et juridique.

c. Les sciences de l’ingénieur : Il s’agit de recréer un vivier de cadres scientifiques propre à alimenter les entreprises des secteurs secondaire et tertiaire et de développer des formations permettant d’associer l’enseignement à des actions de développement et de recherche appliquée tant au niveau de l’Institut de Technologie du Cambodge qu’à celui de à l’Université Royale d’Agriculture, en synergie avec les objectifs du millénaire.

2. La promotion de la diversité culturelle et de la francophonie

a. La sauvegarde et la promotion du patrimoine : Historiquement liés, le Cambodge et la France se sont engagés dès la conclusion des Accords de Paris et le retour de l’Ecole Française d’Extrême Orient en faveur de la sauvegarde du patrimoine matériel et immatériel du Cambodge.

Aux côtés de l’UNESCO et du Japon, la France a réaffirmé cet engagement en novembre 2003, à la Conférence Intergouvernementale pour la sauvegarde d’Angkor.

La protection du patrimoine est un des pivots de la francophonie dans ce pays, la France doit conserver une forte influence dans ce secteur qui constitue pour le Cambodge un élément refondateur de son identité et un facteur à part entière du développement durable.

Au cours de cette période triennale, les moyens de la coopération française, et des initiatives décentralisées seront associés aux partenaires cambodgiens du Ministère de la Culture et du Tourisme, de l’autorité APSARA et de l’Université Royale des Beaux Arts pour promouvoir un développement durable et faire rayonner le savoir-faire des archéologues et conservateurs français du patrimoine.

La France maintiendra son soutien au CIC et à son Secrétariat permanent confié à l’UNESCO, comme organe de coordination des aides à la mise en valeur de la région d’Angkor et structure d’appui et de renforcement des compétences de l’autorité APSARA.

Cette action institutionnelle sera sous-tendue par les interventions en cours de mise en œuvre centrées sur la région de Siem Reap - Angkor. Cette démarche sera étendue à la conservation de l’image et du film, dès 2005, un projet sera lancé visant à constituer au Cambodge un fonds national de ressources audiovisuelles, il couvrira tous les domaines de l’image contribuant à la reconstitution de la mémoire de ce pays après les destructions des années sombres. Dans le contexte du procès des khmers rouges, ce projet aura une visibilité particulière.

b. Les dynamiques de la francophonie : Dans un pays de 12 millions d’habitants comptant 3 millions d’enfants et d’étudiants et où les francophones sont minoritaires, tandis que l’anglais est en situation dominante dans l’ASEAN, la logique de masse est inapproprié. Le Cambodge et la France réaffirment leur volonté de promouvoir au Cambodge les valeurs de la francophonie dans les domaines liés au développement durable et à la diversité culturelle. Les résultats d’une étude sur l’image du Français au Cambodge ont permis de :

-cerner ce que représente le français pour le grand public, les milieux professionnels, les institutionnels locaux et internationaux ;

-mesurer la visibilité de l’actuel dispositif, et la façon dont il est perçu. En l’état, les actions en faveur du français privilégient une logique de niche et la formation des élites cambodgiennes. Dans ce cadre, le français est valorisé comme langue d’enseignement, mais aussi comme vecteur d’accès aux savoirs savants.

c. La recherche des nouveaux publics : L’ambition du Centre Culturel Français est d’être la référence au Cambodge en matière d’enseignement du français hors université. D’où la création de synergies entre activités artistiques et enseignement, en partenariat avec la médiathèque pour valoriser la palette des activités du Centre avec 4 axes prioritaires :

-une meilleure qualification du corps enseignant à même de répondre aux demandes en formation variées émanant de la coopération, du secteur privé, public ou ONG. - un meilleur ciblage des publics et une offre de cours adéquate pour renforcer la préparation des filières universitaires francophones et enraciner le français auprès de nouveaux publics (français LV2, publics anglophones) qui l’envisagent comme un plus professionnel présent ou à venir. - de meilleures conditions d’apprentissage. - une meilleure information concourant à la promotion du français, langue qui est valorisée au Cambodge comme le support privilégié d’accès à l’éducation et à la culture.

