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Author Le problème de l'eau au Cambodge   ( Replies 9 | Views 1064 )
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Le problème de l'eau au Cambodge Reply With Quote
Offline cool92
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J'ai constaté qu'il y a un grave problème d'eau au cambodge ; surtout en province (comme Kampot et d'autres ...)

Que faire pour éviter le manque d'eau au Cambodge ?

Creuser des puits ?



Edité le 01/03/2006 @ 20:15 par Sereypheap
#17830 View cool92's ProfileView All Posts by cool92U2U Member
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Re : Le problème de l'eau au Cambodge Reply With Quote
Offline NEO
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Il suffisait de faire des barrages pour stocker l’eau à la saison de pluies. Et le redistribuer à la saison sec.

Pour des utilisations privées, il suffisait de s’équiper de réservoirs d’eau pour stocker l’eau de pluie. Dans ma famille nous stockons de l’eau de pluies dans de la jarre. Nous avons plusieurs jarres autour de la maison. Mais cela ne suffit pas à une utilisation pendent toute la saison sec. En conséquence nous utilisons cette eau uniquement pour la consommation.
Mais je suis sure : avec un réservoir plus grand caché sous la maison, nous pourrons avoir de l’eau pour toute l’année.

Aussi creuser des puis est aussi une bonne solution, la nappe phréatique ne risque pas de s’épuiser cas, il pleuve suffisamment pendent la mousson.
Cependant l’eau des puis sont souvent de mauvais goût, tout dépende de la nature du sol.
#17895 View NEO's ProfileView All Posts by NEOU2U Member
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Re : Le problème de l'eau au Cambodge Reply With Quote
Offline cool92
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Mercie pour ta réponse
Mais comme tu sais à la compagen les paysans sont pauvres . Ils n'ont pas les moyens pour faire financer tous ces travaux .

#17905 View cool92's ProfileView All Posts by cool92U2U Member
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Offline pc_kang11
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La rivière du Siem Reap(ស្ទឺងសៀមរាប)
#20613 View pc_kang11's ProfileView All Posts by pc_kang11U2U Member
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Re : Re : Le problème de l'eau au Cambodge Reply With Quote
Offline Vicheya
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pc_kang11 a écrit

La rivière du Siem Reap(ស្ទឺងសៀមរាប)


hein ? :lol:
#20616 View Vicheya's ProfileView All Posts by VicheyaU2U Member
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Re : Le problème de l'eau au Cambodge Reply With Quote
Offline Vicheya
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:lol:
une jarre
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#20618 View Vicheya's ProfileView All Posts by VicheyaU2U Member
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Re : Le problème de l'eau au Cambodge Reply With Quote
Offline Vicheya
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oups, désolée pour le torticolis !

Si un gentil modérateur voulait bien effacer ce post et remettre la photo a l'endroit ? Merci à l'avance ! MDR
#20620 View Vicheya's ProfileView All Posts by VicheyaU2U Member
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Re : Re : Le problème de l'eau au Cambodge Reply With Quote
Offline misteroud
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NEO a écrit


Aussi creuser des puis est aussi une bonne solution, la nappe phréatique ne risque pas de s’épuiser cas, il pleuve suffisamment pendent la mousson.
Cependant l’eau des puis sont souvent de mauvais goût, tout dépende de la nature du sol.



j'ai pensé à un truc comme ça, pourquoi ne pas aimenté l'eau ???
ça peut modifier la disposition des ions présent dans l'eau et peut-être lui donner meilleur goût ! :sarcastic:

Parfois un bon coup de bambou remet les idées en place !
Il y a certains principes qui surpasse notre propre existance, notre bonheur...
#20621 View misteroud's ProfileView All Posts by misteroudU2U Member
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Re : Le problème de l'eau au Cambodge Reply With Quote
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Water diaries tell of life in Cambodia



20 mars 2008 10H25

Même pendant la saison sèche, l'eau semble pénétrer tous les aspects de la culture khmère. Des milliers de Cambodgiens gagnent leur vie en cultivant le riz alors que beaucoup d'autres vivent dans des villages flottants - toute la communauté se laissant dériver sur la rivière.

La vie des gens d'ici est régie par l'eau - pas assez de pluie et la production de riz est compromise, trop et la pèche souffrira car les rivières et les étangs se gonfleront, rendant la capture des poissons plus difficile.

La croix rouge britannique a aidé les enfants à comprendre comme l'eau claire est précieuse, comparant leur existence avec le Cambodge où beaucoup d'enfants meurent de maladies infectieuses à cause de la qualité de l'eau. Pour marquer la journée mondiale de l'eau, la croix rouge a demandé à des écoliers britanniques et cambodgiens d'écrire une chronique pour comparer leurs expériences vis à vis de cette ressource vitale.

