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Author Le tribunal du génocide Khmer rouge   ( Replies 130 | Views 1046 )
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Re : Procès Khmer rouge: 150 témoins seront appelés à la barre Reply With Quote
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J’ai hâte de voir la liste des accusés khmers rouges (entre cinq et dix anciens cadres khmers rouges, ce n’est pas beaucoup à mon avis), et je suis prêt pour venir témoigner devant ce tribunal.

Pagnachon

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Re : Procès Khmer rouge: 150 témoins seront appelés à la barre Reply With Quote
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PAGNACHON a écrit

J’ai hâte de voir la liste des accusés khmers rouges (entre cinq et dix anciens cadres khmers rouges, ce n’est pas beaucoup à mon avis), et je suis prêt pour venir témoigner devant ce tribunal.

Pagnachon




Bonsoir Pagnachon !

Oui ! C'est ce qu'il faut !
C'est très important de témoigner !
C'est important de témoigner nombreux, pour ne pas laisser passer cette "chance", de faire lumière sur la triste période Khmers Rouges !
Pourvu que vous soyez nombreux - si nombreux, que les lieux prévus pour le procès s'avèrent trop petits !


Car les victimes directes et indirectes sont si nombreuses, que la prison "at eternam" ne suffirait pas, comme peine :larme:


Et peu importe le nombre d'inculpé au final - l'important c'est qu'il y ait déjà un jugement !

sothy
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CAMBODGE - LES KHMERS ROUGES DEVANT LEURS JUGES -amnestyinternational- Reply With Quote
Offline Swann
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Une des rares photos des dirigeants khmers rouges originels : à gauche, « Frère Numéro Un » (Pol Pot) et, à droite, « Frère Numéro Deux » (Ieng Sary). Chine, fin des années 70. © AFP

CAMBODGE - LES KHMERS ROUGES DEVANT LEURS JUGES


Près de trente ans après la chute du régime des Khmers rouges et au terme de longues et pénibles tractations politiques, un tribunal va enfin commencer à juger les massacres perpétrés par la dictature nationaliste et ultra-maoïste de Pol Pot. Mais le doute est permis quant à l’issue de la procédure et la fin de la culture d’impunité.
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Une des rares photos des dirigeants khmers rouges originels : à gauche, « Frère Numéro Un » (Pol Pot) et, à droite, « Frère Numéro Deux » (Ieng Sary). Chine, fin des années 70. © AFP

Désignés par les Nations unies, 17 juges cambodgiens et 13 juges internationaux ont prêté serment le 3 juillet dernier à Phnom Penh pour commencer à instruire le procès, lequel pourrait débuter courant de 2007 et s’étaler sur au moins trois ans. La formule adoptée est unique en son genre : toutes les décisions doivent être prises à l’unanimité ou à la « super majorité », c’est-à-dire qu’elles nécessitent l’accord d’au moins un juge étranger. Il aura fallu sept ans de négociations entre l’ONU et le Premier ministre cambodgien, Hun Sen, pour établir cette cour de justice.

On ne sait pas encore avec exactitude quels Khmers rouges seront jugés lors de ce procès. C’est que beaucoup d’anciens cadres du régime de Pol Pot occupent actuellement des postes en vue au Cambodge. Le Premier ministre actuel, Hun Sen, est lui-même un ancien officier khmer rouge. Pour éviter tout risque d’être inquiété, ces dirigeants ont mis tout en oeuvre pour que le tribunal se limite à juger les plus hauts dignitaires du régime khmer rouge (ceux qui ont planifié ou donné des ordres) et les principaux responsables des crimes les plus graves. Les dizaines de milliers d’anciens simples combattants khmers rouges qui s’étaient volontairement rendus aux nouvelles autorités n’ont donc pas grandchose à craindre de ce procès et ils continueront à vivre dans les communautés où ils se sont réinsérés.
UNE MORT PROVIDENTIELLE

Le « Frère Numéro Un », Pol Pot, étant décédé en avril 1998, on trouve parmi les prévenus probables du procès des dirigeants tels que Nuon Chea (« Frère Numéro Deux », secrétaire général adjoint du Parti communiste), Khieu Samphan (qui a dirigé le Présidium d’État du Kampuchéa démocratique, c’est-à-dire l’État khmer rouge), Ieng Sary (« Frère Numéro Trois ») ou encore Duch (ancien directeur de la prison de Tuol Sleng, le plus important centre de détention et de torture du régime). Considéré comme l’un des principaux organisateurs des massacres, Ta Mok (devenu « Frère Numéro Trois » à la fin du régime) a échappé au procès car il est mort le 21 juillet dernier à l’hôpital militaire de Phnom Penh. Il s’était engagé à révéler beaucoup de secrets lors du procès, et plusieurs voix se demandent au Cambodge pourquoi il n’a pas été transféré plus tôt de sa prison à l’hôpital alors que son état de santé se dégradait sérieusement. Sa mort arrange-t-elle certaines personnes ? Exaspéré par ces interrogations, le Premier ministre Hun Sen a, dans son style caractéristique, menacé début août d’arrêter ceux qui ont diffusé des tracts accusant le gouvernement d’être à l’origine du décès de Ta Mok : « Ta Mok est mort. Que pouvait-on y faire puisque son coeur a lâché ? Il a atteint l’âge de 80 ans, soit plus que ma mère qui avait 78 ans. On accuse le gouvernement d’avoir voulu supprimer des preuves. Mais pour la mort de Milosevic en plein procès, pose-t-on la question au tribunal international de La Haye ? »

