Affaire Foster : Michelle Lee s’adresse directement au Palais royal 07-09-2007 Par courrier, la directrice adjointe internationale du Bureau de l’administration du tribunal des Khmers rouges, a tenu à modérer la portée des propos de Peter Foster. « D’emblée, il importe de lever tout éventuel malentendu que pourraient avoir suscité les propos de M. Foster, rapportés par le quotidien Cambodia Daily le 29 août », tient à préciser Michelle Lee.Dans un courrier en date du 6 septembre, adressé à Kong Sam Ol, ministre du Palais royal, Michelle Lee a indiqué que le porte-parole de l’assistance des Nations Unies du tribunal des Khmers rouges, Peter Foster, n’avait nullement l’intention de porter atteinte à l’honneur de Sa majesté le roi père. « Je suis toutefois au regret de porter à votre connaissance le fait que M. Foster, en tant que porte-parole de l’UNAKRT (United nation assistance for Khmer rouge tribunal), n’est pas habilité à exercer les fonctions juridictionnelles et qu’il n’est, par conséquent, pas autorisé à donner une suite favorable à l’invitation de Sa majesté le roi père » s’est exprimée Michelle Lee en ajoutant que, en effet, seuls les juges des Chambres Extraordinaires au sein des tribunaux Cambodgiens (ECCC) ont compétence pour déterminer qui doit être entendu en qualité du témoin et, ce faisant, ils sont tenus de respecter les règles de procédure applicables.Par un communiqué diffusé le 30 août 2007, Norodom Sihanouk avait invité Peter Foster et autres représentants de l’Onu à s’entretenir publiquement avec lui sur l’affaire des Khmers rouges, le 8 septembre, au Palais royal. Cette invitation fait suite aux propos de Peter Foster, recueillis par le quotidien anglophone. Il y annonçait la possibilité d’une convocation du roi père devant les tribunaux des Khmers rouges, comme témoin.Le roi père a immédiatement fait part de sa position par ses commentaires, annotés en marge du courrier de Michelle Lee, et rendus publics. « Je n’ai rien à y ajouter. Par conséquence, je n’aurai rien à dire de plus à ces juges » a conclu Norodom Sihanouk. Pen Bona Sources : http://www.cambodgesoir.info/content.php?itemid=21752&p=
«Il a des choses à dire devant ses juges et l’opinion publique» Inculpé pour crime contre l’humanité, Duch est défendu par l’avocat français François Roux. Par Carole Rap LIBERATION: jeudi 13 septembre 2007 Montpellier de notre correspondante L’avocat montpelliérain François Roux revient de Phnom Penh, où il a rencontré Duch dans sa prison neuve rattachée au Tribunal spécial pour le Cambodge. Défenseur de José Bové, du FLNKS, de Zacarias Moussaoui ainsi que de quatre hommes accusés de génocide devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda, Me Roux s’était inscrit sur la liste des avocats acceptant de défendre des Khmers rouges. C’est ainsi que, cet été, lui a été attribué Duch, 62 ans, premier inculpé dans le cadre de cette procédure. Il se rend désormais régulièrement au Cambodge pour assister son client. L’avocat prend garde à ne pas dévoiler son axe de défense, secret de l’instruction oblige, mais aime à citer François Bizot, détenu de Duch en 1971, qui écrit dans la préface du livre de David Chandler (1) : «Il [Duch, ndlr] ne fut pour ses chefs qu’un technicien au service de l’Angkar », c’est-à-dire le parti. Me Roux ajoute que Bizot «est intervenu sur les ondes [de RFI] et dans la presse, toujours très humain vis-à-vis de Duch». L’avocat évoque aussi le rôle de la communauté internationale, qui «n’est peut-être pas exempte de tout reproche» : «Le Kampuchea démocratique était reconnu aux Nations unies pendant cette période.» Puis tempère, «ça ne justifie rien des crimes commis», et insiste sur l’importance de l’instruction, destinée à «faire la lumière sur le rôle exact de Duch et la nature de ses pouvoirs». Autre indice de défense possible, les motivations personnelles de Me Roux, qui s’interroge sur «comment un homme et, au-delà d’un homme, comment un système a pu en arriver là». Outre ses discussions avec Duch, qui s’exprime «en khmer et un peu en français», l’avocat a accès au dossier, «14 000 pièces, contenant notamment des témoignages de victimes, des ouvrages scientifiques sur le génocide». Il travaille avec un avocat cambodgien, Kar Savuth, tous deux assistés par une juriste international, un juriste cambodgien et une traductrice. Me Roux affirme que son client «souhaite être jugé rapidement. Il a des choses à dire devant ses juges et l’opinion publique». En attendant, Me Roux prépare l’audience relative à l’appel que les deux avocats ont déposé fin août. Ils demandent la libération et l’assignation à résidence de Duch dans l’attente de son procès ou bien, en cas de condamnation ultérieure, une compensation par des années de prison en moins, arguant que sa mise en détention préventive pendant plus de huit ans constitue une «violation de la loi». Ce premier débat judiciaire pourrait intervenir avant la fin de l’année dans le cadre d’une audience publique . (1) S-21 ou le crime impuni des Khmers rouges, Editions Autrement, 2007.
