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Author Sommet de l'OMC à HK ou comment rester au point de départ...   ( Replies 7 | Views 591 )
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Sommet de l'OMC à HK ou comment rester au point de départ... Reply With Quote
Offline littleapsara
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bonjour à tous,

je voudrais avoir vos réactions sur ce qui se passe actuellement à l'OMC.

je suis révoltée de voir que M. J.CHIRAC veut établir une taxe sur les billets d'avions pour tous les passagers qui décolleront d'un aéroport français à compter du 1er juillet 2006 mais que d'un autre coté, la France ne veut pas diminuer leur subvention agricole avec la PAC ( Politique Agricole Commune).

Personnellement, je ne comprends pas tres bien leur objectif SOCIAL car c'est pour prétendre aider les pays pauvres qu'ils veulent établir cette nouvelle taxe mais pourquoi ne veulent-ils pas tout simplement négocier leur aides aux agriculteurs français en outre pour permettre de donner une chance MERITEE aux pays en developpement de trouver leur place dans cette mondialisation qui ne profite qu'à quelque pays dominant...

Cet impôt devrait rapporter quelque 200 millions d'€ par an tandis que la PAC non réformée rapporte 11 milliards d'€ par an pour la France et ses 680 000 agriculteurs (source: Courrier International)
On peut voir les différences déjà... donc voila je n'ai pas de commentaires à faire...

Dans un monde de plus en plus individualiste avec de surcroit une économie de plus en plus hypocrite; je comprends pourquoi notre monde va si mal aujourd'hui...

On m'a toujours appris la valeur des choses et des principes et la plus importante pour moi actuellement : ça serait qu'enfin les dirigeants des grands pays voient les désastres économiques et écologiques qu'ils ont provoqué ces derniers décénies et qu'enfin, ils se montrent responsables non seulement envers notre planete , les pays pauvres et surtout pour le bien des générations futures car ce sont bien leurs enfants que l'on parle aussi et non pas que des enfants des pays pauvres...

j'ai grandi dans un monde où des millions d'enfants ont vu des choses qui ne devraient même pa exister si les hommes qui la dirigaient étaient un peu plus rationel...
et je continue à grandir dans ce monde où je n'arrive pas à percevoir une lueur d'espoir pour ma génération, celle qui devra prendre la relève...

On dit que les expériences forgent le caractère et nous aident à mieux comprendre nos erreurs... pourtant il y a eu la 1ere Guerre Mondiale, ensuite la 2eme Guerre Mondiale, et aujourd'hui les conflits, attentats ect... et toujours pas de leçons...

ça sera quoi pour demain??? :larme:

merci de vos réactions,

Littleapsara



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Re : Sommet de l'OMC à HK ou comment rester au point de départ... Reply With Quote
Offline un_enfant_de_troupe
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Bonjour Toi,

tiens, à travers cet article de "Le Monde diplomatique", tu trouveras peut être ta réponse.

Une lacune du droit international

Crimes économiques impunis


Alors que l’étau juridique international se resserre sur les dictateurs et les criminels de guerre, les crimes économiques demeurent largement impunis. En effet, issu de rapports de forces, le droit reflète la lâcheté des Etats, la pression des multinationales et la marginalisation des citoyens dans le processus de création juridique. Pourtant, des espaces et des moyens d’action existent pour changer le contenu du droit international.

En quelques années, la justice internationale a réalisé de notables progrès. Les Etats ont adopté des textes et mis en place des organismes internationaux destinés à châtier les criminels de guerre et les auteurs d’atteintes aux droits humains ; ils ont créé des règles et des juridictions internationales afin d’assurer la liberté du commerce. Mais qu’ont-ils établi pour la poursuite des crimes économiques ? Rien.

Il existe des cours destinées à régler les désaccords entre Etats - la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye, par exemple -, mais aussi des juridictions permettant à des citoyens de demander des comptes à un Etat pour atteinte aux droits humains : Cour interaméricaine des droits de l’homme, Cour européenne des droits de l’homme, etc. Un demi-siècle après le tribunal de Nuremberg, on a finalement créé des tribunaux pénaux internationaux sur le Rwanda et sur l’ex-Yougoslavie, et, en mars 2003, la Cour pénale internationale (CPI (1)).

