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Déconnecté(e) Seun nmott
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Publié le 17/07/2013 @ 11:42
Re : 17 avril jour pour jour

NeakReach a écrit





Une photo, une image, c’est tout ce qui reste du souvenir en noir et blanc aux jours heureux et aux jours de l’horreur absolu !

Même si notre histoire propre était différente, notre malheur était bien commun à tous les khmers qui ont vécu durant cette période. Personne n’y a échappé quel que soit son âge.

............

Et leurs assassins ont vécu jusqu’à 89 ans….




kaunklau a écrit


nous avons la possibilité d'exprimer nos colères .
Les autres qui sont dans le même cas et qui n'ont pas la possibilité de vivre correctement




Que dire après tout ça?

Peu être ceci, que cela ne cache pas la haine qui sommeille en nous tous.

........Ce jeune garçon(PPot à moins de dix ans) a vu tout ce qu'il ne faut voir à son âge, est devenu le plus sanguinaire de son temps. Incapable de finir bien ce qu'il a commencé, il a laissé un Cambodge à l'agonie. Bien sûr ce n'est pas la seule cause, mais c'est l'une des ses premières causes, la haine........
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Publié le 17/07/2013 @ 08:48
Re : 17 avril jour pour jour

Tout à fait N.Reach , les victimes comme nous et survivants de ce régime fou , avons la possibilité d'exprimer nos colères .
Les autres qui sont dans le même cas et qui n'ont pas la possibilité de vivre correctement , comme montrent ces photos de l'autre chapitre , n'ont pas de même chance . Voyant leur cabane qu'ils habitent , beaucoup , de notre compatriotes , sont au dessous du minimum de vivre .

C'est regrettable , car vous avez donc perdu votre grand frère que vous vouliez vous sauver avec .

Plus de 30 ans sont passés , mais la cicatrice est toujours là . C'est la vie , qu'est-ce qu'on pourra faire de plus .
Les vieux fous féroces , membre de L'angkar Khmer rouge , vont bientôt tous dans la terre
.Ils doivent ramener avec eux des regrets et des regrets .
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Publié le 16/07/2013 @ 20:30
Re : 17 avril jour pour jour

Seun nmott a écrit


Quelle cruauté, je veux dire du destin.

Mon petit frère lui n'a pas pu s'enfuir. Il a été Pire encore je ne sais ni où sont sa femme ni sa fille? Où sont elles? Car je ne connais pas leurs noms. Je n'avais pas pu venir à son mariage. Puis il ne veut pas m'embêter.

Il a été arrêté sur le rive du Mékong devant sa femme et sa petite fille.



Bonjour à tous, merci Seun nmott et kaunklau,

Une photo, une image, c’est tout ce qui reste du souvenir en noir et blanc aux jours heureux et aux jours de l’horreur absolu !

Même si notre histoire propre était différente, notre malheur était bien commun à tous les khmers qui ont vécu durant cette période. Personne n’y a échappé quel que soit son âge.

Je pense souvent aux "enfants" de ma génération, ceux qui sont nés entre 1963 et 1967, qui ont connu cet enfer. Ils étaient trop grands pour être "protégés" et trop petit pour être "autonomes". Nous étions 3 dans ma famille et également 3 dans la famille de ma tante. Je suis le seul survivant… 1 sur 6, c’est énorme…

Et leurs assassins ont vécu jusqu’à 89 ans….


