AKP/04 444 624 tonnes de riz excédentaires dans deux provinces nord-ouest AKP Phnom Penh, 22 janvier 2008 -- La province de Banteay Meanchey pourrait avoir à sa disposition 191 447 tonnes de riz excédentaires en 2007-2008, soit 57 000 tonnes de moins qu’en 2006-2007. Selon le rapport du service agricole provincial, en 2007-2008, les paysans de la province de Banteay Meanchey ont cultivé 205 816 hectares de riz pendant la saison des pluies et 2 395 hectares de riz pendant la saison sèche, obtenant une récolte totale de 533 516 tonnes de riz. En 2007-2008, la province a moins récolté de riz pendant la saison des pluies qu’en 2006-2007. Cela est dû d’une part à des inondations au début de la saison des pluies et d’autre part au manque d’eau au milieu de la saison des pluies dans certaines localités. Pour s’adapter aux conditions climatiques actuelles, les paysans changent successivement d’habitude de culture de riz à longue durée d’évolution à la culture de riz à courte et à moyenne durée d’évolution. ... De son côté, la province de Battambang, reconnue comme grenier de riz, pourrait disposer de 253 177 tonnes de riz excédentaires en 2007-2008. Selon de chef du service agricole provincial, les paysans ont cultivé 240 353 hectares de riz pendant la saison des pluies, soit un dépassement de 353 hectares du plan prévu et ont réalisé le plan de la culture de riz de la saison sèche prévu sur 3 100 hectares. Toute la province a récolté 551 864 tonnes de riz de la saison des pluies et 10 676 tonnes de riz de la saison sèche. --AKP
Finance Minister Warns of Future Rice Shortage Le ministre des finances KEAT CHHON a indiqué mercredi qu'il craignait une pénurie de riz cette année, car les fermiers vendent leurs récoltes aux pays voisins. Les paysans vivant près de la Thaïlande et du Vietnam préfèrent traverser la frontière pour vendre leur riz plutôt que de le transporter à PHNOM PENH ou d'autres villes a affirmé KEAT CHHON à des reporters devant l'assemblée nationale. KEAT CHHON reconnait que les cultivateurs sont mieux payés s’ils passent la frontière, mais que cela fait monter le prix du riz sur le marché intérieur. "La hausse des prix a créé des difficultés pour les citadins - soldats, fonctionnaires, travailleurs - mais les fermiers sont contents." "Il est désolant que les pays voisins achètent notre riz et que cela ait conduit à la hausse de la valeur du riz," se lamente KEAT CHHON, ajoutant que le gouvernement a payé 10 millions de dollars de subventions pour faire baisser les prix. Les cours du riz ont bondi de 40% cette année, allant de 230$ la tonne en 2007 à 360$ actuellement annonce KIM SAVUTH, président de l'association cambodgienne des producteurs de riz. "Le Cambodge pourrait avoir à faire face à une pénurie plus tard dans l'année si du riz n'est pas stocké" a-t-il prévenu jeudi. "J'appelle les acheteurs de riz et le gouvernement à acquérir plus riz pour faire des stocks" déclare-t-il, ajoutant que les fermiers vont probablement continuer de vendre leur riz en Thaïlande ou au Vietnam. TAO SENGHUOR, ministre d'état, vice-président du Conseil de Développement agricole et rural au conseil des ministres, a annoncé que le gouvernement n'interdira pas aux producteurs d'exporter du riz. Il doute aussi que le pays puisse avoir à faire face à une pénurie. Le surplus de riz au Cambodge a été de 23 millions de tonnes en 2007 a-t-il rappelé jeudi. "Nous ne craignons pas de manquer de riz," a affirmé TAO SENGHUOR, ajoutant "Nous sommes dans un marché libre." YUN SAMEAN