Dans le village flottant de CHONG KHNEAS, près de 500 enfants fréquentent l'école. Avec l'eau qui berce doucement la salle de classe, EAN FOPHON, l'enseignante, explique que l'établissement scolaire se déplace constamment sur les flots.

"L'école change de position en fonction de la saison, car elle suit le cours de l'eau, ainsi lors de la saison des pluies elle est plus proche des montagnes," décrit-elle. Le lac sur lequel est implantée l'école est aussi la seule source d'eau à laquelle ont accès la plupart des villageois.

"Beaucoup ici n'ont pas de latrines et défèquent dans l'eau," continue FOPHON. "C'est ensuite utilisé pour se baigner, nager et pêcher."

VIEY SAVET, 12 ans, fréquente une école flottante. "Toute notre eau vient du lac; je ne sais donc pas d'où vient celle des autres personnes."assure-t-il. "Je pense pourtant qu'il y a assez d'eau partout autour du monde. Le principal danger de l'eau ici est d'attraper des diarrhées ou des maladies de la peau."

Le centre local de santé voit tous les mois plus de 40 cas de diarrhées et de maladie dermatologiques qu'ils attribuent aux baignades dans le lac. La quantité de pluie a un impact direct sur la vie des gens, car la fréquence des maladies serait plus élevée lors de la saison sèche, quand l'eau du lac est plus concentrée en impuretés.

Avec le changement climatique qui fausse cette délicate balance, la vie de beaucoup de Cambodgiens devient plus difficile. Les pressions sont plus importantes dans les zones rurales éloignées de l'activité trépidante de PHNOM PENH, telles que les provinces comme ODDAR MEANCHEY.

Ici, le manque d'eau et d'hygiène refait brutalement surface. Les taux de mortalité dans la province de ODDAR MEANCHEY sont plus du double de ceux des centres urbains - ici, près de 11% des enfants meurent avant l'âge de cinq ans, alors que dans la capitale le taux est de 5,2%.

A l'intérieur de l'école CHONG KAL de la province d'ODDAR MEANCHEY, près de 1 000 élèves bénéficient du travail de la croix rouge qui a mis en place des filtres dans les coins de chaque salle de classe pour fournir une eau saine aux enfants pendant toute la journée. SAMNAT, 11 ans, a étudié comment les enfants britanniques ont accès à l'eau. "Nous devons chercher l'eau au puits, alors qu'au Royaume Uni, ils tournent un robinet," rêve-t-il. "Je ne sais pas s'ils utilisent plus ou moins d'eau que nous, mais là bas elle est de meilleure qualité que chez nous."

Puiser l'eau, est quelque chose que décrit dans son journal TA DAA, cinq ans: "Le matin, avant d'aller à l'école, je cherche l'eau au puits qui est près de ma maison. Je la transporte tout seul - c'est difficile car c'est très lourd," écrit-il.

De retour au Royaume Uni, FRASER, 11 ans, de SOUTHBOROUGH dans le Kent, lit le journal des élèves cambodgiens. "Les robinets nous simplifient la vie," reconnait-il. "J'ai été dans un camp scout et cela me faisait utiliser moins d'eau car nous devions l'économiser. Nous devions marcher pour la ramener et c'était beaucoup plus lourd qu'on ne le croit."

Au Cambodge, la croix rouge britannique a aidé ces cinq dernières années plus de 60 000 personnes à avoir de l'eau pure et des installations sanitaires. Néanmoins, toutes les 20 secondes, un enfant meurt dans le monde faute d'hygiène convenable. Cela fait 1,5 million de morts évitables tous les ans. Il reste encore beaucoup à faire.

Becky Webb




Source : http://www.alertnet.org/db/blogs/24453/2008/02/20-102524-1.htm


--
Traduction non-officielle de l'article d'origine en anglais.
#55008 View Traducteurs+KN's ProfileView All Posts by Traducteurs+KNU2U Member
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Re : Le problème de l'eau au Cambodge Reply With Quote
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Water, water, everywhere



5:00AM Friday March 21, 2008

Au centre du plus grand lac d'eau douce du sud est asiatique - le TONLE SAP - vit "HOT SAM". Ce pêcheur de 55 ans est accroupi dans la maison qu'il s'est construite lui même, une hutte, flottant sur des bambous et ancré au fond du lac deux mètres en contrebas.

Alors qu'il pèche dans l'eau sombre, des bateaux à moteur délabrés pleins de touristes passent lentement pour prendre des photos. Lorsqu'ils passent devant son domicile vétuste, HOT SAM ouvre la bouche et découvre un large sourire de dents rougies.

