Montée des violences contre des militants politiques au Cambodge : la société civile s'inquiète Par Duong Sokha 02-06-2008 Le Comité cambodgien d'action des droits de l'Homme (Chrac), une coalition de 21 organisations non gouvernementales (ONG), les organisations d'observation électorale Comfrel, rassemblant dix associations, et Nicfec, regroupant sept ONG, ont fait part, lundi 2 juin, de leurs inquiétudes face à une montée des violences à l'encontre des militants politiques depuis le début de l'année. Appelé par Ka-set à réagir, Tep Nitha, secrétaire général du Comité national électoral, expliquait que c'était une habitude dans la société civile de se plaindre de l'organisation des élections, droit qu'il leur accorde toutefois. Il rappelle de son côté que le CNE et le gouvernement ont émis en 2007 une circulaire destinée à renforcer la sécurité des partis politiques. "Nous ne négligeons rien, et prenons toutes ces affaires au sérieux, jusqu'au décrochage de pancartes", fait valoir le secrétaire général avant de citer en exemple le cas d'un militant du PNR qui, selon la police, serait décédé de causes naturelles et, selon les ONG, aurait été assassiné. "Même si elles contestent les conclusions de l'enquête, le CNE continuera à travailler avec elles pour assurer la sécurité des militants", promet-il
Dans l'ombre des grands partis, les petites formations se cherchent une légitimité au Cambodge Par Duong Sokha 02-06-2008 A l'ombre des grandes formations politiques se maintient au Cambodge une poignée de petits partis, autrefois véritable constellation. Comme assoupis le reste du temps, ils sortent de l'obscurité à chaque nouveau scrutin mais pas de l'anonymat. Ils sont six en lice pour les législatives du 27 juillet, six à ne pas croire leur participation vaine bien qu'ils se situent au-dessus, ou plutôt au-dessous de la mêlée politique. Ils sont ainsi absents du débat et n'ont pas les moyens financiers et humains de s'offrir une véritable visibilité. Petit tour dans la classe politique pour savoir comment on parle d'eux et comment ils parlent d'eux-mêmes. Des forces à ne pas négliger "Ils sont petits ou jeunes en politique, cela ne veut pas dire que leurs chances sont nulles. Nous ne devons pas les sous-estimer", juge Khieu Kanharith, porte-parole du PPC et du gouvernement. Son parti n'a pas encore établi de relations avec eux et ignore encore quelles sont leurs positions mais le ministre de l'Information n'exclut pas de coopérer avec eux si toutefois ils sont en accord avec la politique du gouvernement. "Même si nous raflons la grande majorité des sièges, nous ne sommes pas opposés à leur tendre la main et leur offrir des postes de sous-secrétaires d'Etat", avance Khieu Kanharith.
AKP/01 Proclamation de l’ordre des partis politique sur les bulletins de vote AKP Phnom Penh, 02 juin 2008 -- Le Comité national électoral (CNE) a officiellement annoncé le 30 mai l’ordre des onze partis politiques inscrits aux prochaines législatives sur les bulletins de vote. Le tirage au sort pour établir l’ordre des formations politiques a eu lieu sous la présidence des bonzes supérieurs des deux sectes, vénérables Bou Kry et Nuon Nget. Et voici le résultat du tirage au sort : 1. Parti Norodom Rannariddh2. Parti Démocratique Khmer3. Ligue pour la Démocratie4. Parti du Peuple Cambodgien5. Parti Khmer Chhub Krâ (Parti khmer pour la lutte contre la pauvreté)6. Parti Khmer Republic7. Parti pour la Justice sociale8. Parti FUNCINPEC9. Parti Sam Rainsy10. Parti Mouvement Démocratique Hang Dara11. Parti des Droits de l’Homme D'après le CNE, plus de 8 millions des 14 millions de Cambodgiens se rendront aux urnes de juillet. --AKP (Par Mlle SOKMOM Nimul)
Avons-nous la possibilité de savoir les programmes de chaque parti qui y représente? car j'aimerais les savoir, (moi ) pour...etc
liberté a écritAvons-nous la possibilité de savoir les programmes de chaque parti qui y représente? car j'aimerais les savoir, (moi ) pour...etc Bonne remarque !!! Moi ce serait juste pour ma culture personnelle.