De même, un nombre important de pays acceptent d’adhérer aux conventions internationales sur le génocide, les crimes contre l’humanité et leur imprescriptibilité, allant parfois jusqu’à abroger les lois d’amnistie qu’ils avaient promulguées - comme récemment l’Argentine. Certains juristes estiment même que les crimes contre l’humanité, en raison de leur nature particulière, devraient pouvoir être poursuivis devant les tribunaux de n’importe quel pays (2). Voilà de quoi inquiéter les dictateurs, qui apprennent peu à peu qu’ils ne seront pas toujours à l’abri des poursuites, y compris à l’intérieur de leur propre pays.

Les serviteurs de leurs maîtres
Cependant, ces progrès n’affectent pas un phénomène essentiel : en général, les dictateurs arrivent au pouvoir - et surtout s’y maintiennent - avec l’appui déterminant des véritables bénéficiaires des dictatures, c’est-à-dire des groupes économiques nationaux ou internationaux dont les despotes sont, en fait, le bras armé : du Chili au Nigeria ou à la Birmanie, les assassins sont en grande partie les serviteurs de leurs maîtres. Ces maîtres-là, beaucoup de bonnes âmes qui se réjouissent des progrès du droit international trouvent normal (ou inévitable ?) de les laisser en paix. Or les crimes qui font le plus de victimes, on le sait, sont les crimes économiques.

Le droit, les institutions internationales ne se désintéressent pas des activités des agents économiques. Mais elles le font d’une façon particulièrement biaisée. Depuis près de dix ans, il existe une juridiction internationale qui se voudrait discrète, l’Organe de règlement des différends (ORD). Créé au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1994, il statue contre les Etats qui violent le sacro-saint principe de la liberté du commerce et de la concurrence (3). En revanche, les crimes commis par les firmes transnationales demeurent largement hors d’atteinte. Par exemple, les actions en justice intentées en Belgique par des victimes birmanes contre Total pour travail forcé sont restées lettre morte.

Cette quasi-impunité des sociétés vient, pour beaucoup, de l’absence de définition juridique internationale des crimes économiques ; de plus, le droit international vise rarement les personnes morales, qui sont ainsi expressément exclues de la compétence de la CPI. Le crime ne pourra donc être attaqué qu’en visant l’Etat lui-même, Etat donneur d’ordres ou Etat sur le territoire duquel le crime a été commis. La difficulté tient alors au fait que l’Etat hôte ne se sent souvent pas tenu de respecter les conventions internationales (la Birmanie, par exemple, s’abstient de ratifier de tels textes). Les Etats qu’on croirait plus respectueux du droit, lorsqu’ils abritent le siège social de la firme fautive, craignent quant à eux de les voir se délocaliser s’ils adoptent des normes trop exigeantes ou trop coûteuses (4).

Ce déséquilibre du droit international s’explique simplement. Au sein de beaucoup de pays, les opinions souhaitent que les auteurs de crimes contre l’humanité soient châtiés, et le font savoir. Bon gré mal gré, à l’écoute de cette demande, les gouvernements acceptent de créer des institutions judiciaires adéquates. De leur côté, les grandes entreprises transnationales ou nationales exigent avec force non seulement la libéralisation du commerce, mais encore la soumission des Etats aux règles de cette libéralisation. Ceux-ci (qui, attachés à leur souveraine liberté d’action, répugnent en général à se faire critiquer en matière de respect des droits humains) acceptent sans états d’âme d’être jugés pour atteinte à la liberté du commerce... En revanche, les forces qui demandent que soient définis et poursuivis les crimes commis par les sociétés transnationales ne sont pas (pas encore ?) assez puissantes pour que nos gouvernants se croient autorisés à prendre de telles initiatives.

Si l’on écrit beaucoup sur la nécessaire prééminence de la règle juridique, voire sur l’établissement d’un Etat de droit international, on s’abstient souvent de questionner la notion même de droit. Or le droit n’est pas une matière stable ; il dépend de la manière dont il est produit ; il peut être changeant lorsque change celui qui l’édicte ou celui qui doit l’interpréter, l’appliquer, l’utiliser... (5). Pour Karl Marx et pour la plupart des juristes aujourd’hui, le droit est l’expression des rapports de forces existant à un moment donné dans la société. Plus simplement, celui que les institutions humaines (tribunaux, cours, etc.) vont devoir appliquer est lui-même produit par des institutions humaines : on ose à peine écrire cela, qui paraît un truisme, mais à quoi on n’a, à l’évidence, pas suffisamment réfléchi. Le président Jacques Chirac illustre cette réalité lorsqu’il déclare, lors de sa tournée en Afrique en octobre 2003, qu’il faut favoriser « une immigration légale (6) ». Cela signifie que le gouvernement français va définir comme il l’entend, à sa façon, ce qui est légal et qu’ensuite il va se targuer de son respect de la légalité...

