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Author Récession au Cambodge   ( Replies 54 | Views 1852 )
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Re : Re : Re : Récession au Cambodge Reply With Quote
Offline Rotha
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Rotha a écrit

Traducteurs KN a écrit



Les chiffres de BONNA REALTY, un important agent immobilier, laissent penser que les prix au centre de PHNOM PENH ont doublé l'année dernière pour atteindre 3 000$/m² - alors qu'en 2000 ils étaient à moins de 500$.
...

"Il y a débat pour savoir si nous sommes déjà dans une bulle," prétend Stéphane GUIBERT, économiste de la banque mondial détaché au Cambodge.




Alors là c'est la meilleure !
Comment perdre du temps dans un débat grotesque ...
"Mais non ! Le nuage de Tchernobyl n'a pas traversé la frontiere franco-allemande ! Mais non qu'on vous dit !"


C'est vrai qu'en relisant mon message, j'ai oublié de mettre des smileys ... ce qui peut preter à confusion comme quoi ça m'énerve ....

Allez je refais le même avec des quelques smileys.


Alors là c'est la meilleure ! :xtrem:
Comment perdre du temps dans un débat grotesque ... :bide:
"Mais non ! Le nuage de Tchernobyl n'a pas traversé la frontiere franco-allemande ! Mais non qu'on vous dit !" :cache:
#53298 View Rotha's ProfileView All Posts by RothaU2U Member
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Re : Récession au Cambodge Reply With Quote
Offline domrey
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c'est pas grave! juste mon ressenti...cordialement!


domrey
#53300 View domrey's ProfileView All Posts by domreyU2U Member
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Re : Récession au Cambodge Reply With Quote
Offline Traducteurs KN
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Bringing Commerce to Cambodia



02.11.08

Impétueux, ambitieux, certains disent impitoyable, KITH MENG se construit un empire au sein du nouveau tigre économique

global_0211_p030_f1.jpg 0211nav.gif



Une serviette autour du cou, le frêle Cambodgien dans une chemise de sport NIKE pleine de sueur, hurle ses instructions dans un téléphone cellulaire. Il va d'un pas lourd à travers la spacieuse pelouse de l'hôtel CAMBODIANA d'un air arrogant comme s'il en était le propriétaire. En fait, il l'est.

Il s'agit de KITH MENG, et cet air fanfaron est visible partout au Cambodge ces derniers temps. Des hôtels aux télécoms et la télévision en passant par la banque, les assurances voire l'éducation, le groupe Royal de KITH a un doigt dans chaque pot qui frémit chez le nouveau tigre économique asiatique.

Longtemps décrié comme le mouton noir qui avait complètement oublié le boom économique asiatique, le Cambodge lutte pour rattraper le temps perdu. Le fait que l'économie ait eu une croissance de 13% en 2005 a néanmoins attiré l'attention. Mais la croissance annuelle moyenne est de 9% depuis 1998, rappelle Stéphane GUIBERT, économiste à la banque mondiale. C'est la seconde croissance la plus rapide d'Asie, derrière la Chine. L'année dernière, la croissance a dû atteindre 10%.

Concédons que le pays part d'un niveau très bas et que les exportations reposent avant tout sur le textile. Mais les investissements ont repris avec la perspective de développement des champs de pétrole de la côte sud. L'immobilier a monté en flèche, plus vite que n'importe où ailleurs en Asie à part la Chine. Le pays a aussi accueilli plus de 2 millions de visiteurs l'année dernière pour la première fois. Une bourse devrait aussi ouvrir en 2009.

SUSAN SCHWAB, qui en novembre fut la première représentante du commerce américain à visiter le Cambodge, loue les lois libérales sur les investissements et l'engagement des dirigeants à assainir la corruption omniprésente. "C'est une histoire formidable dans chaque pays, mais ça l'est encore plus quand celui-ci avait été ravagé dans le passé," s'enthousiasme-t-elle. ... Sa visite coïncidait avec une conférence sur les investissements à PHNOM PENH. "Nous attendions 300 personnes, mais nous en avons eu plus de 500," s'enthousiasme depuis Bangkok CHRISTOPHER BURTON, un des organisateurs également conseiller et chercheur au Cambodge depuis des décennies. "Nous n'avons jamais vu un tel intérêt au Cambodge."

Heureux, KITH note : "Avant, les personnes considéraient ce pays comme une zone de guerre et d'instabilité. Maintenant, nous faisons partie intégrante de l'économie mondiale, et tout le monde vient."