Ceux qui ont tout fait pour retarder la tenue d’un procès et limiter le nombre de Khmers rouges jugés se justifient parfois en évoquant la crainte de diviser la société cambodgienne en ravivant les rancoeurs liées aux exactions passées. « Nous pensons exactement le contraire, assure Youk Chhang, directeur du Centre de documentation du Cambodge [1]. Quand Ta Mok est décédé, quelques centaines l’ont pleuré mais le reste de la société pensait beaucoup de mal de lui. Or, nous sommes restés divisés : comme aucun tribunal n’a clairement établi ce qu’il a commis, les pro- et anti-Ta Mok ne se réconcilient pas. Il est mort comme prisonnier. Les victimes ne peuvent pardonner si rien n’est reconnu par une procédure légale. Cela fait 30 ans qu’on nous dit d’oublier et de se réconcilier, mais ça ne se passe pas naturellement. C’est pour ça qu’un tribunal est si important dans le processus de réconciliation ».

Le manque de confiance des Cambodgiens en leurs autorités et surtout en leur système judiciaire laisse toutefois planer de nombreux doutes. Ne vaudrait-il pas mieux consacrer le budget prévu pour ce procès (environ 60 millions de dollars) à des projets de développement ? « L’avantage de ce tribunal est qu’il constituera un forum où les Cambodgiens pourront parler de cette période si difficile de notre histoire, souligne Theary Seng, directrice du Centre pour le développement social et orpheline de ses deux parents tués par les Khmers rouges [2]. Il permettra aussi de parler d’acteurs qui ne seront pas jugés officiellement : le rôle des Etats-Unis, de la Chine, de certains individus du gouvernement. Ils ne seront pas jugés officiellement, mais bien dans l’opinion publique ».

La Chine, principal soutien financier et militaire du régime khmer rouge, craint de voir exposer au grand jour cet appui. Ong Thong Hoeung, un Cambodgien réfugié en Belgique qui a passé trois ans dans les camps de rééducation des Khmers rouges [3], met toutefois en garde contre un abandon de leurs responsabilités de la part de ses compatriotes. « Trop souvent, les Cambodgiens aiment penser que leurs malheurs sont dus aux étrangers. Dans le cas des Khmers rouges, il s’agit bel et bien de Cambodgiens qui ont massacré des Cambodgiens. L’utilité d’un tel tribunal n’est pas la vengeance, la punition des bourreaux, mais d’empêcher cette période de tomber dans l’oubli et d’envoyer un message fort aux dirigeants cambodgiens : contrairement à ce qui s’est toujours passé au Cambodge, il se peut que vous soyez un jour jugés pour vos actes ».
INSTRUIRE LES NOUVELLES GÉNÉRATIONS

Environ la moitié de la population cambodgienne a moins de 18 ans. Pour ces 7 millions d’enfants et adolescents nés après la fin du régime des Khmers rouges, les massacres de ces derniers paraissent parfois bien abstraits. Ils en ont entendu parler, mais cette histoire relativement récente n’est pas enseignée dans les écoles cambodgiennes et rares sont les familles où les parents parlent facilement de cette période. Certains jeunes ont du mal à croire que ces horreurs se soient produites, ils se demandent si ce ne sont pas des histoires racontées par certains politiciens. « C’est dur pour les jeunes : cette période khmer rouge est comme une ombre qui plane au-dessus d’eux, elle est l’excuse qu’on leur ressert continuellement pour justifier tous les maux du Cambodge actuel. Il faudrait un enseignement clair sur ce génocide, et le procès peut aider en ce sens », affirme Youk Chhang.

Un procès juste aiderait les Cambodgiens à se réconcilier avec une partie de leur passé douloureux, mais n’effacera pas leurs nombreux problèmes actuels, issus d’une mauvaise gestion du pays depuis la fin des conflits. Theary Seng : « Les Cambodgiens sont confronté quotidiennement à de nombreuses injustices : pauvreté, faim, expulsions de leur logement, absence d’emplois, brutalité de la police, filles prises dans la prostitution, tribunaux corrompus, etc. Personne n’est contre un jugement des Khmers rouges, mais pour beaucoup de Cambodgiens, ce procès n’est qu’une question de plus dans un océan d’injustices plus immédiates et actuelles ».

S.G.