Duch, un Khmer rouge interrogé à son tour Le procès du directeur du camp S-21 devrait démarrer début 2008 au Cambodge. QUOTIDIEN : jeudi 13 septembre 2007 Le procès des responsables du régime khmer rouge est entré dans le vif du sujet avec l’inculpation, fin juillet, pour crimes contre l’humanité et la mise en détention provisoire du premier accusé, Kang Kek Ieu, alias camarade Duch, l’ancien directeur du centre d’interrogatoire de Tuol Sleng (dit S-21) où 17 000 personnes, cambodgiennes et étrangères, ont été torturées puis exécutées. Les co-procureurs ont inscrit quatre autres noms sur la liste de leur réquisitoire introductif, mais ceux-ci n’ont pas été rendus publics. Retards. Duch devrait comparaître devant un tribunal spécial composé de juges cambodgiens et étrangers au premier trimestre 2008, sauf en cas de nouveaux retards de procédure. Un appel a été interjeté le 29 août par les deux avocats de Duch, le cambodgien Kar Savuth et le français François Roux (lire ci-contre), estimant que les huit ans déjà passés en détention provisoire par l’ancien Khmer rouge dans le cadre d’une autre procédure avaient gravement affecté les droits de l’accusé. Les deux juges d’instruction avaient justifié leur ordre de détention provisoire en estimant que «la mise en liberté de l’intéressé risquerait, dans le contexte fragile de la société cambodgienne, de provoquer des manifestations d’indignation génératrices de violences, voire de mettre en péril la sécurité de l’intéressé». La chambre préliminaire du Tribunal spécial pour le Cambodge étudie la demande d’appel. Duch sera probablement le seul accusé à n’avoir jamais eu de haute responsabilité au sein du régime khmer rouge. Il est aussi le seul à reconnaître ses responsabilités dans les crimes commis. Et a déjà fourni, par le passé, de nombreux éléments pouvant impliquer d’autres accusés potentiels, notamment Nuon Chea, numéro deux du régime après le leader suprême Pol Pot décédé en 1998. Duch affirme avoir reçu, à partir de la mi-1978, des ordres directs de Nuon Chea pour mener des exécutions spécifiques. «Il est le chaînon manquant entre les crimes et les leaders. S’il y a un homme qui peut fournir des réponses sur les Khmers rouges, c’est lui», estime Nic Dunlop, auteur d’une biographie de Duch (1). Zélé. Assigné par l’ex-ministre khmer rouge de la Défense, Son Sen, comme directeur du centre de sécurité S-21 à partir d’août 1975, Duch a été un exécutant méticuleux et zélé du régime. Lors d’un entretien en 1999 avec un enquêteur des Nations unies, il a reconnu que «tous ceux qui [lui] étaient envoyés à S-21 devaient être tués - hommes, femmes ou enfants. Il n’y avait pas de distinction». Il a affirmé ne s’être occupé que des interrogatoires, privilégiant, lors de ceux-ci, la persuasion à la torture. «J’essayais de les convaincre que s’ils confessaient la vérité, ils seraient libres. Je savais que c’était un mensonge, mais je savais aussi que torturer ne menait à rien et qu’il fallait que j’obtienne la vérité», expliquait-il. Il ordonnait ensuite aux gardes les exécutions ; celles-ci étaient menées à l’arme blanche ou à coups de bâtons sur la nuque. Très rares sont les prisonniers de Duch qui ont survécu à leur détention. Parmi eux, le chercheur français François Bizot, expert du bouddhisme du sud-est asiatique, qui se dit prêt à témoigner lors du procès. Détenu en 1971 par l’accusé pendant trois mois dans un camp khmer rouge dans le nord-ouest du Cambodge, il a relaté son expérience dans le livre le Portail . (1) The Lost Executioner, Ed. Bloomsbury, 2005. (2) Gallimard, coll. Folio, 2002. Par Arnaud Dubus