Quand ils arrivent, beaucoup n'ont pas d'autre choix que de solliciter KITH, qui plus que tout autre tycoon du pays apparait comme le rude modèle pour les affairistes dans cette économie où tout est possible. "C’est l'histoire vraie de quelqu'un qui s'est élevé de la pauvreté à la richesse," convient DEAN CLELAND, directeur d'ANZ Royal, qui a planté des distributeurs automatiques de billets et le logo bleu vif de la banque partout autour de
PHNOM PENH. Le groupe de banque australien ANZ détient 55% de l'entreprise conjointe alors que le reste appartient à KITH. Mais personne ne le considère comme un simple actionnaire minoritaire. "Nous avons des réunion du directoire énergiques et rigoureuses," reconnait CLELAND.

La rumeur qui court la ville est que les deux parties s'affrontent constamment, avec ANZ qui lutte pour prendre ses distances de l'omniprésent KITH. "Qui a dit cela ?" grogne KITH, d'humeur massacrante à la moindre critique. Il se calme toutefois très vite et concède "Mon rôle dans ce partenariat est de pousser, pousser et encore pousser. Je suis comme le conducteur."

C'est clairement un rôle qu'il affectionne. Aussi, quelles que soient les querelles derrières des portes closes, le mélange explosif a propulsé l'entreprise à la première place du marché bancaire qui grandit de 30% par an, alimenté par la bulle de l'immobilier. Bien sûr, KITH est aussi propriétaire de la plupart des principaux terrains de PHNOM PENH.

De nouvelles poussées vont rapidement transformer le visage de la ville toujours dominée par les 15 étages de l'hôtel intercontinental. Mais des bureaux à 40 étages, des tours de commerces et de résidences pointent à l'horizon. Juste pour les contrer, KITH jure de construire un immeuble de 45 étages. Ensuite, est arrivé l'annonce, le mois dernier, d'une tour de 52 étages dédiée à la finance internationale. KITH va sûrement ajuster ses vues à la hausse.

Beaucoup de rues de PHNOM PENH ne sont toujours pas pavées et il n'y a toujours pas un seul GOLDEN ARCHE ou STARBUCK. Aussi, à l'ouverture en fin d'année dernière d'un SWENSEN'S, une chaine américaine de salon de crèmes glacées, il n'y avait pas moins que l'ambassadeur US et le ministre cambodgien du commerce pour couper le ruban. La faim de FAST FOOD sera comblée cette année par le premier KENTUCKY FRIED CHICKEN ouvert par ... KITH qui a également acheté la concession PIZZA HUT.

"Il n'est pas un entrepreneur au sens traditionnel du terme qui crée de nouveaux business," reconnait un de ses proches. "Ce qu'il fait : il va chercher ailleurs ce dont le Cambodge à besoin. Il a investit dans la téléphonie mobile, la télévision, la banque, les assurances.
Il est au bon endroit au bon moment."

Prenons les distributeurs automatiques. Quand ANZ a ouvert à la fin de 2005, il y en avait peu au Cambodge. "Nous voulions en mettre 25," se rappelle CLELAND. KITH en voulait 100. "Nous avons terminé l'année avec 52, qui semblait un bon compromis". Le nombre est très vite monté à 90 et a rapidement dépassé les objectifs de KITH.

Mais KITH n'est pas satisfait. Maintenant, il s'énerve pour des cartes de crédit. Aucune banque cambodgienne n'en délivre; peu surprenant, vue l'agitation financière très récente dans le pays. L'argent circule à nouveau après que les khmers rouges aient proscrit les devises, aient fait exploser les banques et remis les montres - et par la même occasion le pays déchiré par la guerre - à zéro.

CLELAND pense qu'il doit y avoir 6 000 cartes de crédit délivrées par les banques étrangères du pays. Il reconnait que les cartes présentent rarement de l'intérêt tant que leur nombre n'atteint pas 100 000. Mais KHIT est guidé par son intuition et non par des études de marché. "Pour lui, vous ne pouvez pas être la banque numéro un sans cartes de crédit," confie CLELAND. Et devinez quoi ? "Nous les sortirons en avril," avoue-t-il.

Le patron de la banque n'est pas très enthousiaste à l'idée de dépenser probablement 1,5 millions de dollars dans ce lancement mais il est assez content des 541 000 $ de profits en 2007 - alors que les premiers bénéfices n'étaient pas attendus avant des années. Mais le plus étonnant est que la banque reverse l'argent dans l'expansion. "C'est un bon partenariat pour les deux parties," reconnait CLELAND. "[ANZ] est d'habitude plus prudent, mais ce n'est vraiment pas le style de KITH. Il est très agressif et spécule toujours à la hausse."