Dernière modification le : 31 août 2006

Notes

[1] Le Centre de Documentation du Cambodge est l’un des principaux centres de collecte d’informations sur le régime khmer rouge. Il a rassemblé des centaines de milliers de documents en vue du procès. Il mène aussi des forums de réconciliation dans le pays et tente d’aider les victimes à retrouver leurs familles. Plus d’infos sur son site : http://welcome.to/dccam

[2] Theary Seng a publié un livre autobiographique sur son enfance sous les Khmers rouges, intitulé Daughter of the Killing Fields (Fusion Press 2005). Elle dirige une ONG cambodgienne, le Centre pour le Développement social, dont le site est http://www.csdcambodia.org/

[3] Ong Thong Hoeung est l’auteur d’un récit autobiographique sur sa vie au Cambodge sous le régime de Pol Pot : J’ai cru aux Khmers rouges (Buchet/Castel 2003).

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Retour sur l'Histoire

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On juge les Khmers rouges

Par Frédéric de Monicault

Le génocide orchestré par les Khmers rouges contre les Cambodgiens reste l'une des grandes tragédies du siècle passé.

18 mars 1970 : Norodom Sihanouk, chef de l'Etat cambodgien est renversé. Il ne retrouve son trône qu'en septembre 1993 avant d'abdiquer en faveur de son fils en octobre 2004.

17 avril 1975 : se réclamant du maoïsme, les Khmers rouges, dirigés par Pol Pot (Saloth Sar), entrent dans la capitale Phnom Penh ; ils vont transformer le pays en un véritable camp de travail forcé. Près de deux millions - sur huit - de Cambodgiens y perdront la vie.

7 janvier 1979 : le Viêtnam envahit le Cambodge et met fin à quatre années de terreur.

15 avril 1998 : mort de Pol Pot à 73 ans.

6 juin 2003 : au terme de longues négociations, un accord, ratifié par l'ONU et le Cambodge, jette les bases d'un tribunal à participation internationale chargé de juger les responsables du génocide.

4 juillet 2006 : les trente juges cambodgiens et étrangers prêtent serment. Les travaux du tribunal devraient durer trois ans. Le début du procès est espéré pour le milieu de l'année 2007. Quelques responsables khmers sont encore vivants. Ta Mok, surnommé le Boucher, accusé de la mort de 30 000 Cambodgiens, vient de décéder à plus de 80 ans, dans un hôpital de Phnom Penh.


© Historia mensuel - 01/09/2006 - N° 717 - Rubrique Retour sur l'Histoire - P 20


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Semaine du jeudi 7 septembre 2006 - n°2183 - Monde

Cambodge

Un défenseur pour les Khmers rouges



L’avocat français Jacques Vergès vient de passer cinq jours à Phnom Penh pour y préparer la défense de Khieu Samphan, ancien chef d’Etat du « Kampuchéa démocratique ». Le procès pour génocide et crimes contre l’humanité des Khmers rouges devrait s’ouvrir à partir de juin 2007. Une dizaine d’anciens hiérarques de la dictature communiste, pour la plupart septuagénaires ou octogénaires, seront jugés par le tribunal qui appellera à la barre 150 témoins, dont certains viendront de l’étranger. Entre 1975 et 1979, le génocide au Cambodge avait fait près de 2 millions de morts.

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Cela ne m'étonne pas ...
Faut bien s'entraider entre d'anciens camarades ...
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Re : Un défenseur pour les Khmers rouges Reply With Quote
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Rotha a écrit

Cela ne m'étonne pas ...
Faut bien s'entraider entre d'anciens camarades ...


J'ai "survolé" son bouquin : un "Salaud Lumineux" - édifiant. Ecrit il y a déjà un certain temps. J'ai lu le chapître Pol Pot. En partie.

Parfois ses réflexions ne sont pas complètement stupides :smiley12:

:lol: sothy :soleil: j'ai chaud :lol:
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Re : Un défenseur pour les Khmers rouges Reply With Quote
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cad ?
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Et surtout ce monstre Khieu Samphan va certainement lui (Me VERGES) payer avec l’argent qui a volé et pillé du peuple khmer. Il faudrait que le tribunal international vérifie de très près d’où viennent les fonds de ce monstre KHIEU Samphan et bande d’assassin.

Pagnachon



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Re : Re : Un défenseur pour les Khmers rouges Reply With Quote
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Rotha a écrit

cad ?


Au fait je me suis trompé - j'étais surprise de le voir de tous le camps, aussi côté Palestinien. mais il n'a rien de très positif à mes yeux ... non plus.

Au final, en copier/coller d'un autre forum car :dodo:


Va-t-on en apprendre un peu plus sur la période mystérieuse de la vie de Jacques Vergès ? Ce qui n'est pas avouable n'est jamais reluisant !


Il ne dévoile rien

Au final : c'est quelqu'un qui s'escive tout le temps

Y a juste un chapitre sur Pol Pot ; mais bon, si tu as le temps, tu auras ptet envie d'en lire un peu plus.

