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Author Infos sur les conflits fonciers   ( Replies 49 | Views 804 )
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Re : Infos sur les conflits fonciers Reply With Quote
Offline Grobec
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P...ain !!! C'est le bordel ! C'est toujours la même regaine. PLus tu es misérieux plus on te piétine. De préférence par les siens !
Et il n'y pas un pays pour relever l'autre.
#47688 View Grobec's ProfileView All Posts by GrobecU2U Member
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Re : Conflits fonciers : Des ONG prêtes à travailler avec Hun Sen Reply With Quote
Offline CYCLOBARANG
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Ne rêvez pas Hun Sen ancien Officier Khmer rouge à l'assaut de l'Aéroport de Pochentong va trouver une solution aux conflits fonciers, toute sa fortune ne rendra pas ce que les familles jetées hors de Phnom Penh ont perdu (les leurs et leur bien). Qui possèdent les plus grosses fortunes foncières si ce n'est les hauts dignitaires politiques et militaires, les pauvres n'ont même pas un lopin de terre pour y cultiver de quoi survivre (surtout les réfugiés revenus au pays).Seul une révolution du droit foncier et notarial pourrait peut-être donner une solution.
#48942 View CYCLOBARANG's ProfileView All Posts by CYCLOBARANGU2U Member
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Re : Infos sur les conflits fonciers Reply With Quote
Offline Sundgauvien38
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Je sais qu'à part Grobec ça n'intéresse personne, mais bon ! :pleure1:

Au fait, Grobec, les prochains je te les envoie directement en U2U, ce sera plus pratique. :rire1:

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22.11.2007

AMNESTY INTERNATIONAL
Déclaration publique
Index AI : ASA 23/008/2007 (Public)
Bulletin n° : 226
ÉFAI
22 novembre 2007


Cambodge. Il faut mettre un terme aux expulsions forcées



Deux morts, de nombreux blessés et des milliers de personnes sans abri : c'est le bilan de deux expulsions forcées récentes et l'illustration de la nécessité urgente pour les autorités cambodgiennes de mettre fin immédiatement à cette pratique. Les expulsions forcées obligent un nombre croissant de Cambodgiens à quitter leurs maisons et leurs terres sans consultation préalable, sans les garanties d'une procédure légale, sans protection juridique ou autre et sans que d'autres alternatives leur aient été proposées.

Des terres au prix de vies humaines
Le 15 novembre 2007, deux personnes ont été abattues par les forces de sécurité au cours d'une expulsion forcée dans la province de Preah Vihear, tout au nord du pays. Les victimes, un homme et une femme, faisaient partie d'un groupe de 317 familles – plus de 1500 personnes [selon des estimations basées sur le recensement de la population cambodgienne effectué en 2004 par l'Institut national de Statistiques et le ministère du Plan, chaque foyer rural compte en moyenne cinq personnes]– chassées de chez elles par plus de 200 hommes en armes, policiers, agents de la police militaire et soldats. Toeun Chheng, vingt-neuf ans, a été abattue d'une balle tirée à bout portant dans la poitrine alors qu'elle tentait de protéger ses quatre enfants au cours de l'opération d'expulsion. Des témoins ont déclaré aux enquêteurs chargés de veiller au respect des droits humains qu'un des membres des forces de sécurité avait volé un collier et d'autres objets de valeur à cette femme alors qu'elle gisait à terre, en sang. Elle est décédée un peu plus tard dans un centre de santé. Selon des informations fournies à Amnesty International, l'autre victime, Oeun Eng, trente et un ans, a été abattu au cours de l'opération d'expulsion.

Selon les témoignages recueillis par des défenseurs locaux des droits humains, les forces de sécurité n'auraient fait aucune sommation avant d'ouvrir le feu sur ce groupe de familles très pauvres, des journaliers pour la plupart. Au moins six autres personnes expulsées auraient été gravement blessées et sont actuellement soignées à l'hôpital provincial.

Les autorités ont arrêté au moins douze personnes pendant et après l'opération d'expulsion, parmi lesquelles deux blessés qui ont été transférés de la clinique où ils étaient soignés dans les locaux de la police. Trois autres personnes auraient été arrêtées le 14 novembre. Tous les quinze ont été envoyés à la prison de Prey Sar à Phnom Penh.

Les 317 familles étaient arrivées récemment d'autres régions du Cambodge et s'étaient installées sur des terrains vacants du village de Sra Em, dans la commune de Kantuot, près des temples de Preah Vihear – qui attirent de plus en plus de touristes – et de la frontière thaïlandaise. Les autorités locales avaient d'abord décidé qu'elles ne pouvaient pas les laisser s'installer mais à l'issue d'une épreuve de force, une solution négociée avait été trouvée et les familles avaient été autorisées à s'installer temporairement.

Selon le droit international relatif aux droits humains, les expulsions ne doivent survenir qu'en dernier ressort et seulement après notification préalable et consultation avec les parties concernées. Amnesty International craint que, dans ce dossier, l'expulsion n'ait été menée en dehors de tout cadre légal Les expulsions ont eu lieu en violation d'un accord qui aurait été passé entre les autorités locales et les familles, par lequel les familles avaient été autorisées à s'installer temporairement sur ces terres en attendant qu'une solution convenant à tous soit trouvée. L'accord avait été signé le 9 novembre entre les villageois et les autorités, pour sortir de l'impasse où avait conduit l'intervention de nuit de la police, venue pour tenter d'arrêter deux des chefs de la communauté. Le 11 novembre, le gouverneur du district de Choam Khsan aurait fait deux propositions assez vagues de réinstallation des villageois sur d'autres terres, qui avaient été refusées par la communauté. Les dirigeants avaient expliqué qu'avant de donner leur accord, ils avaient besoin de savoir précisément où on comptait les envoyer.