AKP/01 Samdech Hun Sèn : le prix de riz augmente à cause des opportunistes AKP Phnom Penh, 26 mars 2008 -- Le Premier ministre Hun Sèn a considéré que la récente augmentation du prix de riz était due aux « opportunistes et gens malhonnêtes ». Lors d’une inauguration d’un temple à la pagode Sela Nimith, province de Kampong Thom, Samdech Decho Hun Sèn a réagit contre les rumeurs selon lesquelles le Premier ministre souhaite que le prix d’un kilo de riz soit égale à celui d’un litre d’essence (4900 riels le litre, soit 1,23 dollar) pour aider les paysans. C’est pourquoi le prix de riz ne cesse d’augmenter. Ou le Premier ministre fait augmenter le prix de terre, les habitants ont vendu leurs terres, alors ils n’ont plus de terre pour cultiver du riz et le prix de riz augmente. « Je n’ai aucune possibilité pour faire augmenter le prix de riz ou de terre », a souligné le chef du gouvernement cambodgien, expliquant que le prix de terre s’accroît seulement dans des zones où on peut construire des usines ou créer des zones économiques spéciales. Le prix de riz au Cambodge, a-t-il continué, est moins élevé par rapport à celui de la région. La Malaisie et les Philippines ont même réfléchi d’acheter du riz du Cambodge, tandis que la Thaïlande et le Vietnam sont en train d’en acheter du Royaume. Le gouvernement a réservé environ 50 000 tonnes pour intervenir dans ce problème. « Le manque de riz sur le marché est une mauvaise rumeur », a-t-il dit. Samdech Decho Hun Sèn a, en outre, appelé les habitants à garder le calme et les autorités compétentes de prendre des mesures sévères contre les auteurs du sabotage économique. L’augmentation du prix de marchandises et de riz sont aussi, a-t-il ajouté, due à la hausse du prix de pétrole dans le monde. Il a, par ailleurs, rejeté l’idée de certains milieux qui souhaitent que le gouvernement fixe le prix de marchandises. « Cela est un grand pas en arrière car c’est une économie planifiée et un régime autoritaire sera instauré au Cambodge », a souligné le Premier ministre. --AKP ... AKP/01 Le gouvernement cambodgien arrête provisoirement l’exportation de riz AKP Phnom Penh, 27 mars 2008 -- Le gouvernement a annoncé sa décision d’interdire provisoirement l’exportation de riz à l’étranger pendant deux mois pour prévenir l’augmentation du prix de riz. « Pour assurer la sécurité alimentaire, le Cambodge a décidé d’arrêter provisoirement l’exportation de riz pendant deux mois », a dit mercredi à Païlin Samdech Decho Hun Sèn, Premier ministre, lors de l’ouverture du chantier de construction de la nationale 57. Après deux mois, a-t-il souligné, le gouvernement examinera la stabilité du marché de riz. Il a, par ailleurs, souhaité la compréhension de la part des commerçants thaïlandais et vietnamiens, ainsi que des commerçants cambodgiens qui exportent du riz, et de la part des partenaires de développement de ne pas accuser le gouvernement royal en utilisant cette mesure de violer la politique de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC). Il a en outre demandé aux autorités aux portes-frontières de prendre des mesures pour assurer la sécurité alimentaire. --AKP ...
Le riz prend 30% en une séance de bourse Perrine Créquy 28/03/2008 | Mise à jour : 11:08 | . Les investisseurs se sont rués sur les contrats de riz jeudi, provoquant la flambée du cours, après l'annonce d'un arrêt des exportations par l'Egypte. L'un des principaux exportateurs de riz a décidé de cesser ses ventes jeudi. Après cette annonce de l'Egypte, les investisseurs se sont massivement portés acquéreurs de contrats à terme sur ce grain. Leur engouement s'est traduit par une hausse des cours. La tonne de riz thai a ainsi bondi de 580 dollars à 760 dollars. Dans la perspective d'une pénurie de riz, les prix pourraient continuer de flamber. Après le blé et le maïs, dont les cours se redressent depuis 2006, la tendance haussière s'observe sur le riz depuis janvier dernier. Les réserves mondiales sont en effet au plus bas depuis 1976. La hausse des prix a motivé la décision égyptienne d'interdire les exportations de riz. En annulant la demande venue de l'extérieur, elle réduit les tensions sur les prix à l'intérieur de ses frontières. Le Vietnam et l'Inde, deuxième et troisième exportateurs mondiaux, ainsi que le Cambodge ont choisi d'appliquer la même stratégie.