Sathouk... renata

Il y a plusieurs choses qui m'on fait hérisser mes poils : entre autres sa manière de renier le génocide ... soit disant que les journaux ne parlent pas tjs des mêmes chiffres et montrent "30 cranes" - pas de quoi en faire un plat (enfin, il le dit avec d'autres mots ou le fait sous entendre) Haaa énervé

Il est loin d'être con, mais ... plutôt "vicieux", malin dans le mauvais sens du terme.

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Re : Un défenseur pour les Khmers rouges Reply With Quote
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Cambodge: Khieu Samphan envisage son inculpation Reply With Quote
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L'ancien chef de l'Etat déclare n'avoir pris conscience de l'ampleur du génocide qu'après la mort de Pol Pot. - AFP

Cambodge: Khieu Samphan envisage son inculpation
Publié le 11/09 à 17:42
L'ex-dirigeant Khmer rouge Khieu Samphan affirme qu'il ne savait rien des tueries commises à la fin des années 1970
- L'ancien chef de l'Etat déclare n'avoir pris conscience de l'ampleur du génocide qu'après la mort de Pol Pot. - AFP -
L'ancien chef de l'Etat déclare n'avoir pris conscience de l'ampleur du génocide qu'après la mort de Pol Pot. - AFP
"Comme j'étais isolé au quartier-général à Phnom Penh, je ne savais rien de ce qui se passait dans les campagnes", déclare l'ancien chef de l'Etat (1975-1979) au magazine américain Newsweek.

L'ancien président du Kampuchea démocratique, qui devrait être défendu s'il est inculpé par l'avocat français Jacques Vergès

Célèbre pour avoir défendu des militants et dirigeants anti-colonialistes, mais aussi le criminel nazi Klaus Barbie, le terroriste Carlos et l'ancien président serbe Slobodan Milosevic.

Khieu Samphan et Jacques Vergès se seraient connus à la fin des années 1950 alors qu'ils étudiaient à Paris.

"J'ai fait tout ce que j'ai pu pour rester honnête envers mon pays", ajoute Khieu Samphan assurant qu'à l'époque, il n'avait aucun pouvoir de décision. "Maintenant, on m'accuse de génocide. Je ne comprends pas. Je suis sûr que la plupart des Cambodgiens ne comprennent pas non plus", dit-il encore, âgé aujourd'hui de 75 ans.

L'ancien chef de l'Etat déclare n'avoir pris conscience de l'ampleur du génocide qu'après la mort de Pol Pot.

Dominique CETTOUR-ROSE


Edité le 11/09/2006 @ 19:08 par Swann

#26773 View Swann's ProfileView All Posts by SwannU2U Member
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Re : Cambodge: Khieu Samphan envisage son inculpation Reply With Quote
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France2 a écrit

L'ex-dirigeant Khmer rouge Khieu Samphan affirme qu'il ne savait rien des tueries commises à la fin des années 1970
- L'ancien chef de l'Etat déclare n'avoir pris conscience de l'ampleur du génocide qu'après la mort de Pol Pot. - AFP -
L'ancien chef de l'Etat déclare n'avoir pris conscience de l'ampleur du génocide qu'après la mort de Pol Pot. - AFP
"Comme j'étais isolé au quartier-général à Phnom Penh, je ne savais rien de ce qui se passait dans les campagnes", déclare l'ancien chef de l'Etat (1975-1979) au magazine américain Newsweek.



Il est inadmissible que ce monstre assassin Khieu Samphan se soit permis de dire une telle phrase, et ce monstre continue à blesser la mémoire des victimes et du peuple khmer. Il n’y a pas de mot pour qualifier ce monstre assassin Khieu Samphan.

C’est la justice qui doit trouver la vérité pour les victimes et le peuple khmer, et non pas ce genre de provocation gratuite de ce monstre.

Pagnachon


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Re : Cambodge: Khieu Samphan envisage son inculpation Reply With Quote
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Swann a écrit

....L'ex-dirigeant Khmer rouge Khieu Samphan affirme qu'il ne savait rien des tueries commises à la fin des années 1970
L'ancien chef de l'Etat déclare n'avoir pris conscience de l'ampleur du génocide qu'après la mort de Pol Pot. - AFP
"Comme j'étais isolé au quartier-général à Phnom Penh, je ne savais rien de ce qui se passait dans les campagnes", déclare l'ancien chef de l'Etat (1975-1979) au magazine américain Newsweek.

....L'ancien chef de l'Etat déclare n'avoir pris conscience de l'ampleur du génocide qu'après la mort de Pol Pot.



Sur ce point très précis, Khieu Samphan ment effrontément..

