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Auteur [RFI] Le génocide des Chams au procès des khmers rouges, une première   ( Réponses 2 | Lectures 1453 )
Haut de page 11/09/2015 @ 06:23 Bas de page
[RFI] Le génocide des Chams au procès des khmers rouges, une première Reply With Quote
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- sur ce lien de RFI
http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20150909-cambod...ere-fois-proces-khmers-rouges-minorite-musulmane

- cet article de Anne-Laure POREE

Le génocide des Chams au procès des khmers rouges, une première

Par RFI Publié le 09-09-2015

Au Cambodge, le tribunal chargé de juger les anciens dirigeants khmers rouges examine pour la première fois la question du génocide.
Le terme est couramment utilisé par les Cambodgiens pour qualifier la politique qui a conduit à la mort près de deux millions de personnes entre 1975 et 1979.
Il est en revanche controversé chez les historiens et les juristes.
Au tribunal, le crime de génocide a été retenu dans le cas des Chams, une minorité musulmane, et dans le cas des Vietnamiens
.
L'enjeu de ce mois d'audiences sera donc de déterminer si les Chams ont été particulièrement persécutés par les révolutionnaires khmers rouges.

Avec notre correspondante à Phnom Penh, Anne-Laure Porée

Au banc des accusés, Khieu Samphan, l'ancien chef de l'Etat, et Nuon Chea, ex-bras droit de Pol Pot.
Déjà condamnés à perpétuité pour crimes contre l'humanité, ils attendent le résultat de leur appel et continuent à garder le silence dans cette nouvelle phase de leur procès.
Pour les 250 Chams venus assister à l'audience du jour sur le génocide, il est évident qu'ils ont été persécutés par les khmers rouges.
Ils se souviennent des Corans confisqués, brûlés, de l'obligation de manger du porc, de l'interdiction de parler leur langue.
So Slama avait 23 ans à l'époque :
« Nous, musulmans, avons été oppressés.
On nous a interdit de prier, de respecter nos règles religieuses, de porter le voile...
Ils nous ont coupé les cheveux.
Ils nous utilisaient comme ils voulaient.
Si on protestait, on nous exécutait
. »

Les avocats de la défense bataillent pour démontrer qu'il n'y avait pas de politique ciblant les Chams, pas de plan concerté au plus haut niveau de l'Etat.
Said Sary, qui évoque en sanglotant les 17 personnes tuées dans sa famille, ne considère pas les choses sous cet angle.
Selon lui, le crime subi par la minorité Cham est de même nature que le crime commis contre l'ensemble du peuple cambodgien.
« Dans un régime totalitaire, raconte-t-il, c'est le peuple en entier qui souffre, pas les dirigeants.
Ils font du mal à leur propre pays. Je suis Cambodgien même si ma religion est l'islam.
Certains sont bouddhistes, d'autres chrétiens, d'autres encore musulmans, on ne fait pas de différence.
Si on parle d'une nation, nous vivons au Cambodge, nous partageons l'identité cambodgienne
. »



Edité le 11/09/2015 @ 07:25 par robin des bois
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Haut de page 16/09/2015 @ 06:48 Bas de page
Re : [RFI] Le génocide des Chams au procès des khmers rouges, une première Reply With Quote
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- sur ce lien de "Courrier international"
:http://www.courrierinternational.com/article/cam...les-khmers-rouges-sont-ils-coupables-de-genocide
- cet autre article sur le même thème :

Cambodge. Les Khmers rouges sont-ils coupables de génocide ?

Publié le 11/09/2015 - 07:20

Les populations cham et vietnamienne du Cambodge ont- elles été victimes d’un génocide sous le régime du Kampuchéa démocratique, entre 1975 et 1979 ?
C’est ce que les juges des cours extraordinaires formées au sein des tribunaux cambodgiens cherchent à établir dans le procès qui s’est ouvert le 7 septembre à Phnom Penh contre Nuon Chea et Khieu Samphan, les principaux dirigeants khmers rouges encore en vie.
Les deux hommes ont déjà été condamnés en 2014 pour crimes contre l’humanité.

