Cambodge : Nuon Chea, ex-numéro deux khmer rouge, inculpé de crimes contre l'humanité Le Tribunal spécial Khmers rouges (KRT), tribunal à participation internationale chargé de juger, dans la capitale cambodgienne, Phnom Penh, les anciens membres encore vivants de la direction khmère rouge pour crimes contre l'humanité commis au Cambodge entre 1975 et 1979, a mis la main sur le plus haut lieutenant de son défunt chef, Pol Pot. L'arrestation, mercredi 19 septembre, de Nuon Chea, aujourd'hui octogénaire, dans la demeure où il vivait au su de tous depuis une vingtaine d'années, dans le district montagneux de Pailin, en bordure de la frontière thaïlandaise, met fin pour ce personnage à une commode ambiguïté de statut : condamné par les manuels d'histoire comme l'un des principaux artisans du génocide infligé au peuple cambodgien par ses propres dirigeants, Nuon Chea n'était nullement inquiété et répondait même, à l'occasion, à la presse pour se justifier. Il a été signalé à de nombreuses reprises entre les mains d'unités militaires médicales thaïlandaises pour des soins. Son arrestation marque une détermination nouvelle de la juridiction hybride installée à Phnom Penh d'aller de l'avant dans un processus entaché, à chaque étape, de doutes et de tergiversations. En août, le KRT a placé en détention l'officier khmer rouge Kang Kek Ien, alias "Douch", chef tortionnaire du Centre d'interrogatoire S-21, à Phnom Penh, considéré comme l'un des principaux lieux d'extermination du régime. Jeune homme de bonne famille de l'ouest du pays, Nuon Chea a poursuivi des études de droit, entre 1941 et 1948, à l'université Thammassat de Bangkok, avant de travailler à temps partiel pour le ministère des affaires étrangères thaïlandais. Il aurait pris part aux activités du Parti communiste thaïlandais (clandestin). C'est à cette époque que se manifeste, en liaison avec des cercles nationalistes de Bangkok, le mouvement Khmer Issarak (Khmers libres) opposé au retour de l'ordre colonial français sur les ruines laissées en Indochine par la deuxième guerre mondiale. A l'heure de l'accession du Cambodge à l'indépendance, en 1954, Nuon Chea devient naturellement l'un des animateurs du Parti communiste du Kampuchea ( PC cambodgien) dont la direction ne tarde pas à se diviser entre partisans d'une alliance étroite avec les communistes vietnamiens et tenants de l'autarcie idéologique, dont Pol Pot et ses amis se font les chantres. Nuon Chea rejoint ces derniers et devient le principal responsable de l'organisation militaire et de sa composante intérieure à la recherche de l'"ennemi infiltré". A ce titre, et sous la casquette anodine de président de l'Assemblée nationale, Parlement qui n'avait d'existence que sur le papier, il est considéré comme l'instigateur des purges qui ont envoyé à la mort entre un quart et un tiers de la population du pays jusqu'à la chute du régime devant l'armée vietnamienne, le 9 janvier 1979. Culpabilité qu'il a toujours niée : "J'étais à l'Assemblée, je n'avais rien à voir avec les rouages du gouvernement", n'a-t-il cessé de répondre aux questions sur son rôle exact. Francis Deron
Bonjour, On parle souvent des "acteurs" khmer rouge, des responsables de près ou de loin...mais je trouve qu'on entend pas beaucoup parler des victimes ou de leurs témoignages... Savons nous comment cela va être organisé? Des témoins/victimes, il doit y en avoir "à la pelle" : qui pourra témoigner? Qui pas? Je ne me rappel plus quelle organisation au srok s'occupe de reccueillir des témoignages, mais elle existe : fera-t-elle partie du processus? Et puis, qui sait si les jugements vont avoir bien lieux? Franchement je désespère de la tenue de ce tribunal : je fais partie de ceux qui l'attendent (pas pour la vengeance mais pour que cet évenement reste dans les livres de l'histoire khmère pour les générations futures).