- D'une part il reconnait volontiers qu'il a travaillé à l'Office 870 du Comité Central; il en a même été le responsable à une certaine période comprise entre 75 et 79.
Svp lire attentuiivement ses propres déclarations formulées lors deson interview à rfi-Cambodge, en avril 2005:

http://rfi.fr/actufr/articles/064/article_35550.asp

- D'autre part, cet "Office 870 du Comité central" avait, parmi ses principales fonctions, celle d'enregistrer par écrit toutes les décisions du Comité Permanent du Comité central ( ou CPCC, ou Angkar Loeu, ou Angkar Padévat)

Si lui, le patron de l'Office 870, n'était pas au courant... qui aurait pu l'être ?
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Re : Cambodge: Khieu Samphan envisage son inculpation Reply With Quote
Offline Sereypheap
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Incroyable mais vrai ! Le pire, c'est qu'il arrive à dire de tellles choses !

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:mauvais: Oui c'est incroyable, mais d'un autre côté, faut le comprendre... il cherche à sauver sa peau ! :mauvais:

Qui peut faire de la voile sans vent
Qui peut ramer sans rame
Et qui peut quitter son ami
Sans verser une larme ?

Ne me parlez pas de politique !
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Re : Cambodge: Khieu Samphan envisage son inculpation Reply With Quote
Offline sreyny
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Swann a écrit

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..."J'ai fait tout ce que j'ai pu pour rester honnête envers mon pays", ajoute Khieu Samphan assurant qu'à l'époque, il n'avait aucun pouvoir de décision. "Maintenant, on m'accuse de génocide. Je ne comprends pas. Je suis sûr que la plupart des Cambodgiens ne comprennent pas non plus", ...

Moi non plus, je ne comprends pas comment peut-il dire qu'il ne sait rien de la tuerie ki s'est passee dans son pays sous son pouvoir. En tant ke chef d'etat, il devait etre au courant de tous ceux qu'il se passe dans son pays...??? :quoi: incroyable comme declaration...:mauvais: .

Je me demande si ca a affecte a notre actuel premier ministre.

c'est facile de dire apres ke l'on a commis une faute de dire 'non, ce n'etait pas moi' trop facile de s'en sortir comme ca..

Le peuple khmer se damnde toujours qui est la faute alors? si tous les chef du pays declare d'etre au courant de rien du tout. Je voudrais lui demander q'il m'entend "Qu'est-ce qu'il foutre au quartier general a phnom penh ?"

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[MD] Justice tardive et sélective au Cambodge Reply With Quote
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Le procès des dirigeants khmers rouges

Justice tardive et sélective au Cambodge

Près de trois décennies après la chute des Khmers rouges, un tribunal parrainé par les Nations unies s’est installé au Cambodge en juillet. Il est chargé de juger des cadres dirigeants responsables du génocide. Tout autant que des sanctions, les survivants en attendent l’établissement de la vérité. Mais celle-ci ne sera que partielle, car les protagonistes non cambodgiens de la tragédie sont épargnés.

Par Raoul-Marc Jennar
Docteur en études khmères (Institut national des langues et civilisations orientales, Inalco), auteur, notamment, de l’ouvrage Les Constitutions du Cambodge (1953-1993), La Documentation française, Paris, 1994.

Quand, en décembre 1978, après trois années d’attaques des Khmers rouges contre son territoire, le Vietnam envahit le Kampuchéa démocratique – nom donné par les Khmers rouges au Cambodge –, le monde découvre les crimes de masse des années Pol Pot (1). Toutefois, au sein de l’Organisation des Nations unies (ONU), une alliance se noue entre les Etats-Unis, la Chine et leurs alliés pour condamner un « changement de régime issu d’une intervention étrangère ». Les Cambodgiens ont eu le tort d’être libérés de la barbarie par un allié de l’Union soviétique !

La nouvelle République populaire du Kampuchéa (RPK) n’est donc pas reconnue. C’est l’ambassadeur khmer rouge Thiounn Prasith qui va conserver, pendant les quatorze années qui suivent, le siège du Cambodge à l’ONU. Les bourreaux représentent leurs victimes, alors même que, dans les zones encore sous leur contrôle, ils continuent de massacrer des populations. Pour Washington, les principaux dirigeants de l’ex-Kampuchéa démocratique sont considérés comme des « personnalités non communistes (2) » qu’il faut soutenir dans leur lutte contre l’occupation vietnamienne. Occidentaux et Chinois reconstituent, en Thaïlande, l’armée de Pol Pot.

Dès lors, la Commission des droits de l’homme de l’ONU refuse, en 1979, de se prononcer sur un rapport contenant neuf cent quatre-vingt-quinze pages de témoignages sur les violations massives des droits fondamentaux au Kampuchéa démocratique. Pendant la décennie suivante, les efforts de la RPK, de survivants comme Dith Pran (3) et de militants des droits humains comme M. David Hawk pour obtenir le jugement des dirigeants khmers rouges sont systématiquement bloqués par l’institution internationale.

Lorsque commencent les négociations de paix en 1989, et conséquence de la volonté d’y associer les Khmers rouges – dont on sait qu’elle conduira à l’échec de la pacification du Cambodge par l’ONU –, l’impasse est faite sur les crimes commis par le régime de Pol Pot. Les termes « crimes contre l’humanité » et « génocide » sont bannis de tout document (...)