Il suffit de demander. En voilà déjà un à vous de compléter pour les autres partis. Cliquez sur Programme politique. http://www.hrpcambodia.info/France/index.htm
LÉGISLATIVES 2008 – Une question de numéros Au cours d’une cérémonie politico-religieuse des plus sérieuses, le Comité national électoral a dévoilé l’ordre d’apparition des partis politiques sur les bulletins de vote. L’occasion pour les uns et les autres de se livrer à un divertissant jeu d’interprétation des chiffres. Florilège Les deux supérieurs des deux ordres religieux bouddhistes se sont livrés au tirage au sort avec le plus grand sérieux. Il faut dire que dans le Royaume, les partis accordent beaucoup d’importance à leur ordre d’apparition sur les bulletins. " Il y a un côté superstitieux " note ainsi un observateur, " mais surtout à la campagne, les illettrés sont nombreux, certains chiffres sont plus faciles à retenir que d’autres ". Certes pour ce scrutin, les partis sont moins nombreux que précédemment à tenter leur chance, et les risques de confusion de nom ou de numéro sont donc moins grands, il n’empêche que les dirigeants et militants politiques, mais aussi les imprimeurs de t-shirts et autres gadgets électoraux attendaient avec impatience le tirage qui suit : 1 – Parti Norodom Ranariddh (PNR) 2 – Parti Démocratique Khmer (PDK) 3 – Ligue pour la Démocratie (LD) 4 – Parti du Peuple Cambodgien (PPC) 5 – Parti Khmer pour La lutte contre la Pauvreté (PKLP) 6 – Parti Républicain Khmer (PRK) 7 – Parti pour la Justice Sociale (PJS) 8 – Funcinpec (FUN) 9 – Parti Sam Rainsy (PSR) 10 – Mouvement Démocratique Hang Dara (MDHD) 11 – Parti des Droits de l'Homme (PDH) Sitôt le résultat connu, les premiers jeux de mots ont fait leur apparition, ainsi le PPC, cible préférée des formations d’opposition, a ainsi vu son numéro 4 se transformer en langue cantonaise en chiffre " mortel ", d’autres ont lancé le slogan " Lek Buon Yuon Tchol Srok - Numéro 4, les vietnamiens entrent dans le pays ", une manière de rappeler la connivence entre le régime vietnamien et le parti du Premier ministre Hun Sen. Ce dernier n’aura pas tardé à répondre, donnant sa propre interprétation au chiffre 4 " symbole des 4 vertus bouddhistes " avant de commenter la liste, du chiffre 8 (FUN) représentant les menottes du " prince Ranariddh ", le 11 (PDH) qui évoque la " dentition du rat qui vient saccager les récoltes ", et enfin le 9 (PSR) chiffre noir des joueurs de casino, une référence explicite aux déboires passés du secrétaire général du PSR. La guerre des chiffres, et des jeux de mots, devrait durer encore, bien que les uns et les autres reconnaissent que la numérotation n’aura que peu d’effet sur le résultat final. " L’ordre est sans importance, ce qui compte c’est la relation avec les électeurs. Quand ceux ci ont confiance dans un parti alors ils votent pour lui, peu importe sa numérotation sur le bulletin " concède ainsi Eng Chhay Eang du PSR. 81 sièges pour le PPC, selon Chea Sim Chea Sim, président du PPC et tête de liste à Phnom Penh, a publiquement dévoilé les ambitions de l’ex parti unique pour l’élection à venir : 81 sièges sur les 123 que compte l’Assemblée nationale, soit 8 de plus que lors du précédent scrutin. Chea Sim, par ailleurs président du Sénat, espère ainsi décrocher 6 sièges dans la capitale, considérée comme un fief de l’opposition, alors que le PPC n’en détient que 4 actuellement. La société civile se mobilise contre les violences politiques 40 associations, parmi lesquelles le NICFEC, le COMFREL, et le CHRAC, ont dénoncé la situation politique du Royaume, " si les violences politiques continuent le résultat des prochaines élections ne pourra être considéré comme juste et équitable, et ne saurait refléter la volonté du peuple " commente ainsi un des responsables associatifs. Les mois précédents le scrutin de 2003 avaient vu l’assassinat de 8 militants politiques, et 43 cas de violence ont été répertoriés. Les chiffres actuels sont de 5 assassinats et 21 cas de violence, alors que la campagne électorale n’a pas encore débuté officiellement. Jean-Pierre SOVANNAVONG. (www.lepetitjournal.com - Cambodge) mercredi 4 Juin 2008
Législatives 2008 - Une semaine agitée.- Le Roi Père aura réussi en quelques messages à créer le trouble au sein de la classe politique. Pendant ce temps la bagarre judiciaire continue avec l’arrestation d’un journaliste de l’opposition. Les défections continuent, mais perdent de leur pertinence La famille royale et la politique Le Premier ministre Hun Sen avait menacé il y a quelques semaines de retirer les titres royaux aux princes et princesses engagés en politique. Une annonce qui semble t-il n’a pas eu d’effet, " peut être parce que le Premier ministre n’a pas la légitimité nécessaire pour imposer une telle mesure " rappelle un député Funcinpec anonymement. La question de la participation de la famille royale à la vie politique continue néanmoins d’alimenter les déclarations des uns et des autres. Le Roi Père Norodom Sihanouk a, en fin de semaine dernière, demander aux politiciens de la famille royale de cesser de se revendiquer " royaliste " ou " sihanoukiste " sous peine d’affaiblir une Monarchie proche d’être " balayée ". Le prince Sisowath Thomico, pourtant très engagé en politique jusqu’il y a peu, a soutenu cette demande, rappelant le