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Author Le jeu de massacre des libéraux et Hun Sen   ( Replies 28 | Views 1944 )
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Re : Le jeu de massacre des libéraux et Hun Sen Reply With Quote
Offline vanthon
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Ma chère Vicheya,
J'évite pour le moment d'employer le terme "génocide" pour des raisons juridiques.
L'Assemblée générale de l'ONU avait confié à sa commission juridique le soin de qualifier les actes de génocide, lorsque nombreux de ses membres dont la France, avaient voulu faire condamner la Turquie pour ses crimmes contre les Arméniens. Depuis le terme "génocide" a une définition juridique précis votée par l'ONU. Je ne voudrais pas anticiper la décision du Tribunal des KR. Car si les KR sont condamnés pour les crimes de génocide reconnu par ce tribunal. Sihanouk qui en est complice,sera condamné à des peines selon le degré de complicité.

Edité le 28/07/2007 @ 14:56 par vanthon
#44745 View vanthon's ProfileView All Posts by vanthonU2U Member
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Re : Le jeu de massacre des libéraux et Hun Sen Reply With Quote
Offline Vicheya
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OK, je comprends ! Mais si on parle de l'ONU, il me semble bien qu'il n'a jamais reconnu le "génocide" Khmer Rouge car les tueurs et les tués sont justement de la même "race", "éthnie".



« Dans la présente Convention, le génocide s'entend de l'un quelconque des actes ci-après commis dans l'intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :
a) Meurtre de membres du groupe ;
b) Atteinte grave à l'intégrité physique ou mentale de membres du groupe ;
c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ;
d) Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ;
e) Transfert forcé d'enfants du groupe à un autre groupe. »

Cette définition a été reprise dans l'article 6[2] du Statut de Rome (17 juillet 1998), l'acte fondateur de la Cour pénale internationale.


Trois génocides reconnus à ce jour : Les Arméniens, les Juifs et les Tutsi.




Par contre, je pense qu'ils peuvent être inculpés de crime contre l'humanité, si ce n'est de génocide, mais en aucun cas, je pense que Sihanouk sera mis en cause dans ce procès.


Edité le 28/07/2007 @ 16:40 par Vicheya

Site de thanka, peinture traditionnelle bouddhiste
http://thanka-sherpa.blogspot.com/
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Association des Cambodgiens de Franche-Comté (Besançon)
http://associationcambodgiensfranche-comte.blogspot.com/


#44747 View Vicheya's ProfileView All Posts by VicheyaU2U Member
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Re : Le jeu de massacre des libéraux et Hun Sen Reply With Quote
Offline vanthon
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Le jeu de....(suite et fin)
Hun Sen, politicien illusionniste, gestionnaire médiocre, économiste improvisé, dirigeant cruel et foncièrement corrompu, est un tacticien qui prend pour modèle les héros de Sam Kok. Son pouvoir parallèle consiste à disposer d’une force (armée) de frappe personnelle, de dissuasion et d’attaque préventive (la70è brigade) blindée, héliportée, suréquipée et d’un trésor de guerre gigantesque en grande partie d’origine maffieuse. Il met en place son propre nomenklatura fidèle capable d’infiltrer, de miner, de diviser et de déstabiliser ses ennemis ou ses adversaires sous des formes variées (En voici quelque exemples : pression sur SNS et le FUNCINPEC par le chantage à la partition du Cambodge en 1993, coup d’Etat du 5/6 juillet 1997, assassinat à la grenade devant le palais royal en 1998, attentat contre des adversaires politiques, complot contre le PSR et son président, déstabilisation du FUNCINPEC et de son président, chantage sur le roi Sihamoni pour la signature du traité additionnel du traité de frontières avec le Vietnam, chantage sur les Khmers Kroms, morcellement du camp libéral par la mise sur pied du parti de Rémy-Kem Sokha) .Tels sont quelques faits d’arme de ce potentat, adepte de Sam Kok qui considère que la force, l’argent et le conditionnement constituent la fondation et le rempart du pouvoir. Tirant les enseignements de la chute des dictateurs asiatiques et latino-américains, il fait interdire à titre préventif, toute manifestation contestataire ou protestataire (sous divers prétextes, souvent fallacieux) susceptible selon lui et ses partisans, de dégénérer en soulèvement populaire.