Nuon Chea, « frère numéro 2 », arrêté à Païlin 19-09-2007 Les forces de l’ordre se sont saisies de la personne de Nuon Chea, à son domicile, ce mercredi 19 septembre à l’aube, et l’ont transféré à Phnom Penh. Le frère no.2, Nuon Chea, de son vrai nom Long Bunruot, comparaîtra, le jour même de son arrestation, devant le Tribunal des Khmers rouges. A Pailin, les forces de l’ordre ont encerclé, à l’aube, la résidence de l’ancien président de l’Assemblée Khmer rouge.« Une centaine de policiers d’intervention venus de Phnom Penh, les gendarmes et policiers de la ville de Pailin, ont d’encerclé la maison de Nuon Chea. Trois voitures de police se sont placées près de sa maison, située près de la frontière thaïlandaise. Des hélicoptères se sont posé un kilomètre de là », décrit Chhoun Meakara, un enquêteur de l’ONG Adhoc, présent sur les lieux. Noun Chea arrêté, c’est le deuxième haut responsable du Kampuchea démocratique de Pol Pot qui sera soumis au jugement des Chambres extraordinaires (ECCC). Dès 1975, il était en charge de débusquer les « ennemis », au sein du Parti communiste du Kampuchea, et utilisa les services du terrible santébal (« gardien de la paix »), donnant des directives aux centres de détention tels que S-21, B-37 (élimination des intellectuels de retour de l’étranger)... Il est maintenant âgé de 82 ans.Ni Reach Sambath, porte-parole de ECCC, ni les autorités cambodgiennes à Pailin, ne veulent faire de commentaire. Kong Sothanarith Sources : http://www.cambodgesoir.info/content.php?itemid=21789&p=
Le prince Thomico souhaite faire cesser l’activité du Tribunal des Khmers rouges 18-09-2007 L’ancien secrétaire particulier de Sihanouk appelle à la fermeture du tribunal des Khmers rouges, et a entrepris plusieurs démarches en ce sens. Le prince Sisowath Thomico Pour apporter son soutien au roi père Norodom Sihanouk, le prince Sisowath Thomico s’est adressé, par lettre, en date du samedi 15 septembre, au chef du gouvernement, Hun Sen. Objet de la missive : demander au Premier ministre de mettre fin aux Chambres extraordinaires au sein des Tribunaux cambodgiens (CETC). La proposition a été reçue négativement, le porte-parole du gouvernement, Khieu Kanharith, affirmant qu’« il n’est pas du rôle du Premier ministre de faire cela ». Pour le porte-parole, « la proposition devrait être faite à l’Assemblée. » Changeant son fusil d’épaule, le prince Thomico a, ce lundi 17 septembre, envoyé une lettre à son président du parti Funcinpec, Kéo Puthreaksmey, parti auquel il adhère. Il demande au Comité permanent du parti de s’adresser au Conseil des ministres, et suggère la fermeture des CETC. « Je sais qu’il n’est pas du rôle du Premier ministre de décider de la fermeture du Tribunal Khmer rouge. Mais je lui ai écrit pour des raisons politiques. Sur la question de la procédure, j’ai écrit au président du Funcinpec, qui est aussi membre du Conseil des ministres, pour qu’il propose au Conseil, si ce dernier est d’accord, de procéder. C’est-à-dire, de le soumettre à l’Assemblée », explique le prince Thomico, qui, actuellement, est revenu loger dans le Palais. Le prince l’avait quitté l’an dernier, quand il avait formé son propre parti politique, le Front Sangkum Jati Niyum, dissolu quelques mois plus tard. Pourquoi le prince Thomico appelle-t-il à la fermeture du Tribunal Khmer rouge, quand certains ont récemment réclamé la présence du roi père, Norodom Sihanouk, aux Chambres spéciales ? Dans sa lettre envoyée à Hun Sen, le prince affirme que les CETC causeront des troubles politiques dans l’avenir. Le Cambodge pourrait y perdre la paix, la stabilité. « Le roi père a déclaré à plusieurs reprises, qu’il ne croyait pas que les CETC pourraient donner justice à tous les compatriotes. Moi non plus. De plus, quelques semaines auparavant, il y a eu des opportunistes qui ont exploité, dans leur intérêt politique, la souffrance de notre pays », écrit Thomico. Le Comité d’action Cambodgien pour la justice et l’équité, a, le mois dernier, appelé l’Assemblée nationale à lever l’immunité du roi père, Norodom Sihanouk, afin que les Chambres extraordinaires puissent le convoquer au tribunal. Mais l’appel a été écarté par le premier ministre Hun Sen, affirmant que le roi était aussi une victime du régime polpotiste. Leang Delux
S'il fallait rendre justice aux millions de cambodgiens morts sous l'ère khmers rouges, il faudrait emprisonner ou exécuter 80 à 90% de la population actuelle.