ANZ a été presque séduit par le Cambodge. "Si ça n'avait pas été pour KITH MENG, je ne pense pas que nous serions ici," précise CLELAND. "Beaucoup de gens se demandent pourquoi ANZ est au Cambodge. La réponse est qu'il est venu en Australie à la recherche d'une banque pour son pays. Il fit le tour et revint pour nous dire que de toutes les banques, nous étions ceux qui l'avaient éconduit de la manière la plus polie." CLELAND précise qu'ANZ avait déjà étudié le Cambodge : "Le pays apparaissait comme un marché trop petit et il était trop tôt. " KITH a pressé ANZ de reconsidérer sa position, proposant de ramener les personnes pour avoir une nouvelle vision. S'ils n'appréciaient pas ce qu'ils allaient voir, il rembourserait leur voyage. ANZ vit une économie reposant sur un cash colossal, beaucoup plus gros que ce que les dépôts en banque pouvaient laisser croire. "Nous avons attrapé la vague exactement au bon moment."

ANZ connait la banque, mais KITH a le toucher de MIDAS au Cambodge. Il reste clairement à part aussi bien des vieilles fortunes - gagnées principalement dans l'exploitation des mines, du bois et la contrebande dans les années 1980 et 1990 - et les nouveaux entrepreneurs qui lancent des restaurants et des affaires touristiques. Les vieux tycoons ont tendance à se replier sur eux même et sont liés par le sang ou des mariages avec les dirigeants politiques. Par opposition, l'impétueux KITH a juste 39 ans, est célibataire, n'est lié avec personne et n'est intéressé que par le profit. Certains voient en lui le précurseur de la nouvelle classe de capitalistes cambodgiens.

Personne ne pouvait le mesurer au début des années 1990, quand il est revenu au Cambodge. Il avait grandi en Australie où il n'était qu'un de ces nombreux enfants réfugiés, chétif, choqué par les bombardements qui avaient réussi à fuir les khmers rouges; environ un quart de la population avait péri dans les années 1970 sous ce règne de la terreur.

KITH était le plus jeune fils de KITH PENG IKE, un de ces nombreux propriétaires ou marchands d’origine chinoise qui devinrent rapidement une cible des exactions khmères rouges. KITH vit ses deux parents mourir de faim et se réfère souvent aux souffrances endurées par sa famille, mais sans donner de détails. Après que le Vietnam eut renversé les khmers rouges, il prit le chemin de PHNOM PENH en 1980 puis s'enfuit en 1981 avec une sœur dans un camp de réfugiés en Thaïlande. Ils immigrèrent en Australie et s'établirent à Canberra.

Ce furent les années déterminantes de la jeune adolescence de KITH. Beaucoup pensent que son histoire personnelle explique son style "rentre dedans" dans les affaires. "Il est rude," concède un de ses amis proches, "mais le Cambodge est à son image. Vous devez aussi vous rappeler d'où il vient. ... Il ne transige jamais."

KITH prétend qu'il a étudié l'économie à l'université de Canberra, mais il ne parle que très peu de la décennie passée aux antipodes, sauf quand ça l'arrange, comme lors d'un voyage en Australie avec HUN SEN. Il est vu comme un des principaux soutiens - et aussi bénéficiaire - du premier ministre dans le milieu des affaires de PHNOM PENH. Il a le titre d'OKHNA, accordé à ceux qui ont fait une contribution civique d'au moins 100 000 dollars. Il rejette néanmoins avoir bénéficié d'un quelconque privilège, rentrant dans une rage folle quand on aborde l'histoire récente propagée sur Internet qui lui attribue une influence sur le premier ministre.

Il parle rarement aux médias, ce qui est surprenant venant de quelqu'un qui parcourt les conférences de la région pour promouvoir les investissements au Cambodge. "Je suis un ambassadeur pour le Cambodge," déclare-t-il fièrement. Il a aussi pris avec plaisir la présidence de la chambre du commerce du Cambodge - et l'a "révolutionnée, la rendant efficace et moderne," concède un homme d'affaire de Bangkok d'habitude critique à son égard. Les autres tycoons cambodgiens préfèrent les arrangements dans les arrière salles, mais le mot "tranquille" ne fait pas partie du vocabulaire de KITH. "Il aime exagérer son importance," confie le même homme d'affaire. Même ses amis reconnaissent qu'il est un grand parleur mais a une faible capacité d'écoute.