Les juges doivent, dans ce deuxième procès, décider si les accusés sont coupables d’avoir mis en place des politiques destinées à “cibler, identifier, rassembler et tuer la population cham du Cambodge”, ainsi que les populations vietnamiennes, précise The Cambodia Daily.

Selon l’acte d’accusation, 36 % de la population cham, une minorité musulmane, serait morte durant le régime khmer rouge, une proportion près de deux fois supérieure au reste de la population.
Presque un Cambodgien sur quatre est mort.
“Un Cham sur trois serait mort. Ce qui indique qu’il y a eu plus de victimes chams que de victimes bouddhistes”, écrit dans le Khmer Times le directeur adjoint du Centre de documentation, Kok-Thay Eng.

Soif de justice

“Il s’agit d’établir si les Khmers rouges ont délibérément ciblé des groupes ethniques avec l’intention de les détruire, précise The Cambodia Daily, ou si les membres de ces groupes sont morts en grand nombre pour les mêmes raisons que de nombreux autres Cambodgiens.”
Selon la convention des Nations unies, un génocide est constitué lorsque les actes sont commis dans l’intention de détruire tout ou partie d’une ethnie, d’une race ou d’un groupe religieux.
Mais “les universitaires débattent la question des motivations économiques et politiques, plutôt qu’ethniques, qui sous-tendaient les politiques” des Khmers rouges, poursuit le quotidien.

Le génocide “est l’accusation la plus controversée”, souligne le journal.
Le crime de génocide étant par définition circonscrit à une catégorie de personnes – et non étendu à toute la population d’un pays –, ce chef d’accusation suscite de nombreux débats au Cambodge.
Depuis la chute des Khmers rouges, en 1979, le terme a été régulièrement utilisé bien au-delà de son acception juridique pour désigner les crimes commis par les Khmers rouges.

Selon l’universitaire américain John Ciorciari, cité par The Cambodia Daily,
“l’usage courant du terme ‘génocide’ durant des décennies au Cambodge a créé une situation dans laquelle un verdict” qui ne conclurait pas à l’existence d’un tel crime risquerait de décevoir “la soif de justice des Cambodgiens”.






Edité le 16/09/2015 @ 07:51 par robin des bois
#110171 View robin+des+bois's ProfileView All Posts by robin+des+boisU2U Member
Haut de page 07/04/2016 @ 05:19 Bas de page
Re : [RFI] Le génocide des Chams au procès des khmers rouges, une première Reply With Quote
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SVP retour sur le procès n° 02 et les accusations de "génocide des CHAMS"

- les 2 articles du jour sur PPPoste et CambodiaDaily m'ont rendu extrêmement perplexe
- de plus, la personnalité du "Témoin cité" m'a paru étonnante et sortant de l'ordinaire ... au point que j'ai relu assez consciencieusement ces 2 articles.
- Bingo sur celui du CD : SVP lisez attentivement la fin de cet article... pour découvrir un nouvel aspect de ce procès n°02 en cours :
du coup, je comprends beaucoup mieux "la retenue et/ou la réserve" de ce "témoin hors du commun".

- sur ce lien du Cambodia daily
https://www.cambodiadaily.com/news/islamic-leader-testifies-at-tribunal-under-police-threat-110945/

- cet article :
Islamic Leader Testifies at Tribunal Under Police Threat
by George Wright | April 7, 2016

After repeatedly refusing to testify before the Khmer Rouge tribunal—prompting judges to contact judicial police—the head of the Council for Islamic Religious Affairs in Cambodia finally took the stand yesterday, only to be grilled about his absence.
Sos Kamry, who holds the title of “oknha,” an honorific generally reserved for wealthy businessmen with close ties to the ruling CPP, has refused to appear at the Extraordinary Chambers in the Courts of Cambodia (ECCC) since first being summoned in September, citing health reasons.
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Sos Kamry testifies at the Khmer Rouge tribunal in Phnom Penh on Wednesday.(ECCC)