Retrouvez la version intégrale de cet article dans Le Monde diplomatique actuellement en kiosque.

Raoul-Marc Jennar.
Cambodge


LE MONDE DIPLOMATIQUE | octobre 2006 | Page 21
http://www.monde-diplomatique.fr/2006/10/JENNAR/14006


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Re : [MD] Justice tardive et sélective au Cambodge Reply With Quote
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La version intégrale est passionnante en de nombreux paragraphes.
Par exemple celui-ci:




... ..." Du gouvernement de POL Pot, de la direction de l'Angkar - l' "Organisation ", nom par lequel se désignait le Parti communiste du Kampuchéa démocratique - et de l'appareil de Sécurité - le Santebal (police politique) et le centre de torture et d'exécution S-21- sont encore en vie:
- M.KHIEU Samphan (chef de l'Etat)
- M.NUON Chéa (connu sous le nom de " Frère n°2", il était l'homme le plus puissant après POL Pot)
- M.IENG Sary (vice-premier ministre)
- Mme KHIEU Thirith ( épouse de M.IENG Sary, ministre et membre du Comité Central)
- M.THIOUNN Mumm (ministre)
- M. KEAT Chhon (ministre) (*5)
- M.THIOUNN Prasith ( ambassadeur à l'ONU, il est l'homme qui connait le mieux le rôle joué par les Etats Unis entre 1979 et 1990)

Encore en vie également:

- M.KANG Kek Ieu, alias " DOUCH", responsable du centre S-21
- M. SOU MET, responsable de la force aérienne
- M.MEAH Mut , responsable de la force navale.

A l'exception de M.THIOUNN Prasith, qui semble bénéficier d'une protection américaine, tous résident au Cambodge

Mais tous feront-ils l'objet d'une instruction à charge ou à décharge?C'est une des grandes inconnues du procès . (... ...)


(*5): Le seul ministre de POL POt qui soit ministre (de l'Economie et des Finances aujourd'hui).On ne dispose d'aucun élément l'associant directement à des exécutions arbitraires.


PS très personnel: .. .
A mon humble avis, il oublie -volontairement ou non- au moins 2 personnages importants encore en vie:

- M. HOR NAM Hong :actuel ministre des Affaires Etrangères et responsable du camp B32 ( cf "J'ai cru aux Khmers rouges")

- et S.N.SIHANOUK, qui a occupé exactement la même fonction que M.KHIEU Samphan - mais juste avant lui: très exactement du 7 Sept 1975 au 12 avril 1976 , avec le titre de "Chef d'Etat à vie du kampuchéa Démocratique"
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Génocide au Cambodge : la justice à l'oeuvre Reply With Quote
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Génocide au Cambodge : la justice à l'oeuvre
LE MONDE | 28.09.06 | 14h09


Vendredi 6 octobre, les procureurs des tribunaux internationaux chargés de juger les crimes de génocide et contre l'humanité commis dans les Balkans, au Rwanda, en Sierra Leone et au Cambodge, ainsi que les procureurs de la Cour pénale internationale, se retrouveront à La Haye pour confronter leurs enquêtes et les problèmes auxquels ils se heurtent.

Il s'agira, dans le cas du Cambodge, d'une première, puisque à ce jour aucun acte d'accusation n'a été établi contre des responsables encore en vie du génocide qui y fut perpétré, de 1975 à 1979. Mais les chambres extraordinaires du Tribunal spécial Khmers rouges (TKR) pour juger les crimes commis durant la période du Kampuchéa démocratique ont déjà entrepris leurs travaux. La machine est lancée en vue de ce qui apparaît comme le grand exorcisme d'une tragédie dont on a tardivement mesuré la portée.

Les Khmers rouges ont pris le pouvoir le 17 avril 1975 sur les décombres du régime proaméricain du général Lon Nol. Ils l'ont lâché le 6 janvier 1979 après une guerre éclair de l'armée vietnamienne. Entre-temps, ils avaient mis en oeuvre une catastrophe totalitaire et humanitaire qui a eu peu d'équivalent. Le Centre de documentation du Cambodge à Phnom Penh( www.dccam.org) a répertorié près de 20 000 charniers et 189 centres de détention et de tortures. Le plus célèbre est celui du lycée Tuol Sleng à Phnom Penh, surnommé S-21.

Durant ces quatre ans, le régime du Kampuchéa démocratique a envoyé à la mort par la torture, l'assassinat, l'internement et plus souvent par la famine organisée deux millions d'êtres. Au total, plus du quart des Cambodgiens. Plus encore peut-être. La recension établie en 1990 par le nouveau régime porte le nombre des victimes à 3 314 768, dans un pays qui comptait moins de 8 millions d'habitants à l'aube du drame, dont 91 % des médecins qui y vivaient alors, 83 % des pharmaciens, 45 % des infirmières...