vidéo : http://www.france24.com/france24Public/fr/nouvelles/monde.html
sothy a écritvidéo : http://www.france24.com/france24Public/fr/nouvelles/monde.html Merci Sothy mais SVP regardez bien attentivementla séquence jusqu'au bout. Alors que la speakerine récite : "Parmi les suspects attendus "...on voit s'avancer SNS, saluant les mains jointes entre 2 rangées de Khmers Rouges...!!! Ah là là là .. j'ai des doutes!!!
KHMER ROUGE – Nuon Chea arrêté et transféré à Phnom Penh. Nuon Chea, 82 ans, plus haut responsable encore en vie du régime du Kampuchéa Démocratique (1975-1979), a été arrêté hier matin dans l’ancien fief communiste de Païlin et a été transféré à Phnom Penh. Il est inculpé de crimes contre l'humanité et crimes de guerre et devrait rapidement comparaître devant les Chambres Extraordinaires en charge de juger les responsables du régime Khmer Rouge Nuon Chea est escorté manu militari jusqu'à l'hélicoptère qui le ramènera à Phnom Penh (crédit : DR) Son fils Nuon Say avait déclaré la veille qu’il ne laisserait pas son père se faire arrêter sans résister, et certains craignaient la réaction des anciens commandants et combattants Khmers Rouges encore nombreux dans la région de Païlin au nord-ouest du Royaume. C’est pourtant sans incident que les autorités ont pu se saisir de la personne de Nuon Chea, ancien numéro 2 du mouvement Khmer Rouge, et principale personnalité visée par le tribunal mixte mis en place sous la tutelle des Nations Unies. La centaine d’hommes des unités spéciales de la police venue de Phnom Penh, assistée par les forces locales de Gendarmerie et de Police, ont tôt dans la matinée d'hier encerclé la résidence de l’ancien chef de l’appareil sécuritaire communiste. Interpellé sans heurt, il avait lui même déclaré "se tenir prêt à répondre à la convocation des autorités". Devant plusieurs centaines de villageois stupéfaits, Nuon Chea a été rapidement transféré par hélicoptère dans la capitale où il attend désormais d’être entendu par les juges cambodgiens et étrangers qui composent les Chambres Extraordinaires. Le juge d'instruction You Bunleng a expliqué que l'octogénaire, dont l'état de santé est déclinant, a été présenté devant les juges en charge de l'enquête sur exécution d'un mandat d'arrêt. Les chefs d'accusation retenus contre ont été exposés dans la journée au cours d'une audience préliminaire, Nuon Chea devra donc répondre des charges de crimes contre l'humanité et crimes de guerre. Nuon Chea, en 1975, à la tête de la Santebal, un des hommes les plus puissants du régime communiste (crédit : DR) Nuon Chea, ancien bras droit de Pol Pot, chargé de la sécurité intérieure, et à ce titre artisan des dizaines de purges qui ont frappé le mouvement, s’était rallié en 1998 au Gouvernement Royal après plusieurs décennies dans les maquis du nord-ouest du pays. Au cours d'une conférence de presse confirmant son ralliement et celui de Khieu Samphan, autre responsable communiste encore en liberté, Nuon Chea s’était déclaré "désolé, non seulement pour la vie des gens, mais aussi celle des animaux. Ils sont tous morts parce que nous voulions gagner la guerre." Nuon Chea est notamment accusé d'avoir ordonné à "Douch", ou Kang Kek Ieu, l'ancien directeur du centre d'interrogatoire S-21, de tuer tous les prisonniers encore en vie dans ce centre situé dans le lycée Tuol-Seng de Phnom Penh, le 5 janvier 1979, soit deux jours avant la chute de Phnom Penh. Mais sept personnes ont survécu et devraient être des témoins-clés. Kang Kek Ieu a lui-même été inculpé en juillet par ce même tribunal. Cette première inculpation et l’arrestation de Nuon Chea démontrent le regain d’activité d’un tribunal spécial de plus en plus ouvertement critiqué par de hauts responsables politiques cambodgiens et des représentants de la société civile. Jean Pierre SOVANNAVONG. jeudi 20 septembre 2007 Sources : http://www.lepetitjournal.com/content/view/18854/1841/