The religious leader eventually agreed to testify last month after the Trial Chamber threatened to have him brought to the court by force, but backtracked on Sunday—the eve of his scheduled appearance—saying he had changed his mind.
When Mr. Kamry failed to appear for a second day on Tuesday, Trial Chamber President Nil Nonn sent a letter to Lor Soleng, the tribunal’s judicial police liaison, requesting an explanation for why the witness had not shown up.
On Wednesday, Mr. Kamry took the stand to testify about the treatment of Cham Muslims during the Pol Pot era.
He recounted seeing Cham bodies piled up in Kompong Cham province and said he had read a booklet outlining a Khmer Rouge policy to wipe out the religious group.
A letter from Major General Soleng received by the court on Wednesday said Mr. Kamry had only agreed to appear after being persuaded by other members of the Islamic council and as judicial police prepared to bring him to the court by force.
“The National Security Section and the Judicial Police Officers were prepared to execute the Order in cooperation with the local police and the ECCC’s Witness and Expert Support Unit, settling the time and identifying the location for execution at 7:00 a.m. [on Tuesday],” Maj. Gen. Soleng wrote.
The police official said he had then received an “urgent request” from the Islamic council that it be given time to convince Mr. Kamry to appear of his own volition, claiming that a forced appearance “would mislead Muslim Cambodians and might lead to various protests and violence.”
In court on Wednesday, Victor Koppe, a defense lawyer for Khmer Rouge second-in-command Nuon Chea—who is on trial for crimes including genocide alongside Khieu Samphan, the regime’s head of state—grilled the witness on why he had been so reluctant to testify.
When Mr. Kamry replied that only his poor health had prevented him from turning up, Mr. Koppe pointed to the concerns raised by the Islamic council.
Are you aware of communications between the Council for Islamic Religious Affairs—for which you are president—to the court [arguing] that forcing your appearance would lead to protests and violence within the Cham community?” the lawyer asked.
“That is the correct statement,” Mr. Kamry replied, before reversing course and again claiming that his absence was health-related.
Mr. Koppe then cited a request made by Osman Hassan, a Cham Muslim and secretary of state at the Labor Ministry, calling for the court to have Mr. Kamry replaced as a witness.
Who is His Excellency Osman Hassan, adviser to Prime Minister Hun Sen? Who is he and do you know him?” the lawyer asked.
Please…do not ask me about the issue of others,” the witness replied.
[i]“Do you know whether Osman Hassan asked on your behalf whether you, as a witness, could be replaced by someone else to testify?” Mr. Koppe then asked, to which Mr. Kamry responded by once again complaining of his poor health.
Contacted by telephone on Wednesday, Mr. Hassan said he had never contacted the court, but that he nonetheless believed Mr. Kamry should not have been forced to testify.
I think there are people that could have replaced him; there are a lot of people who lived through [the Khmer Rouge era],” he said.
Later in the day, Mr. Koppe asked Mr. Kamry why he had refused to swear under oath, and said this suggested he was lying about reading a 16-page booklet in 1977 that stated that the Cham would be eliminated by 1980.

“Let me ask you the very concrete [question] and please don’t be offended when I ask the question : The fact you’re not taking an oath, is that because of this particular answer, that in fact you didn’t actually see that little book, but you are afraid to say so under oath?” he asked.
Mr. Kamry, who had previously explained that he was not required to swear under oath according to Islamic law, refuted the accusation.
Here, I don’t think we need to use the word afraid because we are talking about the truth.
I only say about what I saw, what I heard of, and besides that I do not know what else I can tell you in [my] capacity as a religious follower
,” he said.

Mr. Kamry was then asked about an earlier statement he had made to investigators, explaining how the Khmer Rouge slaughtered Cham Muslims who participated in 1975 revolts in Kompong Cham province’s Koh Phal village and Tbong Khmum province’s Svay Khleang village.
In court, however, the witness claimed he had little knowledge of the massacre and did not wish to discuss it.
According to a recent Human Rights Watch report, Khmer Rouge units under the command of Prime Minister Hun Sen, National Assembly President Heng Samrin and CPP Senator Ouk Bunchhoeun were involved in suppressing the uprisings.
“Have you ever heard of involvement of people who are presently in the government in relation to the crushing of this rebellion?” Mr. Koppe asked.
“I have never heard of it,” the witness replied.


... ... .... "oui - oui - oui" ,se dit rdb !!!


Edité le 07/04/2016 @ 06:34 par robin des bois

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