Dans l’enseignement secondaire : La part du français « langue d’enseignement » dans le secondaire, visible grâce à l’introduction des classes bilingues en 1994 (3000 élèves actuellement) permet à priori de constituer un vivier d’élites francophones, à la condition que des stratégies d’appropriation soient renforcées et que les débouchés non seulement dans l’enseignement supérieur, mais aussi sur le marché de l’emploi soient développés. S’il est assuré que le dispositif bilingue répond à une demande sociale effective (gratuité, valeur ajoutée de la qualité de l’enseignement dispensé), sa pérennité implique, dans le cadre de l’amorce d’une décentralisation, que les familles et les directions provinciales y contribuent financièrement et que l’accession à l’enseignement supérieur dans des filières appuyées par la coopération bi comme multilatérale, soit mieux assurée.

Dans l’enseignement supérieur : Les cursus universitaires francophones ciblent actuellement quatre domaines : la santé et la médecine, les sciences de l’ingénieur, le droit et l’économie, l’archéologie et les formations à la restauration d’Angkor. Mille places sont ainsi offertes.

Le partenariat entre le Cambodge et la France dans le supérieur renforcera le schéma international LMD (Licence-Master-Doctorat), accentuant la part de la diplômation plus que celle de la certification par la mise en œuvre de programmes sélectifs de bourses de niveau masters et doctorats. Ces cursus seront appuyés à leur périphérie afin de devenir des foyers de diffusion de la francophonie en constituant des pôles de recherche.

Il est essentiel que ces cercles de diffusion du savoir soient alimentés par des réseaux de partenariats universitaires régionaux et internationaux en favorisant notamment l’accès aux nouvelles technologies et le réinvestissement des doctorants cambodgiens qui enseignent en français.

Pour autant, la défense du français doit passer également par l’introduction du français LV2 pour élargir le dispositif aux élites formées en anglais, et par la mise en valeur de « l’ingénierie à la française ».

d. Diffusion culturelle et échange des cultures : Le Centre Culturel Français a pour vocation de soutenir l’action culturelle dans la capitale du Cambodge, avec des antennes dans les deux plus importantes villes de province. Il constitue une passerelle entre les formes d’expression traditionnelles et modernes dans un regard croisé entre identités culturelles khmères et françaises. Deux axes de travail ont été dégagés : la création et la diffusion par des ateliers montés simultanément avec des artistes français et khmers dans les arts virtuels, la danse, le cirque et le cinéma d’une part, le soutien au secteur de l’édition et de la publication, doit être l’objet d’une mobilisation accrue des réseaux francophones de la culture, de la presse et des universités d’autre part.

Les actions envisagées dans le domaine culturel sont de trois ordres : la création, la formation et la diffusion.

Dans ce cadre, trois familles disciplinaires que sont les arts visuels, la danse et le cinéma sont plus particulièrement mises en avant. Le Centre Culturel Français aura pour partenaire le Ministère de la Culture et des Beaux Arts, l’URBA, le Centre National de la Culture, les associations culturelles.

3. La structuration de la société civile

L’évaluation rétrospective de douze années d’appui aux ONG françaises au Cambodge fait apparaître les orientations pour les prochaines années, à savoir :

-s’assurer que les programmes des ONG françaises s’inscrivent en cohérence avec les stratégies sectorielles soutenues sur le plan bilatéral,

-répondre à des initiatives de développement local,

-favoriser le transfert de compétences et d’initiatives à la société civile cambodgienne, ONG et collectivités locales.

Dans le cadre du fonds social de développement, la France apportera au Cambodge les moyens de répondre à des initiatives associatives nationales, tandis que la partie cambodgienne proposera aux ONG nationales et étrangères un cadre réglementaire adapté à leurs activités. Les nombreuses organisations non gouvernementales et collectivités territoriales françaises (ville de Paris en gouvernance urbaine, région Rhône-Alpes dans le secteur de l’enseignement supérieur, établissement public de Versailles dans le secteur patrimoine,...) continueront à apporter leur appui à la société civile et aux collectivités cambodgiennes. Par ailleurs, il convient de citer la présence d’entrepreneurs français rassemblés dans la chambre de commerce franco-cambodgienne. La société VINCI, en particulier, qui a investi sur les infrastructures aéroportuaires de Phnom Penh, Siem Reap et Sihanoukville, contribue au développement du tourisme et à la préservation du patrimoine angkorien.


