coucou chers petits frères et petites soeurs merci pour votre patience... voici la suite et fin du chapitre 3... c'était un peu long, mais impossible de couper. C'est la partie un peu molle du livre. A partir du chapitre 4, ca va commencer à être vraiment rigolo! En fait, le Phnom Sampeuw n’était pas très éloigné du Phnom Krapoeu, ou du village de Kam Ping Pouoy. Mais la moto de Naren était lancée plein gaz dans la nuit comme pour lutter contre les ténèbres qui inéluctablement devenaient de plus en plus épaisses. Durant le trajet, Tchrwot parla par saccades, répondant aux questions de Naren, cet inguérissable bavard. Mais pendant la demi-heure que dura ce voyage, toute la conversation ne porta que sur un sujet : « pour quelle raison les corps de Pou Chaye et celui de l’épouse du Mékhum Logne se mettaient à tressauter en entendant le bruit des clous martelés? » Finalement, la moto atteignit le pied de la colline de Phnom Sampeuw et Tchrwot, qui était assis en croupe indiqua à Naren les différentes bifurcations permettant d’arriver à l’escalier menant au sommet. Là, il demanda à Naren de rester assis à attendre sur la Honda pendant que lui irait grimper les marches. Il lui lança simplement : « Lauk Ta Tèp les Yeux de l’Au-Delà se trouve dans la grotte des fleurs d’Arek. Je monte lui faire part des consignes du Lauk Ta Garuda. » Naren dévisagea Neaye Tchrwot et objecta d’une voix étranglée : « Fais vite s’il te plait. Cet endroit est trop calme... J’ai un peu les foies. » Naren n’avait pas tort de dire ça. Car cette colline, mis à part les jours de la cérémonie des « sorties de bougies » n’accueillait vraiment pas grand monde qui en montait ou en descendait... De plus, quand il faisait nuit, l’atmosphère par là-bas était baignée d’un silence de « voleur de cheval au travail »... Et les rares villageois vivant dans le secteur s’enfermaient presque tous, des le crépuscule, à double tour dans leurs maisons jusqu’au lendemain. Mais Neaye Tchrwot ne s’intéressa pas trop à l’angoisse de Naren et il se mit à bondir à l’assaut des marches : sa silhouette disparut presqu’ aussitôt dans le noir laissant à Naren pour le rassurer, le seul bruit de la brise nocturne mélangé à celui du vrombissement des insectes. Naren resta planté là à ruminer pendant une petite demi heure... Et puis, Neaye Tchrwot ré-apparut enfin. Il était hors d’haleine, cherchant péniblement sa respiration. Il n’y avait personne, avec lui. « Mais... Dis donc... Comment ça se fait que je ne voie pas le Lauk Ta redescendu en ta compagnie? » Naren avait posé cette question avec étonnement. Neaye Tchrwot répondit comme complètement sonné : « Il parait qu’une bonne femme est venue lui dire que Ta Garuda, son frère était tombé malade, à Phnom Kam Ping Souoy. Il est parti d’ici en début de soirée! - Qu’est ce que c’est que ces âneries? Ta Garuda? Malade de quoi? C’est quoi cette bonne femme qui est venue raconter n’importe quoi? » Neaye Tchrwot se gratta la tête et répondit tachant de rassembler ses pensées : « Pfff. Quelle histoire! C’est vraiment pas net! Il y’a un coup fourré là-dessous. » Naren alors soupira longuement, puis demanda : « Bon alors qu’est ce qu’on fait d’après toi puisque là, on est sans Lauk Ta? » Neaye Tchrwot répondit après un peu d’hésitation « Pas besoin de se poser trop de question. Il faut rentrer. Si jamais Lauk Ta Tèp s’est effectivement mis en route pour Kam Ping Souoy, on l’a croisé en route... Mais je n’y crois pas, et il faut rapporter cette histoire au Lauk Ta Garuda. Donc, de toutes façons, il n’y a rien d’autre à faire que de retourner dare-dare au village. » Après avoir ainsi analysé la situation, les deux compères immédiatement firent faire demi-tour