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Author KES ROKOL BESAT, L'ORCHIDEE MALFAISANTE   ( Replies 79 | Views 2634 )
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Re : KES ROKOL BESAT, L'ORCHIDEE MALFAISANTE Reply With Quote
Offline Seun nmott
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Pour bang bruno, son prochain voyage à Sampao... y a des couleurs..

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Le temple..

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Rien n'existe qui n'ait au préalable été rêvé. © Ismaël Mérindol (1466)
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Re : KES ROKOL BESAT, L'ORCHIDEE MALFAISANTE Reply With Quote
Offline bang bruno
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coucou mes deux lecteurs! :rire1:

merci Pou Soen Nmott pour ces jolies photos

afin de bien commencer la semaine, une moitié de chapitre 5.
on y parle pas trop de la mechante Bessat donc liberté peut lire sans faire de cauchemars!
par contre, ça raconte un peu comme ca se passe entre les filles et les garçons au cambodge (théoriquement)

CHAPITRE 5
UN DEMON DES DANGRAEKS PERFIDE ET NUISIBLE


Bien que les sortilèges de la Bessat se soient manifestés en atteignant ce nouveau degré de nuisance, les paroles fermes et rassurantes de Ta Garuda et de Ta Sor avaient réussi à remonter le moral des villageois et à leur démontrer que des solutions seraient bientôt déployées pour permettre à Pou Chaye et Neang Yat, l’épouse du Mékhum, de retrouver une existence normale.
Charat demanda à sa petite cousine, Neang Tchaat de préparer le repas afin que tous ceux qui avaient apporté leur contribution à l’organisation de la cérémonie mortuaire reprennent quelques forces.
Mais chacun mangea sans appétit, rapidement, silencieusement et songeant à la suite, à toutes ces diverses taches à entreprendre une fois la collation expédiée. Pourtant, pendant cette pause souper, Ta Garuda trouva un instant pour chuchoter discrètement à son frère Ta Sor : « Dis-donc... Le Grand Gourou Chaw Athekaar ayant à peu près tout découvert de cette sale histoire, pourquoi n’a-t-il rien révélé de la partie concernant Ta Tèp les Yeux de l’Au-delà, plus particulièrement de l’endroit secret où cette vacherie de Bessat l’a emmené et emprisonné? »
A cette question Ta Sor répondit de manière formelle : « Dans ce cas précis dont nous parlons, le Lauk Chaw Atheekar du monastère Kam Ping Pouoye est quelque peu dépassé. Sa science de la divination n’atteint pas celle de Ta Tèp...Or la capacité de cette Kesrokol Bessat à cacher certaines de ses cartes est particulièrement élevée... Elle a eu raison de celle du Lauk Chaw et de sa volonté d’obtenir certaines informations cruciales.
- Dans ce cas, en l’absence de Ta Tèp, et ne sachant où le trouver : comment on va faire pour anéantir notre ennemi, car, si on analyse finalement la situation, il est clair que nous nous trouvons en face d’une Preay Bessat qui est de loin plus puissante que n’importe quelle autre que l’on ait eu à affronter jusqu’à présent, non? »
Ta Sor hocha la tête et resta un moment à réfléchir avant de dire à son frère : « Aujourd’hui, nous sommes face à une épreuve contre laquelle il faut que nous formions un bloc solidaire. Il faut détruire cet ennemi, quelque soit le visage qu’il nous présente. Face à ce défi qui nous est lancé aujourd’hui, nous devons être prêts à sacrifier nos vies sans hésitation ni regret »
Ta Garuda répondit d’abord par un profond soupir. Puis par ces paroles : « Moi, je pense que si on parvient dans un premier temps à capturer ce démon, alors on découvrira comment elle s’est emparé de Ta Tèp et où elle le planque...
- Tu as raison! Mais sache bien que si on ne parvient pas à la détruire cette nuit même et avant le point du jour, alors c’est moi qui me suiciderai... Il est hors de question qu’elle se saisisse de ma personne comme elle l’a fait de notre frère Ta Tèp.
- Mmmmh! Tu sais... Si elle a réussi ce coup là, c’est parce que ta Ta Tèp a un gros point faible concernant les femmes. Dès qu’un joli jupon se pointe en face de lui, il devient complètement crédule et soumis. »
A ce moment là, le Mékhum Logne se tourna vers eux, et implora d’un ton particulièrement respectueux et déférent envers l’age des deux hommes : « O vénérables anciens... Faite quelque chose pour ma femme, je vous en supplie!
- Min ey té... Pas de problème »Ta Sor répondit d’une voix résolue : « je vais immédiatement délimiter un espace magique en ces lieux pour que cette Preay Bessat cesse de nous enquiquiner encore et encore. Sans prendre une telle précaution, elle continuera à semer le trouble. Quand j’aurais fini ce boulot, alors on pourra s’occuper sérieusement à trouver les moyens de détruire son esprit vital tout en invoquant l’au-delà pour que nos deux comateux reviennent à la vie. Ne vous faites pas de soucis mes enfants. Juste un peu de patience! »
Quand Ta Sor eu cessé de parlé, Charat passa à l’action, cherchant son ami Naren du regard : « Naren! Je propose que tu reste ici pour aider Tchaat dans tout ce qu’elle a à faire. Moi, pendant ce temps, je vais aller un peu au chevet de l’épouse du Mékhum Logne. Après tout, lui n’a pas cessé depuis le début de venir nous soutenir dans nos épreuves... Alors que nous, on a pratiquement rien fait. Maintenant, c’est un peu notre tour! »

En parlant ainsi, il faisait preuve d’une grande clairvoyance, car depuis que son père adoptif, le père naturel de Neang Tchaat était tombé malade, le Mé Khum Logne, de même que Neang Salwoot la chair de sa chair, avaient manifesté beaucoup d’empressement et de dévouement à soutenir et à aider tous azimuts...
C’était comme si il existait des liens affectifs particuliers entre ces deux familles, et en effet il en existait et c’est une histoire confidentielle qu’il est convenable de vous raconter dès à présent, chers lecteurs, car mis à part Pou Chaye, le Mékhum Logne et leurs épouses respectives, personne d’autre sans doute n’en a eu connaissance.

C’est sur :
Le Mékhum Logne bien que lucide concernant la teneur d’anciennes relations entre son Po-one Chaye et Neang Yat devenue par la suite son épouse, n’avait jamais entretenu dans son cœur un quelconque sentiment de rancune dans la mesure où Chaye et lui même avaient dès leur plus tendre enfance usé leurs fonds de culottes sur les bancs de l’école monastique de leur village. Et puis, par la suite, chacun s’étant marié de son côté, Logne s’était mis à ressasser continuellement à son ami Chaye que puisque dans cette existence il n’avait pas en la personne de Neang Yat trouvé son âme sœur, il fallait néanmoins tout faire pour que les enfants nés de leurs mariages respectifs soient proches et intimes de façon à ce que tous ces liens sentimentaux sacrés unissant les deux familles perdurent et se renforcent.
Qu’est ce que cela voulait dire? Eh bien tout d’abord que si il naissait d’un côté un garçon et de l’autre une fille, alors nécessairement ces deux enfants devraient être fiancés promis l’un à l’autre dès le jour de leurs naissance, un peu comme dans la fameuse légende des Chaw Sratop Chèk, que les familles de Sat Dhey (classe sociale de riches propriétaires terriens, d’avant la colonisation française = équivalent des koulaks russes d’avant octobre 1917), celle du garçon comme celle de la fille, avaient unis l’un à l’autre par leurs prières continuelles effectuées en la pagode de Vat Dhati.
Ce serment signifiait également que si il ne naissait dans chaque famille que des garçons ou bien que des filles, alors, ces enfants devaient nécessairement être proches et intimes. Adopter les uns envers les autre une conduite vertueuse, altruiste et solidaire quelque soient les circonstances.
Mais la fatalité n’avait pas vraiment obéi à toutes ces belles théories forgées par les deux familles... D’abord, il n’y avait eu que des filles nées de part et d’autre. Ensuite, hélas : il y’avait eu ce mauvais coup du sort apportant une mauvaise maladie à l’épouse de Chaye, l’emportant hors de ce monde alors qu’elle était encore toute jeune femme.
Chaye s’était alors retrouvé veuf, esseulé en charge de l’éducation d’une petite fille : Neang Tchaat.
Mais malgré ces infortunes, Logne et Chaye n’avaient pas rompu le serment les unissant, et chacune de leurs filles étaient devenues amies, s’aimant et s’appréciant comme cul et chemise.
En même temps : Chaye avait adopté l’un de ses neveu, recueilli dès sa plus tendre enfance le pauvre petit ayant perdu son père et sa mère, morts tragiquement pendant le régime khmer rouge.
Charat était vraiment un gosse de la campagne, imprégné par les valeurs terriennes. Son père adoptif l’adorait car il était toujours sage, gentil, vif, respectueux de ses aînés, courageux face à l’adversité.
Le jeune garçon resta à l’école du pays jusqu’au niveau du certificat d’études (Sagna Batra Modhyom Seksaar Badham Bhoumi). Mais il avait un don extraordinaire, c’est-à-dire qu’il était doué pour le dessin et la sculpture et il était clair qu’une fois cultivée, cette aptitude pouvait devenir un métier lui permettant de gagner sa vie.

