Hôpital Calmette : inauguration d’un nouveau bâtiment, dédié au traitement du sidaLe programme Esther de lutte contre le sida bénéficie de l’ouverture d’un nouveau bâtiment dans l’enceinte de l’hôpital Calmette. Un nouveau bâtiment, dédié à la consultation pour les maladies infectieuses, a été inauguré samedi 15 septembre à l’hôpital Calmette. Ceci dans le cadre du programme Esther (Ensemble pour une solidarité thérapeutique hospitalière en réseau), qui assure depuis 2003 consultations, traitements, conseils psychologiques aux patients séropositifs, et assure également la prévention de la contamination de mère à l’enfant.Dans le rapport de ce programme, basé à Calmette depuis 2003, sept cent cinquante malades ont reçu un traitement anti-rétroviral et quatre-vingts autres ont reçu ce traitement en deuxième étape. Mille deux cents malades sont passés en consultation. Selon le Dr Chheang Ra, directeur adjoint de cet hôpital, c’est grâce à la grande efficacité du programme Esther, que le financement de ce nouveau bâtiment de vingt-deux chambres, d’un coût supérieur à soixante-dix mille dollars, a pu être assuré. Ont participé au financement l’ANRS (Agence Nationale de Recherches sur le Sida et les Hépatites virales), le programme Esther, la compagnie SCA (Société Concessionnaire des Aéroports VINCI) et l’hôpital Calmette.Le programme Esther s’étend également à l’hôpital de Siem Reap, depuis 2003, où il a déjà fourni cinq cents traitements anti-rétroviraux. De plus, ce programme d’aide aux malades est destiné à améliorer les compétences des médecins et techniciens de laboratoire de ces hôpitaux, qui travaillent dans ce cadre.Présent à cette cérémonie, Jean François Desmazières, nouvel Ambassadeur de France, espère que cette nouvelle structure va permettre d’améliorer le bon suivi du traitement des malades du sida, et a tenu à assurer que la France continuera à assurer son aide, maintenir ses bonnes relations, anciennes, avec l’hôpital Calmette.Nuth Sokhom, ministre de Santé, déclare que « l’hôpital Calmette et l’institut Pasteur sont les deux établissements principaux du pays pour le traitement et l’analyse médicale, grâce à l’aide financière, et spécialement technique, de la France. Cela pourra aussi contribuer à réduire le nombre des cambodgiens rejoignant la Thaïlande, le Vietnam, pour accéder à un traitement ». Il ajoute, dans son discours d’inauguration, qu’ « en fait, actuellement, avec nos équipements et les aptitudes de nos médecins, on peut égaler les pays voisins, mais on a besoin d’informer les habitants de nos compétences, et les officiers de santé aussi doivent renforcer ce travail, parce que chercher un traitement à l’étranger est une lourde perte financière pour les Cambodgiens ». Ung Chansophea
Une campagne de prévention contre le sida lancée pendant la fête des eaux. L' événement de ce week-end est l'occasion pour des ONG d'insister sur la nécessaire utilisation de préservatifs. Une trentaine d’ONG et l’Autorité nationale de lutte contre le sida ont lancé, vendredi 23 novembre, une compagne de prévention contre le VIH. Le thème cette année : « Loin des familles, unissons-nous pour prévenir le sida. » Ce week-end de fête draine à Phnom Penh des centaines de milliers de gens. Les autorités constatent une hausse de l'activité sexuelle pendant cette période. Veng Thaï, directeur du département de la Santé de la capitale, a affirmé, vendredi, que le Cambodge avait pu, au cours de ces dernières années, « enrayer l'augmentation du nombre de contaminations ». En 2006, le royaume comptait 65 000 séropositifs. La vigilance ne doit pas être relâchée, explique-t-il, durant le festival. «J’appelle les proxénètes et les prostituées à prévenir le sida », a lancé Veng Thaï. No Migy, employé du comité de coordination HIV-AIDS, explique que 700 personnes sont déployées afin d'informer spectateurs et rameurs sur le danger du virus. 250 000 préservatifs seront gratuitement distribués. «Nous faisons cette compagne d’information car les gens, pendant cette fête, veulent faire l’amour », explique-t-il. Une partie de ses collègues seront déployés près des maisons closes et dans la « rue des fleurs » de Toul Kork. Nop Sovatha, employée de l’organisation Espoir pour les séropositifs, qui travaille depuis trois ans pendant la fête des Eaux, explique qu’elle va directement voir les gens en leur expliquant de ne pas oublier d’utiliser les préservatifs, notamment, les rameurs qui après l'effort boivent et recherchent des plaisirs sexuels. Kep Chutéma, le gouverneur de Phnom Penh, a ordonné la fermeture des maisons closes du 23 au 25 novembre, officiellement pour « permettre aux prostituées de participer à la fête ». KY Soklim