Ce regard souriant est une de ces remarquables scènes des villages flottants de CHONG KHNEAS dont est si friande l'industrie touristique naissante.

A première vue, le TONLE SAP et ses ressources naturelles devraient être une manne. Sans surprise pour un pêcheur vivant dans un village flottant, l'eau est au centre de tout dans la vie de HOT SAM et de son importante famille. Leur eau destinée à la boisson vient tout droit du lac et le pêcheur décrit les faibles précautions prises avant de la boire : la famille collecte l'eau, la laisse décanter et la boit.

C'est la même eau dans laquelle ils défèquent librement, ils se lavent et dont dépend leur existence. La pression démographique qu'il a contribué à accroitre - avec sa famille de 11 membres - fait empirer la pollution et diminuer le stock de poissons dont ils dépendent tous.

Le spectre du changement climatique est déjà apparu, avec la baisse du niveau d'eau et la précarité de la vie qui est devenue apparente - même les maisons flottantes alignées sont touchées, car elles sont souvent accrochées par les hélices des bateaux qui passent.

"Le temps change maintenant tous les ans et nous ne savons plus à quoi nous attendre," se lamente SAM. "La saison des pluies est plus irrégulière qu'il y a 15 ans. Nos prises de poissons sont pires que jamais. Il nous reste moins à vendre une fois que nous avons prélevé notre nourriture et nous devons aller plus loin pour trouver la même quantité qu'avant. Tout devient de plus en plus dur."

Le sort des villages flottants, qui s'étaient mis en place pour fuir la folie meurtrière des khmers rouges, est en train de refléter en moins macabre mais néanmoins meurtrier, le défi qui attend le Cambodge d'aujourd'hui.

HOT SAM vit dans la mauvaise moitié du monde développé. Il fait partie de ces 2,6 milliards de personnes de la planète qui vivent sans installation sanitaire de base.

Aujourd'hui
{21 mars} c'est la journée mondiale de l'eau, une initiative de l'ONU qui vise à mettre tout cela en lumière. Mais parfois l'impact de ce genre de campagne peut être altéré par l'abus d'un jargon incompréhensible.

La vérité sur le terrain, ou plutôt sur l'eau, est qu'au Cambodge, un des pays les plus pauvres du monde - la population de 14 millions ne peut accéder aux commodités de base, tels que des latrines ou de l'eau claire pour boire et se laver. Si rien n'est fait, les forts taux de mortalités actuels - avec par exemple près de 83 enfants sur 1 000 qui succombent avant l'âge de cinq ans - risquent de durer encore longtemps.

Une situation aussi triste peut surprendre les touristes qui lâchent une poignée de dollars pour faire un tour dans les villages flottants. Les 800 derniers ménages, qui hébergent environ 6 000 personnes, peuvent sembler charmés par les nouveaux arrivants.

La vérité est plus triste. Les huit villages ont été créés dans les années 1970 par des paysans qui fuyaient les khmers rouges car ils leur avaient confisqué leurs terres. Ajouté à cela, on trouve une pléthore d'immigrants illégaux vietnamiens (qui constitue près du tiers de la population); ils vivent séparément et sont souvent rendus responsables des problèmes de surexploitation (on les accuse fréquemment de jeter de la dynamite dans le lac).

Les bateaux passent près des maisons pour voir les villageois, indolents, assoupis dans des hamacs ou sur des litières de paille. Leurs maisons, abritant jusqu'à une douzaine d'occupants ne sont pas plus grande qu'une cuisine aux normes occidentales. Les murs sont tenus ensemble avec tout ce qui peut être posé à la main - et demande à être remplacer régulièrement, dès que la pourriture s'installe. Une fois usés, ils peuvent être détachés et utilisés comme combustible.

Quand les stocks de poissons diminuent, certains choisissent comme source de revenu de vendre des batteries que leurs voisins pourront utiliser pour leurs téléviseurs ou équipements de musique. Ils pourront aussi vendre des lampes à kérosène, toujours utilisées par la plupart des habitants du pays pour s'éclairer la nuit. Les poissons sont emprisonnés dans des enclos spécialement fabriqués pour l'occasion et installés peu profondément, accrochés à la taille d'hommes apparemment oublieux de l'obscurité qu’ils rencontrent à chaque fois qu'ils plongent.

Mais malgré l'apparent succès des villageois dans leur lutte contre l'adversité, de nouveaux obstacles ne sont jamais loin. L'attitude de HOT SAM à propos de laisser ses enfants boire et jouer dans l'eau du lac est habituelle chez ceux qui vivent là. La région est tristement pauvre en ressource - il n'y a visiblement qu'une seule école et un seul centre de santé, ainsi que peu de trace d'une aide pédagogique ou alimentaire comme celles que distribuent des organisations telle la croix rouge britannique dans d'autres zones du pays.