Ils avaient également demandé un accès à l'eau, aux écoles pour les enfants et à d'autres infrastructures de base. Quatre jours plus tard, sans notification préalable, les forces de sécurité présentaient un arrêté de l'administration provinciale, notifiant l'obligation de partir aux villageois. La mesure d'expulsion était immédiatement appliquée, suivie de l'incendie des maisons.

La plupart des familles ont à présent quitté la province après cette expulsion forcée menée avec violence. Une quarantaine de familles ayant perdu presque tout ce qu'elles possédaient et ne disposant d'aucun moyen pour partir ont été laissées au bord de la route, sans même un abri de fortune, sans nourriture, sans eau et sans aucune sécurité, souci majeur dans cette zone éloignée de tout.

Des familles à la rue – Phnom Penh
Lors d'une opération d'expulsion menée avant l'aube le 2 novembre 2007, 300 membres des forces de sécurité ont expulsé de force les habitants et détruit la totalité du village de Chong Chruoy, dans la banlieue de Phnom Penh, à l'aide d'excavateurs et avec le concours d'ouvriers embauchés pour détruire les maisons des 132 familles qui vivaient là. Militants des droits humains et journalistes ont été empêchés de couvrir l'évènement.

La raison de l'expulsion de ce village a été donnée par les autorités du district le 30 août 2007 ; il s'agissait, selon le texte de l'arrêté, «d'éliminer tout désordre dans la société, de protéger l'environnement, l'hygiène et la santé publique et de promouvoir la beauté de la municipalité»[traduction non officielle]. Les villageois avaient cinq jours pour quitter les lieux. Toutefois, aucune action n'avait été entreprise et aucune information nouvelle communiquée lorsque les forces de sécurité sont intervenues le 2 novembre. Selon les autorités, le village est situé sur des terres appartenant à l'État ; toutefois, cette affirmation, contestée par les villageois qui se disent propriétaires de leurs terres, n'aurait pas été sanctionnée par les autorités compétentes.

Immédiatement après la démolition, des camions ont emmené les familles vers un nouveau site et en deux jours tous les villageois avaient été réinstallés de force dans le village de Trapeang Anchanh, dans le district de Dangkor, une région où manquent les infrastructures de base, logements, eau potable, centres médicaux, écoles et située en zone inondable. Selon les informations dont dispose Amnesty International, cette réinstallation ne s'est pas faite sur la base d'un accord négocié, mais dans le cadre d'une solution forcée qui n'a été précédée d'aucune consultation significative.

Les 132 familles sans abri, dont la plupart vivaient à Chong Chruoy depuis le milieu des années 90, n'ont reçu aucune aide d'urgence des autorités cambodgiennes, pas même sous forme d'abris ou de matériaux de construction sur le site où elles ont été emmenées. Toutefois, après l'opération d'expulsion, un vice-gouverneur de Phnom Penh a déclaré à la presse que les familles recevraient chacune un terrain et un prêt sans intérêt sur cinq ans pour leur permettre de reconstruire une maison. Jusqu'à présent, cette promesse ne s'est pas matérialisée et les familles vivent sous des tentes et sous des bâches fournies par des organisations non gouvernementales locales.

Le site de réinstallation, situé à une vingtaine de kilomètres de Phnom Penh, a également servi pour reloger d'autres familles, expulsées de force au cours des deux dernières années.

Complément d'information
Les expulsions forcées sont des expulsions menées sans notification préalable, sans consultation avec les parties concernées, sans garanties juridiques et sans l'assurance d'un relogement approprié. Ainsi que l'a précisé le Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations unies, les expulsions forcées se définissent comme«l'éviction permanente ou temporaire, contre leur volonté et sans qu'une protection juridique ou autre appropriée ait été assurée, de personnes, de familles ou de communautés de leurs foyers ou des terres qu'elles occupent.

L'interdiction des expulsions forcées ne s'applique cependant pas aux expulsions assurées par la force conformément à la loi et au [droit international relatif aux droits humains]».

Les expulsions forcées sont reconnues par la Commission des droits de l'homme des Nations unies comme une violation flagrante de plusieurs droits fondamentaux, notamment le droit à un logement suffisant, garanti par l'article 11(1) du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC).

En tant qu'État partie au PIDESC et à d'autres traités internationaux relatifs aux droits humains interdisant les expulsions forcées et les atteintes aux droits humains qui y sont liées, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), le Cambodge a l'obligation de mettre fin aux expulsions forcées et de protéger la population de ce type d'atteintes.

Amnesty International demande instamment au gouvernement cambodgien de ne pas procéder à des expulsions forcées et de décréter et appliquer un moratoire pour toutes les expulsions de masse tant que des mesures législatives et politiques n'auront pas été prises pour que les expulsions soient menées conformément aux normes du droit international relatif aux droits humains.

Amnesty International appelle également les autorités à veiller à ce que les victimes des expulsions forcées de Phnom Penh et Preah Vihear reçoivent dans les plus brefs délais une aide d'urgence, notamment de quoi s'abriter, ainsi que des vivres, de l'eau et l'accès à des soins. Les autorités devraient également prendre dans un délai raisonnable des mesures concrètes et ciblées afin de permettre aux victimes d'obtenir des réparations adéquates, notamment sous forme de relogement et d'indemnisation.

L'organisation s'inquiète des informations qui lui sont parvenues faisant état d'un recours à la force excessive au cours des expulsions, notamment à Preah Vihear et demande l'ouverture effective d'une enquête approfondie et indépendante et la poursuite en justice des auteurs des violences.





Source: http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/s_inform...e_il_faut_mettre_un_terme_aux_expulsions_forcees

Edité le 23/11/2007 @ 16:35 par Sundgauvien38

Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent agir et refusent d'intervenir. A. EINSTEIN
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Land dispute ignites into chaos in Preah Vihear Province


De KAY SIMSONG et JAMES WELSH – Cambodia Daily

Deux personnes ont été abattues par la police, jeudi après que deux touristes japonais aient été brièvement détenus mercredi par des villageois près du temple de PREAH VIHEAR - tout cela a été provoqué par un litige foncier qui a conduit à arrèter un gouverneur adjoint provincial et à détenir environ 200 résidents locaux d'après les autorités.