Sa répugnance à parler à la presse est compréhensible, vu que la couverture qu'elle donne de lui est généralement négative. Il a été lié à de multiple scandales -injustement, précise des associés - notamment des transactions immobilières où les [droits des] résidents ou monuments auraient été mis de coté pour permettre à KITH de développer ses affaires. Sa réponse : "Je ne déplace personne. C'est le rôle du gouvernement. Moi, je suis un homme d'affaire."

La raison pour laquelle il évite d'évoquer son éducation australienne est que cela lui remémore de mauvais souvenirs, assure un membre très proche. "Il a souffert de racisme horrible," déclare-t-il. "Je me rappelle qu'il m'a dit aller à l'école avec une batte de cricket, et que ce n'était pas pour faire du sport mais pour se protéger."

Maintenant, il voyage avec un aréopage comprenant plusieurs secrétaires travaillant avec une batterie de téléphones et les gardes du corps incontournables au Cambodge, où les conflits se règlent souvent par la force. Un vieux récit raconte qu'un autre tycoon fut si perturbé par un retard de vol qu'il a sorti un revolver et tiré dans les pneus de l'avion. Les histoires de KITH envoyant ses assistants pour faire part de son mécontentement sont légendaires. "Il est dur" admet CLELAND. " Mais je pense qu'en fait il aime ces rumeurs et ses ragots. Cela fait partie du Cambodge. Il m'a un jour dit que la vraie force est en réalité celle que les gens voient en vous."

KITH de son coté, pense que ce qui le différencie des autres dans la nouvelle économie cambodgienne est son éthique du travail. Il décrit ses journées qui débutent à l'aube et se termine bien après le crépuscule. Ce n'est que très récemment que des amis ont pu le convaincre de prendre un peu de temps libre ... "Je me rappelle la première fois que je lui ai annoncé que je partais en congé annuelle," se souvient CLELAND. "Il me répondit 'Pourquoi ?' Il n'a jamais pris de vacances. Il m'a avoué qu'il ne pouvait imaginer pire. Il n'aime que son travail."

KITH MENG est retourné au Cambodge en 1991, suivant son frère ainé, SOPHAN KHIT qui a ranimé les affaires familiales regroupées dans Royal Cambodia Co. La société a prospéré en tant que fournisseur des nations unies alors engagée dans sa plus importante mission de maintien de la paix, avec un budget de 10 milliards.

La relance de Royal a débuté par l'expédition de matériel et de nourriture. Très vite, ils ont obtenus la concession pour les photocopieurs Canon, une bonne opportunité à une époque qui ne connaissait pas encore les e-mails. "Dans ces premiers temps, KITH n'avait pas une place prépondérante," se rappelle un autre fournisseur des nations unies. "Il restait surtout dans l'ombre de son frère." Mais ce dernier mourut en 1994 dans des circonstances mystérieuses, certaines rumeurs parlant d'empoisonnement.

KITH MENG reprit Royal et démarra une longue expansion par une série de partenariats. L'affaire la plus juteuse fut MOBITEL, qui sous la direction de KITH devint le premier opérateur de téléphonie mobile du pays et la vache à lait de Royal. La plupart des autres entreprises ont été des investissements à long terme qui doivent maintenant payer des dividendes. "Si KITH a un point faible," pense un ami étranger, " c'est qu'il n'a encore rien vendu. C'est peut être une question de temps, mais c'est typique des selfs made men asiatiques. Ils s'accrochent trop longtemps aux choses. Le cash flow ? Il ne connait pas."

Néanmoins, il reconnait que KITH a murit rapidement. "Construire un conglomérat moderne et diversifié demande beaucoup de compétences variées. Je vois que ça a été le cas ici." les collègues mais aussi ses détracteurs reconnaissent qu'il a mis ses divisions en de bonnes mains. Alors que l'élite en place utilise habituellement les membres de la famille, KITH a recruté des talents occidentaux. "Et il les traite bien," avoue un concurrent.

"Il est rude et impoli, mais je le pense génial," ajoute un vieux conseiller en affaires. "Il ne lit ni livre ni magazine, mais il sait lire dans l'âme des gens."

Jetant sa serviette, KITH s'assoie à une table sur la pelouse de son hotel CAMBODIANA et commence à discuter affaires avec des investisseurs potentiels thaïlandais et américains. Oubliés, les plans marketing compliqués. "Je sais comment faire de l'argent," se vante-t-il. " C'est pourquoi les gens font des affaires avec moi."