Au début, Charat resta auprès de son père adoptif qu’il aida à divers travaux fermiers. Par la suite, au fur et à mesure qu’il grandissait, il songea de plus en plus sérieusement à se forger son propre destin tout en étant autonome concernant ses moyens de subsistance. Il demanda donc un jour la bénédiction de Pou Chaye, souhaitant quitter son giron et aller tenter sa chance à Phnom Penh... L’idée principale était d’y poursuivre des études lui permettant de valoriser ses talents de dessinateur.
Une fois installé dans la capitale, il se lia d’amitié avec un autre petit gars du nom de Naren, qui avait un peu le même profil et la même situation que lui, étudiant comme lui à l’Académie Nationale de Peinture et comme lui à la recherche de revenus parallèles permettant de payer les frais de scolarité d’une part, d’autre part : les 30 dollars de loyer mensuel du logement qu’ils partageaient en ville.
Et donc, comme les études à l’Académie ne représentaient que deux ou trois heures quotidiennes, Naren et Charat étaient tout le temps à droite à gauche à se trouver en permanence des petits boulots. Et cela marcha si bien que mois après mois, il réussirent au bout de deux ans à économiser un pactole leur permettant de se payer une moto, une Honda Dream 100.
Les résultats, sonnant, trébuchant et en augmentation constante de la débrouillardise de Charat faisaient la joie de Pou Chaye qui constatait avec fierté que son neveu était capable de voler de ses propres ailes. Mais il n’oubliait pas pour autant de rappeler en permanence au jeune homme une chose essentielle :
Le jour où il songerait à prendre une épouse, alors il lui faudrait réfléchir à deux fois avant de faire n’importe quoi. Que le meilleur moyen de tirer un bon numéro, c’était de revenir le voir lui son père adoptif, ici, au pays de ses rizières natales afin de choisir une jeune fille paysanne de qualité et justement, il en gardait une sous la main à son intention.

Mais Charat n’avait pas besoin des conseils insistants de son père adoptif en la matière. Il avait assez vite constaté que les filles de Phnom Pehn, ce n’était pas vraiment ni sa tasse de thé, ni chaussure à son pied.
Charat ne partageait pas le même point de vue irresponsable et inconsistant de certains... Des gosses de riches aux revenus considérablement supérieurs aux siens, et ne pensant qu’à s’amuser, à s’enivrer ainsi qu’ à nouer, avec des filles légères, des relations superficielles – on se rencontre et on se donne tout de suite du « bang mon chéri » et du « one ma chérie » - et éphémères – après une nuit passée ensemble, on se quitte sans chercher à développer des sentiments durables.
Charat ne s’intéressait pas aux filles de bonne famille, pas plus qu’à certaines autres issues de milieux plus modestes et à la vertu plus petite, sans même parler de celles gagnant leur vie dans les bars louches ou les clubs de nuit qu’il ne regardait même pas.
A l’époque où Charat n’avait pas encore sa moto, il revenait souvent dans sa campagne natale, pour y retrouver sa famille adoptive... Le mal du pays, bien sur, mais aussi un vif désir de savoir qui était cette jeune fille que Pou Chaye avait choisie à son intention.
Mais le bonhomme gardait son secret de manière parfaitement hermétique, persistant fermement à ne pas révéler à son neveu l’identité de la mystérieuse inconnue, lui conseillant plutôt de continuer à travailler et à économiser afin que le projet même d’un mariage réussi devienne réalisable.
Ces cachotteries de Pou Chaye excitaient non seulement la curiosité de son neveu, mais aussi celle de certains voisins s’imaginant que l’une de leurs filles, pouvait être la kone kramum destinée à Charat.

Mais Pou Chaye ne disait rien :peu lui importait que les voisins se posent des questions. Il restait donc silencieux et particulièrement résolu à ne pas faire de révélations n’importe quand ou n’importe comment.
Or cette jeune fille sur laquelle il avait des vues pour son fils adoptif... N’était autre que Neang Salwoot, l’enfant de son ami le Mékhum Logne.
Jusqu’à ce que Salwoot atteigne l’age de 10 ans, Charat et Salwoot se voyaient souvent puisqu’ils étaient pratiquement voisins. Mais par la suite, elle avait été envoyée par son père chez une tante vivant du côté du Phnom Banon et c’est comme ça qu’elle avait pratiquement disparue de la circulation et que Charat l’avait complètement perdu de vue jusqu’à aujourd’hui où il s’étaient retrouvés pour la première fois depuis longtemps.
Pou Chaye avait prit récemment la décision suivante : celle d’attendre le prochain retour au pays de son fils adoptif Charat pour lui révéler en présence du Mékhum Logne ce projet de mariage. Si tout le monde y adhérait, alors les préparatifs de la cérémonie de mariage des deux enfants pouvaient se dérouler immédiatement jusqu’à une tenue de la cérémonie proprement dite dans un délai très court. Et si Charat se révélait contrarié par cette idée, alors on ferait intervenir les anciens pour qu’ils expliquent au jeune homme tout le bon sens d’une telle union, celle-ci constituant un acte mûrement réfléchi par deux familles ayant déjà des liens sentimentaux très solides et obligatoirement destinés à se perpétuer et que de toutes façons, l’amour finirait par être lui aussi au rendez-vous.
L’extrême gravité des évènements qui se déroulaient présentement avaient empêché le Mékhum Logne de parler de cette histoire à Charat comme prévu. Quand à Neang Salwoot, elle n’était au courant de rien ne réalisant même pas un instant qu’elle était l’objet d’une tractation destinée à la faire atterrir dans le cœur du jeune homme.