à la moto en direction de Kam Ping Souoy... Tchrwot cette fois-çi tenait le guidon car il connaissait parfaitement la route contrairement à Naren et donc, c’était préférable ainsi pour rentrer sans perdre un instant. Le vent soufflait et il faisait presque froid. Le ciel était glauque et menaçant. Il amplifiait ainsi le trouble permanent régnant dans les esprits des deux gars. Ils arrivèrent peu après à la maison de Neang Chaat. Charat justement arrivait aussi, conduisant une charrette qui transportait un cercueil venant du monastère... Ils aidèrent à le décharger et à le transporter à côté de Pou Chaye, fin prêt en cas de tonnerre à accueillir la dépouille du défunt. Mais si rien ne se passait d’içi 24 heures, celle-çi resterait là où elle est selon le plan prévu à l’origine. Ne voyant pas Ta Tèp les Yeux de l’Au-Delà revenir avec les deux gars, et ayant entendu la raison de cette absence inattendue, Ta Garuda explosa de sa voie éraillée « Mais c’est incroyable! Mon frère Ta Tèp les Yeux de l’Au-Delà est capable de lire dans changements des quatre éléments – eau terre feu air – comme dans un livre ouvert. Comment il a pu écouter gober aussi facilement un mensonge aussi grossier! Habituellement, dès que quelqu’un se présente à lui, avant même le seuil de la grotte des Fleurs d’Arek franchi, il à déjà tout deviné il sait déjà tout de l’individu! » Neaye Tchrwot s’empressa de répondre : « Ben oui Lauk Ta! C’est bien ce que je me suis dit... Mais je n’ai pas trouvé de réponse à cette question et donc, je suis revenu immédiatement vous en parler! » Ta Garuda trépignait sur place... Un peu comme le jeu de jambe du boxeur qu’il avait eu l’habitude d’être dans le passé. « C’est certain... C’est encore un sortilège, une ruse, un coup fourré de l’être malfaisant qui essaie de se payer notre tête à nous les trois jumeaux... Bien entendu, tout cela est lié à l’histoire de Pou Chaye et à l’épouse du Mékhum Logne » Et justement, à ce moment là, apparut le Mékhum qui arrivait le visage défait par l’inquiétude. Mais il n’eu le temps de rien dire car le Lauk Ta Atchar reprenait : « Bon raconte moi tout à nouveau! D’abord, qui t’as raconté cette histoire? » et Tchrwot recommença à raconter : « Bat! C’est le petit jeune, là. Celui qui nettoie et balaie la grotte des Fleurs d’Arek... Il a affirmé que la fille qui est venu dire à Ta Tèp que vous étiez tombé gravement malade ... I parait qu’elle était jeune, même pas la trentaine. Elle était habillé en blanc comme une bonzesse, mais avec des cheveux défaits flottant sur les épaules, et parsemés de fleurs. Le petit jeune m’a dit que dès qu’il a vu cette fille, alors le Lauk Ta Tèp a semblé perdre tous ces pouvoirs, et il s’est levé pour la suivre, hors de sa grotte, immédiatement et sans dire un mot » Cette information fit rouler de grands yeux à Garuda, l’ex Gobeur de Nagas, comme si il visualisait parfaitement le personnage : « Une jeune femme... La trentaine... Vêtue de blanc comme une bonzesse! Mais avec les cheveux défaits et parsemés de fleurs... Cela ne colle pas... Si elle est en blanc, alors c’est une nonne et donc elle ne doit pas être parée de quelque objet ou substance que ce soit qui la parfume » Neaye Tchrwot réfléchit un instant, semblant se souvenir de quelque chose d’autre : « En fait, ces fleurs, ce n’étaient pas des roses ou des champas (fleurs de nénuphars). Le jeune là, je crois qu’il m’a dit que c’était des fleurs sauvages, des fleurs parasites... Ah oui, ça y’est je vois... Des fleurs un peu comme celle que feu Pou Chaye à mis dans une noix de coco et suspendue au goyavier du jardin. C’est cà! » Charat attrapa la balle au bond et demanda « Cette fleur que mon défunt oncle Chaye