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Ron Gluckman





Source : http://www.forbes.com/global/2008/0211/030.html



Edité le 23/05/2008 @ 09:18 par Sundgauvien38

--
Traduction non-officielle de l'article d'origine en anglais.
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Offline BAC
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Traducteurs KN a écrit

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Bringing Commerce to Cambodia



02.11.08

Impétueux, ambitieux, certains disent impitoyable, KITH MENG se construit un empire au sein du nouveau tigre économique

global_0211_p030_f1.jpg 0211nav.gif



Une serviette autour du cou, le frêle Cambodgien dans une chemise de sport NIKE pleine de sueur, hurle ses instructions dans un téléphone cellulaire. Il va d'un pas lourd à travers la spacieuse pelouse de l'hôtel CAMBODIANA d'un air arrogant comme s'il en était le propriétaire. En fait, il l'est.

Il s'agit de KITH MENG, et cet air fanfaron est visible partout au Cambodge ces derniers temps. Des hôtels aux télécoms et la télévision en passant par la banque, les assurances voire l'éducation, le groupe Royal de KITH a un doigt dans chaque pot qui frémit chez le nouveau tigre économique asiatique.

Longtemps décrié comme le mouton noir qui avait complètement oublié le boom économique asiatique, le Cambodge lutte pour rattraper le temps perdu. Le fait que l'économie ait eu une croissance de 13% en 2005 a néanmoins attiré l'attention. Mais la croissance annuelle moyenne est de 9% depuis 1998, rappelle Stéphane GUIBERT, économiste à la banque mondiale. C'est la seconde croissance la plus rapide d'Asie, derrière la Chine. L'année dernière, la croissance a dû atteindre 10%.

Concédons que le pays part d'un niveau très bas et que les exportations reposent avant tout sur le textile. Mais les investissements ont repris avec la perspective de développement des champs de pétrole de la côte sud. L'immobilier a monté en flèche, plus vite que n'importe où ailleurs en Asie à part la Chine. Le pays a aussi accueilli plus de 2 millions de visiteurs l'année dernière pour la première fois. Une bourse devrait aussi ouvrir en 2009.

SUSAN SCHWAB, qui en novembre fut la première représentante du commerce américain à visiter le Cambodge, loue les lois libérales sur les investissements et l'engagement des dirigeants à assainir la corruption omniprésente. "C'est une histoire formidable dans chaque pays, mais ça l'est encore plus quand celui-ci avait été ravagé dans le passé," s'enthousiasme-t-elle. ... Sa visite coïncidait avec une conférence sur les investissements à PHNOM PENH. "Nous attendions 300 personnes, mais nous en avons eu plus de 500," s'enthousiasme depuis Bangkok CHRISTOPHER BURTON, un des organisateurs également conseiller et chercheur au Cambodge depuis des décennies. "Nous n'avons jamais vu un tel intérêt au Cambodge."

Heureux, KITH note : "Avant, les personnes considéraient ce pays comme une zone de guerre et d'instabilité. Maintenant, nous faisons partie intégrante de l'économie mondiale, et tout le monde vient."

Quand ils arrivent, beaucoup n'ont pas d'autre choix que de solliciter KITH, qui plus que tout autre tycoon du pays apparait comme le rude modèle pour les affairistes dans cette économie où tout est possible. "C’est l'histoire vraie de quelqu'un qui s'est élevé de la pauvreté à la richesse," convient DEAN CLELAND, directeur d'ANZ Royal, qui a planté des distributeurs automatiques de billets et le logo bleu vif de la banque partout autour de
PHNOM PENH. Le groupe de banque australien ANZ détient 55% de l'entreprise conjointe alors que le reste appartient à KITH. Mais personne ne le considère comme un simple actionnaire minoritaire. "Nous avons des réunion du directoire énergiques et rigoureuses," reconnait CLELAND.

La rumeur qui court la ville est que les deux parties s'affrontent constamment, avec ANZ qui lutte pour prendre ses distances de l'omniprésent KITH. "Qui a dit cela ?" grogne KITH, d'humeur massacrante à la moindre critique. Il se calme toutefois très vite et concède "Mon rôle dans ce partenariat est de pousser, pousser et encore pousser. Je suis comme le conducteur."

C'est clairement un rôle qu'il affectionne. Aussi, quelles que soient les querelles derrières des portes closes, le mélange explosif a propulsé l'entreprise à la première place du marché bancaire qui grandit de 30% par an, alimenté par la bulle de l'immobilier. Bien sûr, KITH est aussi propriétaire de la plupart des principaux terrains de PHNOM PENH.