Salwoot regardant Charat ne put s’empêcher de sourire un peu honteuse et gênée car elle repensait à la grossièreté des paroles qu’elle avait prononcées l’après midi même en sa présence.... Et maintenant, entendant le jeune homme affirmer son engagement à prendre soin de sa mère, voilà qu’elle sentait redoubler au fond de son cœur ses sentiments de remords concernant son comportement de tout à l’heure.
A cet instant, Neang Yat présentait des symptômes très voisins de ceux qui s’étaient manifestés sur le corps de Pou Chaye. Malgré cela, Charat affichait sur son visage une mine résolument optimiste s’adressant ainsi au Mékhum Logne et à sa fille Salwoot : « Cher Lauk Om et vous aussi Mademoiselle. Chassez loin de votre âme tout sentiment d’ inquiétude.Vous avez comme moi entendu les propos de Ta Sor affirmant que le mal dont souffre Om Yat et celui dont souffre Pou Chaye on une seule et même origine. Mais vous l’avez aussi entendu nous assurer qu’il allait faire le nécessaire pour les délivrer de ce mal et qu’ils allaient bientôt reprendre connaissance! »
Dévoré par la tristesse et l’inquiétude, le Mékhum Logne gaffa un peu en répondant : « Euuu! Charat! Dans les circonstances présentes, tes responsabilités sont aussi immenses car si jamais sa maman disparaît, alors Salwoot n’aura personne d’autre que toi de vraiment capable de lui redonner espoir ou de la réconforter »
Le Mékhum réalisa à l’instant qu’il en avait trop dit. Mais de toutes façon cela n’avait pas d’importance parce que, gaffe ou pas gaffe, il aurait fallu tôt ou tard parler à ces jeunes gens d’une manière ou d’une autre, et après tout, cette occasion de révéler ses intentions en valait bien une autre.
Quant à Charat et Salwoot, ils reçurent ces deniers mots prononcés par le Mékhum Logne comme un électrochoc qui les fit brutalement sursauter. Ils se dévisagèrent en rougissant puis tentèrent même de répondre au Mékhum, c’est-à-dire de l’interroger pour savoir ce qu’il voulait dire par là. Mais le bonhomme avait déjà profité de l’instant de stupeur qu’il avait provoqué pour s’éclipser avec vivacité non sans leur expliquer rapidement qu’il lui fallait faire un saut à la mairie pour superviser certaines affaires urgentes. Et il les planta là tous les deux, en compagnie de quelques enfants qui traînaient également dans le secteur.

Parlons maintenant un peu de Neang Tchaat. Pou Chaye n’avait pas encore décidé de son sort souhaitant prioritairement conclure cette affaire de noces entre Charat et Salwoot... Ensuite ce serait en effet le moment de s’occuper d’organiser l’avenir de sa propre fille. Pou Chaye avait toujours affirmé à qui voulait l’entendre qu’il n’était pas du genre à intriguer pour se choisir un gendre. Mais que si jamais le gars en question était complètement au crochet de ses parents, ou pour parler plus précisément : si il s’agissait d’un fils à papa de bonne famille dépourvu d’instruction ou de compétence, alors là automatiquement, il ne laisserait à aucun prix sa fille prendre le risque d’unir son destin avec un zigoto pareil.
Pou Chaye n’avait beau être qu’un humble paysan vivant dans un petit bled loin de tout, il n’en demeurait pas moins un homme lucide, estimant que les biens matériels ne sont qu’un trompe l’œil, des choses vides qui vont et viennent au gré du vent alors que l’instruction et la compétence elles sont des richesses permanentes, indestructibles dans lesquelles on peut puiser tout au long de son existence et quelques soient les circonstances.

Charat racontait souvent à son ami Naren la chose suivante : si jamais il lui venait à l’idée de se choisir une épouse en dehors du contexte de la capitale, alors, il l’aiderait à trouver quelqu’un de bien parmi les jeunes filles de son pays natal, et que justement, il pensait à une petite cousine qui non seulement était d’une grande beauté fraîche et naturelle, mais était également dotée de grandes qualités morales et humaines.
Certes, la jeune fille n’avait pas un très grand niveau d’éducation, équivalent à celui que l‘on rencontre parfois chez certaines jeunes citadines, mais pour une fille de paysans, elle se défendait pas mal de ce côté-là : elle savait parfaitement lire écrire et compter... Et concernant les travaux des champs, elle montrait des capacités pratiquement équivalentes à celles d’un homme.
Naren lui, c’est clair avait un vernis superficiel, car au premier abord, il apparaissait comme un plaisantin un peu trop fort en gueule. .Cependant, il était extrêmement sérieux et efficace au travail. La qualité des œuvres d’art qu’il était capable de réaliser n’était pas loin d’égaler celle du travail de Charat...
Et comme lui, il était orphelin de père et de mère.
Il avait grandi chez sa sœur aînée dans le quartier d’Arey Ksatr mais comme on l’a vu, il avait décidé ensuite de louer un appartement avec Charat, situé près du lac Boeng Kèng Kang et de faire bloc avec lui dans le partage des dépenses et des revenus.
Maintenant que Charat avait défriché la route, concernant le cheminement de cette petite idée de petite cousine à la campagne, Naren était devenu particulièrement curieux de la rencontrer, cette fameuse Neang Tchaat. Et il commençait à se dire sérieusement que si cette petite lui en mettait effectivement plein les yeux, alors il en parlerait immédiatement à sa sœur aînée – qui tenait un magasin et qui par conséquent possédait une situation matérielle satisfaisante – afin qu’elle mette une Mè Ba dans le circuit pour formaliser le processus de fiançailles.
Et donc en fait, ce voyage à la campagne qu’il entreprenait à cet instant était beaucoup moins destiné à admirer le paysage bucolique des rizières qu’à jeter un petit coup d’œil sur Neang Tchaat, la cousine de son ami Charat.
Et là, tout ce qu’il avait découvert de la jeune fille se révélait bien au delà de ses espérances : car non seulement Neang Tchaat était plus jolie que certaines jeunes filles dont on immortalise la beauté par la peinture ou la sculpture, mais en plus absolument adorable douce et gentille tout en montrant face à l’épreuve des qualités de bonne éducation, de courage et d’intelligence absolument remarquables.


Or finalement, ces signes élevés de caractère et de tempérament l’intimidaient quelques peu. La jeune fille serait elle disposée à s’intéresser à lui? Car elle était mieux que dans ses rêves les plus optimistes... N’était-t-elle pas même trop bien pour lui?
Mais Naren avait prit une ferme résolution. Il allait tout faire pour cueillir cette jolie fleur, même si cette tache s’annonçait particulièrement ardue, délicate et pleine d’obstacles à franchir. A cette heure, Neang Tchat traversait des épreuves difficiles et peu propices aux réjouissances? Et bien il saisirait cette opportunité de lui démontrer qu’il était quelqu’un de bien, de courageux et de dévoué envers elle... Même si en ce moment, le jeune fille était encore bien loin d’imaginer qu’il était en train de développer au fond de son cœur un tendre sentiment à son égard.
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Re : KES ROKOL BESAT, L'ORCHIDEE MALFAISANTE Reply With Quote
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ah oui j'allai oublier!!:clindoeil:

som aob :amoureux2:

som thaoeb :bisou1:

som lea pouk po one daoy monau sangtchetna da vissééh py bang khniom bat


:toilette:
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Re : KES ROKOL BESAT, L'ORCHIDEE MALFAISANTE Reply With Quote
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Merci bang bruno :sourire: je lirais cette nuit :clindoeil:
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Re : KES ROKOL BESAT, L'ORCHIDEE MALFAISANTE Reply With Quote
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je rembobine un peu :

Pou Soen Nmott en effet les photos pleines de couleurs
- le lokecvara shivaïsé et le temple - sont vraiment tres interessantes pour un bang bruno -

- et puis je suis un goujat car au lieu de dire merci à neko pour ces photos je les lui casse! deux jours apres avoir hurlé dans tout le forum que c'était le capitaine de l'équipe de sumo féminine du Vietnam!