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Publié le 16/07/2013 @ 17:41
Re : 17 avril jour pour jour

Pour administrer le village, les nouveaux responsables nomment les chefs de section, parmi les anciennes populations des villages.
On retrouve Yé comme chef de Khsaoy. Chaque concentration ou quartier est sous la responsabilité d’un ancien chef soldat KR. Les anciennes propriétés de khsaoy, très peu nombreux reviennent y habiter. On trouve plus leurs frère-sœur ou cousins qui ont le privilège de choisir où ils habitent. Ces amis et connaissances deviennent leurs favoris, pour ceux qui comme moi, sont des mal aimé, puisqu’ils savent que nous sommes des anciens fonctionnaires.
Voici comment compose leur hiérarchie, Khsaoy est administrativement géré par un chef dit chef de village Khsaoy(Mé phoum), comme Yé. Mais il est supervisé par ancien KR.
Un chef de coopérative comme chef de provisions. Un chef de l’hôpital. Tous sont des anciens soldats KR. Ils ne font plus partis des troupes régulières, leurs missions maintenant est de diriger les villages selon les orientations de l’Angkar. Ce sont des mariés qui souhaitent leurs unités respectifs pour cadrer les déportes.

Yé, civile chef de phoum khsaoy, est supervisé par le camarade Tek. Le chef de quartier Saam Tirm est le Camarade Phann.
? Phann et Tek sont des hommes de 35-40 ans Je ne connais pas le nom des autres chefs. Le chef de coopérative, Camarade Muoy(21 ans), est un jeune militaire KR, un ancien Yothear. Je ne sais pas pourquoi il est là ? Phann et Tek sont des hommes de 35-40 ans.
Muy habite, travail, reçoit, mange dans le coopérative avec quelque hommes, ces hommes.



J’ai été plusieurs fois appelé à participer à des déplacements loin du village pour récupérer les bois, planche ou clous nécessaire à la construction des hangars, ou pour les stands des nouveaux déportés, qui continuent à arriver.
Khsaoy est en train de devenir un village de presque 2000 habitants, un dernier village avant le Tonlé Sap. …..

Ce « village prison » est à une journée de marche d’Omuni ou de Kampong Preah.
Pourquoi prison ? Par ce que les habitants n’ont droit qu’à 200m du village, au-delà il faut avoir vraiment, mais vraiment une bonne excuse. Faute de quoi une exécution sommaire n’est pas exclue, car tout simplement par ce qu’Angka n’a pas de prison pour enfermer les brebis galeux ou les traites.

Un jour je me fais ami avec un jeune, quelques années de moins que moi, qui a sa sœur très proche du chef du village, il approvisionne le village en légume. Il part le matin, rentre le soir avec sa charrette à bœufs, le travail devient de plus en plus pénible, il doit partir de plus en plus loin, alors il a besoin d’une aide. Il m’a proposé de venir avec lui, il a obtenu l’accord du chef du village.
Pour moi, c’est presque un cadeau, mon cotas quotidien, je le laisse à ma famille. Puisque on n’a pas besoin d’emmener avec nous notre bouffe, c’est lui qui me l’a dit. C’est vrai, notre tâche est d’aller demander, en fait, des légumes, des fruits dans les autres villages qui en possèdent encore beaucoup. Une fois arriver dans ces villages, et une fois présentés aux « contrôleurs » notre laisser-passer, nous parcourons d’une maison à une autre pour mendier les tout ce qu’on nous donne. Ils sont assez généreux, je ne sais pas qui ils sont. Mon ami m’a dit que ce sont des anciens peuples.
Ah ! Ils retournent habiter les villes et nous dans les bois.
A nous voir, ils ont piété de nous, ils nous proposent de bons repas, miam-miam. Il y a des mois que je n’ai jamais bien mangé. C’est pourquoi on n’a pas besoin d’emmener nos bouffes avec nous …
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Publié le 16/07/2013 @ 07:37
Re : Re : 17 avril jour pour jour

kaunklau a écrit


Ils auraient dû se suicider comme Hitler , point .



:quoi: Certains ont des doutes sur ce suicide !
Déconnecté(e) kaunklau
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Publié le 15/07/2013 @ 22:50
Re : 17 avril jour pour jour

Oh , mon cher ami S-nM , N-Reach , j'ai le sentiment que nous étions dans un trou qui s'appelle l'enfer . Ces récits , me font remonter la haine contre ces gens qui ne sont que des khmers comme vous et moi .
Et pourtant nous n'étions pas des sommets des cambodgiens de cet époque . Pourquoi , nous les petits peuples devions payer les absurdes des politiciens communistes .