a rapporté d’on ne sais d’où et qu’il a mise sous le goyavier : eh bien ça s’appelle une kesrokol, un genre d’orchidée sauvage. Mais comment cela se fait que le petit jeune, il ait poussé le détail jusqu’à te raconter que cette drôle de bonne femme avait de telles fleurs dans les tifs? » En entendant que l’on parlait de cette fleur, celle du goyavier, Pou Tchraèng celui qui était chargé de la fabrication du cercueil ne pu garder le silence et il lâcha le morceau à propos de sa drôle d’affaire : « J’en ai une d’histoire bizarre à raconter à ce sujet, mais à mon avis personne ne va me croire! » Le Mékhum Logne se tourna vers le dénommé Tchraèng et lui demanda avec brusquerie : « Qu’est ce que tu as comme histoire bizarre? Dis nous un peu pour voir Aa Tchraèng » Tchraèng resta interloqué un moment, puis il se décida à parler : « Lobang Mékhum! Peu après que vous ayez donné consigne à moi et mes gars de prendre les planches qui se trouvaient sous le goyavier pour faire le cercueil, j’ai vu... Hum! .. J’ai vu un visage de femme se dessiner dans cette fameuse fleur suspendue. Cette femme était très jolie, avec des cheveux défaits... Mais elle avait un regard mauvais, un sourire carnassier et haineux. Mais je n’ai eu cette vision qu’un instant tres court... Après elle s’est dissipée » Entendant cela, le Mékhum explosa : « Quoi? Tu as vu une chose pareille? Mais pourquoi tu n’as rien dit!! » et Pou Tchraèng baissa piteusement la tête : « Je n’ai rien osé dire... Cela a duré si peu de temps, et puis pfft! J’ai vraiment cru avoir une hallucination ou un problème de vision. J’ai donc gardé cela pour moi » Le père de Neang Salwoot continua son interrogatoire : « Et ce phénomène : tu l’as vu plusieurs fois, ou bien une seule et c’est tout? » Et Pou Tchraèng répondit rapidement : « j’ai vu ça deux fois... La première de manière très furtive... Mais la deuxième, j’ai crié mais tout le monde était occupé et absorbé par cette histoire de Lobang Chaye en train de tressauter à cause du boucan de nos clous » Entendant ces nouvelles informations, Charat se tourna vers Neang Chaat et lui dit à voix basse, comme s’il ne voulait pas que sa voix ne porte trop loin : « On a beau dire, je pense que tout ça est lié aux planches, ces fameuses planches pas nettes que personne n’a apporté et qui soudain apparaissent comme par enchantement » Mais tous ceux qui se trouvaient autour entendirent et répondirent dans un brouhaha qu’il ne savaient rien de ces planches, et qu’aucun d’entre eux ne les avait amenées. Charat repris la parole, cette fois çi à haute voix : « Quand je suis arrivé, et que j’ai emmené Chaat pour lui dire deux mots sous le goyavier, ces planches, je ne les ai pas vues. En fait, il n’y avait que cette fleur accrochée au feuillage de l’arbre. Ce n’est que peu après que Ta Atchar ait ordonné la fabrication du cercueil qu’elle on fait tout à coup leur apparition... Avec en plus des clous et une scie! C’est vraiment comme ci elles étaient venues par une voie surnaturelle! » Tout le monde se mis à se poser des question à propos de ce phénomène en interrogeant du regard du regard Lauk Ta Garuda qui gambergeait plus encore que les autres. Mais avant qu’il ne dise quoi que ce soit, ce fut Neang Tchaat qui prit la parole : « Ca commence à me titiller cette histoire de planches! Je peux vous dire en tous cas que c’est sur, elles ne viennent pas de chez moi! » Et là, Ta Garuda rassembla ses pensées en déclarant : « Là : bien que Ta Tèp les Yeux de l’Au-delà ne nous ait pas rejoints pour faire le devin, je peux vous dire après réflexion que cette sacrée Késrokol que Aa Chaye a ramené et accroché là derrière : eh bien c’est pas une Késrokol ordinaire! Aa Tchraèng