Som méta apey thaus aa neko jea meas bang khniom baat jea chaum neary jea kalyany da visséh jea ty sralagn yang khlamg :amoureux2::bisou1::calin2:

t'as vu liberté comme je fais des progrès en langue smiley?:muscle:
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Re : KES ROKOL BESAT, L'ORCHIDEE MALFAISANTE Reply With Quote
Offline sothy
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:whaou: on a tous vu que tu fais des progrès :bon: en smilies





mais-question indiscrète-t'es toujours souffrant alors ? :sarcastic:










:up: :toilette: :up: :toilette: :mauvais: désolée alors :mauvais: :sortie: :up::toilette: :up: :toilette:
























:sygus: sorry :languetourne:

sothy qui te lit aussi mais en coupe de vent. ça viendra :sarcastic:


:xtrem: je me puni moi même pour le gros hors sujet Som méta apey thaus aa bang bruno


:cache:

Avatar : piqué sur le web - souvent GETTY IMAGES

http://picasaweb.google.com/renata54/TuolSlengEtChoeurnEkPourNeJamaisOublier
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Re : Re : KES ROKOL BESAT, L'ORCHIDEE MALFAISANTE Reply With Quote
Offline liberté
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liberté a écrit

Merci bang bruno :sourire: je lirais cette nuit :clindoeil:



ok, je l'ai lu et ça m'a fait même pas peur :sourire:, par contre je m'endors un peu car vu l'heure :whaou: j'ai besoin de faire une énorme énorme sieste! tout à l'heure :dodocanape:

Edité le 18/12/2007 @ 05:40 par liberté

Liberté : Sentir ce que son coeur désire sans dépendre de l'opinion des autres.

#52070 View libert%E9's ProfileView All Posts by libert%E9U2U Member
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Re : KES ROKOL BESAT, L'ORCHIDEE MALFAISANTE Reply With Quote
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Hello brey mits teamg ah knea

voici la suite et fin du chapitre 5.
vous allez voir, c'est de la super camelote

vous allez enfin savoir toute la vérité sur la méchante sorcière thailandaise
... Et puis, vous allez connaître la suite des amours entre Naren et thcaat. pas triste non plus

plus qu'un chapitre, le 6 qui est tres long et tres haletant, pour se dégonfler finalement (avec tout de même un beau coup de théatre) à 10 ou 15 lignes de la fin

:clindoeil:




Retrouvons maintenant Ta Garuda ainsi que Ta Sor le Roi des Spectres. Après avoir donné des consignes pour que soient récitées les prières bouddhiques permettant le maintien de l’esprit vital à l’intérieur d’une enveloppe charnelle, ils se mirent au travail, en l’occurrence, à la réalisation du rituel de délimitation d’un périmètre magique destiné à ce que la Preay Bessat ne puisse pas, par-dessus le marché, s’emparer également du corps de Pou Chaye.
Mais comme le déroulement de ce cérémonial – récit des formules sacrées en langue Pâli et installation de fils en coton écru pourpre autour de la zone de la dépouille et de son cercueil – nécessite au moins une heure voire même plus, nous allons en profiter pour aborder de manière complète et détaillée l’histoire de cette femme démon venue des plateaux des Dangraèks afin qu’elle soit quelque peu tirée au clair.
On a vu précédemment que le Gourou Kroak Ta Yoeng avait été victime d’une bande de cinq cent bandits siamois. Ces derniers avaient pour leader un certain Dam Din sous la responsabilité duquel le pauvre homme avait été ligoté, passé à tabac, torturé et finalement exécuté de la manière la plus atroce qui soit, là haut, dans ces montagnes des Dangraeks.
Par la suite, les triplés étaient revenus dans cette région pour exercer leur vengeance et ils avaient tué ce Dam Din qui laissait un fils unique du nom de Dam Daèng. Ce dernier aurait du normalement du prendre la suite de son père pour tenir ce rôle de chef des brigands faisant régner la terreur sur les Dangraeks. Mais ce Dam Daèng était un personnage inconsistant, parfaitement incapable d’assumer une telle responsabilité. Il était menteur et hypocrite et traînait une solide réputation d’être toujours prêt à retourner sa veste par quelque trahison en fonction du sens du vent. Un jour, dans la jungle, il tomba sur un tigre qui l’assomma d’un coup de patte, puis le déchiqueta et le dévora.

Dam Daèng ayant disparu, la bande de brigands remirent alors la présidence de leurs affaires à sa fille, une jeune personne du nom de Dam Rong qui était alors âgée d’à peine vingt ans et qui était la fierté de son grand père du fait de ses aptitudes et de son assiduité à la pratique des sciences occultes, qu’elle étudiait tout en méditant dans une caverne enchantée du Phnom Samraong Tchong Kal depuis de nombreuses années.
Des oracles étudiant des textes Pâli avaient relevé des coïncidences établissant formellement que Dam Rong était destinée à devenir un être surnaturel qui règnerait sans partage sur la région des Dangraèks sans que nul ennemi ne sois en mesure de la vaincre, ni même de l’atteindre. Car en cette caverne, la jeune fille depuis sept ans méditait allongée nue dans un grande flaque d’eau dans laquelle macéraient cent orchidées sauvages, et dans laquelle également s’était mélangé par infiltration le sang des cinq cent bandits siamois occis jadis par Kroak Ta Yoeng.
Les devins précisaient aussi qu’ayant reçu l’enseignement inscrits dans les manuscrits de Dam Din, ainsi que celui de divers traités d’arts martiaux évoquant le don d’invisibilité, alors au bout de trois ans de méditation supplémentaires dans cette grotte, la peau de la jeune fille deviendrait verte comme les feuilles d’orchidée. Elle se retrouverait en outre dotée de facultés tout à fait exceptionnelles, n’ayant même plus besoin pour devenir invisible de se livrer à un quelconque rituel, ni même de prendre le temps de prononcer longuement quelque formule magique que ce soit. C’était là l’effet spectaculaire de la puissance terrible de cette eau très spéciale, imbibée de sève d’orchidée et de sang humain, et imprégnant chacune des cellules du corps de Dam Rong la transformant en véritable monstre en marge du genre humain et doté de pouvoirs redoutables.

Mais il était arrivé ce coup du sort funeste qui avait conduit la jeune fille à interrompre sa méditation nue, le corps macérant dans l’eau d’orchidées, au bout de sept ans seulement. Elle était revenu à elle en bondissant, ivre de fureur et détruisant de rage tout ce qui était à sa portée, et notamment ses manuscrits et traités de sorcellerie qu’elle avait étudiés. Elle avait en effet pris connaissance la nouvelle de l’assassinat de son grand père par les triplés et elle en était profondément affectée. Aussi, elle avait décidé de se mettre immédiatement en chasse à la poursuite des trois frères pour venger à son tour le sang de son grand père. Au début, elle crut pouvoir compter sur l’appui de son père, Dam Daèng, pensant qu’il allait immédiatement lancer avec ses troupes une expédition punitive en pays khmer et y mener là bas une lutte opiniâtre et victorieuse. Mais elle du déchanter... Et puis, peu après quand Dam Daèng se fit écharper, déchiqueter et dévorer par son tigre jusqu’à ce que mort s’ensuive, Dan Rong sombra dans une dépression épaisse et profonde.

Mais malgré cet état second, elle restait inébranlable dans cet objectif de vengeance et ce d’autant plus que l’âme errante de son grand-père venait la hanter quotidiennement, l’exhortant à honorer son serment.
Dam Rong resta un certain temps, dans sa grotte à communiquer avec Dam Din par la méditation et la prière. Et puis elle prit une résolution finale : se saisissant d’un couteau elle se le planta dans la gorge ! Le signification de ce suicide était de quitter le monde des vivants pour rejoindre celui des démons, ce qui était de nature à faciliter l’accomplissement de son désir obsessionnel de vengeance.
Le spectre de Dam Din voyant sa petite fille faire montre d’une aussi extraordinaire bravoure en fut très impressionné. Puis il lui donna ses consignes : « Au pays des khmers, il y’a un cercueil enchanté aux pouvoirs extraordinaires qui va nous mettre les bâtons dans les roues en ce qui concerne la réussite de nos actes de sorcellerie à l’encontre des triplés. Alors, pour mettre toutes les chances de notre côté contre ces trois lascars, tu vas te débrouiller pour faire réaliser un autre cercueil dont les pouvoirs seront supérieurs au premier.
Mais la toute première chose que tu vas faire, c’est capturer l’enveloppe charnelle de Ta Tèp les Yeux de l’Au-delà et tu vas me la livrer pour que mon esprit la hante et se l’approprie. Une fois que l’on aura fait cela, alors je serais en permanence à tes côtés pour conseiller et même si besoin, pour te prêter main forte.

