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Author HISTOIRES D’ELEPHANTS   ( Replies 1 | Views 828 )
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HISTOIRES D’ELEPHANTS Reply With Quote
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Registered 03/11/2005
Location Siem Reap
Depuis près de trois ans, nous nous sommes installés, avec ma femme et nos quatre enfants, en Asie, pour vivre avec des éléphants.
Régulièrement, je reçois bon nombre de questions auxquelles je n’ai pas toujours le temps de répondre.
Alors, j’ai tout mis dans un texte d’environ 150 pages et je raconte tout : notre arrivée en Thaïlande, nos difficultés de nouveaux expatriés, nos éléphants, nos joies, nos bonheurs, nos peines et… les raisons pour lesquelles nous avons du quitter la Thaïlande !
Pour vous procurer ce texte, contactez moi !
Ou allez voir
http://fco1.free.fr/livre.htm
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Re : HISTOIRES D’ELEPHANTS Reply With Quote
Offline Traducteurs KN
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Asia’s battle to save elephants



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Des éléphants sauvages: combien de temps pourront-ils se promener en toute liberté ?
Source: REUTERS.


De la nuit tombée à trois heures du matin, les villageois de TRANG TROYENG, dans la province de KOMPONG SPEU, se battent pour protéger leurs bananeraies des attaques des éléphants.

Campés dans un champ qui borde le parc national de KIRIROM, où vagabondent certains des 250 derniers éléphants sauvages du pays, ils repoussent les animaux en tapant sur des casseroles et en patrouillant à la limite de la réserve ; mais pas pour longtemps.
"Nous nous sommes endormis car nous étions fatigués et les éléphants sont venus manger les bananes à 4H du matin." décrit TUY SEREIVATHANA à propos de la nuit fatidique d'il ya environ un an. "Nous sommes resté debout toute la nuit. Nous avons dormi dans le champs, mais nous avons perdu".

Ces batailles ont concerné d'innombrables communautés agricoles depuis des milliers d'années. Mais la déforestation rapide et la diminution du nombre d'éléphants a exacerbé les intérêts et des humains et des 40 000 à 50 000 derniers éléphants d'Asie menacés.

La fragmentation des forêts du continent et la forte densité de population font que chaque année, on dénombre plus de victimes de pachydermes déchainés qu'en Afrique où les éléphants sont pourtant dix fois plus nombreux.

Avec moins de 300 spécimens dans six des treize pays d'Asie où ils sont encore implantés, les experts craignent que les escarmouches pour protéger les bananeraies et les champs de riz deviennent une menace mortelle qui pourrait amener à l'extinction de populations vulnérables.

De petites escarmouches

Des plantations de thé du Sri Lanka aux champs de riz du Vietnam, les villageois qui ne peuvent se permettre de perdre leurs récoltes se dressent contre les éléphants, les chassant et les tuant.

Avec des éléphants restreints dans des habitats de plus en plus confinés, les flambées de violence se font plus fréquentes, reconnait SIMON HEDGE, codirigeant du groupe des spécialistes des éléphants d'Asie à l'union de protection mondiale.

"Comme ils aspirent à une meilleure qualité de vie, les gens deviennent moins tolérants dans les conflits qui les oppose à la vie sauvage," affirme-t-il.

Les rongeurs, oiseaux et primates peuvent causer plus de dommages aux plantations, mais les éléphants inspirent plus d'animosité car souvent ils blessent ou même tuent des personnes pendant leurs raids.

L'Inde, qui héberge 60% des éléphants sauvages d'Asie, détient aussi le triste record mondial de personnes décédées dans des attaques de pachyderme.

Entre 200 et 250 personnes en meurent chaque année, confirme depuis BANGALORE RAMAN SUKUMAR, un des plus grands spécialistes mondiaux des éléphants d'Asie.

C'est beaucoup plus que les 50 morts annuelles du second point chaud qu'est SRI LANKA. Là bas, des centaines d'éléphants coupables de raids sur les récoltes ont été abattus avec de vieux fusils de chasse, victimes de projections d'acide ou rendus malade par des citrouilles dans lesquelles on avait injecté du poison.