Il ne faut donc pas sacraliser le droit, même si l’obligation de le respecter représente un progrès des sociétés humaines depuis le siècle des Lumières. Il existe notamment des hiérarchies, et tout l’édifice des conventions internationales qui se construit depuis dix ans revient concrètement à faire du commerce et de ses règles le principe général, et de la protection sociale ou environnementale l’exception (7). Or en droit, pour appliquer un texte, il faut souvent l’interpréter ; et l’exception (ici la protection sociale, le respect de l’environnement, la diversité culturelle...) s’interprète on ne peut plus strictement pour porter la plus petite atteinte possible à la règle générale (liberté du commerce et de l’industrie) !

Des Parlements et des citoyens exclus
La construction du droit international se fait en très grande partie par les gouvernements : on fait très peu de cas, dans son élaboration, de la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. Les traités sont négociés par les seuls exécutifs ; les représentants des citoyens, c’est-à-dire les Parlements, n’interviennent qu’après coup pour ratifier ou ne pas ratifier la convention sans pouvoir en modifier le contenu (8). Les règles qui doivent être internationalement applicables en matière de justice sont ainsi dictées par les Etats les plus puissants et par le pouvoir des transnationales. Par conséquent, si l’OMC et son ORD acquièrent autant de puissance tout en refusant de se soumettre aux textes protégeant les droits des peuples et des citoyens, c’est bien parce que les Etats le veulent, le souhaitent, l’acceptent et que nos gouvernants sont davantage prêts à se soumettre aux « lois » du commerce transnational qu’au droit des relations internationales (9)...

Les citoyens et les peuples peuvent-ils changer le cours du droit international et (re)trouver leur pouvoir de décision ? C’est possible : d’abord en se réappropriant toute leur culture juridique, composante essentielle du patrimoine démocratique depuis 1789. Les droits fondamentaux constituent une arme puissante qui, bien comprise, permettrait d’enrayer le déferlement d’un droit tout entier fondé sur la primauté du commerce et du profit. Le rappeler participe de la pression civique contre la résignation et la loi du plus fort (ou du plus riche) qu’on essaie d’imposer à des démocraties affaiblies : les associations de défense des locataires, par exemple, savent bien le rôle qu’a joué dans leur combat la proclamation d’un droit universel au logement par le Pacte des droits économiques, sociaux et culturels des Nations unies en 1966.Les citoyens peuvent aussi retrouver un rôle en investissant les nombreux lieux d’où l’on ne peut les bannir : en se faisant entendre à l’occasion des grands sommets (et contre-sommets) du G8 ou de l’OMC (10), mais aussi en intervenant dans toutes sortes d’organes ayant un certain pouvoir allié à une relative indépendance : ainsi, la sous-commission des droits de l’homme des Nations unies, composée d’experts indépendants de leur gouvernement, a élaboré, avec l’appui des organisations non gouvernementales (ONG), plusieurs conventions internationales adoptées ultérieurement par les Etats ; et c’est encore elle qui vient de mettre en place et de proposer, en août 2003, un projet de normes sur la responsabilité des sociétés transnationales (11). L’Organisation des Nations unies demeure un lieu où des progrès peuvent être réalisés dans l’intérêt des peuples et des citoyens, et sa démocratisation toujours attendue y contribuerait puissamment.

Nuri Albala.

http://www.monde-diplomatique.fr/2003/12/ALBALA/10747

#11815 View un_enfant_de_troupe's ProfileView All Posts by un_enfant_de_troupeU2U Member
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Re : Sommet de l'OMC à HK ou comment rester au point de départ... Reply With Quote
Offline littleapsara
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coucou toi,

MERCI BEAUCOUP pour avoir la peine de me répondre car c'est un sujet qui m'interresse beaucoup et je remercie aussi pour l'article

cela confirmait ce que je pensais sur le libéralisme exacerbé des pays riches...

littlapsara

toute une enfance loin de sa famille nous apprend toujours à croire à un meilleur futur
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Re : Sommet de l'OMC à HK ou comment rester au point de départ... Reply With Quote
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Les taxes sur les billets, pour moi, c'est de la foutaise ...
1) Le fait de se rendre dans un pays en voie de developpement, c'est déjà l'aider à faire tourner l'économie.
2) Les riches qui se baladent en jet privé, ne sont pas soumis à cette taxe ...