En tout cas en France t'as Justice pour le Cambodge et le CVKR - là bas, il doit y avoir aussi des associations des victimes. Demain, pour rappel : conférence du Père Ponchaud aux Missions Etrangères à Paris à 17h30 on s ou
Somanos Sar, un survivant qui veut aller au-delà du témoignage 02-02-2007 L'auteur du livre-témoignage Apocalypse khmère souligne dans une interview accordée à Cambodge Soir en marge du Forum public sur l’histoire des Khmers rouges la nécessité de reconstruire le capital humain. Il explique aussi comment il a réussi à pardonner aux bourreaux khmers rouges. ... bien intéressant ! surtout lorsqu'il parle de "J'ai pardonné ..."
UN warning on Cambodia tribunal De Guy De Launey BBC News, Phnom Penh Un rapport des Nations Unies critiquant la gestion cambodgienne du procès des khmers rouges a été rendu public. Le rapport révèle que le tribunal spécial emploie du personnel non qualifié à des salaires disproportionnés et recrutés par des méthodes inconvenantes. Il recommande de se retirer du processus, si aucun changement n'est effectué. Le tribunal doit statuer sur des allégations de génocides perpétré par les khmers rouges. Plus d'un million de personnes auraient été tués durant le règne du régime, de 1975 à 1979. Un rapport inéquitable L'audit rapporte que le tribunal a dépensé plusieurs centaines de milliers de dollars pour du personnel qui n'aurait pas dû être employés. Il décrit plus de 50 embauches hors du budget original et prétend que plus de la moitié des employés cambodgiens du tribunal n'ont ni la qualification requise ni l'expérience. Tous les contrats des employés cambodgiens doivent être annulés et le recrutement recommencé depuis le début. Le programme de développement des Nations Unies annonce que de "de sérieuses raisons de retirer le projet doivent être prises en considération" si l'administration cambodgienne refusait d'assumer ses responsabilités. En réponse, la partie cambodgienne a qualifié l'audit de "rapport inéquitable" et ses recommandations de "disproportionnées". Ils rétorquent que de grandes réalisations ont été effectuées malgré les grosses difficultés rencontrées et que beaucoup des problèmes auraient pu être évités avec un meilleur soutien des Nations Unies. La "Open Society Justice Initiative" qui contrôle le tribunal a bien accueilli la publication de ce rapport. Mais l'organisation s'est montrée déçue que le rapport ne se soit pas intéressé aux autres allégations de corruption. Elle avait prétendu en février que le personnel cambodgien devait reverser une partie de son salaire à des supérieurs pour être embauchés.
Un rapport de l’ONU a publié ses critiques envers l’administration cambodgienne lors du procès des Khmers Rouges. Les tribunaux engagent des gens non qualifiés avec des salaires exorbitants sans procéder à un recrutement correct. Ce rapport recommande que l’ONU se retire du processus tant qu’il n’y a pas de changement. Les tribunaux enquêtent sur les allégations de génocide par les Khmers Rouges. Plus d’un million de personnes seraient mortes durant le régime de 1975 à 1979.
S'il fallait rendre justice aux millions de cambodgiens morts sous l'ère khmers rouges, il faudrait emprisonner ou exécuter 80 à 90% de la population actuelle. Je m'excuse de m'être mal exprimé car dans les 80-90% : je voulais dire chez les personnes agées !
yayawarman a écrit S'il fallait rendre justice aux millions de cambodgiens morts sous l'ère khmers rouges, il faudrait emprisonner ou exécuter 80 à 90% de la population actuelle. Je m'excuse de m'être mal exprimé car dans les 80-90% : je voulais dire chez les personnes agées ! Yaya ! Tes propos choquent ! Tes paroles ne sont pas plus intelligentes que celles qui ont pu être prononcées par les Khmers Rouges en leur temps. J'aimerais bien que tu t'expliques un peu plus la dessus car on ne demande pas l'exécution de 90% d'un peuple sans se justifier. Je trouve intolérable que tes propos soient restés sans réaction sur ce forum.
Je pense tout simplement que Yayavarman, qui a pris soin de préciser qu'il voulait parler de certaines populations déjà adultes du temps de la période du Kampuchéa Démoctratique,