... AKP/02 Le gouvernement prend des mesures contre l’augmentation du prix de marchandises AKP Phnom Penh, 28 mars 2008 -- Samdech Akkak Moha Sena Padei Decho Hun Sèn, Premier ministre, a, le 26 mars, envoyé un message aux ministres de l’Economie et des Finances, du Commerce, du Travail et de la Formation professionnelle, et des Affaires sociales, des Anciens combattants et de la Réhabilitation, concernant le problème de l’augmentation du prix de marchandises. ... Dans un communiqué de presse rendu public le même jour, le ministre d’Etat Keat Chhon, ministre de l’Economie et des Finances, a rappelé les mesures déjà prises par le gouvernement face à la flambée du prix de marchandises, surtout celui de riz telles que accorder des millions de dollars par mois pour réduire l’impact de l’augmentation du prix de pétrole sur l’économie et les conditions de vie des habitants, changer le taux de riel par rapport à celui de dollars, promouvoir la production, l’élevage, augmenter le salaire des fonctionnaires, des forces armées et intervenir dans l’augmentation du salaire minimum des ouvriers. Le ministre d’Etat a en outre appelé les habitants à garder le calme et de ne pas croire à la mauvaise propagande [des opportunistes]. Pour assurer la stabilité économique sociale et les conditions de vie des habitants, le ministère de l’Economie et des Finances a donné des mesures comme arrêter provisoirement pendant deux mois l’exportation de paddy et de riz, encourager la répartition de riz, réexaminer la balance alimentaire, encourager les décortiqueries à bien fournir du riz sur le marché, déstocker du riz des compagnies étatiques, promouvoir la récolte du riz de la saison sèche et se préparer pour la culture de riz de la saison des pluies, et empêcher le stockage, l’augmentation du prix de riz et les rumeurs. Pour assurer la stabilité du prix de riz, le ministère du Commerce a en plus, dans une directive signée le 26 mars par son ministre Châm Prasidh, tenu à ordonner le département CAMCONTROL à coopérer avec la douane et la régie, et les autorités compétentes aux portes-frontières pour contrôler et empêcher provisoirement l’exportation de riz. --AKP ...
La spéculation chamboule les prix des matières premières LE MONDE | 28.03.08 | 14h55 • Mis à jour le 28.03.08 | 14h55 Le prix du riz a bondi de 31 % en une journée, jeudi 27 mars, passant de 580 à 760 dollars, les stocks étant tombés au plus bas depuis 1976. L'Inde, l'Egypte, le Vietnam et le Cambodge ont annoncé qu'ils suspendaient leurs exportations de riz au moment où les Philippines en cherchaient désespérément 500 000 tonnes sur le marché. Les spéculateurs ont sauté sur l'occasion, comme ils ne cessent de le faire pour le blé, l'or, le pétrole ou les carcasses de porc dont les cours fluctuent de plus en plus brutalement. "On ne sait plus où on en est, s'alarme Hervé Le Stum, directeur de l'Association générale des producteurs de blé (AGPB). Depuis quelques semaines, les prix font les montagnes russes (sur les marchés de céréales) au Kansas, à Chicago ou à Minneapolis." La crise a ensuite attiré de nouveaux fonds, ceux qui désertent les autres titres financiers, devenus trop risqués. Entre janvier et février, le volume des contrats sur les produits à terme concernant les matières premières à Londres a bondi de 65 % à 70 % par rapport à la même période en 2007. Soja, colza ou maïs sont ainsi devenus des produits financiers presque au même titre qu'une action ou une obligation. Au grand dam des industriels et des consommateurs, qui souffrent des niveaux de prix dopés par cette spéculation. Alain Faujas et Claire Gatinois Article paru dans l'édition du 29.03.08.
La folie haussière du riz : justifiée ou spéculative ? par Isabelle Mouilleseaux Vendredi 28 mars 2008 Le 14 décembre dans mon article sur le riz, je concluais en disant : "nous sommes dans un grand trend haussier. Ca va continuer". Le 11 janvier, je réaffirmais dans un nouvel article consacré au riz "Il est donc, non seulement, dans un grand trend haussier de long terme mais, en plus, il est dans un cycle court terme de très forte hausse". Et je concluais en disant que "Je suis malheureusement haussière sur le riz dans les mois à venir". Les faits m'ont donné raison. Et je suis très inquiète pour les populations asiatiques... Les faits Début novembre, le riz cotait 12,20 $. Début janvier, il en était déjà à 14,50 $. Récemment, il a touché un record absolu à 19,50 $ la livre : 60% de hausse en 6 mois ! La chute des matières la semaine dernière avait certes levé quelque peu les tensions. Cela n'a pas duré longtemps : dans la seule journée d'hier, le riz s'est envolé de 30% ! Cours du riz en $ la livre sur le Cbot depuis mai 2007 Pouvez-vous imaginer un instant l'impact de cette hausse sur les populations locales dont l'aliment de base est le riz ? Le riz est l'aliment de base de 50% de la population mondiale. Dans certaines