y a vu un visage de femme et cela se rapproche de l’autre histoire, là, celle de la nana aux kesrokols dans les tifs qui est venue trouver Ta Tèp à Phnom Sampeuw » Et Charat poursuivi le raisonnement de Ta Garuda : « Je pense que les planches les clous la scie qui sont apparus sous le goyavier sont un sortilège de cette késrokol besat, cette orchidée démoniaque! Et que c’est également à cause d’elle que le bruit des clous fait tressauter le corps de Chaye, mon père adoptif. Elle veut accélérer la déchéance en démon de Pou Chaye pour pallier l’absence de véritable bruit de tonnerre ou de foudre » Neang Chaat intervint alors : « Ce que j’ai vu aussi, c’est que cette fleur a été déplacée par quelqu’un du goyavier jusqu’au citronnier, celui qui est en face de notre figurine du Bouddha assis... Et c’est pour rendre hommage à la volonté de mon père que je l’ai re déplacée sous son goyavier d’origine» Charat raconta alors à sa cousine : « Celui qui a enlevée la fleur de sous le goyavier pour la suspendre sous le citronnier, eh bien c’est moi.. J’ai constaté que tout le monde se cognait la tête dessus, en allant et venant dans la maison... Mais est ce que le fait d’avoir effectué ces transferts, accrochage, décrochage a provoqué de quelconques effets bizarres ? » Et se souvenant de quelque chose, ce fut alors Tchraèng qui reprit : « Mais oui! Cette késrokol est pour sur une besat malfaisante! Tant qu’elle était sous le goyavier, elle pouvait foutre son bordel avec le tintement des clous. Mais c’est à partir du moment où elle s’est retrouvée sous le citronnier, en face du Bouddha qu’elle à cessé de nous emmerder, contrecarrée qu’elle a été par la baromey, l’aura du Très Auguste Bouddha. Y’a pas à besoin de se poser plus de question à ce sujet. » L’atmosphère resta silencieuse pendant un certain temps. Tout le monde était comme attendant que Lauk Ta Atchar Garuda finisse de tirer la conclusion de toute l’histoire. A ce moment, le ciel s’était encore assombri. L’Atchar Lauk Ta Garuda le Gobeur de Nagas parla enfin : « C’est sur... Vous avez tous parfaitement analysé la situation. Et ce, bien que cette sorcière, cette kesrokol besat, ait tout fait pour brouiller les pistes, pour nous empêcher de savoir d’où elle vient et quelles sont les intentions exactes qui la poussent à tourmenter Aa Chaye de la sorte... Sachant qu’elle a même été jusqu’à neutraliser Ta Tèp les Yeux de l’au-delà avant qu’on arrive, réalisant parfaitement qu’il était le seul a être capable d’éclairer instantanément tous les détails de cette histoire » Entendant ces mots, Neaye Tchrwot grommela : « Capable, capable le Ta Tèp! Il s’est quand même complètement fait avoir par cette sorcière! » ce qui lui vallut d’être fusillé du regard par Ta Garuda : « Enfin, vous tous qui êtes là, je vous ai déjà expliqué que chacun de nous trois, la fratrie de triplés, nous avons des compétences bien distinctes. Ta Tèp est devin hors pairs, mais il ne peut résister à la sorcellerie que l’on exerce contre lui, comme Ta Sor le Roi des Spectres pourrait le faire. Et c’est pourquoi il a pu perdre la partie contre cette démone. » Afin de laisser un peu œuvrer ceux qui étaient venus réciter les hommages religieux du Dharma, Ta Atchar Garuda décida de sortir du lieu de la veillée funèbre, entraînant avec lui le Mékhum Logne, Charat, Naren, Neang Chaat, , Neaye Chrwot, Pou Tchraèng et la plupart de ses acolytes : L’idée était d’aller jeter un coup d’œil du côté du goyavier situé à l’entrée de la maison, là où était accrochée cette fameuse fleur. Mais ils n’y virent rien du tout, c’est-à-dire qu’il n’y restait plus que la bogue de coco qui se balançait doucement bercée par la brise, ce qui étonna