Après que ce deux âmes démoniaques, celle du grand Père et celle de la fille se soient ainsi concerté, le Bessat Dam Din se livra à un rituel magique sur le cadavre de Dam Rong, gisant là au milieu de la grotte où elle avait macéré dans l’eau ensorcelée pendant de nombreuses années. Il se mit à réciter des formules bizarres en soufflant et en ronflant de façon à ce que l’esprit de sa petite fille intègre une feuille d’orchidée qu’il lança ensuite dans le vide de la falaise que surmontait la grotte. Et cette feuille virevolta au gré du vent jusqu’à atteindre le pays khmer et la région du Phnom Krapoeu et finit par atterrir en douceur au bord du lac Kam Ping Pouoye.
Elle se prit alors sa forme définitive de Preay Bessat féminine et se mit à explorer ce nouvel environnement, tout en préparant activement la réalisation de sa vengeance.

Ta Sor était en train de poursuive sa cérémonie de délimitation d’un espace de protection sacré dans la zone mortuaire.
Pendant ce temps là, sous un grand arbre rang se dressant au bord de la rive du lac Kam Ping Puoye, Dam Rong la Bessat s’entretenait avec un personnage ayant l’apparence de Ta Tèp les Yeux de l’Au delà, assis en tailleur sur un cercueil, lui disant : « O Lauk Ta Dam Din! Vous dont l’esprit est venu habiter le corps de ce Ta Tèp. Aidez-moi à poursuivre mes opérations. Car si Ta Sor le Roi des Spectres utilise un périmètre de protection magique comme il est en train de le faire : comment vais-je faire pour m’emparer de l’enveloppe charnelle de cet homme et de cette femme?
Car sans la totale possession de ce couple de vieux amoureux, il est impossible de finaliser la construction de ce nouveau cercueil magique destiné à anéantir les pouvoir de l’ancien cercueil enchanté. Que proposez-vous dans ce cas? »
En regardant Tat Tèp les Yeux de l’au-delà, on constatait que son allure et son visage étaient identique à ceux de ses frères, Ta Garuda et Ta Sor. Mais il ne s’agissait là que d’un ectoplasme, d’une image dans laquelle était venu se réfugier l’âme du Bessat Dam Din. Le spectre répondit avec assurance à sa Bessat de petite fille tout en trépignant un peu : « cela ne nous posera aucune difficulté. On va attendre qu’il termine de délimiter son périmètre soi disant protecteur autour des deux corps, et ensuite seulement on appliquera une bonne vieille contre attaque magique pour détruire proprement son petit manège dérisoire » Dam Rong la femme démon ne semblait pas entièrement convaincue... Elle continua à exprimer ses doutes : « Qu’entendez vous par contre attaque magique Lauk Ta? Moi ce que je vois, c’est que si je me manifeste de nouveau auprès de ce vieux crétin, dès qu’il me verra alors il y’aura un risque énorme qu’il parvienne a m’aspirer dans sa bourse anti démons, et là si je me retrouve capturée là dedans, tous nos plans vont s’effondrer »
Le Bessat Dam Din à l’image de Ta Tèp se mit à ricaner convulsivement, mais personne mis à part son démon de petite fille ne pouvait l’entendre. Il répondit après s’être calmé : « Ne t’inquiète pas mon enfant. Les points faibles de ce vieux crétin comme tu dis, je les connais parfaitement. Le Ta Sor soi disant Roi des Spectres tire tout son pouvoir de sa bourse magique et de ses chiques de bétel trafiquées. Dès que je lui aurai dégommé ses petits joujoux, alors il n’aura plus aucun moyen de s’opposer à ta volonté.
- mais il lui restera tout de même la possibilité de prononcer des formules en Pâli issues de la Dharma
- en effet. Mais il n’en reste pas moins qu’il faut que l’on détruise son diagramme magique, que l’on se saisisse de ces deux corps et qu’on les place dans le cercueil.
Après tout sera plus facile pour remporter une victoire totale.
Ce que tu vas faire, c’est rester ici au bord de ce lac, et moi, je vais trouver une autre bonne femme pour travailler à ta place... Tu vas voir on va bien rire »
Ayant terminé de parler, Le Bessat Dam Din tendit le bras pour cueillir une petite feuille d’orchidée, une de celles accrochées dans les cheveux de sa petite fille, et il se remit à psalmodier une formule immonde dont il avait le secret en soufflant et en ronflant. Puis il lança cette feuille en direction de la maison de Pou Chaye, plus précisément, en direction du corps de la petite Neang Tchaat.

A ce moment là, Ta Sor avait terminé la construction de son diagramme protecteur, et il était train d’annoncer à Neang Tchaat ainsi qu’aux autres personnes présente qu’il s’en allait maintenant avec Ta Garuda pour répéter cette opération dans la maison du Mékhum Logne, de façon à ce que Neang Yat bénéficie également de cette mesure de sécurité.
Or comme ta Sor ne possédait pas la qualification de Gourou Teay, c’est-à-dire celle de devin, il ne put se rendre compte qu’un changement d’état était en train de s’opérer à l’intérieur de la personnalité de la petite Tchaat. La feuille ensorcelée venait d’entrer en contact avec le corps de la jeune fille de Ppou Chaye et instantanément, celle-ci était devenue quelque chose d’autre de radicalement différend.

Face aux deux vieillards, ce quelque chose d’autre donna l’illusion d’être toujours l’adorable Neang Tchaat habituelle, mais dès que Ta Sor et Ta Garuda se mirent en route en direction de la maison du Mékhum Logne, le monstre au physique de Neang Tchaat se dirigea vers Neaye Naren et lui demanda avec un sourire mystérieux : « Dis donc, Bang Bros... Il parait que tu es super fortiche en dessin... Est-ce vrai? »
Naren, qui depuis son arrivée en ces lieux n’avait jamais entendu la jeune fille s’adresser à lui sur un ton pareil – des gentillesses susurrée d’une voix câline et en le tutoyant – fut absolument ravi et comme transporté. Il vit là une belle occasion se présentant enfin d’inscrire ses relations avec elle sous un jour nouveau lui permettant par la suite d’envisager carrément de lui faire la cour. Après donc avoir entendu l’exquise créature poser sa question, il lui répondit avec jovialité : « Fortiche, fortiche Mademoiselle... Pas tant que cela vous savez. Je ne suis pas encore tout à fait au niveau de Charat, votre cousin vous savez... Mais dite-moi un peu... Pourquoi me posez-vous une telle question... Désirez-vous que je dessine votre protrait... Ou bien l’un des merveilleux paysages de votre pays? »
Neaye Tchrwot pendant ce temps là avait le dos tourné ocuppé qu’il était à bricoler dans son groupe électrogène et son matériel de sono. Il ne se doutait pas que les deux jeunes gens étaient en train de tenir une conversation surréaliste. Neang Tchaat roula de grands yeux étonnés et poursuivi. « Pour ma part, j’ai entendu Bang Charat formuler des compliments très flatteur te concernant... Il parait que tu dessine à toute vitesse et avec une habilité exceptionnelle. J’aurais besoin de toi pour que tu me dessine quelque chose. Est-ce possible? »
Naren saisit la balle au bond poursuivant cette agréable conversation : « Que voulez-vous que je dessine Mademoiselle? Dites-le moi je vous en prie. Si c’est dans mes cordes, alors je serais ravi de vous rendre ce service immédiatement. Ce serait une bonne manière à mon avis de vous rendre la politesse, je veux dire : vous offrir un beau dessin vous laissant ainsi un petit souvenir de ma personne que vous avez accueillie si gentiment dans votre maison »
Neang Tchaat lui décocha un sourire mystérieux. Elle marcha quelques pas, s’éloignant un peu en direction de la figurine de Bouddha assis qui trônait à proximité, puis s’adressant à Naren : « Peux-tu s’il te plait me faire un dessin de cette statue du Bouddha? »
Naren qui ne parvenait pas à s’intéresser à autre chose hormis les mouvements gracieux de Neang Tchaat, hocha la tête avec empressement répondant avec ravissement : « Mais oui, certainement mademoiselle! Mais je ne suis pas certain d’être capable de vous dessiner quelque chose de vraiment bien dans la mesure où je n’ai jamais étudié en profondeur les domaines traitant de l’art religieux ou de l’archéologie. Eventuellement, ce qui serait plus simple et plus satisfaisant, ce serait de se procurer sur un marché une image déjà imprimée proposée par un éditeur d’art. Vous pourriez ainsi disposer d’une représentation bien plus jolie. Et je peux vous dire qu’il y’en a qui sont vraiment sensationnelles! »
Neang Tchaat fit une petite grimace exprimant son irritation. « A peine je vous demande de faire un petit quelque chose pour moi, et voilà que vous recherchez des raisons pour ne pas me satisfaire... Qu’est ce que ce sera le jour où je compterai sur vous pour une affaire plus importante! »