caractère " indépendant et neutre " de l’institution monarchique. Un discours qui n’aura toutefois pas reçu le soutien des élus monarchistes, si la plupart s’abstiennent de répondre par respect pour la personne du Roi Père, d’autres continuent de se revendiquer " monarchiste ". " Notre légitimité date du Sangkum Reastr Niyum, et des années de résistance " déclare ainsi un autre représentant du FUN, " nous ne saurions limiter notre offre politique à une quelconque nostalgie, mais nul ne peut nous dénier cet héritage ". Une décision de justice désavouée L’arrestation durant le week-end de Sam Dith, candidat PSR à Phnom Penh et rédacteur en chef du " Moneaksekar Khmer " aura provoqué un tollé dans les rangs de l’opposition et de la société civile. " Ces plaintes pour diffamation sont de plus en plus ridicules " déclare ainsi un activiste, " cette fois ci on arrête un journaliste qui n’a fait que rapporter les propos d’un opposant ". De fait le ministre de l’Information Khieu Kanharith, prenant le parti des journalistes, a demandé officiellement la libération du journaliste dans une lettre au président du tribunal de Phnom Penh. De vrais ou de faux transfuges Le PPC, et son président par intérim Hun Sen, continue d’alimenter la chronique des défections. Ainsi cette semaine plusieurs membres du PSR ont encore rejoint les rangs du PPC, il faut toutefois noter que ces ralliements ne concernent plus que des éléments de second rang du parti d’opposition. Ainsi un chef de quartier du PSR rallié vient d’être nommé conseiller du Premier ministre, alors que deux membres a t-il été montré un exemple par le Premier ministre dont il est automatiquement devenu le conseiller. " Etre membre de notre parti devient un tremplin doré " a commenté amusé Sam Rainsy, alors que le Premier ministre évoquait le ralliement de deux américano-khmers, " ces deux personnes nous ont quitté il y a plus de 10 ans." (www.lepetitjournal.com - Cambodge) mercredi 11 Juin 2008 Ecrit par Jean-Pierre SOVANNAVONG
La campagne électorale commence officiellement demain, même si de fait la plupart des partis sont déjà présents sur le terrain depuis plusieurs semaines. Retour sur une semaine politique de préparatifs... Quels partis à l’Assemblée nationale ? Si les précédents scrutins avaient pour principal enjeu de connaître le vainqueur des élections, enjeu somme toute naturel pour une élection, cette année les interrogations concernent surtout le nombre de partis qui vont obtenir des sièges à l'Assemblée, et le nombre d'élus pour chacun. De fait le nom du vainqueur est déjà sur toutes les lèvres, et la réforme passée grâce à la combinaison des votes du PPC et du PSR permet désormais d’envisager un gouvernement entièrement PPC, puisque celui ci n’a désormais besoin que d’une majorité simple pour gouverner. Il est révélateur de constater que depuis 1993 la répartition des électeurs a finalement peu bougé entre le PPC, et ce que nous pouvons appeler le bloc libéral royaliste. La division de ce dernier, entre le FUN et le PDLB tout d’abord, puis entre le FUN, le PSR, et les nombreuses dissidences, a toujours donné un avantage décisif au PPC qui devrait désormais être en mesure de creuser son avantage. De par la faible mobilisation de l’électorat traditionnellement proche de l’opposition, et enfin de par un mode de calcul qui favorise grandement le parti vainqueur. Les 3 rivaux de l’opposition, Parti Sam Rainsy, Parti des Droits de l’Homme, et Parti Norodom Ranariddh, devront donc partager les suffrages d’un électorat diminué avec le Funcinpec pourtant membre de la coalition gouvernementale. Parmi les 7 autres partis à concourir pour les élections, aucun ne semble en mesure de pouvoir faire une entrée surprise à l’Assemblée nationale. Un taux de participation à la baisse ? Plus de 8 millions de Cambodgiens sont inscrits pour les élections à venir. Le précédent scrutin, les communales de 2007, avait vu une faible mobilisation des électeurs avec 70% de participation. Si ce chiffre ferait rêver bien des démocraties européennes, il reste le plus bas depuis les premières élections de 1993. Les électeurs s’étaient alors mobilisés en masse avec 90% de participation. Plusieurs associations se sont inquiétées d’une nouvelle baisse de la participation des électeurs. Le Premier ministre a lui même appelé les électeurs à se rendre aux urnes : "Peu importe le parti pour lequel vous votez, c’est notre droit de nous exprimer". Pas de levée de l’immunité pour Sam Rainsy...pour le moment A la différence de son rival le prince Norodom Ranariddh, Sam Rainsy pourra finalement participer librement à la campagne électorale et au scrutin à venir. Le tribunal de Phnom Penh avait demandé la levée de l’immunité parlementaire de Sam Rainsy dans le cadre de l’affaire en diffamation qui l’oppose au ministre des Affaires étrangères Hor Nam Hong. Sam Rainsy reste en tout cas sous la menace d’une telle levée d’immunité, et d’un procès, une fois les élections passées. Jean-Pierre SOVANNAVONG. (www.lepetitjournal.com - Cambodge) mercredi 25 juin
D'après vous, qui sortira vainqueur ce dimanche?
Sans aucun doute, tout le monde connait le nom du vainqueur! et c'est pour ça qu'il y aura des gens qui n'iront pas aller voter demain. Et dommage pour les autres partis qui n'ont pas su convaincre leurs électeurs.