De nouvelles poussées vont rapidement transformer le visage de la ville toujours dominée par les 15 étages de l'hôtel intercontinental. Mais des bureaux à 40 étages, des tours de commerces et de résidences pointent à l'horizon. Juste pour les contrer, KITH jure de construire un immeuble de 45 étages. Ensuite, est arrivé l'annonce, le mois dernier, d'une tour de 52 étages dédiée à la finance internationale. KITH va sûrement ajuster ses vues à la hausse.

Beaucoup de rues de PHNOM PENH ne sont toujours pas pavées et il n'y a toujours pas un seul GOLDEN ARCHE ou STARBUCK. Aussi, à l'ouverture en fin d'année dernière d'un SWENSEN'S, une chaine américaine de salon de crèmes glacées, il n'y avait pas moins que l'ambassadeur US et le ministre cambodgien du commerce pour couper le ruban. La faim de FAST FOOD sera comblée cette année par le premier KENTUCKY FRIED CHICKEN ouvert par ... KITH qui a également acheté la concession PIZZA HUT.

"Il n'est pas un entrepreneur au sens traditionnel du terme qui crée de nouveaux business," reconnait un de ses proches. "Ce qu'il fait : il va chercher ailleurs ce dont le Cambodge à besoin. Il a investit dans la téléphonie mobile, la télévision, la banque, les assurances.
Il est au bon endroit au bon moment."

Prenons les distributeurs automatiques. Quand ANZ a ouvert à la fin de 2005, il y en avait peu au Cambodge. "Nous voulions en mettre 25," se rappelle CLELAND. KITH en voulait 100. "Nous avons terminé l'année avec 52, qui semblait un bon compromis". Le nombre est très vite monté à 90 et a rapidement dépassé les objectifs de KITH.

Mais KITH n'est pas satisfait. Maintenant, il s'énerve pour des cartes de crédit. Aucune banque cambodgienne n'en délivre; peu surprenant, vue l'agitation financière très récente dans le pays. L'argent circule à nouveau après que les khmers rouges aient proscrit les devises, aient fait exploser les banques et remis les montres - et par la même occasion le pays déchiré par la guerre - à zéro.

CLELAND pense qu'il doit y avoir 6 000 cartes de crédit délivrées par les banques étrangères du pays. Il reconnait que les cartes présentent rarement de l'intérêt tant que leur nombre n'atteint pas 100 000. Mais KHIT est guidé par son intuition et non par des études de marché. "Pour lui, vous ne pouvez pas être la banque numéro un sans cartes de crédit," confie CLELAND. Et devinez quoi ? "Nous les sortirons en avril," avoue-t-il.

Le patron de la banque n'est pas très enthousiaste à l'idée de dépenser probablement 1,5 millions de dollars dans ce lancement mais il est assez content des 541 000 $ de profits en 2007 - alors que les premiers bénéfices n'étaient pas attendus avant des années. Mais le plus étonnant est que la banque reverse l'argent dans l'expansion. "C'est un bon partenariat pour les deux parties," reconnait CLELAND. "[ANZ] est d'habitude plus prudent, mais ce n'est vraiment pas le style de KITH. Il est très agressif et spécule toujours à la hausse."

ANZ a été presque séduit par le Cambodge. "Si ça n'avait pas été pour KITH MENG, je ne pense pas que nous serions ici," précise CLELAND. "Beaucoup de gens se demandent pourquoi ANZ est au Cambodge. La réponse est qu'il est venu en Australie à la recherche d'une banque pour son pays. Il fit le tour et revint pour nous dire que de toutes les banques, nous étions ceux qui l'avaient éconduit de la manière la plus polie." CLELAND précise qu'ANZ avait déjà étudié le Cambodge : "Le pays apparaissait comme un marché trop petit et il était trop tôt. " KITH a pressé ANZ de reconsidérer sa position, proposant de ramener les personnes pour avoir une nouvelle vision. S'ils n'appréciaient pas ce qu'ils allaient voir, il rembourserait leur voyage. ANZ vit une économie reposant sur un cash colossal, beaucoup plus gros que ce que les dépôts en banque pouvaient laisser croire. "Nous avons attrapé la vague exactement au bon moment."