Les deux parties conviennent, dans le cadre de réunions périodiques et au sein des comités de pilotage des projets, de soutenir la pérennisation des actions de partenariat engagés et de les faire connaître aux populations bénéficiaires par tous les moyens de communication et d’informations disponibles.

Chaque objectif sectoriel, chacun des thèmes transversaux fera l’objet d’un plan de communication conçu en association étroite avec les bénéficiaires des concours de l’Ambassade de France au Cambodge pour en affirmer la visibilité.


Edité le 29/11/2006 @ 15:09 par yayawarman

L'impossible nous ne l'atteignons pas, il nous sert de lanterne !
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Re : Document-cadre de Partenariat France-Cambodge (2006-2010) Reply With Quote
Offline BAC
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Kékékkakakkékéké

'' II. L’APPUI A L’ETAT DE DROIT ET A LA BONNE
GOUVERNANCE ''

Devinez ce que j'ai vu l'autre jours...kékéké des pauvres gens pleuraient parce que '' État '' avait exproprié leur terrre. Et sur le Net, j'ai vu un bulldog donner un coupde matraque... Aie-aie-aie
kkékéké

'' 2. La promotion de la diversité culturelle et de la francophonie ''

kékékéké diversité cuturelle.....ou diversité naturelle kékéké à ce que je vois, notre diversité naturelle, est basé sur la corruption......et l'élimination... Fxxck, c'est pu drôle là. Mais c,est la réalité.
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Re : Document-cadre de Partenariat France-Cambodge (2006-2010) Reply With Quote
Offline Sreiry
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kékékékké

la plénitude de la vie
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Re : Document-cadre de Partenariat France-Cambodge (2006-2010) Reply With Quote
Offline BAC
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Tu ris ben ....mais tu ris jaune....kékéké mais c'est la réalité. Notre culture est basée sur la corruption...kékéké

Je me suis permi de mon adiration pour les qualités de ses textes de copier....kékékéké son texte

'' La formation laisse à désirer. Il faut penser à la qualité plus qu'à la quantité. Deux problèmes majeurs dans les établissements scolaires ou universitaires cambodgiens. La corruption et le niveau déplorable de l'enseignement. Avec l'argent, vous payez l'admission et les examens...et les places dans l'administration. Un Bac, 1000$, un Bachelor, 3.000$ etc. Un contrôileur des douanes, 30.000 $. Un contrôleur des impôts,10.000.Un contôleur du MDP, 3.000$

Edité le 30/11/2006 @ 09:52 par vanthon




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Re : Re : Document-cadre de Partenariat France-Cambodge (2006-2010) Reply With Quote
Offline Vicheya
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BAC a écrit

'' La formation laisse à désirer. Il faut penser à la qualité plus qu'à la quantité. Deux problèmes majeurs dans les établissements scolaires ou universitaires cambodgiens. La corruption et le niveau déplorable de l'enseignement. Avec l'argent, vous payez l'admission et les examens...et les places dans l'administration. Un Bac, 1000$, un Bachelor, 3.000$ etc. Un contrôileur des douanes, 30.000 $. Un contrôleur des impôts,10.000.Un contôleur du MDP, 3.000$

Edité le 30/11/2006 @ 09:52 par vanthon




Pas édité, mais cité par Vanthon !

Sinon, on dirait qu'il a édité ton propre post ! :smiley12: Et ce, avant que tu l'écrives ! :sygus:

Site de thanka, peinture traditionnelle bouddhiste
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Association des Cambodgiens de Franche-Comté (Besançon)
http://associationcambodgiensfranche-comte.blogspot.com/


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