Naren reçu cette réponse comme un gifle. Il sauta d’un bond vers son cartable à dessin qu’il avait emporté avec lui et duquel il sortit une feuille de papier blanc et un crayon noir. Puis il commença immédiatement à dessiner le Bouddha, très motivé à satisfaire les désirs de la jeune fille dont il venait bêtement de briser un élan du cœur dirigé en sa direction. A peine dix minutes plus tard, Naren avait terminé une représentation d’un Bouddha debout sur lotus levant la main droite dans l’attitude de l’argumentation dite du Vitarka. Durant le temps nécessaire au jeune homme pour exécuter son œuvre, Neang Tchaat avait regardé le dessin en formation avec une mine effrayée et dégoûtée. Une fois l’oeuvre terminée, elle lui demanda à voix basse : « Alors là bravo. Tu es vraiment fortiche...Et maintenant sois gentil. Prend ce dessin et va le brûler, d’accord? »
Naren, troublé et flatté par les paroles de félicitation prononcées par la jolie jeune femme la deuxième partie de la phrase glissa complètement sur lui semblant ne pas l’atteindre. Alors Neang Ttchaat répéta : «Dis donc... Je t’ai dit de prendre ce dessin et d’aller le brûler. Dépêche toi! »
Ayant cette fois-çi parfaitement entendu, Naren sursauta et demanda stupéfait : « Mademoiselle ! Vous manifesté à l’instant le désir que je vous dessine une représentation du Bouddha. Et maintenant que c’est fait, voilà que vous me demandez d’aller la détruire en l’enflammant... Je ne comprends plus rien, là... »
Neang Tchaat serra les dents submergée par la fureur. D’autant plus que Neaye Tchrwot vaquant à ses affaires commençait à se rapprocher d’eux. Alors, elle prit une voix forte et autoritaire intimant : « Mais que vous êtes stupides vous les hommes. Tu n’a pas compris qu’il ‘agit là d’un cérémonial d’union de nos deux cœurs? Tu sais mon coco... J’ai bien repéré que tu as le béguin pour moi. Alors tu vas faire ce que je te dis tout de suite. Comme ça notre amour va pouvoir devenir une réalité.

Naren ému et même tétanisé par les propos de la jolie jeune femme fut complètement incapable de se douter qu’il était en train de se faire complètement couillonner par la Preay Bessat. Il hocha la tête en signe d’acceptation et ajouta même : « C’est pas évident pour moi d’aller brûler cette chose. Mais je vais le faire. Dites moi également ce que je devrai faire après pour qu’en effet mon amour envers vous puisse être exhaussé? »
Voyant que Naren était en train d’avaler tout rond la ruse qu’elle lui présentait, la Preay Bessat Dam Rong incarnée par Neang Tchaat formula la suite des consignes : « Ecoute-moi bien : pendant que ton papelard cramera, tu passeras les flammes sur la tête de cette statue du Bouddha qui se trouve là devant toi. Et puis, tu dira à haute et intelligible voix : « Que ton aura maudite s’éteigne et se volatilise à jamais ». Ensuite, tu te dépêchera de courir avec ta feuille encore brûlante vers le diagramme magique délimité par Ta Sor avec ses bouts de fils de coton en commençant par l’extérieur. Et puis, tu terminera de me brûler tout ça en opérant sur les fils de coton situés à l’intérieur, ceux qui se trouvent à proximité immédiate du mort. Est-ce que tu m’as bien comprise? »
A ces mots, Naren sembla recouvrer quelque peu ses esprit et il réussit même à protester : « Comment voulez-vous que je fasse une chose pareille mademoiselle! Cette statue de Bouddha ainsi que les fils du diagramme sacré sont autant d’éléments permettant une protection efficace du corps de votre père, contre la cochonnerie de Bessat qui cherche à le tourmenter! »

Neang Tchaat éclata alors d’un rire effrayant. Elle fit moduler la lueur bizarre de ses yeux qui devint un éclat translucide qui baigna entièrement le corps de Naren d’un halo hypnotique. Celui-ci devint aussi dégourdi qu’une souris tombée à l’eau quand il entendit la réponse de la douce Neang Tchaat devenue maintenant brutale et menaçante: « On a plus beaucoup de temps maintenant. Je veux que tu me démontre immédiatement la force du sentiment que tu éprouve à mon égard. Quand tu auras satisfait ce désir que j’exprime, alors ensuite tu pourra après faire de moi ce que tu voudras. Et si tu continue à ne pas obéïr, alors, j’en tirerais les conclusions à savoir que : dans cette existence, toi et moi n’étions en aucun cas destinés l’un à l’autre. »
Entendant ces derniers mots « ... Dans cette existence, toi et moi n’étions en aucun cas destinés l’un à l’autre. » Naren redevint encore plus inconséquent que tout à l’heure. Il n’osait maintenant même plus regarder en face le visage de Neang Tchaat. Et notre jeune artiste prit son œuvre pour en faire une boule de papier qu’il alla présenter à une flamme de bougie, puis au sommet du crâne de la statue du Bouddha assis, tout en criant les paroles innommables indiquées par la Preay Bessat. Puis, il se précipita vers l’espace cabalistique sacré tenant son papier qui terminait de brûler, et commença méthodiquement et avec des gestes précis et concentrés à enflammer les fils de coton formant plusieurs enceintes de formes complexes encerclant la dépouille et son cercueil.

Au bout d’un moment, Neaye Tchrwot et quelques autres portèrent le regard dans sa direction et ils se mirent à hurler à plein poumons à son intention : «Hééé! Lauk Naren! Qu’est ce qui vous prend à brûler ainsi les fils de coton du diagramme magique de Ta Sor... Ce sont là des liens sacrés destinés à protéger le corps de Pou Chaye! »
Naren à cet instant était devenu comme un cochon drogué complètement à côté de ses pompes. Il répondit par une éructation violente et injurieuse par sa tonalité : « Je fais ce que Tchaat me dis de faire! »
Neang Tchaat était secouée par un rire nerveux car elle sentait pendant ce temps là que l’aura de la statue du Bouddha assis était en train de disparaître, de même que celle des fils de coton magiques qui perdaient peu à peu leur pouvoir de la maintenir hors du périmètre de délimitation, et ce, bien sur, au fur et à mesure qu’ils se consumaient par l’action de Naren ayant aveuglément mis en œuvre le stratagème destructeur.
Alors, Neaye Tchrwot furieux bondit sur cette incarnation de Neang Tchaat, la saisit des deux bras et la secoua en criant : « Ka Tchaat espèce de petite conne!... Mais qu’est ce qui te prends à débloquer comme ça? »
Elle ne répondit et fusilla le bonhomme d’un regard plein de mépris... Et ce regard contenait le même éclat translucide et surnaturel qui de nouveau fit son effet, enveloppant le corps de Nneaye Tchrwot et le rendant, lui qui était à l’instant lucide et plein de vigueur, mou et tremblotant comme une chiffe, recroquevillé et soumis attendant les ordres de la Preay Besat.
« Naè, bande de nazes!... Ecoutez-moi bien » hurla Neang Tchaat à la cantonade. « Naren et Tchrwot vont se mettre à deux pour porter cette dépouille dans une charrette à buffles. Ensuite, ils l’attèleront et se dirigeront aussitôt vers les bords du lac Kam Ping Pouoy » Elle fit une pause et dirigea son regard méprisant, menaçant et chargé de l’aura maléfique vers le groupe qui était assis autour du défunt « Quant à vous les guignols qui déblatérez votre Pâli, fermez-là et allez me chercher du foin pour mettre immédiatement le feu à ce cercueil... C’est compris? Foutez-moi dare dare le feu à ce cersueil!!"