SAM SAROEUN, adjoint du chef du bureau de gestion des terres de province explique que l'incident a débuté mercredi matin, quand les autorités provinciales de PREAH VIHEAR ont demandé à 317 familles de la forêt protégée d'OCCHEUTAL dans le district de CHOAM KSAN de quitter les lieux.

Les villageois refusèrent de partir, prétendant que la terre leur appartient d'après SAM SAROEUN, ajoutant que les habitants ont coupé des arbres pour bloquer la route 56, qui mène vers les 60 hectares de l'objet du litige.

MEAS SAVOEUN, le gouverneur adjoint de la province a été arrèté mercredi par la police car soupçonné d'avoir convaincu les villageois que les terrains leurs appartenaient, explique NUTH TENG, chef du bureau de commandement des FARC
(Forces Armées Royales Cambodgiennes) à PREAH VIHEAR.

Peu après cette arrestation, deux touristes japonais se déplaçant vers le temple de PREAH VIHEAR furent stoppés et détenus pendant deux heures par les villageois furieux, qui espéraient marchander leur libération contre celle de MEAS SAVOEUN.

SEM CHAO SOK, l'observateur provincial du centre cambodgien des droits de l'homme, prétend que les touristes ont été relâchés sains et saufs après quelques heures. "Ils les ont détenus un moment et les ont libérés"

D'après NUTH TENG, le jeudi matin, pas moins de 300 fonctionnaire de la police, de la police militaire, de la police des frontières et des officiels du gouvernement de la province ont investi OCCHEUTEAL.

MOUL MAPP, chef de la commune de KANTUOT précise que les coups de feu qui ont suivi ont entrainé la mort de deux villageois - un homme et une femme - et en ont blessé cinq autres alors qu'aucun blessé n'est à déplorer dans les rangs de la police.

"La zone est maintenant vidée, parsemée de fumée et de policiers qui gardent le village."

NUTH TENG confie que jeudi soir, la police détenait 200 villageois qui sont retenus dans le village de SRO EM de la commune de KANTUOT.

KHIEU KANHARITH, le ministre de l'information et porte parole du gouvernement a indiqué par email que les villageois ne sont pas les victimes dans ce litige.

"Les incidents de PREAH VIHEAR n'ont pas été causé par des personnes sans terres mais par des gens cupides. Cela est corroboré par la tentative des villageois d'échanger les touristes japonais qu'ils avaient enlevés par le gouverneur adjoint arrêté."

"Les autorités avaient à intervenir" ajoute KHIEU KANHARITH

KAORI YOSHIMATSU, secrétaire en charge des affaires publiques à l'ambassade du Japon a démenti jeudi que des citoyens japonais puissent être impliqués dans cet incident.



Cambodia Weekly du 12 au 18 novembre

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Traduction non-officielle de l'article d'origine en anglais.
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KEAT KOLNEY vs JARAÏs Reply With Quote
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Originally Posted by Sundgauvien38


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Land Dispute Unearths Tension


Des villageois cambodgiens sollicitent les réseaux d’aide

Par Erika Kinetz
Du Washington Post
Mercredi, 4 Juillet 2007

PHNOM PENH - Cambodge -- Les os de sa grand-mère sont perdus depuis deux ans, juste après que la pluie ait cessé. « La tombe est maintenant couverte d’hévéas », déclare Sev Thveal, 23 ans. Membre de la minorité Jaraï, il peut à peine lire et écrire et a travaillé la terre si longtemps que ses ongles d’orteils ont des traces permanentes de brun.

...




L'article original (en Anglais)




La suite :

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Jarai Villagers Questioned In Keat Kolney Dispute


MEY SOKHAN, procureur du tribunal provincial du RATANAKIRI a interrogé lundi deux villageois Jaraï que KEAT KOLNEY, la sœur du ministre des finances KEAT CHHUON accuse d'incitation à la fraude et de rupture de contrat.

Les villageois ont été entrainés dans un long conflit foncier portant sur 450 hectares de terres dans le district d’O’YADAW. Ils prétendent que KEY KOLNEY les a bernés pour installer une plantation de caoutchouc. KEAT KOLNEY a rejeté ces accusations.

MEY SOKHAN déclare avoir convoqué 12 villageois pour les interroger mais n'avoir eu le temps de parler qu'à deux d'entre eux. Il assure qu'ils s'en sont tenus à leur version, affirmant avoir reçu de l'argent de KEAT KOLNEY comme preuve de gratitude pour avoir accepter de céder 50 hectares de terres au profit d'invalides de guerre.

Toutefois, MEY SOKHAN, assure que des documents prouvent que les villageois lui ont légalement vendu le terrain. "Ces documents montrent qu'ils ont apposé leurs empreintes digitales pour vendre le terrain"

SOUNG SOPHEA, un avocat de la "Community Legal education Center" qui aide à défendre les intérêts des villageois rapporte que 45 d'entre eux ont prouvé à la cour lundi que les 12 accusés agissaient en tant que représentants du village.

PRAK CHAN THUL


Source Cambodia Weekly du 12 au 18 novembre
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SOCIAL– Les expulsés de Phnom Penh. Reply With Quote
Offline Vicheya
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Le petit journal.com a écrit



Déjà six ans que les premières opérations d’expulsion ont eu lieu, la communauté des familles ainsi délogées a depuis grandi sans que les moyens mis à sa disposition ne suivent. Ce sont désormais plusieurs milliers d’ " expulsés " qui survivent à la périphérie de la capitale.