Je n'ose même pas imaginer , comment , ils avaient fait pour éliminer la famille de mon frère , dont 7 enfants de bas âge , ma dernière nièce n'avait que 2 ans . Quelle scène de massacre , ils les infligeaient ,l'erreur , parce qu'ils étaient nés khmer à la capitale de Phnom Penh , Cambodge .
Quelle bande de lâches et rien d'autres .
Maintenant , ils disaient l'un comme l'autre , c'est pas moi ... c'est pas moi .
Ils auraient dû se suicider comme Hitler , point .
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Publié le 15/07/2013 @ 21:25
Re : Re : 17 avril jour pour jour

Seun nmott. a écrit



Mon petit frère lui n'a pas pu s'enfuir. Il a été Pire encore je ne sais ni où sont sa femme ni sa fille? Où sont elles? Car je ne connais pas leurs noms. Je n'avais pas pu venir à son mariage. Puis il ne veut pas m'embêter.
Il a été arrêté sur le rive du Mékong devant sa femme et sa petite fille.
Il me reste ça pour me consoler.

v3s7S5A.jpg
Il me manque tellement.


@ RDB Ces deux photos sont maintenant cote à côte. Mais je ne vous montre pas l'autre, je préfère qu'on garde une jolie image de lui.

J'ai beaucoup hésité de répondre et de poster ce poste, en fin ..


Je respecte votre vie familiale et vous remercie de nous faire part de ces évènements dramatiques : j'en déduis que l'autre photo est la photo de votre jeune frère, dite "photo d'identité de S-21 "



Edité le 15/07/2013 @ 21:26 par robin des bois
Déconnecté(e) Seun nmott
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Publié le 15/07/2013 @ 21:07
Re : 17 avril jour pour jour

NeakReach a écrit

j’ai appris qu’il avait fait exactement comme il avait prévu…

C’était il y a 38 ans, c’était la mini-saison sèche, c’était la fin de récolte de maïs… on devrait être entre fin juillet et début août 1975…



Neakreach,
Quelle cruauté, je veux dire du destin.

Mon petit frère lui n'a pas pu s'enfuir. Il a été Pire encore je ne sais ni où sont sa femme ni sa fille? Où sont elles? Car je ne connais pas leurs noms. Je n'avais pas pu venir à son mariage. Puis il ne veut pas m'embêter.

Il a été arrêté sur le rive du Mékong devant sa femme et sa petite fille.


Il me reste ça pour me consoler.

v3s7S5A.jpg
Il me manque tellement.


@ RDB Ces deux photos sont maintenant cote à côte. Mais je ne vous montre pas l'autre, je préfère qu'on garde une jolie image de lui.


J'ai beaucoup hésité de répondre et de poster ce poste, en fin ..
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Publié le 15/07/2013 @ 19:12
Re : 17 avril jour pour jour

kaunklau a écrit


Oh là ,
après vous vous verrez plus ?
Alors quels courages que vous aviez tous les 2 . J'admire vos idées . Des enfants de cet époque avaient les idées de s'enfuir , et avec une erreur ou simplement si vous vous faites rattraper , c'est une punition féroce pour dissuader ou pour faire peur aux autres .