Le jeu de massacre, inspiré de la légende des 3 royaumes (Sam Kok) que Hun Sen a adapté à l’environnement khmer et fait appliquer par ses agents, a fonctionné jusqu’ici sans trop d’accros selon le scénario prévu. Pour briser et disperser l’électorat libéral estimé à 2 millions cinq cent milles, il faudrait provoquer la division des partis non communistes et susciter les autodestructions. Le FUNCINPEC n’est plus que l’ombre de lui-même. Le PNR n’est plus qu’un fantôme errant qui n’effraye personne. Le pan libéral dur à cuire est le PSR. Avec l’entrée en scène de Kem Sokha, c’est le rêve perdu des indépendants, c’est la certitude d’un nouveau mandat pour Hun Sen. Hun Sen qui assiste, comblé, au spectacle « du jeu de massacre des libéraux » dont il est un acteur occulte déterminant, s’est confié lundi dernier à ses intimes qu’il a gagné une bataille préliminaire avant l’échéance électorale de 2008.

Actuellement, la direction du CPP est en ébullition en raison du prochain départ à la retraite d’un des 3 dinosaures, le président du parti Chea Sim. On sait qu’à la tête du PPC, en digne héritier du système communiste, règne le triumvirat avec ses alter ego, qui se partage la présidence du parti, celle de l’assemblée nationale et celle du sénat et du gouvernement, sans parler du Conseil constitutionnel, du Comité National d’Election, de la haute Cour. Or Hun Sen, insatiable, veut être à la fois président du parti et Chef du gouvernement, ce dont le comité permanent ne veut pas, d’où l’empoignade dont l’écho est perçu à l’extérieur.

Voici ce qu’a proposé le politburo : Heng Samrin, président du parti, Sar Kheng, président de l’assemblée nationale, Hok Lundy, ministre de l’intérieur, Hun Sen, PM et vice-président du parti

Plusieurs cas de figure sont en mesure de modifier de fond en comble, le paysage politique actuel. Ils sont tous dépendants de Hun Sen et du PPC. :

1er cas : le PPC reste uni, le politburo accédant au souhait de Hun Sen d’être PM et Chef du parti. La coalition se ferait avec le parti de Kem Sokha au cas où celui-ci aurait une vingtaine de députés, ce qui est fort probable.

2è cas : le Comité permanent maintiendrait sa résolution, Hun Sen, minoritaire, s’en irait et fonderait son propre parti. Ce serait une période d’incertitude. On évaluait à 50 députés environ, pour le clan hunsénien et 23, pour le camp adverse pro Chea Sim-Sâr Kheng. Hun Sen choisirait comme allié Kem Sokha qui disposerait d’une vingtaine de députés.

Dans les 2 cas le PSR restera toujours dans l’opposition avec une trentaine de députés alors que le FUNCINPEC et le PNR disparaîtront de la représentation populaire.

Pour les libéraux, la seule possibilité de conquérir le pouvoir serait d’obtenir l’alliance du PSR avec le PDDH de Kem Sokha ou si besoin, de choisir le vote utile. Mais Kem Sokha qui est redevable à HS d’un soutien logistique comme ce fut le cas du FUNCINPEC, se place en position de dépendance du pouvoir. Chacun sait maintenant à Phnom Penh que le triangle Sây Sopheap, Keo Rémy et Kem Sokha est au service de HS.


Edité le 30/07/2007 @ 11:41 par vanthon
#44855 View vanthon's ProfileView All Posts by vanthonU2U Member
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Re : Le jeu de massacre des libéraux et Hun Sen Reply With Quote
Offline NeangSrey
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vanthon a écrit

Le jeu de....(suite et fin)
Hun Sen, politicien illusionniste, gestionnaire médiocre, économiste improvisé, dirigeant cruel et foncièrement corrompu, est un tacticien qui prend pour modèle les héros de Sam Kok. Son pouvoir parallèle consiste à disposer d’une force (armée) de frappe personnelle, de dissuasion et d’attaque préventive (la70è brigade) blindée, héliportée, suréquipée et d’un trésor de guerre gigantesque en grande partie d’origine maffieuse. Il met en place son propre nomenklatura fidèle capable d’infiltrer, de miner, de diviser et de déstabiliser ses ennemis ou ses adversaires sous des formes variées (En voici quelque exemples : pression sur SNS et le FUNCINPEC par le chantage à la partition du Cambodge en 1993, coup d’Etat du 5/6 juillet 1997, assassinat à la grenade devant le palais royal en 1998, attentat contre des adversaires politiques, complot contre le PSR et son président, déstabilisation du FUNCINPEC et de son président, chantage sur le roi Sihamoni pour la signature du traité additionnel du traité de frontières avec le Vietnam, chantage sur les Khmers Kroms, morcellement du camp libéral par la mise sur pied du parti de Rémy-Kem Sokha) .Tels sont quelques faits d’arme de ce potentat, adepte de Sam Kok qui considère que la force, l’argent et le conditionnement constituent la fondation et le rempart du pouvoir. Tirant les enseignements de la chute des dictateurs asiatiques et latino-américains, il fait interdire à titre préventif, toute manifestation contestataire ou protestataire (sous divers prétextes, souvent fallacieux) susceptible selon lui et ses partisans, de dégénérer en soulèvement populaire.