Plusieurs experts l’ont souligné, le Premier Ministre en a même le sujet principal de plusieurs de ses harangues, la gestion foncière est aujourd’hui un des principaux enjeux politiques du pays. La situation en province est connue, deux millions de Cambodgiens sont exclus de la propriété foncière soit près de 20% de la population. Une situation alarmante qui pourrait à terme devenir menaçante pour une paix sociale encore fragile. Si les promoteurs, grandes familles ou sociétés privées, semblent avoir déplacé leur centre d’intérêt en dehors de la capitale, la situation n’a guère évolué pour les différentes communautés victimes des expropriations.

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L’histoire commence à la chute des Khmers Rouges et le début de l’occupation vietnamienne quand des milliers de cambodgiens rejoignent la capitale après la chute du régime des khmers rouges. Nombreux sont les citadins à avoir quitté le pays avant ou pendant le conflit, plus encore sont ceux qui ont péri sous le régime communiste. Sans titre de propriété, les nouveaux arrivants s’installent dans les maisons abandonnées pour les plus chanceux, et les toits d’immeubles, les bords de route ou les rivages de fleuves pour les autres. Les accords de Paris au début des années 1990 voient le retour à la paix mais aussi celui des élites exilées par le conflit. Plusieurs partis, parmi lesquels le Funcinpec monarchiste, mais aussi les libéraux du PDLB, réclament le retour des biens à leur propriétaire légitime ou à défaut l'indemnisation de ces derniers. De telles revendications ne survivront toutefois pas aux nombreuses crises politiques qui suivront.

Lorsqu’en 2001, la municipalité de Phnom Penh décide la mise en place d’importants projets d’infrastructures, ce sont plusieurs communautés qui sont touchées. Les prix sur le marché immobilier ont flambé en quelques années, les projets publics et privés sont nombreux, et les promoteurs se font pressant. Ce ne sont pas moins de 80 % des 180 000 " sans titres " phnompenhois qui sont expulsés hors de la ville. Certes ils bénéficient d’un dédommagement en nature avec l’octroi d’un terrain, le gouvernement peut alors, sous la pression des organismes sociaux et des médias, parler de " relocalisation ". Mais dans les faits ces familles sont contraintes de vivre en périphérie dans des zones dénuées de toute infrastructure et loin des projets de développement. On estime à 72 % le taux de chômage au sein de ces communautés. Une situation qui affecte plus les garçons que les filles, qui bénéficient des possibilités d’emploi au sein de l’industrie textile. Le plus inquiétant pour ces familles reste la prolifération des intermédiaires usuriers, souvent peu scrupuleux. Le processus est simple et implacable : les familles empruntent dans l’espoir de construire une habitation et mettent leur terrain en gage. Les taux d’intérêt atteignant les 20%, elles voient leurs dettes s’accumuler sans pouvoir rembourser. C’est alors que vient le jour où le terrain mis en gage est vendu afin de payer les usuriers.

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Malgré ce bilan alarmant, les rapports officiels persistent à présenter la politique de relocalisation comme une réussite. En attendant, ce sont les partenaires sociaux qui rendent les conditions de vie de ces communautés acceptables, car pour la plupart leurs habitants se sont fait à l’idée d’habiter définitivement dans ces zones. Une telle situation ne saurait durer sur le long terme, le gouvernement, une fois la gravité de la situation reconnue, se doit de mettre en oeuvre les moyens nécessaires à une véritable politique de relocalisation soucieuse de paix sociale. Les " expulsés " de Phnom Penh ne peuvent être les oubliés de la croissance cambodgienne.


Mardi 08 janvier 2008 (www.lepetitjournal.com - Cambodge)


Site de thanka, peinture traditionnelle bouddhiste
http://thanka-sherpa.blogspot.com/
:baby: __ :nepal: __ :cigognebebe: _____________ :japonais: __ :sompeah: __ :japonais: ____________ :baby: __ :cambodge: __ :cigognebebe:
Association des Cambodgiens de Franche-Comté (Besançon)
http://associationcambodgiensfranche-comte.blogspot.com/


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RIGHTS-CAMBODIA Land Grabbing - A Serious Concern




De Marwaan Macan-Markar

BANGKOK, 28 janvier (IPS) - Au début de janvier, ROS SOVANN était un vigile comme un autre, en faction devant les restaurants chics ou la résidence des riches Phnom Penhois. A la fin du mois, cet homme de 28 ans a basculé hors de l'obscurité et de l'anonymat pour devenir le symbole de la fureur qui gronde au Cambodge à cause des spoliations.

Ce changement est intervenu juste avant minuit le 13 janvier, dans la capitale cambodgienne, devant la maison de CHIN KIM SRENG, un parlementaire de 70 ans appartenant au PPC, le parti au pouvoir. Il devait être 23H30 quand ROS s'en est brutalement pris à CHIN avec une barre de fer, alors que ce dernier sortait de sa luxueuse voiture pour ouvrir le portail, a rapporté la presse locale.

Mais ROS n'en est pas resté là, alors que l'agression avait laissé sa victime en sang avec des plaies ouvertes à la tête a rapporté 'RASMEI KAMPUCHEA', un journal en langue khmère, il est entré dans la voiture de CHIN et l'a précipitée contre le portail.

L'arrestation de ROS par la police et les aveux qui s'ensuivirent révélèrent que l'attaque n'était pas gratuite. Il avoua dans sa déposition qu'il cherchait à se venger des représentants du gouvernement responsable selon lui de l'éviction de son terrain, dans la banlieue de PHNOM PENH. La terre perdue devait aider sa famille à réunir les fonds nécessaires à financer son mariage.

"ROS a précisé qu'il n'avait aucune rancœur personnelle vis à vis de CHIN" rapporte la commission asiatique aux droits de l'homme (AHRC) basée à HONG KONG. "Néanmoins, la perte de son terrain a créé chez lui un ressentiment envers les puissants si fort qu'en devenant garde privé, il a demandé à son employeur de l'assigner à la surveillance de leurs maisons afin d'avoir la possibilité de se venger."