Bonsoir à tous, bonsoir kaunklau et Seun nmott,

Depuis ce matin-là, je n’ai plus revu son frère. Je me rappelle encore au moment de partir, il s’est retourné vers moi et son visage me disait "je suis désolé mon frère, je ne reviendrai pas". En ce moment-là, j’ai compris qu’il allait s’enfuir pour de bon. Par la suite, j’ai appris qu’il avait fait exactement comme il avait prévu…

C’était il y a 38 ans, c’était la mini-saison sèche, c’était la fin de récolte de maïs… on devrait être entre fin juillet et début août 1975…
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Publié le 15/07/2013 @ 13:08
Re : 17 avril jour pour jour

kaunklau a écrit

Je ne pense pas que NOURN KHEURM avait pris le maquis .
Il était mon prof en Terminale de l'année 1970 et qui était partisan pour La République .
Lors de la manifestation après 18 Mars 1970 , à Kg Cham ,( demande de retour de NSH), pendant laquelle 2 députés était décapités à Tonlé Om , ce prof. était recherché par les manifestants . Au lieu de chercher Nourn Kheurm , ils disaient NUTH CHHEURM , directeur d'un journal de Phnom Penh .Il avait la vie sauve , grâce à cet erreur .



Bonjour Kaunklau
Si c'est le terme "prendre le marquis" que tu n'aimes pas, je suis d'accord. Mais Nuon Kheurn est bel et bien "kich khlopurn rot chaul prey"(s'en fuir), en 1972 si ma mémoire est encore bonne.
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Publié le 15/07/2013 @ 10:32
Re : 17 avril jour pour jour

Je ne pense pas que NOURN KHEURM avait pris le maquis .
Il était mon prof en Terminale de l'année 1970 et qui était partisan pour La République .
Lors de la manifestation après 18 Mars 1970 , à Kg Cham ,( demande de retour de NSH), pendant laquelle 2 députés était décapités à Tonlé Om , ce prof. était recherché par les manifestants . Au lieu de chercher Nourn Kheurm , ils disaient NUTH CHHEURM , directeur d'un journal de Phnom Penh .Il avait la vie sauve , grâce à cet erreur .
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Publié le 15/07/2013 @ 09:55
Re : 17 avril jour pour jour

Sereypheap a écrit

NeakReach a écrit

Sereypheap a écrit


…Ils étaient bien nourris et reconnus comme "sauveurs" de la révolution.



La première partie de ma vie chez les KR, moi aussi, j’étais bien nourri et chéri par le peuple ancien. J’étais même destiné à devenir l’élite du KD…




Cela explique donc bien qu'il existe parmi les Khmers rouges ceux qui ont voulu construire le Cambodge d'après le régime de Lon Nol, le Cambodge de l'avenir. Mais je pense que ces groupes ont été ensuite purgé par d'autres...


C'est ce groupe dont faisait partie le célèbre Nuon Kheurn, l'auteur de "la marche vers l'ouest". Il est obligé de prendre le marquis pour échapper aux griffes des hyènes de PPhnom Penh, sauf qu'il est tombé dans un groupe de vautour.
Il n'est pas allé servir les causes des KR.

...Un groupe dit du centre(par certains rumeurs)promis par le cercle de Pol Pot d'administrer PPenh en cas de victoire final, ce groupe a été éliminé peu avant 17 avril.

PS C'est un info dont je n'ai rien pour le confirmer pour l'instant.
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Publié le 14/07/2013 @ 18:18
Re : 17 avril jour pour jour

Oh là ,
après vous vous verrez plus ?
Alors quels courages que vous aviez tous les 2 . J'admire vos idées . Des enfants de cet époque avaient les idées de s'enfuir , et avec une erreur ou simplement si vous vous faites rattraper , c'est une punition féroce pour dissuader ou pour faire peur aux autres .

Moi , avant de partir avec mes 3 autres copains , on avait bien réfléchi , jusqu'à même jurer que si nous nous faisions rattraper , nous ne regrettons rien . Ce sont nos prix de libertés . Personne du groupe ne nous influence , c'est pour cette raison que j'ai moins de regrets ou ma conscience ne m'as pas trop punie . Mais tout de même , car au début de 1977 , nous ne savions pas que ce pays des khmers rouges avait pris une tournure , on dirait qu'on était dans un trou noir .
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Publié le 14/07/2013 @ 16:19
Re : 17 avril jour pour jour

La fugue

Mon frère, l’habitude silencieux, me parlait sans cesse de la prochaine journée de ramassage de patates douces. Quant à moi, cette journée ne m’intéressait plus. A quoi bon, si nous ne pouvions même pas voir nos parents.