Le jeu de massacre, inspiré de la légende des 3 royaumes (Sam Kok) que Hun Sen a adapté à l’environnement khmer et fait appliquer par ses agents, a fonctionné jusqu’ici sans trop d’accros selon le scénario prévu. Pour briser et disperser l’électorat libéral estimé à 2 millions cinq cent milles, il faudrait provoquer la division des partis non communistes et susciter les autodestructions. Le FUNCINPEC n’est plus que l’ombre de lui-même. Le PNR n’est plus qu’un fantôme errant qui n’effraye personne. Le pan libéral dur à cuire est le PSR. Avec l’entrée en scène de Kem Sokha, c’est le rêve perdu des indépendants, c’est la certitude d’un nouveau mandat pour Hun Sen. Hun Sen qui assiste, comblé, au spectacle « du jeu de massacre des libéraux » dont il est un acteur occulte déterminant, s’est confié lundi dernier à ses intimes qu’il a gagné une bataille préliminaire avant l’échéance électorale de 2008.

Actuellement, la direction du CPP est en ébullition en raison du prochain départ à la retraite d’un des 3 dinosaures, le président du parti Chea Sim. On sait qu’à la tête du PPC, en digne héritier du système communiste, règne le triumvirat avec ses alter ego, qui se partage la présidence du parti, celle de l’assemblée nationale et celle du sénat et du gouvernement, sans parler du Conseil constitutionnel, du Comité National d’Election, de la haute Cour. Or Hun Sen, insatiable, veut être à la fois président du parti et Chef du gouvernement, ce dont le comité permanent ne veut pas, d’où l’empoignade dont l’écho est perçu à l’extérieur.

Voici ce qu’a proposé le politburo : Heng Samrin, président du parti, Sar Kheng, président de l’assemblée nationale, Hok Lundy, ministre de l’intérieur, Hun Sen, PM et vice-président du parti

Plusieurs cas de figure sont en mesure de modifier de fond en comble, le paysage politique actuel. Ils sont tous dépendants de Hun Sen et du PPC. :

1er cas : le PPC reste uni, le politburo accédant au souhait de Hun Sen d’être PM et Chef du parti. La coalition se ferait avec le parti de Kem Sokha au cas où celui-ci aurait une vingtaine de députés, ce qui est fort probable.

2è cas : le Comité permanent maintiendrait sa résolution, Hun Sen, minoritaire, s’en irait et fonderait son propre parti. Ce serait une période d’incertitude. On évaluait à 50 députés environ, pour le clan hunsénien et 23, pour le camp adverse pro Chea Sim-Sâr Kheng. Hun Sen choisirait comme allié Kem Sokha qui disposerait d’une vingtaine de députés.

Dans les 2 cas le PSR restera toujours dans l’opposition avec une trentaine de députés alors que le FUNCINPEC et le PNR disparaîtront de la représentation populaire.

Pour les libéraux, la seule possibilité de conquérir le pouvoir serait d’obtenir l’alliance du PSR avec le PDDH de Kem Sokha ou si besoin, de choisir le vote utile. Mais Kem Sokha qui est redevable à HS d’un soutien logistique comme ce fut le cas du FUNCINPEC, se place en position de dépendance du pouvoir. Chacun sait maintenant à Phnom Penh que le triangle Sây Sopheap, Keo Rémy et Kem Sokha est au service de HS.




Bonjour la compagnie,

.....je passe rapidement pour juste écrire :ordi: ces qq mots pour approuver totalement, entièrement, complètement :bon: votre analyse, Vanthon !

Continuez à nous faire connaître vos opinions, analyses et surtout dénoncer tous ces jeux macabres :ideenoire: à la SAM KOK...les dirigeants khmers sont très friands de cette tactique du Machiavel chinois !


Ce qui est fait n'est plus à faire.
L'avenir appartient à celui qui se lève tôt.
Chassez le naturel et il revient au galop...
#44898 View NeangSrey's ProfileView All Posts by NeangSreyU2U Member
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