la petite troupe. Mais Ta Garuda lui n’était pas surpris et il constata simplement : « Cette fleur maudite ! Elle a eu connaissance de notre conversation et elle s’est carapatée vite fait! » A ce moment là, un certain Tchrat, le petit frère de Pou Tchraèng qui faisait partie du groupe revenu de la berge du lac Kam Ping Souoy se mit à raconter : « quand on est parti emmener les bout de cercueil pour aller les assembler au bord du lac, j’ai remarqué qu’il y’avait une orchidée sauvage plantée en face de nous sous un arbre. Elle avait une forme absolument identique à celle qui se trouvait sous ce goyavier... Et bien en fait, c'est la même car... » Ces paroles donnèrent un gros coup de migraine au Mékhum Logne, qui l'interrompit du tac au tac avec beaucoup de mauvaise humeur : « Mais alors bon sang! Elle est où maintenant cette sacrée fleur?. Ici, il n’ya plus que cette noix de coco vide qui se balance. Comme elle a suivi le mouvement jusqu’à la berge du lac, c’est comme ça qu’elle a continué à agir sur le bruit des clous, pour que celui-ci atteigne cette maison ainsi que la mienne, là où se trouve mon épouse! Je n’y comprends rien! Pourquoi, bon sang, pourquoi est ce que ma femme qui n’a rien à voir avec toute ces histoires subit elle aussi le même sort que Po-one Chaye? Hein? » Ta Garuda tenant sa canne et frappant nerveusement le sol jusqu’à le transpercer parla ainsi : « Il y’a dix ans, nous trois les triplés on a maté un démon plus puissant que celui-ci. Moi je vous dis : a cette heure, il n’ya pas vraiment de raisons de se faire trop de bile. Et puisque Ta Tèp les Yeux de l’Au-Delà n’est pas là, il reste toujours Ta Sor le Roi des Spectres que l’on va faire venir immédiatement. Il nous fera un bon rituel anti démon et zou : plus de preay besat. Fini! » Voyant Ta Garuda à ce point sur de lui, Neaye Tchrat se décida pourtant à poursuivre son histoire de tout à l'heure: « Moi, ce que je comprends, c’est que l’on a pas trop intérêt à s’opposer à cette preay besat là. Vous savez... Tout à l’heure, au moment où les autres gars sont partis en charrette au monastère pour demander que l’on nous prête un cercueil, je suis resté seul un moment près du cercueil au bord du lac. Eh bien là bas j’ai entendu la voix de cette bonne femme qui sortait de cette fameuse fleur plantée sous l’arbre et qui m’a dit : « Dégage et retourne au village! Va dire à Garuda, ce vieux débris, ainsi qu’à toute ta bande de péquenots de cesser immédiatement d’avoir l’idée même de m’emmerder! Tenez vous à carreau, sinon ce sera pour chacun le même sort que celui de la nénette de ce crétin de Mékhum! » Prenant connaissance de ces paroles aussi insultantes que menaçantes rapportées par Tchrat, le Mékhum Logne invectiva Ta Garuda l’air bouleversé : « Preah aoeuye! Mon Dieu! Pour qu’elle parle sur un ton pareil, cette salope n’est pas prête de laisser ma femme tranquille! Mais qu’est ce qu’on va bien pouvoir faire pour se sortir de là? » Ta Garuda fit un effort sur lui même pour ne pas exploser de fureur, et répondit au Mékhum Logne : «Mais Po-one Mékhum Logne je te dis et te redis de ne pas te faire de soucis puisqu’on est là. Et je t’assure que cette garce n’a pas les moyens de faire grand mal à ta femme. Enfin!... » - mais Lauk Ta! Vous avez l’air d’oublier que le mal est fait puisque cette démone a apparemment à moitié capturé l’âme de mon épouse et que celle-ci est inconsciente qu’elle grelotte de fièvre comme si elle avait la malaria et que par-dessus le marché, elle présente les mêmes caractéristiques que le défunt Po-one Chaye, je veux dire tressauter de manière bizarre, et... - Et moi je te dis de ne pas te considérer comme vaincu par cette démone » et Ta Garuda