ANZ connait la banque, mais KITH a le toucher de MIDAS au Cambodge. Il reste clairement à part aussi bien des vieilles fortunes - gagnées principalement dans l'exploitation des mines, du bois et la contrebande dans les années 1980 et 1990 - et les nouveaux entrepreneurs qui lancent des restaurants et des affaires touristiques. Les vieux tycoons ont tendance à se replier sur eux même et sont liés par le sang ou des mariages avec les dirigeants politiques. Par opposition, l'impétueux KITH a juste 39 ans, est célibataire, n'est lié avec personne et n'est intéressé que par le profit. Certains voient en lui le précurseur de la nouvelle classe de capitalistes cambodgiens.

Personne ne pouvait le mesurer au début des années 1990, quand il est revenu au Cambodge. Il avait grandi en Australie où il n'était qu'un de ces nombreux enfants réfugiés, chétif, choqué par les bombardements qui avaient réussi à fuir les khmers rouges; environ un quart de la population avait péri dans les années 1970 sous ce règne de la terreur.

KITH était le plus jeune fils de KITH PENG IKE, un de ces nombreux propriétaires ou marchands d’origine chinoise qui devinrent rapidement une cible des exactions khmères rouges. KITH vit ses deux parents mourir de faim et se réfère souvent aux souffrances endurées par sa famille, mais sans donner de détails. Après que le Vietnam eut renversé les khmers rouges, il prit le chemin de PHNOM PENH en 1980 puis s'enfuit en 1981 avec une sœur dans un camp de réfugiés en Thaïlande. Ils immigrèrent en Australie et s'établirent à Canberra.

Ce furent les années déterminantes de la jeune adolescence de KITH. Beaucoup pensent que son histoire personnelle explique son style "rentre dedans" dans les affaires. "Il est rude," concède un de ses amis proches, "mais le Cambodge est à son image. Vous devez aussi vous rappeler d'où il vient. ... Il ne transige jamais."

KITH prétend qu'il a étudié l'économie à l'université de Canberra, mais il ne parle que très peu de la décennie passée aux antipodes, sauf quand ça l'arrange, comme lors d'un voyage en Australie avec HUN SEN. Il est vu comme un des principaux soutiens - et aussi bénéficiaire - du premier ministre dans le milieu des affaires de PHNOM PENH. Il a le titre d'OKHNA, accordé à ceux qui ont fait une contribution civique d'au moins 100 000 dollars. Il rejette néanmoins avoir bénéficié d'un quelconque privilège, rentrant dans une rage folle quand on aborde l'histoire récente propagée sur Internet qui lui attribue une influence sur le premier ministre.

Il parle rarement aux médias, ce qui est surprenant venant de quelqu'un qui parcourt les conférences de la région pour promouvoir les investissements au Cambodge. "Je suis un ambassadeur pour le Cambodge," déclare-t-il fièrement. Il a aussi pris avec plaisir la présidence de la chambre du commerce du Cambodge - et l'a "révolutionnée, la rendant efficace et moderne," concède un homme d'affaire de Bangkok d'habitude critique à son égard. Les autres tycoons cambodgiens préfèrent les arrangements dans les arrière salles, mais le mot "tranquille" ne fait pas partie du vocabulaire de KITH. "Il aime exagérer son importance," confie le même homme d'affaire. Même ses amis reconnaissent qu'il est un grand parleur mais a une faible capacité d'écoute.

Sa répugnance à parler à la presse est compréhensible, vu que la couverture qu'elle donne de lui est généralement négative. Il a été lié à de multiple scandales -injustement, précise des associés - notamment des transactions immobilières où les [droits des] résidents ou monuments auraient été mis de coté pour permettre à KITH de développer ses affaires. Sa réponse : "Je ne déplace personne. C'est le rôle du gouvernement. Moi, je suis un homme d'affaire."

La raison pour laquelle il évite d'évoquer son éducation australienne est que cela lui remémore de mauvais souvenirs, assure un membre très proche. "Il a souffert de racisme horrible," déclare-t-il. "Je me rappelle qu'il m'a dit aller à l'école avec une batte de cricket, et que ce n'était pas pour faire du sport mais pour se protéger."

Maintenant, il voyage avec un aréopage comprenant plusieurs secrétaires travaillant avec une batterie de téléphones et les gardes du corps incontournables au Cambodge, où les conflits se règlent souvent par la force. Un vieux récit raconte qu'un autre tycoon fut si perturbé par un retard de vol qu'il a sorti un revolver et tiré dans les pneus de l'avion. Les histoires de KITH envoyant ses assistants pour faire part de son mécontentement sont légendaires. "Il est dur" admet CLELAND. " Mais je pense qu'en fait il aime ces rumeurs et ses ragots. Cela fait partie du Cambodge. Il m'a un jour dit que la vraie force est en réalité celle que les gens voient en vous."