Alors que pour des populations importantes comme celle des 30 000 éléphants de l'Inde ces pertes peuvent être facilement surmontées, ce n'est pas le cas ailleurs, au Bangladesh, Bhoutan, Cambodge, Chine Vietnam et Népal où il reste moins de 300 individus, s'inquiètent les experts.

Au Vietnam où 80 éléphants vivent en petit groupes à la frontière du Cambodge et du Laos, le continent a à faire face à son premier cas récent d'extinction à cause de la perte de l'habitat et de la chasse.

"Les éléphants habitent dans une zone sensible où des personnes très pauvres ont besoin de se développer économiquement." prévient HA BICH NGUYEN, du bureau vietnamien du groupe faune et flore international (FFI).

"Le but du conflit était de savoir qui de l'homme ou l'éléphant allait survivre," précise-t-elle. Elle ajoute que les humains semblent avoir gagné la partie, car maintenant chez les éléphants le ratio de femelles par male ne semble plus en mesure d'assurer la pérennité de l'espèce.

"Malgré tous nos efforts, nous ne pouvons plus les sauver de l'extinction."

Combattre l'extinction

Réduire ces conflits pour aider et les éléphants et les hommes peut être réalisé grâce à une gestion prudente; mais juguler totalement les attaques est impossible, averti SUKUMAR

"C'est à double tranchant. Vous pouvez rejeter la faute sur les humains qui ont fragmenté l'habitat des éléphants."

"(Mais) une fois que les éléphants ont goûté aux culture, ils développent un penchant pour elles. Ils essaieront de revenir et les rechercheront, car elles sont plus attrayantes que ce qu’ils trouvent dans la forêt."

SEREIVATHANA, un expert cambodgien, espère qu'il sera possible de renverser les aspects négatifs d'une bête dont l'image révérée orne les paquets de cigarettes cambodgiens et les bouteilles de bière thaïlandaises mais qui aussi dévaste les récoltes, détruit les maisons et fracasse les bateaux des pêcheurs.

Débarquer dans les villages avec des policiers armés et dire de laisser les éléphants tranquilles n'est pas très efficace, concède-t-il. Au lieu de cela, à KOMPONG SPEU et dans une demi douzaine de villages, FFI a construit des tours de garde en bois, érigé des clôtures électriques et engagé des gardes pour effrayer les maraudeurs.

"Trois choses doivent être menées de front - améliorer la loi, l'éducation et les moyens de subsistance" clame SEREIVATHANA. "Nous devons nous préoccuper de l'existence de ces gens, comment ils peuvent trouver un nouveau travail ... L'éducation aussi est très importante afin que les personnes comprennent."

Son groupe finance l'achat de graines aux villageois pour les encourager à remplacer les récoltes habituelles telles la canne à sucre, les pastèques, les bananes et le riz dont les éléphants sont friands par d'autres moins à leur goût tels les aubergines ou les piments.

Pour certains fermiers, toutefois, la logique de changer de culture pour éviter les problèmes avec les éléphants ne suffit pas à adoucir la perte économique.

"Je continue à penser à cultiver de la canne à sucre ... Cela rapporte plus et a plus de succès que les aubergines" avoue SIEP NAIT, une villageoise de 50 ans en train d'empiler des légumes violet-noirs dans un champ paisible qui avant était régulièrement ravagé par les éléphants.

"(Mais) si je plante des cannes à sucre, j'ai peur que les éléphants reviennent et qu'il ne me reste rien."

Où sont les éléphants sauvages d'Asie ?

Avant, les éléphants d'Asie déambulaient dans neuf millions de kilomètres carré de forêts de la côte iranienne au sous continent indien, Java, Sumatra, Bornéo et la Chine.

Aujourd'hui disparus en Asie de l'Ouest, Java et la plus grande partie de la Chine, entre 40 000 et 50 000 individus restent dans des poches de forêt de 13 pays.

Environ 15 000 éléphants d'Asie vivent en captivité ou sont utilisés pour travailler, la plupart en Inde, au Myanmar et en Thaïlande. En comparaison, il y a uniquement 500 éléphants d'Afrique en captivité, la plupart dans des zoos occidentaux, et une population de 400 000 à 660 000 à l'état sauvage.