L'attaque - même si elle est désapprouvée - a ému les groupes locaux et internationaux des droits de l'homme qui ont lancé un appel contre les méthodes brutales utilisées par les autorités cambodgiennes pour expulser des centaines de pauvres, citadins et ruraux, de leurs foyer et de leurs terrains. "L'agression de ROS sur le député CHIN KIM SRENG, aussi brutale qu'elle est pu être, ne doit pas être traitée comme les autres délits" analyse l'AHRC. "Cela doit être pris avec beaucoup de sérieux, car c'est un cri de désespoir pour plus de justice envers lui et toutes les victimes de spoliations abusives."

En fait, d'autres révèlent qu'un tel acte de violence de victimes contre des officiels du gouvernement est récent. "Il s'agit du premier cas dont j'entends parler, néanmoins nous n'approuvons pas ce type de violence," clarifie DAN NICHOLSON, coordinateur du programme
Asie Pacifique au Centre sur les droits au logement et les expulsions (COHRE), basé à Genève " Très souvent les victimes utilisent des moyens pacifiques pour défendre leurs droits."

De telles actions non violentes, telles des manifestations organisées par les communautés ou des poursuites devant un tribunal en arrivent malheureusement à faire croitre la rancœur à l'encontre des puissants, des hommes, femmes et enfants expulsés. "Les gens se sentent frustrés par les difficultés qu'ils rencontrent à défendre leurs droits." a expliqué NICHOLSON dans une interview téléphonique depuis PHNOM PENH. "Les tribunaux ne sont pas d'un grand secours et il y a des cas d'intimidation ou des menaces à l'encontre des responsables des communautés qui contestent les autorités après une expulsion.

En novembre dernier, une action symptomatique des autorités en vue de déloger des pauvres d'un terrain a fait deux morts, plusieurs blessés et des centaines d'expulsés. Comme d'habitude, des policiers armés, des soldats et la police militaire ont procédé à ces opérations. Les forces de sécurités ont mortellement touché deux personnes le 15 novembre, pendant "une expulsion forcée dans la province septentrionale de PREAH VIHEAR." a rapporté AMNESTY INTERNATIONAL, l'organisation londonienne de défenses des droits de l'homme. "Les victimes, un homme et une femme, appartenait à un groupe de 317 familles - plus de 1 500 personnes - délogés par plus de 200 hommes armés (membres des forces de sécurité)."

La pression des autorités cambodgiennes pour pousser des pauvres hors de leurs terrains à PHNOM PENH, près des stations balnéaires comme SIHANOUKVILLE ou des provinces centrales comme KOMPONG [CHHNANG] s'est intensifiée depuis 2006. Cette année a vu 7 000 personnes évincés de leurs foyers à PHNOM PENH pour permettre à des investisseurs privés de construire de nouveaux appartements, magasins, centres d'affaires ou commerciaux sur les terrains.

D'après les organisations locales, les mesures brutales utilisées par les autorités pour saisir les biens immobiliers des personnes vulnérables mettent en lumière la face cachée du Cambodge qui ne voudrait montrer que l'image d'un pays ravagé par la pauvreté. Cette nation du sud-est asiatique qui bénéficie d'une paix relative depuis plus de dix ans, après près de deux décennies d'un conflit sanglant, s'enorgueillit d'une croissance annuelle moyenne de 11% ces trois dernières années. Le tourisme et le textile sont les secteurs clé de cette réussite.

Plus ennuyeux pour les groupes tels le Centre cambodgien d'éducation juridique (Community Legal Education Center, CLEC) est l'attitude du gouvernement face à la loi foncière de 2001, qui a donné un cadre légal à l'immobilier dans un pays qui n'a pas une forte culture de droits fonciers et de la propriété privée. Ce qui est encore plus dommageable est que les rares enregistrements de titres de propriété que le pays n’avait jamais eus ont été détruits quand le Cambodge a été dirigé à la fin des années 1970 par le régime khmer rouge conduit par POL POT.

"La loi foncière de 2001 est progressiste. Elle reconnait le droit des personnes qui vivent depuis plus de cinq ans sur un terrain à le faire inscrire à leur nom." annonce YENG VIREAK, le directeur du CLEC dans une interview téléphonique accordée depuis le bureau de son organisation à PHNOM PENH. "Il y a eu des efforts pour enregistrer systématiquement les terrains ces six dernières années."

Mais les pauvres, victimes de ces expulsions sont parmi les millions à n'avoir jamais reçu "le papier" qui officialise leur droit sur le terrain qu'ils occupent. Celui ci rentre alors dans une des deux catégories du domaine géré par l'Etat - soit il est utilisé par le public et doit être protégé, comme par exemple les forêts, soit on le destine à une utilisation privée, et il doit être vendu pour encourager le développement.

"Le gouvernement prétend que les personnes expulsées n'avaient pas de titres de propriété pour les terrains et que de ce fait ceux-ci appartenaient à l'Etat et pouvaient être revendus pour développer des activités économiques," assure YENG. "Seules quelques familles ont été dédommagées. Les autres ont été rejetées dans des zones dépourvues de toute commodité."

C'est un modèle de développement qui rencontre peu de soutien chez YENG, dont l'organisation fournit une assistance juridique à certaines des communautés expulsées. "Le développement économique est une bonne chose, mais pas à n'importe que prix," explique-t-il. "Les problèmes fonciers deviennent un sujet de plus en plus sensible ici."