Deux jours avant cette journée, mon frère me dévoila son plan de fugue. Son plan était qu’au moment de repartir, il fallait trouver un prétexte pour aller faire nos besoins dans la forêt et nous cacher jusque tout le monde soit parti et ensuite il nous suffisait d’aller chez nos parents. Il avait constaté qu’au moment de partir, les chefs de groupes ne vérifiaient pas le nombre des koma manquant. Pour ne pas attirer l’attention des chefs, après le déjeuner, nous devions rester avec les autres.

Au début, je n’étais pas d’accord avec son plan, pour une simple raison que nous n’avions pas le droit. Alors, pour me convaincre, il me disait : "tu n’as pas l’intention de rester tout seul toute ta vie ici ?". A la nuit tombée, je réfléchissais, ne trouvais aucune faille et me disais que son plan pourrait marcher. Je faisais part à mon frère que j’étais d’accord à 100%. Et nous nous retrouvions le sourire et l’espoir.

La veille de départ, le chef nous convoqua pour nous expliquer la mission qui était relativement simple puisque c’était comme la première fois. Par contre, il nous révélait qu’ils n’en ont pas besoin de tout le monde. Et seul le groupe des grands était choisi. Les groupes des moyens et des petits étaient priés de rester et de faire le travail habituel. Mon frère faisait partie du groupe des grands et moi les moyens…

Coup de massue, j’avais envie de crier, de hurler… mais je ne ferais point. Tête baissée, nous rentrions dormir. Sur le chemin, mon frère me suggérait de retourner voir le chef et lui demander si je pouvais y aller aussi. Alors je me suis retourné le voir, mais malheureusement, toute le monde était déjà rentré chez eux et je ne savais pas où il habitait. La nuit, j’avais envie de supplier mon frère de ne pas m’abandonner. Mais je n’avais pas le courage de le faire car lui aussi avait le droit de vivre auprès de nos parents. Nous ne disions mot.

Le matin, très tôt, je voyais mon frère partir avec son groupe vers le lieu de ramassage de patates douces. Ce fut la première fois que nous étions séparés, ce fut aussi la dernière fois que je le voyais… ce fut une séparation définitive !


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Publié le 11/07/2013 @ 20:41
Re : 17 avril jour pour jour

Sereypheap a écrit

NeakReach a écrit

Sereypheap a écrit


…Ils étaient bien nourris et reconnus comme "sauveurs" de la révolution.



La première partie de ma vie chez les KR, moi aussi, j’étais bien nourri et chéri par le peuple ancien. J’étais même destiné à devenir l’élite du KD…




Cela explique donc bien qu'il existe parmi les Khmers rouges ceux qui ont voulu construire le Cambodge d'après le régime de Lon Nol, le Cambodge de l'avenir. Mais je pense que ces groupes ont été ensuite purgé par d'autres...


Parce que nous avions une équipe de fous qui dirigeaient le pays... ils tuaient tout ce qui bougeait.
Regardons ce qu'il se passe au TPI...



Edité le 11/07/2013 @ 21:53 par NeakReach
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Publié le 11/07/2013 @ 20:06
Re : Re : 17 avril jour pour jour

NeakReach a écrit

Sereypheap a écrit


…Ils étaient bien nourris et reconnus comme "sauveurs" de la révolution.



La première partie de ma vie chez les KR, moi aussi, j’étais bien nourri et chéri par le peuple ancien. J’étais même destiné à devenir l’élite du KD…




Cela explique donc bien qu'il existe parmi les Khmers rouges ceux qui ont voulu construire le Cambodge d'après le régime de Lon Nol, le Cambodge de l'avenir. Mais je pense que ces groupes ont été ensuite purgé par d'autres...
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Publié le 11/07/2013 @ 20:03
Re : Re : 17 avril jour pour jour

Seun nmott a écrit


Moi non plus.
Que leurs proches se recueillent cela ne me gène pas...
Mais c'est non, même pas envie de voir la tombe. Ni S21, la photo de mon petit frère, prise quelque temps avant sa mort, y est trouvée et est vite libérée de cet enfer. Elle est chez nous et au chaud.
Ni anlong vèng ou Kamping puoy et autre...