régions d'Asie, le riz représente jusqu'à 80% de l'alimentation principale ! Je crains des soulèvements de population, tant en Afrique (certains pays y sont gros consommateurs de riz), qu'en Asie. L'offre est en forte baisse partout en Asie Conditions climatiques déplorables, attaques en règle de la vermine qui se plaît dans des conditions de réchauffement... Les rendements et la production sont en fort recul. Toute l'Asie en pâtit. Notamment le Vietnam, deuxième producteur mondial de riz et, surtout, le premier exportateur de riz Mais aussi l'Inde, troisième producteur mondial de riz, et second plus gros exportateur de riz : le pays souffre d'une sècheresse exacerbée qui a fait chuter ses rendements. Casser la spirale inflationniste avant que cela ne dégénère... Je vous l'assure : l'envolée des prix des matières premières alimentaires en Asie donne le vertige ! L'huile de palme et de colza sont à des niveaux impressionnants ; le riz s'emballe ; le cours du porc, heureusement, se tasse depuis quelques jours... Tous ces aliments de base sont en train d'étrangler les populations locales. Prenez le Cambodge : le prix du kilo de riz est en hausse de 150% par rapport à l'an passé ! Conséquence ? Les exportateurs de riz sont obligés de réduire fortement leurs exportations afin de garder le riz pour eux. Principal objectif de la manoeuvre : contenir l'envolée des prix du riz et surtout éviter les soulèvements sociaux ! Il s'agit de casser la spirale inflationniste avant qu'elle ne se transforme en émeutes. Mon avis ? Les fondamentaux du riz sont extrêmement porteurs. Offre au plus mal ; demande sur un trend solidement croissant ; stocks au plus bas... La dynamique à moyen long terme est haussière. Attention toutefois aux mouvements spéculatifs comme ceux d'hier. 30% de hausse dans la journée, ce n'est pas raisonnable... Si cela arrive, prenez vos bénéfices et repositionnez-vous une fois la folie temporaire retombée !
Hun Sen ménage les paysans en vue des élections 22-04-2008 Dans le pays où deux familles sur trois cultivent du riz, la dérogation à l’interdiction d’exporter, accordée par le Premier ministre à trois provinces, renforce sa popularité. Il y a un mois, le prix du kilo de riz atteignait des sommets. Le gouvernement cambodgien, agitant le spectre de la pénurie, décidait de suspendre les exportations de cette céréale pour deux mois. En décidant d’aménager les exportations dans trois régions, Hun Sen, fin stratège, évite de se mettre à dos un trop grand nombre de paysans. Lesquels voient d’un bon œil de l’envolée du prix du riz, dans un contexte de hausse généralisée des produits alimentaires et du pétrole. Ces jours-ci, le prix du riz décortiqué tourne autour d'un dollar le kilogramme. Chaque année, un Cambodgien consomme en moyenne 160 kilogrammes de riz décortiqué. Ky Soklim
La Thaïlande pour un cartel des exportateurs de riz sur le modèle de l'OPEP (30/04/08) La Thaïlande, premier exportateur mondial de riz, a annoncé mercredi son intention de créer, avec d'autres pays riverains du Mékong (Birmanie, Cambodge, Laos, Vietnam), un cartel qui fixerait les prix du riz, sur le modèle de l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole). Ce regroupement s'appellerait l'Organisation des pays exportateurs de riz (OPER). Le Premier ministre thaïlandais a affirmé que « la Thaïlande aidera les Birmans en matière de soutien technique pour qu'ils améliorent leur production pour l'exportation », et a précisé que le Vietnam, le Laos et le Cambodge avaient également accepté de se joindre à ce cartel du Sud-Est asiatique. Le ministre thaïlandais des Affaires étrangères a indiqué que l'OPER se réunirait « bientôt » mais il n'a fourni aucune date. La Thaïlande a exporté l'an dernier 9,5 millions de tonnes de riz mais, contrairement à des pays comme l'Inde ou le Vietnam, elle n'a pas imposé de restrictions à ses exportations, alors que les prix du riz flambent, affectant les plus défavorisés. Mardi, le gouvernement thaïlandais a annoncé qu'il allait vendre à prix réduit au public la totalité de ses réserves de riz (2,1 millions de tonnes) pour alléger la pénurie et tenter d'endiguer l'augmentation des prix. DD (d'après AFP)
Une OPEP du riz se prépare en Asie Repère. Ram Etwareea Vendredi 2 mai 2008 La flambée des prix du riz est une malédiction pour des millions de consommateurs. Mais une aubaine pour les exportateurs. Ces derniers viennent même de réaliser qu'ils peuvent tirer profit de la crise actuelle, contrôler l'offre et influencer les cours. La Thaïlande, premier exportateur mondial, prend l'idée au sérieux. Son premier ministre vient d'inviter la Birmanie, le Cambodge, le Laos et le Vietnam à se joindre à un cartel sur le modèle de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). La Thaïlande et le Vietnam voisin, à eux seuls, totalisent 50% des ventes mondiales.
Question bête. Est-ce qu’on peut se passer du Riz ?