Complètement terrorisés et subjugués par l’autorité et le charisme ensorceleur de l’incarnation de Neang Tchaat, Naren et Tchrwot se saisirent immédiatement un de chaque côté du corps de Pou Chaye, qu’ils installèrent dans une carriole ; puis ils quittèrent immédiatement les lieux. Quand au groupe de villageois qui récitait les versets Bouddhiques funéraires, ils se dispersèrent comme une volée de moineau pour aller chercher qui de la paille qui du foin qu’ils ramenèrent en le plaçant sous le cercueil enchanté revenu du fond du lac.
Neang tchaat pendant ce temps là sautait et trépignait de joie secouée de ricanements sinistres, tout en donnant des coups de pieds à droite et à gauche pour renverser divers objets liturgiques, et achever de détruire et de disperser les fils de coton pourpres répartis en sept groupes. Puis elle continua à disperser les débris des diverses destructions dont elle était responsable tout en exultant et tout en hurlant complètement hystérique et sans aucune retenue : « J’ai vaincu! Je suis victorieuse! Les fils formant le diagramme sont complètement déchirés et cramés! Et d’ici peu, la réalisation du nouveau cercueil magique sera achevée! Tous mes objectifs sont en train de se réaliser encore plus vite que prévu! »

Pendant ces instant tragiques d’atmosphère exécrable où les évènements commençaient à virer à la catastrophe totale, Neaye Chraèng était resté à l’écart parce qu’il accomplissait certains besoins naturels sous un bananier situé de l’autre côté de la maison, et donc, il n’avait pas été atteint par l’aura malfaisante de Neang Tchaat, c‘est à dire de celle de Dam Rong la Preay Bessat.
Quand il revint ayant accompli son affaire, il vit de loin Neang Tchaat et surtout il l’entendit beugler ses paroles ordurières et triomphantes. Alors, il prit discrètement la fuite et se dirigea vers la maison du Mékhum Logne en quatrième vitesse pour rapporter ce qu’il avait vu et entendu à Ta Sor et à son frère Ta Garuda, qui eux pendant ce temps là étaient occupés à leur rituel d’installation d’un autre diagramme en fils de coton destiné à la protection du corps de Neang Yat, elle aussi en danger.
Chraèng arriva donc chez le Mékhum et se mit à crier de manière volubile depuis le bas de l’escalier : « Tout est perdu! Neang Tchaat à détruit le diagramme que vous avez délimité chez Bang Chaye. Elle a aussi donnér l’ordre que la dépouille de ce dernier soit emmenée au bord du lac Kam Ping Pouoy, et... «
Les plus stupéfaits par cette information furent probablement Charat et Ta Garuda. Quand à Ta Sor, il ne montra aucune émotion excessive, dans la mesure où il avait instantanément deviné que c’était un nouveau coup tordu de l’autre garce débarquée des Dangraèks. Simplement, il se tourna vers Charat, non sans terminer l’ajustement de ses fils de coton pourpres : « Fiston! Tu vas rester ici à veiller ce corps comme la prunelle de tes yeux. Nous deux les grand pères, on va aller voir ce qui se passe. Tiens! Prends cette vieille chique de bétel magique et garde là soigneusement sur toi. Si jamais c’est le bordel, tu la lancera pour qu’elle atteigne et frappe le cœur du grabuge. Et là, crois-moi, les choses s’arrangeront sans traîner! »
Et tout en prononçant ces mots, Ta Sor le Roi des spectres extirpa de sa bouche un morceau de chique qu’il avait de calé contre sa mâchoire... Il psalmodia souffla, cracha, aboya et ronfla un peu, puis il tendit la chose à Charat. Celui-ci bien qu’il fut un gaillard au cœur bien accroché ne put réprimer une moue de dégoût et sembla même prêt à vomir.
Mais il parvint à se ressaisir très rapidement et il s’empara de l’objet sans plus aucun état d’âme le tenant prêt sur lui en cas de coup dur.

Et alors, Ta Garuda et Ta Sor se hâtèrent en direction de la maison de Pou Chaye sans se rendre compte que simultanément, Neang Tchaat, c’est-à-dire l’incarnation frappée par une feuille d’orchidée ensorcelée de Dam Rong la Preay Bessat des Danraèks était, elle, en train d’arriver à la maison du Mékhum Logne, vive et discrète à tel point qu’elle en était presqu’invisible.


Edité le 19/12/2007 @ 21:04 par bang bruno
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Re : KES ROKOL BESAT, L'ORCHIDEE MALFAISANTE Reply With Quote
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:sourire: Encore de la lecture pour cette nuit :reflechi1: merci bang bruno :clindoeil:

som aob som thaoeb :angkorbeer:


Edité le 19/12/2007 @ 22:55 par liberté

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Re : KES ROKOL BESAT, L'ORCHIDEE MALFAISANTE Reply With Quote
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liberté a écrit


:sourire: Encore de la lecture pour cette nuit :reflechi1: merci bang bruno :clindoeil:



mais de rien cher lecteur nocturne... :clindoeil:
en plus le chapitre 5, c'était long mais cool à traduire.... Pas comme le suivant et dernier où c'est très long et ça part vraiment dans tous les sens.
certaines répliques : je n'y comprends rien!
:quoi:

je ne sais pas comment je vais faire... La fin de kesrokol bessat, je crains que ça soit pas pour tout de suite... sinon, tu me parleras de ton projet de voyage au cambodge en avril... J'ai aussi envie d'y aller pour le nouvel an... :angkorbeer:
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Re : KES ROKOL BESAT, L'ORCHIDEE MALFAISANTE Reply With Quote
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Bonjour bang bruno


Pas comme le suivant et dernier où c'est très long et ça part vraiment dans tous les sens.
certaines répliques : je n'y comprends rien!
:quoi:


Je pourrai vous filer les tuyaux ... si vous le voulez .
On est bien patient.

Rien n'existe qui n'ait au préalable été rêvé. © Ismaël Mérindol (1466)
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Re : KES ROKOL BESAT, L'ORCHIDEE MALFAISANTE Reply With Quote
Offline bang bruno
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Je pourrai vous filer les tuyaux ... si vous le voulez .


bonjour Lauk Pou... Merci, je vais utiliser votre aide...
je tache de finir le chapitre 6 = le bouquin, et ensuite, je me fais une grosse relcture et je soumettrai toutes les répliques et expressions où j'ai eu des difficultés.

ca va faire une belle leçon de khmer collective :cuisine2:
#52142 View bang+bruno's ProfileVisit bang+bruno's HomepageView All Posts by bang+brunoU2U Member
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Re : KES ROKOL BESAT, L'ORCHIDEE MALFAISANTE Reply With Quote
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:reflechi2: Mais où est passé bang bruno? et ma lecture de minuit, il m'a oublié :reflechi1:





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Re : Re : KES ROKOL BESAT, L'ORCHIDEE MALFAISANTE Reply With Quote
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bang bruno a écrit

... sinon, tu me parleras de ton projet de voyage au cambodge en avril... J'ai aussi envie d'y aller pour le nouvel an... :angkorbeer:



Je n'ai pas de projet, et je pars juste pour rendre visite à ma famille et après passer le nouvel an là bas(leing ankugn, ...etc) :clindoeil: et puis visite quelques provins,...etc. Ensuite :miam: :angkorbeer: :cache:


Et toi? tu as un projet?


