robin des bois a écrit* "une apparence et une façade de démocratie et de liberté d'expression pour "épater la galerie internationale." Le pire c'est que ca marche du tonnerre ! Pour la plupart des gens avec qui je discute qui ne connaissent que peu ou pas le pays, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes !
* "une apparence et une façade de démocratie et de liberté d'expression pour "épater la galerie internationale."
Cambodge Soir» fermé pour défaut de langue de bois Presse. Sur décision de son directeur, le quotidien ne paraît plus suite à un article incriminant la déforestation. Par Arnaud Dubus QUOTIDIEN : vendredi 6 juillet 2007 Des trois journaux francophones publiés en Asie du Sud-Est, le quotidien Cambodge Soir, édité à Phnom Penh, était le seul à ne pas être un organe de propagande soumis aux volontés du gouvernement local. Contrairement à ses homologues du Laos ou du Vietnam, Cambodge Soir rapportait depuis 1995 l’actualité du pays avec un souci d’équilibre et d’honnêteté. Ce qui en faisait une référence obligatoire pour tous ceux qui voulaient suivre l’évolution du royaume. Cette voix indépendante s’est tue, étouffée par ce qui a toutes les allures d’un conflit d’intérêt. Dans l’édition du 9 juin, un journaliste écrit un article, basé sur un rapport de l’ONG Global Witness, accusant des proches du Premier ministre Hun Sen d’être impliqués dans des opérations de déforestation illégale. L’article de Cambodge Soir s’accompagne d’un schéma montrant les liens qu’entretiennent Hun Sen et son épouse Bun Ranny avec les exploitants forestiers incriminés. Le lendemain, le journaliste est brutalement «mis en vacances» par le directeur (et actionnaire minoritaire) du journal, Philippe Monin. Lequel se trouve être aussi un conseiller de l’Agence française de développement (AFD) auprès du ministre cambodgien de l’Agriculture. Estimant ce licenciement injuste, la rédaction se met en grève. Philippe Monin annonce alors qu’il ferme le journal pour «faillite économique». Depuis, les journalistes ne savent pas à quoi s’en tenir. «Cela fait quatre semaines que l’on tourne en rond», dit l’un deux. Une rencontre a eu lieu en début de semaine avec la direction, laquelle affirme n’avoir jamais mis en liquidation le journal mais l’avoir simplement «suspendu pour des raisons financières». Pourtant, Cambodge Soir, qui comprend plusieurs pages en langue khmère et qui est tiré à 2000 exemplaires, bénéficie d’un soutien financier de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) jusqu’en 2009. Cette bourse finance un tiers de son budget, le reste venant des abonnements, de la publicité et des travaux d’édition. Les autorités cambodgiennes, qui avaient interdit la publication d’extraits du rapport sur la déforestation, n’ont pas fait pression sur la direction du journal après la publication de l’article. Craignant d’être accusées de censure, elles sembleraient même plutôt embarrassées par cette fermeture inopinée. Le porte-parole du gouvernement a d’ailleurs signé un texte de soutien au journal. Toujours dans l’incertitude, les journalistes espèrent une reprise de la publication, mais à la condition que «l’indépendance éditoriale du quotidien soit respectée». Mise au point Une réaction, signée « Olivier de B. » (voir ci-dessous) a été publiée. Du fait de mon attachement connu à ce journal dont j'ai préfacé le volume marquant son dixième anniversaire, du fait de ma présence au Cambodge depuis 1990, et enfin du fait de la similitude de mes initiales avec celle de l'auteur de ce message, un certain nombre de personnes m'en attribuent le crédit ou m'en font le reproche. Cette imputation m'est d'autant plus désagréable qu'elle est exactement contraire à mon opinion sur le journal Cambodge Soir, qui a fait preuve d'autant de liberté d'esprit qu'on le peut dans un pays aussi complexe et parfois tendu que peut l’être le Cambodge, et que j'ai plusieurs fois salué le désintéressement de ses mécènes, qualifiés ici d'actionnaires. Olivier de Bernon, Directeur d'Études à l'École française d'Extrême-Orient
vendredi 10 août 2007 Cambodge Soir reprendrait... mais pas pour tout le monde Le blog du Collectif CS n'a pas été alimenté depuis bien longtemps et nous vous présentons nos excuses pour ce long silence. Les dernières semaines ont été particulièrement troublées et le collectif ne rassemble plus désormais l'intégralité des journalistes de Cambodge Soir. Certains d'entre nous ont accepté de reprendre le travail avec l'actuelle direction. D'autres (l'ensemble des six journalistes français, dont la rédactrice en chef, et deux journalistes cambodgiens, soit la moitié de l'équipe éditoriale) estiment inacceptables les conditions de cette reprise, encadrée par un règlement intérieur qui comporte des dispositions imposant le contrôle du contenu éditorial par les administrateurs. Deux mois jour pour jour après la mise à la porte, illégale, d'un journaliste de Cambodge Soir au motif qu'il avait écrit un article déplaisant pour la direction, le nouveau directeur de publication Kong Rithy Chup a annoncé la reprise du travail, affirmant que les demandes de la rédaction avaient été satisfaites. Il est important de préciser que la moitié de l'ancienne rédaction n'a pas vu ses demandes satisfaites et est en désaccord avec les conditions de cette reprise, qui se fera sans elle.
Ce n'est pas aussi n'importe quoi que ça :
Média – Hervé Bourges en médiateur pour Cambodge Soir.- [.....]Abdou Diouf, a pris la décision d’envoyer un médiateur en la personne d'Hervé Bourges, actuel président de l'Union internationale de la presse francophone. Hervé Bourges, qui a quitté le Royaume dimanche soir au terme d’une mission de 3 jours, avait pour mission de rencontrer les protagonistes sur le terrain, de discuter des objectifs et des solutions envisageables. [....] (www.lepetitjournal.com - Cambodge) mardi 21 août 2007 Sources : http://www.lepetitjournal.com/content/view/17797/1841/
Le site du Cambodge soir est de nouveau actif. http://www.cambodgesoir.info/index.php Allez vous cautionner ceux qui ont mis à la porte la partie "gênante" de l'équipe de rédaction du journal?
Vous trouvez que cela a porté ses fruits? Je croyais que son role était de faire de la médiation mais tout ce que je vois c'est que les journalistes qui n'ont pas accepté l'arbitraire ont été remerciés (enfin même pas) tandis que ceux qui ne peuvent pas se premettre de perdre leur emploi ont cédé et sont retourné au travail . J'espère que KN va clarifier sa position et nous dire si l'accord avec le CS sera ou non reconduit.
J'espère que KN va clarifier sa position et nous dire si l'accord avec le CS sera ou non reconduit.