Source : http://www.ipsnews.net/news.asp?idnews=40954

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Traduction non-officielle de l'article d'origine en anglais.
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Cambodian police attempt to stop journalists from photographing dispute over land





6 février 2008
Source: Southeast Asian Press Alliance (SEAPA)

Deux journalistes qui travaillaient sur un litige foncier dans un village ont été harcelés par la police pour avoir pris des photos de l'incident, d'après l'Association cambodgienne pour la protection des journalistes (CAPJ) basée à PHNOM PENH et partenaire de la SEAPA.

Le 30 janvier 2008, CHUM SOPHAL et KONG SOPHEAK, travaillant respectivement pour les journaux locaux "KHMER MCHAS SROK" et "SROLANH KHMER" se sont rendus au village d'AU ANDONG (commune de PREK PRA, district de MEANCHEY) pour couvrir une confrontation entre deux puissantes compagnies, PHANIMEX et SOK KONG EXPORT CO LTD, et les villageois.

SOPHEAK photographiait les policiers en train d'enlever les poteaux qui délimitaient le terrain litigieux, quand ils se sont mis en colère et leur ont tiré dessus, leur ordonnant d'effacer les photos. Ils n'ont pas insisté quand SOPHEAK à refusé de leur remettre son appareil, d'après la CAPJ, qui rajoute que beaucoup d'entre eux étaient saouls.

Les conflits fonciers et les expulsions sont des problèmes courants au Cambodge. Comme ils sont souvent accompagnés de violences, les autorités essayent d'éviter que les médias et les organisations de droits de l'homme couvrent ces affaires.





Source : http://www.seapabkk.org/newdesign/alertsdetail.php?No=815



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AKP/04
2008 : Le gouvernement projette de distribuer des terres à 10 000 familles

AKP Phnom Penh, 11 février 2008 --

Le gouvernement royal projette de distribuer des terres pour l’action sociale à 10 000 familles défavorisées dans tout le pays en 2008, a dit Duch Vorn Tito, directeur général de l’aménagement territorial, de l’urbanisation et de la construction.

A la clôture de la formation sur la préparation et l’application du projet de distribution des terres pour l’action sociale et le développement économique tenue au début de février à Kampong Thom, Duch Vorn Tito a souligné que l’application du projet de préparation de terre de l’action sociale était très importante pour la province dans le développement économique et social en vue de réduire la pauvreté.

La province de Kampong Thom appliquera le projet de distribution des terres pour l’action sociale aux familles pauvres dans les communes Krâya et Boeung Lovea, district Santuk.

Duch Vorn Tito a, à cette occasion, remercié GTZ de son soutien au programme. --AKP




Source : http://www.camnet.com.kh/akp/french_news.htm


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Cambodia urged to stop evictions




BBC News, Phnom Penh
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L'organisation de défense des droits de l'homme AMNESTY INTERNATIONAL a demandé la fin des expulsions au Cambodge.

Des milliers de familles ont déjà dû évacuer leurs habitations dans le centre de PHNOM PENH et beaucoup d'autres expulsions devraient encore suivre.

Les autorités prétendent que c'est un mal nécessaire au développement du pays.

Mais dans son rapport, AMNESTY conteste cette assertion, et regrette le manque de responsabilisation et de consultation des communautés locales.

Les membres des communautés menacées à travers PHNOM PENH se battent, alors que leurs domiciles seront bientôt réduits en gravats.

Ils ont tenu une série de réunions pour exprimer leur solidarité et solliciter une aide de l'étranger.

L'emplacement du dernier regroupement montre la taille du défi à surmonter.

LES TITRES DE PROPRIETE EN REGLE

DEY KRAHOM était un quartier de bidonvilles vivant. Maintenant, il est parsemé d'espaces libres où certains résidents ont abandonné leur foyer.

Ces vides sont comblés de gravats, de barbelés et d'ordures. Les bulldozers appartenant aux promoteurs du lieu sont garés juste à coté.

Beaucoup de résidents prétendent détenir des titres de propriété en bonne et dû forme et que ces menaces et intimidations sont destinées à les faire partir.

BRITTIS EDMAN d'AMNESTY INTERNATIONAL déclare que les promoteurs devraient adopter une attitude plus coopérative.

"Il devrait y avoir des discussions avec les communautés avant qu'une expropriation soit décidée et le meilleur choix serait évidement de faire participer la communauté à ce développement."

Mais ça parait peu probable. Les autorités de PHNOM PENH ont annoncé qu'elles s'étaient engagées à développer la ville en partenariat avec des compagnies privées.

Cela passe par le déplacement des résidents dans des endroits qui sont souvent très éloignés du centre ville, pendant que les promoteurs, eux, construisent des résidences de luxe et des commerces.

Guy De Launey




Source : http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/asia-pacific/7238755.stm


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Expulsions forcées au Cambodge : des maisons rasées, des vies en ruines


11 février 2008

« J’ai perdu ma maison, tout le riz qu’on avait et des objets personnels comme des vêtements et des ustensiles de cuisine. Toutes les maisons ont été incendiées et détruites par les pelleteuses et les bulldozers. Ils ont gardé les tôles ondulées et les planches de bois encore bonnes pour eux-mêmes. Ils ont même pris les jarres pour l’eau et ont volé les poulets et les canards. Ils n’étaient jamais venus pour nous expulser comme ça avant. »

Une villageoise à Sihanoukville, qui a perdu sa maison le 20 avril 2007



Amnesty International a déclaré ce lundi 11 février que les expulsions forcées étaient l’une des atteintes aux droits humains affectant le plus les Cambodgiens, à la fois dans les zones rurales et dans les zones urbaines. Au moins 150 000 Cambodgiens à travers le pays risquent aujourd’hui d’être expulsés de force de leurs maisons et de leurs terres en raison de litiges fonciers, de l’accaparement des terres ou de projets de développement.

En opposition flagrante avec les discours du gouvernement qui prône une politique en faveur des plus pauvres et en violation des normes internationales et du droit international relatifs aux droits humains, des milliers de personnes, les plus pauvres notamment, ont été expulsées de leurs maisons et de leurs terres, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport Rights razed – Forced evictions in Cambodia, rendu public ce lundi 11 février 2008.

