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Auteur La danse folklorique Troddi   ( Réponses 0 | Lectures 4237 )
Haut de page 13/04/2005 @ 15:10 Bas de page
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La danse folklorique Troddi



AKP Phnom Penh, 14 avril 2005 –



Troddi est une des danses folkloriques les plus connues pendant la fête du Nouvel An traditionnel khmer Chaul Chhnam Thmei, destinée, dit-on, à chasser les malheurs de l'année précédente et souhaiter la bonne année.



Elle était également appelée à solliciter la pluie en cas d'une sécheresse prolongée.



A présent, personne ne sait depuis quelle date ni dans quelle région a pris naissance cette danse. Selon une hypothèse, elle est étroitement liée à une croyance de la population selon laquelle si un animal sauvage fait irruption dans le village, il en emportera toutes les bonnes choses. C'est pourquoi les habitants se rassemblent et aspergent du baume et de diverses substances colorantes pour le prier de partir en laissant les bonnes choses. Peut-être à travers cette cérémonie que la danse a été créée. Les danseurs déguisés en des animaux, le plus souvent, cerfs, chevreuil, paons, etc. évoluent devant les villageois pour être aspergés du baume et des matières colorantes.



Mais selon certains documents, la danse Troddi avait pris son origine chez les "Samrès", groupe ethnique qui cohabitait avec les Khmers sur les anciennes terres de Sovannaphum (terres d'or n'ayant pas subi l'influence de la civilisation indienne) depuis le 1er siècle. Puis, elle devient un héritage du peuple cambodgien.



A remarquer qu'aujourd'hui, un petit nombre de Samrès habitent encore des régions situées au Nord du lac de Tonlé Sap.



Autrefois, la danse Troddi était aussi exécutée devant la cour pour souhaiter bonne année à la famille royale. Cela explique aussi pourquoi elle est encore plus populaire dans la province de Siemreap et les environs de l'ancienne capitale Angkor construite du 9e au 13e siècle.



Le nombre de danseurs varie selon le désir de la population, mais en général à l'ordre de 16 dont quatre danseurs principaux, deux hommes et deux femmes, un taureau qui représente les forces maléfiques, un Dângdol qui joue un petit instrument traditionnel, quatre Kanhche (clowns), deux géants, deux monstres, deux tambourinaires, un chasseur et d'autres.



Les danseurs portent des costumes, des masques et coiffures différents en fonctions du rôle qu'ils jouent. Ils chantent et dansent au son des tambours et de petits instruments : hautbois, "Tror Ou" et "Tror Sor" (violon khmer à deux cordes).



De nos jours, la danse Troddi est encore très populaire dans les provinces de Siemreap et Battambang ainsi que dans d'autres localités. Pourtant, son leitmotiv a légèrement changé.



Des troupes de Troddi font du porte-à-porte en dansant, en chantant et en souhaitant aux habitants une heureuse année et font en même temps la collecte de fonds pour la construction ou la restauration des pagodes, des ponts et écoles. Les membres des troupes ne sont pas des professionnels. Ils se rassemblent et se produisent seulement à l'occasion du Nouvel An.—AKP

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