KITH de son coté, pense que ce qui le différencie des autres dans la nouvelle économie cambodgienne est son éthique du travail. Il décrit ses journées qui débutent à l'aube et se termine bien après le crépuscule. Ce n'est que très récemment que des amis ont pu le convaincre de prendre un peu de temps libre ... "Je me rappelle la première fois que je lui ai annoncé que je partais en congé annuelle," se souvient CLELAND. "Il me répondit 'Pourquoi ?' Il n'a jamais pris de vacances. Il m'a avoué qu'il ne pouvait imaginer pire. Il n'aime que son travail."

KITH MENG est retourné au Cambodge en 1991, suivant son frère ainé, SOPHAN KHIT qui a ranimé les affaires familiales regroupées dans Royal Cambodia Co. La société a prospéré en tant que fournisseur des nations unies alors engagée dans sa plus importante mission de maintien de la paix, avec un budget de 10 milliards.

La relance de Royal a débuté par l'expédition de matériel et de nourriture. Très vite, ils ont obtenus la concession pour les photocopieurs Canon, une bonne opportunité à une époque qui ne connaissait pas encore les e-mails. "Dans ces premiers temps, KITH n'avait pas une place prépondérante," se rappelle un autre fournisseur des nations unies. "Il restait surtout dans l'ombre de son frère." Mais ce dernier mourut en 1994 dans des circonstances mystérieuses, certaines rumeurs parlant d'empoisonnement.

KITH MENG reprit Royal et démarra une longue expansion par une série de partenariats. L'affaire la plus juteuse fut MOBITEL, qui sous la direction de KITH devint le premier opérateur de téléphonie mobile du pays et la vache à lait de Royal. La plupart des autres entreprises ont été des investissements à long terme qui doivent maintenant payer des dividendes. "Si KITH a un point faible," pense un ami étranger, " c'est qu'il n'a encore rien vendu. C'est peut être une question de temps, mais c'est typique des selfs made men asiatiques. Ils s'accrochent trop longtemps aux choses. Le cash flow ? Il ne connait pas."

Néanmoins, il reconnait que KITH a murit rapidement. "Construire un conglomérat moderne et diversifié demande beaucoup de compétences variées. Je vois que ça a été le cas ici." les collègues mais aussi ses détracteurs reconnaissent qu'il a mis ses divisions en de bonnes mains. Alors que l'élite en place utilise habituellement les membres de la famille, KITH a recruté des talents occidentaux. "Et il les traite bien," avoue un concurrent.

"Il est rude et impoli, mais je le pense génial," ajoute un vieux conseiller en affaires. "Il ne lit ni livre ni magazine, mais il sait lire dans l'âme des gens."

Jetant sa serviette, KITH s'assoie à une table sur la pelouse de son hotel CAMBODIANA et commence à discuter affaires avec des investisseurs potentiels thaïlandais et américains. Oubliés, les plans marketing compliqués. "Je sais comment faire de l'argent," se vante-t-il. " C'est pourquoi les gens font des affaires avec moi."

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Ron Gluckman





Source : http://www.forbes.com/global/2008/0211/030.html





kékékéké...je crois qu'il veut un bravo. Ok, voilà; Bravooooooooo!!! kékéké


Hi-hi-hi on fait beaucoup d,argent dans l'immobilier. Vous savez quand il faut investir dans l'immobilier. hi-hi-hi...vous pensez que c,est maintenant qu'il y faut investir... naaa...3000$/mm trop cher. IL FAUT INVESTIR DANS L'IMMOBILIER QUAND LE SANG COULE. En 1997 le sang coulait durant le coup d'état. Et plusieurs personnes ont acheté des terrains pas chers...morale?? kékékéké On ne devienne pas riche en travaillant honnêtement...hi-hi-hi...
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Re : Récession au Cambodge Reply With Quote
Offline domrey
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Hum...si on reposait la question ?..(lol) Quelques jours plus tard...je parle de la question sur "la re.cession"...kékéké

Bon! quels ont ete les effets de la crise au cambodge..ici..ETC...A part les boursicoteurs (pas les bons)...je ne vois pas !...kékéké

Mais je suis tetre aveugle!...kékekéké

L'inflation au srok ? Elle est bien anterieure...A suivre!kékékéké

domrey
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