ajouta : « Je te répète qu’il n’y a pas de preay besat capable de se mesurer à Ta Sor le Roi des Spectres. Je vais demander à Aa Chrwot de se rendre tout de suite au Phnom Romleaye Sak pour dire à Ta Sor de rappliquer cette nuit même. Car en effet, il faut que l’on fasse tout de suite ce qu’il faut pour anéantir cette késrokol besat et que tout soit règlé avant demain huit heures. Et aussi, il faut que dès à présent on réfléchisse et que l’on trouve la raison pour laquelle cette garce d’orchidée a décidé de tourmenter de la sorte Aa Chaye ainsi que ton épouse. J’ai dis. » Neaye Chrwot Corne de Buffle entendant ces paroles se mit à protester d’une voix plaintive : « au Phnom Romleay Sak? Mais c’est trop loin! Et en plus il fait complètement nuit... Ca va être très compliqué et pénible de prendre la route dans ces conditions... Et puis d’abord : Ta Sor! Est-ce qu’il y’est actuellement la haut dans sa grotte? Si ça se trouve, je vais y aller pour rien! » Ta Garuda se tourna vers lui en rugissant : « Que ce soit pénible, compliqué, que l’on y voit rien : je m’en fous! Et s’il n’est pas là, tu feras ce qu’il faut pour interroger les villageois, quitte à les harceler jusqu’à ce que l’on te dise où il se trouve, et tu iras en effet le trouver. N’oublie pas que Ta Sor est un personnage important. Et n’oublie pas non plus que Aa Chaye de son vivant s’est toujours comporté de manière admirable avec toi et que tu lui en es redevable... Maintenant, c’est à ton tour de voler à son secours pour l’aider à recommencer à vivre! Et puis : si tu ne vas pas trouver Ta Sor le Roi des Spectres : qu’est ce que tu proposes pour mater cette cochonnerie de késrokol besat, dis moi un peu? » Et cette fois çi, Neaye Chrwot capitula, ne sachant ni n’osant que répondre...Il tourna son regard vers Naren qui compris immédiatement qu’il fallait que tous les deux se remettent en route en direction du Phnom Romleay Sak. Mais au moment où nos deux compères étaient en train de se diriger vers la moto, toutes les ampoules cessèrent de fonctionner simultanément, plongeant ainsi la maison de Neang Tchaat dans l’obscurité. Cet incident ressemblait à quelqu’un ayant marché sur un câble le débranchant brutalement, car le groupe électrogène, la machine Phloeng continuait à ronronner normalement. Et Chrwot, ne pouvant pas se décider à abandonner comme ça son l’installation de hall funéraire réalisée tout à l’heure de ss mains, décida alors de prendre le temps d’aller voir et de réparer le truc qui avait provoqué cette coupure brutale d’électricité. le chapitre 4 arrive... - on fera connaissance de Tas Sor - on aura quelques éclaircissements sur ces histoires de cercueil - mais nos héros seront de plus en plus dans la m...
Avez vous dans votre bibliothèque la version originale en khmèr?
...et effectivement, à l'ouest de battambang un peu au dessus de l'axe vers pailin, il y'a le pays ou se déroule cette histoire... Mais la carte ne renseigne ni le nom du lac, ni le noms des autres phnoms autre que phnom sampeyw... alors, pour poursuivre l'enquête, il faut aller sur..
bonjour Pou Soen Nmott, bonjour Liberté et pardon pour provoquer des pipis au lit
Avez vous dans votre bibliothèque la version originale en khmèr? Je connais très bien ce coin. J'ai bcp de tof du haut de Phnum Sampao [/color]
Seun nmott a écritAvez vous dans votre bibliothèque la version originale en khmèr? Je connais très bien ce coin. J'ai bcp de tof du haut de Phnum Sampao [/color] avez vous une photo où on voit le lac avec le phnom krapoeu? et rêvons un peu : le village de kamping pouoy?
ritrey swosdey puok aone liberté : merci pour le khantor... je le mettrai dans la prochaine édition de mon dico neuw jeat kraoy