Pour moi, J Chirac et le gouvernement de droite, n'a été que de l'enrichissement des riches ... (Ahhh ! Ils veulent supprimer l'impot sur les grandes fortunes en douce en faisant baisser de quelques euros les impots des classes moyennes et ça ça m'énerve ...)

Edité le 15/12/2005 @ 11:32 par Rotha

#11869 View Rotha's ProfileView All Posts by RothaU2U Member
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Re : Sommet de l'OMC à HK ou comment rester au point de départ... Reply With Quote
Offline littleapsara
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2) Les riches qui se baladent en jet privé, ne sont pas soumis à cette taxe ...


QUOI !!!!
tu viens de m'apprendre un nouvelle chose la rotha... alors la, ça m'enerve encore plus!!! :smiley22:

c'est vraiment une loi insensée!!!

toute une enfance loin de sa famille nous apprend toujours à croire à un meilleur futur
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Re : Re : Sommet de l'OMC à HK ou comment rester au point de départ... Reply With Quote
Offline Rotha
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littleapsara a écrit


2) Les riches qui se baladent en jet privé, ne sont pas soumis à cette taxe ...


QUOI !!!!
tu viens de m'apprendre un nouvelle chose la rotha... alors la, ça m'enerve encore plus!!! :smiley22:

c'est vraiment une loi insensée!!!


Et oui ! Quand tu es en jet privé ... ta pas besoin de billets d'avion, tout l'avion est à toi :lol:

Edité le 15/12/2005 @ 11:46 par Rotha

#11873 View Rotha's ProfileView All Posts by RothaU2U Member
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Re : Sommet de l'OMC à HK ou comment rester au point de départ... Reply With Quote
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littleapsara a écrit

je suis révoltée de voir que M. J.CHIRAC veut établir une taxe sur les billets d'avions pour tous les passagers qui décolleront d'un aéroport français à compter du 1er juillet 2006


Surtout, bcp de gens se prononcent contre un taxe sur les transactions financieres (dite taxe Tobin) pour cause d'"infaisabilité", mais ne mettent pas en cause la faisabilité d'un telle taxe des lors qu'elle est sur des billets d'avion.

Au sujet de la PAC, bcp d'articles sont parus ces temps ci. Deja il faut voir que 20% des agriculteurs obtiennent, en france, 80% des subventions. Il en est de même dans les autres pays européens.

Quoiqu'il en soit, le pb de la PAC doit se voir au travers des subventions a la production octroyées parl'UE et les USA. Le groupe de Cairn (australie, bresil je crois, ...) defend un liberalisme a tout va.

Quoiqu'il en soit, le pb de ces subventions font que la production de certains produits est tres forte, et que clea entraine une chute des cours mondiaux. Les niveaux de vie des producteurs non subventionées baisse alors drastiquement. Le cas du coton est mis en avant par pas mal de personnes.C'est ce que l'on apelle en language choisi "une distorsion du marché".

En fait, c'est l'hypocrisie libérale qui est ici problématique, pas tant la PAC en elle même (même si son objet est d'un atre age et qu'il faudrait grave la réformer...)

Le devoir.


L'Afrique menace de bloquer l'OMC

AFP - Édition du jeudi 29 juillet 2004


Genève -- «Au nom de l'urgence et de la survie» de leurs populations, les pays africains ont fait planer hier la menace de faire échouer les négociations en cours à l'OMC si celle-ci ne prend pas en compte leurs revendications pour éliminer les subventions américaines au coton.


«Les subventions au coton sèment la désolation dans nos pays», a rappelé l'ambassadeur du Bénin à l'OMC, Samuel Amehou, lors d'une conférence de presse à Genève, où se négocie depuis mardi la relance du cycle de négociations commerciales entamé en 2001 à Doha.

«Si nos intérêts ne sont pas pris en compte, nous ne pourrons pas faire partie du consensus» nécessaire pour parvenir à l'accord espéré en fin de semaine, a-t-il prévenu, rappelant des revendications déjà exposées par les Africains l'an dernier lors de la conférence ministérielle de l'OMC à Cancún.