Je crois vous comprends :

S-21, c'est "moche et terrible" lorsque l'on est soi-disant un Etre pensant ; et ça fout le bourdon sur la soi-disant grandeur de l'espèce humaine.

Selon moi, ce qui est "envoutant" dans un tout autre domaine ( et reste épouvantable aussi), ce sont les photos : j'ai été "fasciné " par certaines, j'ai essayé de "faire de la transmission de pensée" pour tenter de saisir et comprendre leur regard face à cet objectif au moment où a été prise la photo d'identité ..

Mais quand une mère y figure avec un bébé dans les bras.... cela dépasse l'entendement

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Publié le 11/07/2013 @ 19:59
Re : 17 avril jour pour jour

La vie sans nos parents

La vie collective n’était pas encore mise en place. Après le départ de nos parents, mon frère et moi, nous logions dans une petite maison d’un homme célibataire de trentaine d’années. Nous ne le voyions pas beaucoup et il rentrait tard le soir et probablement ivre. Le début fut très dur. Après une rude journée de travail et le repas collectif du soir, tous les enfants sont rentrés chez leurs parents, sauf nous. A chaque soir, c’était un moment terrible. Et la nuit, habituellement, c’était notre mère qui nous enlever les épines dans nos pieds, et là, personne. Nous essayions de faire ça nous même tant bien que mal. Même entre mon frère et moi, nous ne nous parlions plus. Nous souffrions en silence chacun de son côté.

Petit à petit, la vie reprenait son cours. Après le travail de coupe de bois, c’était le tour de cueillette de maïs. Mais nos parents nous manquaient énormément et surtout nous n’avions pas de nouvelles d’eux. Nous ne savions pas où ils étaient, ni comment ils allaient. Un jour, le chef des groupes de koma nous annonça que dans quelques jours, nous aurions pour mission d’aller ramasser les patates douces vers la route nationale 5. On murmurait que ce n’était pas très loin où se trouvaient nos parents. Nous reprenions de l’espoir en nous que dans quelques jours, nous aurions la possibilité de revoir nos parents et nous attendions ce jour avec impatience.

Le jour J arriva et le trajet d’environ 4 heures, qui nous attendait, se faisait en 3 étapes : à pied, le bateau et à pied. Nous sommes partis très tôt environ 5 heures pour arriver vers 9 heures. A l’arrivée, nous commençâmes aussitôt à travailler. Le travail consistait à ramasser les patates douces au bord de la route nationale 5. Je tentais de regarder autour de nous pour essayer d’apercevoir les maisons où se trouvaient nos parents. Rien ! Je ne voyais rien autour. Mon frère approcha vers moi et m’indiqua où nos parents se trouvaient. Il m’a dit ensuite de ne pas m’inquiéter car il a déjà demandé la permission de rendre visite à nos parents après le déjeuner jusqu’à la reprise du travail.

Comme prévu, après le déjeuner, nous rendions visite à nos parents. L’endroit où ils habitaient n’était ni maison, ni cabane. C’était un campement collectif. Chaque famille avait un petit coin et tout le monde dormait sur les nattes au sol par terre. A notre arrivée, le campement était quasiment vide. Il n’en restait que des personnes âgées et des enfants de bas âge dont nos 3 grands-parents et ma plus petite sœur. J’étais fou de rage. Je pensais pouvoir voir au moins ma mère et là tout le monde était au camp de travail. Nos grands-parents nous disaient que nos parents ne revenaient de leur travail que le soir très tard, et il faudrait que, si possible, nous revenions le soir. Ce n’était pas possible, nous devions repartir vers 16H00. La mort dans l’âme, j’embrassais ma petite sœur et grand-mère et retournais travailler…

Au retour à notre village, le chef annonça que nous devions y retourner encore une fois dans une semaine car le travail n’était pas complément terminé. Quoi qu’il en soit, je n’avais plus envie d’y retourner. La journée était quand même rude (8 heures allée/retour + 6 heures de travail) pour un gamin de 10 ans !