Un immense traumatisme en a résulté. La frontière entre responsabilités demeure un mystère. Les chefs sont identifiés, morts ou vieillissants. Mais qui est responsable de quoi ? Comment qualifier les faits ? Génocide, "autogénocide", crimes contre l'humanité ? Combien de "petits" Khmers rouges se cachent ? Le procès ne répondra pas à toutes les questions. Mais il pourrait déblayer le terrain pour un débat public qui n'a jamais eu lieu, avant que s'éteigne la génération des protagonistes. Dans les livres scolaires, les enfants cambodgiens n'ont pas une ligne à lire sur le sujet.

L'idée d'un procès à caractère international a été émise dès les années 1980. Mais elle a piétiné tandis que s'éternisait une des "petites guerres" de la guerre froide (le Vietnam pro-Moscou occupant militairement le Cambodge). Pas question, pendant près de vingt ans, d'ouvrir le dossier. Pékin, Washington et Bangkok s'y opposaient, peu soucieux de voir étalées leurs responsabilités avant, pendant et après le drame. L'ONU, qui avait longtemps abrité le représentant diplomatique de la coterie communiste cambodgienne, s'y opposait. Les Européens restaient largement indifférents. Jusqu'à aujourd'hui, cette justice fait encore peur à bien des Cambodgiens.

Le tribunal. Le TKR est le fruit d'un compromis entre l'ONU et le Cambodge. Il n'est chargé de se prononcer que sur les responsabilités d'individus ayant exercé des fonctions dirigeantes ou locales entre l'avènement et la fin du régime khmer rouge. Ce tribunal, mi-national mi-international, réunit trente magistrats en deux chambres, chargées d'un jugement en première instance et en appel. Treize magistrats étrangers y siègent, avec un pouvoir de veto implicite.

La juridiction retenue est celle du Cambodge, remise sur pied avec l'aide de la France. Ce n'est que si la justice nationale se révèle insuffisante que la justice internationale prendra le relais. Le dispositif (300 personnes) est financé par un budget international et local de 56 millions de dollars (près de 45 millions d'euros) pour trois années d'exercice. Avant même les premières comparutions, attendues à la mi-2007, les questions que cette justice soulève sont multiples et souvent dérangeantes.

Les limites aux attributions du tribunal. Celui-ci s'interdit de juger "des pays étrangers ou des organisations". Implicitement : la Chine - qui a nourri et armé les Khmers rouges - est exonérée. De même les instances internationales, qui ont permis jusqu'en 1991 la survie des insurgés khmers rouges contre la domination vietnamienne sur le Cambodge. Sa guérilla était alors un pion commode contre le "camp soviétique", auquel le Vietnam s'était allié. D'autre part, les méfaits avérés des Khmers rouges avant 1975 - en tant qu'"organisation" contrôlant des régions depuis quelques années - sont absous. Creuser trop avant aurait égratigné Hun Sen, lui-même ancien commandant local khmer rouge.

La nature des preuves. Les faits jugés remontent à quelque trente ans. Beaucoup de témoins sont morts, d'autres ont occulté leur souvenir, ou l'ont perdu. Le Centre de documentation du Cambodge a rassemblé des dizaines de milliers de pages de documents accablants. "Ce ne sont pas les informations qui manquent, mais plutôt les ressources humaines", reconnaît son directeur, Youk Chhang, qui déplore que le tribunal n'ait pas mis "plus d'argent dans l'exploitation" de ces sources écrites ou photographiques, malgré "un budget considérable".

L'ancien roi Norodom Sihanouk, lui, souligne qu'"on va dépenser inutilement" des sommes qui seraient à ses yeux plus utiles à l'amélioration du sort des Cambodgiens les plus pauvres. Sihanouk n'en entend pas moins intervenir devant le tribunal si l'occasion lui est fournie de régler des comptes historiques.

Les chefs d'inculpation. La laborieuse négociation - huit ans - qui a abouti à la loi cambodgienne établissant le TKR en 2004 prévoit que les accusés seront jugés en premier lieu sur leurs responsabilités en regard des termes de la loi cambodgienne correspondant à la loi internationale, puis, à défaut, au code pénal cambodgien, d'inspiration française. Les chefs d'inculpation vont du crime de génocide ou contre l'humanité à la violation de l'immunité diplomatique.

Les accusés. C'est le dossier le plus sensible. Trois grands chefs khmers rouges sont morts : Pol Pot, Son San et Ta Mok. Restent en vie plusieurs ex-dirigeants qui tentent de se faufiler dans des interstices de la justice. Khieu Samphan, chef d'Etat nominal du Kampuchéa démocratique, se défend d'avoir rien su des massacres. Ieng Sary, chargé des affaires étrangères du régime, a négocié sa reddition avant d'autres. Il vit en toute impunité à Phnom Penh. Personnage ambigu, Kang Kek Ieu, alias "Douch", le tortionnaire en chef, s'est, depuis, converti au christianisme. Mais les grands ténors ne sont pas seuls visés. Des coupables locaux de massacres pourront être traînés devant le tribunal.