Edité le 28/12/2007 @ 19:37 par liberté

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Re : KES ROKOL BESAT, L'ORCHIDEE MALFAISANTE Reply With Quote
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Ah que coucou reap sour, liberté!

j'ai en effet le projet, si le boulot le permet (et je tacherai de le museler), d'être au cambodge - angkor vat par exemple - le 13 avril...
Autour de cette date, je ne sais pas encore mais probablement j'irai faire un tour à Battambang et dans sa région : par exemple phnom sampeuw, boeng kamping pouoy :clindoeil:

tiens à propos... voici une petite moitié de chapitre 6... je suis à quelques encablures de l'arrrivée! :conduit:

L’ORCHIDÉE MALFAISANTE
CHAPITRE 6
UNE BATAILLE DE MAGICIENS

Quand ils arrivèrent sur les lieux, Ta Garuda et Ta Sor virent le cercueil enchanté revenu du fond du lac. Il était posé sur un grand tas de paille et de foin qui brûlait en crépitant et en rougeoyant tandis que les villageois, hagards du fait de l’emprise néfaste de Dam Rong la femme démon, ne cessaient d’aller et venir pour alimenter le foyer en combustible et redoubler ainsi sa puissance de destruction.
Sans perde une seconde, Ta Sor souleva sa canne qu’il agita en l’air quelques instants. Puis il la pointa en direction du foyer et soudain se mit à jaillir un jet d’eau divisé en plusieurs filets compacts et puissants comme une pluie de mousson. L’arrosoir ainsi improvisé aspergea le chaume dévoré par les flammes, et en quelques instant le feu de joie s’éteignit.
Son intervention terminée, le vieillard se mit à crier sans indulgence pour les villageois irresponsables :
« Mais Neang Tchaat à qui vous avez obéi... Elle est devenue un avatar, complètement possédé et manipulé par cette Preay Bessat de Malheur. Et vous : voilà que vous devenez dingues à votre tour? Que vous laissez prendre et emporter le corps de Aa Chaye? Et par-dessus le marché : voilà maintenant que vous tentez de détruire ce merveilleux cercueil rempli de bienfaits en y fichant le feu? Mais heureusement qu’il a été réalisé en bois de bèng centenaire, et que ce bois est capable de résister à la chaleur d’un feu de paille! Sinon : imaginez un peu : il aurait été consumé, perdu à jamais! »
Ta Garuda lui était encore plus furibond que son frère « Et n’essayez pas de prendre pour prétexte que je suis un mauvais bouddhiste, ou un Atchar de pacotille, et que c’est pour ça que cette garce à réussi à s’enfuir malgré les protections que j’ai mises en places... »
Ta Sor pouffa en entendant cette réflexion de son frère : « Dis donc Lobang Garuda... En ce qui concerne la capacité de résister à cette engeance, la question n’est pas d’être un bouddhiste bon, mauvais ou pas bouddhiste du tout ! La Maudite Preay Bessat utilise simplement une magie noire d’une puissance exceptionnelle... Si ce n’était pas le cas, jamais elle n’aurai réussi à mettre aussi facilement le grappin sur Ta Tèp les Yeux de l’Au-delà »
Mais Ta Garuda ne releva pas car il continuait à invectiver tous ce qui se tenait debout à proximité : « Eh maintenant, vous allez me faire le plaisir d’arrêter vos conneries et de veiller sur ce cercueil comme à la prunelle de vos yeux... Et aussi de réfléchir un peu également à ce qui arriverait si le grand Gourou Chaw Athekaar décidait de vous faire payer ce sacrilège? Nous, pendant ce temps là, on va tacher de récupérer et de ramener le corps du pauvre Aa Chaye»
Mais Ta Sor qui examinait les environs en gambergeant l’interrompit : « Non Lobang! Ne t’embête-pas à venir avec moi : reste plutôt ici à veiller sur le cercueil avec les autres... De toute façon, cela fait trop longtemps que tu n’a plus pratiqué ta science des Arts Martiaux. Laisse-moi faire! Je peux m’en sortir seul contre cette cochonnerie car j’ai plus d’un tour dans mon sac »
Et aussitôt après avoir exprimé ainsi sa volonté, Ta Sor le Roi des Spectres tourna les talons et se carapata vif comme le vent, en laissant planté là son frère, Ta Garuda quelque peu interloqué et désappointé.

Alors que se déroulaient ces évènements, l’extinction de l’incendie du cercueil par nos deux grands-pères, la situation virait à son tour en eau de boudin du côté de la maison du Mékhum Logne.
Car Neang Tchaat, toujours avec son halo transparent et féroce dans le regard, venait d’arriver. Charat et Salwoot qui jusqu’à présent n’avaient jamais eu un moment d’intimité étaient maintenant un peu plus familiarisés l’un à l’autre dans un contexte de franche camaraderie dénuée de toute arrière pensée.
« Ah! Je vois Tchaat qui arrive... Je vais lui demander comment ça se passe de l’autre côté? »
Mais Charat n’eut pas le temps de demander quoi que ce soit, car aussitôt, la Preay Bessat Dam Rong habitant le corps de sa petite cousine se mit à parler d’une voix à vous glacer le sang : « Alors les tourtereaux? Car je sais parfaitement tout ce que vos parents ont mijoté en ce qui vous concerne, cette histoire de fiançailles programmées depuis toujours qui va bientôt vous tomber dessus... C’est sur, vous avez une drôle de veine de me rencontrer en ce moment même, parce que grâce à moi, vous allez être certains de pouvoir convoler tous les deux dans l’amour et le bonheur! Seulement il va falloir faire exactement ce que je vous dis... »
Charat sursauta en entendant ces mots. Salwoot n’en menait pas large non plus. Du fait de la honte et de la gène indescriptible qui les submergeait, ils auraient du normalement donner le change en s’éloignant l’un de l’autre, voire même en répondant quelque chose pour se disculper, pour noyer le poisson... Mais au lieu de cela, ils restèrent prostrés sans bouger ni aller nulle part : instantanément possédés par l’aura maléfique du regard transparent de la Preay Bessat, ils demeuraient debouts les bras ballants, complètement soumis et attendant que le monstre formule ses ordres.
« Vous allez vous saisir du corps de cette femme, le mettre dans une charrette et vous trouverez deux buffles pour l’atteler .Ensuite, vous mènerez immédiatement cet équipage au bord du lac Kam Ping Pouoy. Et si vous ne m’obéissez-pas, je vous jetterai un sort de façon à ce que tous vos rêves de bonheur foirent lamentablement. »
Les pouvoirs magiques de la femme démon firent leur œuvre sans difficultés, car Charat et Salwoot hochèrent lentement la tête en signe d’acceptation, puis ils se mirent en mouvement pour exécuter ces consignes.

Mais à cet instant précis apparut le Mékhum Logne rentrant dans sa maison.
Neaye Chraèng, après avoir fait le compte rendu des événements à Ta Sor s’était rendu à la mairie communale et avait également informé le Mékhum de l’évolution funeste de la situation. Tous deux avaient alors couru vers la maison du Mékhum, et donc, voilà comment ce dernier venait d’arriver à pic pour s’interposer. Debout dans l’encadrement de la porte de sortie, il d&eac