Edité le 11/07/2013 @ 20:57 par NeakReach
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Re : 17 avril jour pour jour

Sereypheap a écrit


…Ils étaient bien nourris et reconnus comme "sauveurs" de la révolution.



La première partie de ma vie chez les KR, moi aussi, j’étais bien nourri et chéri par le peuple ancien. J’étais même destiné à devenir l’élite du KD…

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Re : 17 avril jour pour jour

Sereypheap a écrit

Seun nmott a écrit


...
Voici un aperçu de cette cabane.
5B1SxYd.jpg
Une rangée est pour dix familles, il y en a dix entrées, ce n'est pas six comme sur la photo, je ne suis pas doué pour faire dix.C'est juste pour avoir une idée.
...



Pou Seun nmott, vous dessinez bien les cabanes !:bon: C'était dans exactement ce genre de cabanes, en effet, que je me souviens d'avoir vécu pendant un bref de temps avec ma famille avant d'être expédié dans le groupe des enfants du village.



Bonsoir à tous, bonsoir Seun nmott, kaunklau, Aekreach et Sereypheap,

Moi aussi, j'ai connu ce type de cabanes... mais c'était aux camps de réfugiés !
Période KR, non !
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Re : 17 avril jour pour jour

L'histoire que je vais raconter n'a pas pour but de déresponsabiliser les Khmers rouges, mais c'était une histoire vraie.

Comme tout le monde savait, les Khmers rouges étaient à l'affût des intellectuels dans le but de les éliminer.

Alors quand mes deux frères ont été sélectionnés dans le but de former les autres. Mes deux frères avaient respectivement "Bac double" et "Bac 1". Ils ont répondu à l'appel d'un groupe des Khmers rouges fraîchement arrivés. Ils étaient bien nourris et reconnus comme "sauveurs" de la révolution. Je parle ici de mes deux frères évidemment.

Ne me demandez pas de quel groupe ces Khmers rouges faisaient partie, on ne pouvait pas savoir à l'époque...

Edité le 11/07/2013 @ 19:24 par Sereypheap
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Publié le 11/07/2013 @ 19:14
Re : Re : 17 avril jour pour jour

Seun nmott a écrit


...
Voici un aperçu de cette cabane.
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Une rangée est pour dix familles, il y en a dix entrées, ce n'est pas six comme sur la photo, je ne suis pas doué pour faire dix.C'est juste pour avoir une idée.
...



Pou Seun nmott, vous dessinez bien les cabanes !:bon: C'était dans exactement ce genre de cabanes, en effet, que je me souviens d'avoir vécu pendant un bref de temps avec ma famille avant d'être expédié dans le groupe des enfants du village.
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Publié le 11/07/2013 @ 16:20
Re : 17 avril jour pour jour

Aekreach a écrit



« Les Khmers rouges sont venus me demander un jour, si je voulais me recueillir sur sa tombe. J'ai refusé, il ne fallait montrer aucun attachement envers sa famille. Sous peine de mort. »




Moi non plus.
Que leurs proches se recueillent cela ne me gène pas...
Mais c'est non, même pas envie de voir la tombe. Ni S21, la photo de mon petit frère, prise quelque temps avant sa mort, y est trouvée et est vite libérée de cet enfer. Elle est chez nous et au chaud.
Ni anlong vèng ou Kamping puoy et autre...