Un désastre

«Pensez-vous que l'on peut signer la mort de milliers de personnes jetées à la rue par le chômage ?», a déclaré le ministre du Commerce du Bénin, Fatiou Akplogan, interrogé sur un éventuel accord en fin de semaine à l'OMC. «Nous produisons un coton de haute qualité, à un prix parfois cinq fois inférieur à celui de l'Europe et des États-Unis. Nous devrions le vendre à prix d'or, mais à cause des subventions agricoles qui cassent les prix, nous ne pouvons pas, et cela devient un désastre pour nos populations», a expliqué M. Amehou.

Les ministres africains ont cependant précisé être «dans une position de négociation» et souhaiter «arriver à un consensus et à un meilleur équilibre» sur la base des propositions présentées vendredi par le Bénin pour éliminer progressivement les subventions à la production cotonnière.

Il faut pour cela l'accord des autres pays de l'OMC, en particulier des États-Unis, principal pourvoyeur de subventions cotonnières : 3,9 milliards $US par an pour 25 000 producteurs de coton, soit trois fois le montant de l'aide au développement qu'ils donnent à l'Afrique, selon l'ONG Oxfam.

Mais la proposition du Bénin n'a aucune chance d'être acceptée par les États-Unis, estiment plusieurs experts de l'OMC. «Washington ne prendra pas le risque de s'engager à réduire ses subventions cotonnières à trois mois d'une élection présidentielle qui s'annonce très serrée», résume l'un d'eux. «Ils ne veulent pas bouger», a confirmé M. Amehoun en rappelant que l'initiative sur le coton avait été déposée dès avril 2003 par le Bénin, le Mali, le Tchad et le Burkina Faso. Les pays d'Afrique de l'Ouest estiment perdre un milliard de dollars par an à cause de ces subventions.

Les délégués africains ont rejeté le projet de texte présenté le 16 juillet par l'OMC, qu'ils jugent trop vague et insuffisant pour forcer les États-Unis à éliminer leurs subventions. Ce texte prévoit que la question du coton «soit traitée de manière ambitieuse et rapide», avec des «réductions substantielles et effectives» des subventions.

Vendredi, le Bénin avait déposé un contre-projet qu'il estime minimum, après avoir accédé à la demande de l'OMC, poussée par les États-Unis, de ne plus traiter le coton de manière séparée mais au sein de la négociation agricole générale qui progresse à un rythme très lent d'année en année. Très offensive, la proposition du Bénin prévoit l'application d'un accord sur le coton «à partir du début de la récolte 2005» et «une date crédible de fin des subventions» cotonnières «au plus tard lors de la prochaine conférence ministérielle de l'OMC», prévue en principe fin 2005, et cela quelle que soit l'avancée du reste de la négociation agricole.

#11878 View virgule's ProfileView All Posts by virguleU2U Member
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Re : Sommet de l'OMC à HK ou comment rester au point de départ... Reply With Quote
Offline robin des bois
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Ah l'OMC : elle a au moins le mérited'exister et de révéler à tous les veritables enjeux et les personnalités réelles des gouvernants de ce MONDE et de certaines puissances économiques

En 2 mots : POUVOIR ET ARGENT


Svp , ne vous fiez pas aux discours et effets de manche (par ex:la taxe des billes d'avion décidée par un mec et sa madame qui ne payaient pas les leurs!!!Alh les malpolis , que dis-je :les voyoux)


La " bataille du Coton" est significative et terrible pour l'Afrique..

Allons aux résultats .. sur le partage des richesses réelles de ce Monde.
Souvenez-vous des 4 élements des Dieux de l'Olympe:
- la Terre ....soit le Foncier
- l'Eau.... l'eau potable , la sécheresse, l'irrigation
- le Feu: tout ce qui est énergie (dont le pétrole et le nucléaire...
- l'Air : le droit de respirer un air pur, de laisser une planète propre à nos héritiers..

Et les répercussions de la Mondialisation , des Echanges, de l'OMC .. sur ces 4 éléments indispensables à tout Homme pour vivre????

Au fait , tout ce qui touche à ces 4 éléments devrait faire l'objet d'une étroite régulation "Humanitaire"... et non Commerciale
#11879 View robin+des+bois's ProfileView All Posts by robin+des+boisU2U Member
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