La finalité. Il s'agit de contribuer à "la réconciliation nationale", dit Heleyn Unac, consultante juridique qui a travaillé pour les tribunaux sur le Rwanda et la Sierra Leone. Certains auraient préféré une "méthode sud-africaine" : commission de recherche de la vérité du passé sans jugement.

Le calendrier. Les instructions devraient débuter fin octobre. Dans l'idéal, un premier grand procès avec comparutions publiques pourrait se tenir à la mi-2007. Les risques d'enlisement, voire de dérapage, ne sont pas minces. L'entreprise s'annonce délicate dans un Cambodge qui est loin d'être retombé sur ses pieds, un quart de siècle après la tragédie.
Francis Deron (Phnom Penh, envoyé spécial, avec Jérémie Foulon )

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Hun Sèn réaffirme le processus du jugement des ex-dirigeants Khmers rouges Reply With Quote
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AKP Phnom Penh, 24 octobre 2006 --

Samdech Hun Sèn, Premier ministre du gouvernement royal du Cambodge, a réaffirmé le processus du jugement des ex-dirigeants Khmers rouges.

"Nous savons bien notre obligation de rendre justice au peuple cambodgien victime du régime génocidaire [de Pol Pot]", a dit Samdech Hun Sèn, lors de la clôture le 21 octobre du forum ouvert sur le 15ème anniversaire des accords sur le règlement politique commun des conflits au Cambodge. C'est pour cette raison que, a-t-il poursuivi, le gouvernement royal se détermine à accomplir toutes les tâches nécessaires pour juger les ex-dirigeants Khmers rouges.

Cependant, il a rappelé que ceux qui aient exigeait le jugement des ex-dirigeants Khmers rouges sont ceux qui avaient pardonné ces criminels, les avait nourri pour qu'ils puissent continuer la guerre et qu'ils aient le siège à l'ONU. Il a précisé que la raison et la morale ne permettraient pas à ceux qui avaient commis les crimes de génocide contre le peuple cambodgien pendant le période Khmer rouge de 1975-1979 de dégager leur responsabilité.

Samdech Hun Sèn a remercié à cette occasion tous les partenaires pour leur aide et soutien au processus de jugement.-- AKP

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Le procès des Khmers rouges critiqué avant même son ouverture Reply With Quote
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Le procès des Khmers rouges critiqué avant même son ouverture

«Juger 3 ou 4 hauts dirigeants Khmers rouges ne rendra pas justice aux familles des victimes du régime de Pol Pot».Tel est le point de vue de Thuon Saren un responsable d'une ONG de défense des droits de l'homme, explique le Cambodge Soir. «Il vient d'adresser une lettre ouverte aux magistrats qui siègent dans les Chambres extraordinaires. Selon lui, souligne le quotidien, les pays qui ont soutenu à un moment ou à un autre les Khmers rouges que ce soit le Vietnam pour la formation idéologique des cadres khmers rouges, la Chine pour son assistance militaire à Pol Pot ou bien encore les Etats-Unis en raison des bombardements intensifs qu'ils ont fait subir au Cambodge entre 1969 et 1970, tous ces pays, estime Thuon Saren, doivent rendre des comptes devant la justice internationale».

Les résultats du procès, souligne-t-il, «ne pourront pas éliminer les crimes de génocide et les crimes contre l'humanité commis au Cambodge. En revanche, ils peuvent permettrent à la justice internationale d'ouvrir une enquête sur tous ces pays qui ont aidé les Khmers rouges».

par Véronique Rigolet

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Re : Le procès des Khmers rouges critiqué avant même son ouverture Reply With Quote
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Sauf que ce Monsieur "oublie" que les "crimes pour Génocide" - par définition - concernent uniquement la période comprise entre 17 avril 1975 et le 7 janvier 1979, soit celle où les Khmers rouges gouvernaient avec le régime officiel du Kampuchéa démocratique
#29698 View robin+des+bois's ProfileView All Posts by robin+des+boisU2U Member
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Re : Génocide au Cambodge : la justice à l'oeuvre Reply With Quote
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Si je peux me permettre d'ajouter ceci - du site :

http://www.justicepourlecambodge.org/article.php3?id_article=7

Représentation des victimes

Les victimes du régime khmer rouge, qu’elles soient des survivants ou des parents de personnes disparues ou exécutées, ont le droit de porter plainte et de se constituer partie civile au procès.

La législation propre à la constitution des Chambres extraordinaires ne comporte pas de disposition spécifique quant aux droits des victimes au cours du procès, mais le droit de porter plainte et de se constituer partie civile (demande de réparation) qui est prévu par la procédure cambodgienne de droit commun doit s’appliquer en l’espèce.

Puis : http://www.justicepourlecambodge.org/article.php3?id_article=5 l'organisation expliquée par un schéma très clair.

Voilà ... :larme: ... ce n'est que le début du début, mais c'est mieux - que rien !



Edité le 15/11/2006 @ 20:47 par sothy
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[AI] Les Chambres extraordinaires ne doivent pas adopter dans la précipitation des règles Reply With Quote
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