LACH MEAN, 72 ans, qui vit dans une cabane avec certains de ses petits enfants qui y vendent des batteries aux villages alentours maugrée après le rugissement d'un bateau à moteur qui s'est emmêlé dans le cordage d'une maison des alentours.

Elle précise que trois génération de sa famille vivent ici, mais admet déféquer dans le lac car elle n'a pas accès à des toilettes. C'est ainsi que ça a toujours été. Mais cela a un prix.

Elle rajoute "Notre vie est très difficile. Souvent nous souffrons de démangeaisons et cela peut s'infecter"

Alors que l'hygiène est enseignée à l'école locale par la simple phrase "Ne vous baignez pas dans le lac", on n'est pas certain qu'elle soit bien comprise.

Mouillée au bord du TONLE SAP, l'école primaire de CHONG KHNEAS, enseigne à 528 élèves, dans un pays où près de la moitié de la population a moins de 15 ans. Beaucoup des enfants ici savent qu'ils ne doivent pas jouer dans l'eau mais ils le font quand même.

Un de leurs professeurs, EAN SOPHON, 30 ans, décrit : "Beaucoup des enfants souffrent de fièvre et parfois de diarrhée parce qu'ils jouent dans l'eau, même pendant les heures de cours ou quand ils sont à la maison. On voit des enfants avec la gale et des démangeaisons et qui s'absentent souvent de l'école, à chaque fois jusqu'à cinq jours. Nous essayons de leur apprendre la différence entre une eau de bain sale et saine et les bases de l'hygiène, mais c'est difficile."

Les répercussions des baignades et de l'absorption d'eau est l'introduction de bactéries causant des maladies dans la nourriture; une des affections les plus courantes cause des diarrhées qui, si elles ne sont pas correctement traitées, peut conduire à la déshydratation et parfois la mort.

Ceux qui travaillent dans les centres de santé sur la terre ferme environnante, rapportent que sur les 200 personnes qu'ils traitent tous les mois, près d'un quart souffre de diarrhée ou de maladies de la peau; mise à part cela, les problèmes les plus répandus sont les refroidissements et les angines.

La pénurie de pèche devient aussi un problème; tant HOT SAM que LACH MEAN se plaignent que les captures sont plus faibles que jamais. Une des raisons invoquée est que le système traditionnel d'irrigation du TONLE SAP par le Mékong s'est déréglé.

Dans le passé, la fonte des sommets de l'Himalaya et les moussons de la saison des pluies (qui normalement se terminent en octobre) font monter le niveau du fleuve si rapidement que le flux de la rivière s'inverse à PHNOM PENH, remplissant le TONLE SAP à chaque saison des pluies de cinq fois ses 2 500 kilomètres carré originels.

Après cela, son niveau diminue graduellement jusqu'à ce que la saison des pluies suivante débute au mois de mai. A la fin de cette nouvelle période humide, en novembre, l'eau recouvre la forêt autour du TONLE SAP et y dépose des sédiments fertiles ainsi que des œufs de poissons.

Quand la forêt s'assèche, les poissons retournent vers le Mékong via le lac et c'est à ce moment que les habitants des villages flottants procèdent à leurs captures. Mais une recrudescence de constructions de barrages chinois sur le Mékong cause une diminution des flots en aval et par la même occasion une dispersion plus réduite des poissons. Les effets se font sentir partout.

De plus, il y a le changement climatique. Les villageois comme HOT SAM déplacent normalement leurs résidences plus d'une douzaine de fois par an pour éviter des dégâts à cause des changements de niveau d'eau. Mais dans une année où d'après lui l'eau n'a jamais été aussi basse depuis ces vingt dernières années, de tels dérèglements peuvent déboucher sur une crise.

La lente migration d'un point du lac à un autre consomme plus d'un cinquième des ressources des résidents. Rébarbatif, si on considère que trois millions de Cambodgiens vivent avec moins d'un dollar par jour.

Ailleurs dans le pays - par exemple dans la province septentrionale d'ODDAR MEANCHEY - l'effet du réchauffement planétaire est plus critique. Les paysans se plaignent de leur pire récolte de riz depuis des décennies.

HOT SAM allume une cigarette et sourit au monde. Même quand le futur semble trouble, il accueille les caprices du futur avec un détachement typiquement cambodgien. C'est fréquent de voir un tel optimiste dans un pays qui a connu tant d'épreuves depuis des années.

By Rob Sharp






Source : http://www.independent.co.uk/news/world/asia/a-poisoned-paradise-water-water-everywhere-798416.html

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