Voici ci dessous des données sur les éléphants d'Asie et les menaces qui pèsent sur eux, classés par taille estimée de population :

  • INDE: 23 900 à 32 900. Refuge de 60% des éléphants d'Asie, l'Inde a aussi le plus fort taux de décès humain dus aux éléphants, avec 200 à 250 personnes et 100 éléphants tués tous les ans. La fragmentation de l'habitat, le braconnage des défenses des mâles et le renforcement inégal des lois sur les forêts sont des problèmes.
  • MYANMAR: 3 000 à 4000. Les plus grandes hordes vivent dans les montagnes boisées près des frontières avec le Bangladesh, L'Inde, La Chine et la Thaïlande. La capture sauvage est interdite depuis 1994, mais les victimes sont toujours appelés à rejoindre le contingent de 4 500 éléphants qui travaillent dans les camps forestiers.
  • THAILANDE: 3 000 à 3 700. Leurs nombre à nettement chuté à cause de l'augmentation de la population humaine et la déforestation. La vente légale d'ivoire des éléphants captifs donne un prétexte aux vendeurs pour "blanchir" l'ivoire illégal.
  • SRI LANKA: 2 100 à 3 000. Stars de beaucoup de festivals locaux, les hordes ont été repoussées dans le sud ouest de l'ile à cause des différents sur les récoltes et ont sauté sur des mines.
  • INDONESIE: 1 180 à 1 557. La transformation rapide de la forêt a profondément touché les éléphants de Bornéo et Sumatra. Depuis 1985, des centaines ont été déplacés vers des "centres d'entrainement pour éléphant" à Sumatra pour enrayer les conflits avec les fermiers. Beaucoup sont morts. Les conflits continuent.
  • MALAISIE: 1 250 à 1 466 dans la péninsule, 1 100 à 1 600 à Bornéo. Des centaines ont été déplacés depuis les années 1970 vers des parcs nationaux pour stopper les raids sur les plantations après le défrichage de la jungle. Les échanges entre parcs assurent une population en bonne santé.
  • LAOS: 780 à 1 200. Connu comme le pays au million d'éléphants, les troupeaux ont soufferts de la chasse et de la perte de leur habitat au profit de l'exploitation forestière, l'agriculture et les projets hydroélectriques. Le manque de fonds gène à la préservation.
  • BOUTHAN: 400 à 600. Confinés dans les plaines et les contreforts du sud, la plupart des éléphants sont des migrateurs saisonniers fuyant la mousson indienne et retournant en Inde durant l'été.
  • CAMBODGE: 250 à 600. Les éléphants ont aidé à construire le temple d'ANGKOR WAT, mais ont aussi été chassés pour leur ivoire et leur viande. Blessés par les mines pendant la guerre civile et tués à cause de leurs raids sur les cultures. Un habitat relativement bon leur donne plus de chance que d'autres de se relever.
  • CHINE: 200 à 250. Des petites hordes viables s’ébrouent dans la province du Yunnan, au sud. Leur nombre s'accroit et ils vont grossir les troupeaux du Laos. La Chine est également un gros fabricant et vendeur d'ivoire illégale, provenant essentiellement des éléphants d'Afrique.
  • BANGLADESH: 196 à 227. La forte explosion de la population humaine déclenche une compétition acharnée avec les éléphants pour la possession des terrains, reléguant ces derniers dans des zones isolées. Un manque de projet actif de conservation menace fortement l'existence des derniers éléphants du Bangladesh.
  • NEPAL: 100 à 170. Beaucoup de déplacement entre l'Inde et le Népal où la progression rapide de la population humaine a ravagé les troupeaux des forèts des plaines. Quelques petites hordes se sont stabilisées dans des réserves protégées.
  • VIETNAM: 76 à 94. La chasse, la déforestation et la guerre qui a vu la forêt bombardée et empoisonnée par l'agent orange et autres défoliants empêchent les éléphants de se reproduire. Les protecteurs espèrent que les quelques hordes qui ne sont plus viables à moyen terme rejoindront celles du Cambodge ou du Laos.


Gillian MURDOCH - Reuters




Source : http://www.dailynews.lk/2008/03/17/fea03.asp

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Traduction non-officielle de l'article d'origine en anglais.
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