Non seulement les autorités cambodgiennes ne protègent pas la population contre les expulsions forcées – ni en droit ni en pratique – mais elles sont activement impliquées dans ces pratiques illégales.

« Les autorités ont pris une part active aux démolitions de villages et aux incendies volontaires de maisons ; elles ont contribué à mettre de pauvres gens à la rue sans respecter aucune procédure, sur ordre de ceux qui exercent le pouvoir économique et politique, a déclaré Catherine Baber, directrice du programme Asie-Pacifique d’Amnesty International. Il est clair que les lois qui seraient applicables sont rarement respectées ou le sont de façon arbitraire et que les autorités ne protègent pas les droits fondamentaux des personnes affectées par les expulsions forcées. »

Le rapport montre que les populations affectées n’ont pas été consultées avant les expulsions, qu’elles n’ont reçu que peu ou pas d’informations sur les expulsions qui étaient prévues et qu’elles n’ont pas eu accès à un relogement adéquat. En outre, elles n’ont pas pu intenter d’action en justice. Les exemples cités dans le rapport montrent également que, contrairement à ce que prévoit le droit international relatif aux droits humains, les autorités avaient opté pour les expulsions bien avant que d’autres solutions n'aient été explorées.

« Si le gouvernement cambodgien ne prend pas immédiatement des mesures efficaces pour faire en sorte que sa population, particulièrement la frange la plus pauvre, soit protégée contre les expulsions forcées, son programme affiché de réduction de la pauvreté apparaîtra comme vide de sens. Il faut que le Cambodge mette fin de toute urgence aux expulsions forcées », a déclaré Catherine Baber.

Amnesty International appelle le gouvernement cambodgien à :
- mettre fin à toutes les expulsions forcées et décréter un moratoire sur toutes les expulsions collectives tant que des lois et des politiques n’auront pas été mises en place qui soient conformes aux normes internationales et au droit international relatifs aux droits humains en matière d’expulsions ;
- veiller à ce que les victimes d’expulsions forcées aient accès au moins au minimum essentiel en termes d’hébergement, d’accès à une eau propre, à des sanitaires, aux services de santé et d’éducation, y compris à travers une aide humanitaire si nécessaire ;
- se soumettre à ses obligations au regard du droit international relatif aux droits humains en donnant aux personnes affectées par les expulsions l’occasion de participer réellement aux consultations.

Complément d’information
Une expulsion forcée est « l’éviction permanente ou temporaire, contre leur volonté et sans qu’aucune protection juridique ou autre appropriée ait été assurée, de personnes, de familles ou de communautés de leurs foyers ou des terres qu’elles occupent », selon le Comité des droits économiques, sociaux et culturels. Les expulsions forcées ont été reconnues par la Commission des droits de l’homme des Nations unies comme une violation flagrante des droits fondamentaux de la personne ; comme dans les exemples auxquels il est fait référence, ces expulsions s’accompagnent souvent d’autres atteintes aux droits humains.

En tant qu’État partie au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC) ainsi qu’à d’autres traités internationaux relatifs aux droits humains interdisant les expulsions forcées et les atteintes aux droits humains qui en découlent, le Cambodge a obligation de mettre un terme aux expulsions forcées et de protéger sa population de telles expulsions.





Source : http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releas...ctions-cambodia-homes-razed-lives-ruins-20080211



Edité le 13/02/2008 @ 16:21 par Sundgauvien38

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Le Cambodge réduit en centre les maisons de ses pauvres


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11 février 2008
«Avant, on cultivait un peu la terre [...] J’arrivais à nourrir mes sept enfants. Aujourd’hui, nous n’avons rien.»

Vireak et ses sept enfants ont perdu leur maison le 20 avril 2007. Ce jour-là, des agents des forces de l’ordre, civiles et militaires, ont expulsé plus d’une centaine de familles de chez elles et mis le feu à la plus grande partie de Mittapheap 4, un village rattaché à la ville côtière de Sihanoukville, au Cambodge. Plusieurs mois ont passé, mais Vireak vit toujours sous une bâche, au bord d’une route.

Des situations analogues à celle de Vireak se multiplient dans tout le pays à mesure que les saisies de terrains, la privation de terres et les litiges fonciers se répandent et s’accélèrent. Tout comme des milliers d’autres victimes d’expulsions au Cambodge, Vireak et ses voisins n’avaient jamais été consultés avant d’être évincés de chez eux, sans aucun préavis.

Le litige foncier à l’origine de l’expulsion n’avait pas été réglé avant la destruction du village. Les normes internationales relatives aux droits humains disposent que les expulsions forcées ne doivent constituer qu’une mesure de dernier recours, mais les autorités ont bafoué ce principe.

Les autorités cambodgiennes restent fidèles à leur ligne de conduite, qui consiste à se servir de l’appareil judiciaire pour réduire les militants au silence et les empêcher de défendre leurs maisons et leurs terres. Un nombre croissant de résidents et de défenseurs des droits humains sont incarcérés dans tout le pays, y compris à Sihanoukville.

Après avoir perdu leur foyer, 13 voisins de Vireak ont été arrêtés et inculpés d’infractions pénales. Neuf d’entre eux ont été déclarés coupables et condamnés à de courtes peines d’emprisonnement, malgré l'absence d’éléments de preuves. Bien qu’ils aient purgé leur peine, ils n’ont pas été remis en liberté et se trouvent toujours en prison – ce qui constitue une détention arbitraire –, en attendant qu’il soit donné suite à un appel interjeté par le ministère public.

La plupart des habitants de Mittapheap vivaient d’une agriculture de subsistance, de la vente ambulante sur les plages ou de la pêche à petite échelle. La perte d’un de leurs moyens de subsistance risque d'enfoncer encore davantage ces familles dans une pauvreté déjà bien enracinée.

Sopheap, une veuve d’un certain âge, a déclaré à Amnesty International : «Mon fils a été arrêté et roué de coups alors qu’il récupérait quelques affaires que nous avions dans la maison. Avant, il pêchait et il cultivait la terre. Sur qui est-ce que je peux compter désormais?»

Le gouvernement cambodgien a adopté, avec le soutien de ses bailleurs de fonds internationaux, des mesures qui avaient pour but de valoriser et d’améliorer les conditions de vie de sa population pauvre. Ces mesures sont cependant en opposition totale avec la réalité vécue par Vireak, Sopheap et les autres victimes d’expulsions forcées, que les actions menées par les autorités plongent de plus en plus profondément dans l’indigence.

Comme dans le cas de Mittapheap 4, il s’avère qu’au lieu de protéger la population contre les expulsions forcées, les représentants du gouvernement sont souvent impliqués dans des opérations d'expropriation arbitraire de personnes marginalisées vivant dans la pauvreté.

Tant que l’on laissera cette situation perdurer, des milliers de Cambodgiens seront menacés – non seulement à Sihanoukville et dans d'autres agglomérations urbaines mais aussi, et de plus en plus, dans les zones rurales. Les Nations unies considèrent que les expulsions forcées sont des violations flagrantes des droits humains.

En annonçant la fin de toutes les expulsions forcées le gouvernement ferait clairement part de son intention de lutter contre les saisies de terrains, la privation de terres et les conflits fonciers, tout en honorant son devoir de protéger le droit à un niveau de vie suffisant et à en faire le socle de son action en faveur d’une vie meilleure pour les Cambodgiens défavorisés.

Le nom des personnes citées a été modifié.




Source : http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/report/cambodia-burns-homes-poor-20080211


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kékékékéké.....Si Pol Pot revenait vivre parmi ces camarades encore vivants, il se consolerait en disant; on fait pire que moi.....J,ai vu ces photo de maisons brûlées, de policiers qui chassaient les gens avec des matraques ( http://ki-media.blogspot.com/ ), je revois le début des Khmers rouges quand ils chassaient les gens des villes. C'est la même chose aujours'hui. Les KR chaissaient des gens pour leur idéologie, aujourd'hui, ils chassent les gens de leur maison ou de leur terre pour leur développement...Oups, pour LE développement économique kékékéké Chasser, vendre aux Chinois, et encaisser de l'argent kékékéké
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BAC a écrit

kékékékéké.....Si Pol Pot revenait vivre parmi ces camarades encore vivants, il se consolerait en disant; on fait pire que moi.....J,ai vu ces photo de maisons brûlées, de policiers qui chassaient les gens avec des matraques ( http://ki-media.blogspot.com/ ), je revois le début des Khmers rouges quand ils chassaient les gens des villes. C'est la même chose aujours'hui. Les KR chaissaient des gens pour leur idéologie, aujourd'hui, ils chassent les gens de leur maison ou de leur terre pour leur développement...Oups, pour LE développement économique kékékéké Chasser, vendre aux Chinois, et encaisser de l'argent kékékéké




pour Bac en hors sujet :

kékéké il est super :bon: ton lien j'y ai trouvé une info concernant mon peintre, gloups, le peintre, mais elle n'y est plus alors je la mets pas :cache:
commencefesse ?
qui est derrière tout ça (et le site) kékéké ?

kékéké je suis contente de voir kékéké tu es allé au srok et devenu un peu plus sage depuis :sarcastic:

kékékés kilya pour ké tu m'aies pas emmenée kékéké ?


:cache:




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sothy a écrit

BAC a écrit

kékékékéké.....Si Pol Pot revenait vivre parmi ces camarades encore vivants, il se consolerait en disant; on fait pire que moi.....J,ai vu ces photo de maisons brûlées, de policiers qui chassaient les gens avec des matraques ( http://ki-media.blogspot.com/ ), je revois le début des Khmers rouges quand ils chassaient les gens des villes. C'est la même chose aujours'hui. Les KR chaissaient des gens pour leur idéologie, aujourd'hui, ils chassent les gens de leur maison ou de leur terre pour leur développement...Oups, pour LE développement économique kékékéké Chasser, vendre aux Chinois, et encaisser de l'argent kékékéké




pour Bac en hors sujet :

kékéké il est super :bon: ton lien j'y ai trouvé une info concernant mon peintre, gloups, le peintre, mais elle n'y est plus alors je la mets pas :cache:
commencefesse ?
qui est derrière tout ça (et le site) kékéké ?

kékéké je suis contente de voir kékéké tu es allé au srok et devenu un peu plus sage depuis :sarcastic:

kékékés kilya pour ké tu m'aies pas emmenée kékéké ?


:cache:





héhéhé c'est vrai, que c,est hos sujet pas à peu près. êtes-vous artiste? Je ne vois pas le lien entre votre peintre et le site. Quel site? quel peintre, vriament mêlé, confus...kékékéé Si vous êtes artiste ou pas ariste et que vous aimez les artistes, peut-être que ce site vous convient héhéhéh

http://www.everyday.com.kh

http://www.everyday.com.kh/english.asp

http://www.everyday.com.kh/PhotoGallery/
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kékéké voilà Bac :attention:





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kékéké...je vois. J'ai déjà vu monsieur Vann Nath deux ou trois fois à la télé-quebec. C'était là que j'ai su qu'il a survécu le s-21 grâce à son talent de peintre. Aujourd'hui, il s,en sort bien, psychologiquement. Mais comme tous les peintres du monde, c'est de la misère, financièrement.

Hors sujet,

Dis donc, mademoiselle, ça vous dis qqch si je vous dis Camweb....dans le temps...et jouez-vous au piano? Je dis comme ça, parce que votre foto me dis qqch. kékékéké
#53946