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Publié le 11/07/2013 @ 15:03
Re : Re : 17 avril jour pour jour

Aekreach a écrit

Le 28 mai dernier, sur l'invitation d'un ami, professeur d'histoire, je me suis rendu dans un lycée en Vendée pour livrer mon témoignage sur l'époque khmère rouge devant des élèves de seconde.

Un article est parue dans Ouest-France :

Les élèves de seconde ont retranscrit, avec leurs professeurs, leur rencontre avec un rescapé du régime des Khmers rouges.
Des élèves du lycée ont recueilli le témoignage d'un franco-cambodgien qui a connu la dictature des Khmers rouges.

L'initiative
Au lycée Truffaut, les élèves de Seconde de l'enseignement d'exploration « littérature et société », travaillent, depuis le début de l'année, sur le thème « Regards sur l'autre et l'ailleurs ». Et plus particulièrement sur le Laos, le Cambodge et le Vietnam. Le 28 mai, ils ont reçu la visite d'Aekreach, témoin de l'époque des Khmers rouges au Cambodge.
Aekreach, la cinquantaine aujourd'hui, a vécu ou plutôt survécu sous le régime des Khmers rouges. Il confie, avec peine, que ces quatre ans lui ont paru « plus de vingt ans ». De mère française et de père cambodgien, il s'installe en Asie à l'âge de 7 ans avec son père. Adolescent lorsque les Khmers rouges prennent le pouvoir, il est envoyé dans les champs pour travailler de force. Aucun loisir, peu de nourriture, de multiples maladies. Voilà le quotidien d'Aekreach.
Et attention à ne surtout pas faire partie de l'élite du pays. « J'étais forcé à passer des tests, comme lire des boîtes de médicaments. Je mentais, ça a marché. » Le père d'Aekreach n'a pas la même chance. Il est envoyé en prison, et sera tué quelque temps plus tard.

Il refuse d'y retourner
« Les Khmers rouges sont venus me demander un jour, si je voulais me recueillir sur sa tombe. J'ai refusé, il ne fallait montrer aucun attachement envers sa famille. Sous peine de mort. »
Libéré à l'âge de 16 ans, à la chute du régime, Aekreach a depuis refait sa vie en France. Et n'est jamais retourné au Cambodge. Son témoignage auprès des élèves du lycée Truffaut restera comme un grand moment d'émotion partagée. « Je vous raconte mon histoire pour que personne n'oublie. » Les adolescents ne semblent, en effet, pas prêts d'oublier cette rencontre.





Vous deviez passer une vie affreuse comme nous , lors de cet époque 1975-1978.
Kâng KOMA ? Comme N.Reach ?
Le khmers rouges vous avaient demandé ce là , normalement , vous êtes sur la liste ...
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Publié le 11/07/2013 @ 13:00
Re : 17 avril jour pour jour

Le 28 mai dernier, sur l'invitation d'un ami, professeur d'histoire, je me suis rendu dans un lycée en Vendée pour livrer mon témoignage sur l'époque khmère rouge devant des élèves de seconde.

Un article est parue dans Ouest-France :

Les élèves de seconde ont retranscrit, avec leurs professeurs, leur rencontre avec un rescapé du régime des Khmers rouges.
Des élèves du lycée ont recueilli le témoignage d'un franco-cambodgien qui a connu la dictature des Khmers rouges.

L'initiative
Au lycée Truffaut, les élèves de Seconde de l'enseignement d'exploration « littérature et société », travaillent, depuis le début de l'année, sur le thème « Regards sur l'autre et l'ailleurs ». Et plus particulièrement sur le Laos, le Cambodge et le Vietnam. Le 28 mai, ils ont reçu la visite d'Aekreach, témoin de l'époque des Khmers rouges au Cambodge.
Aekreach, la cinquantaine aujourd'hui, a vécu ou plutôt survécu sous le régime des Khmers rouges. Il confie, avec peine, que ces quatre ans lui ont paru « plus de vingt ans ». De mère française et de père cambodgien, il s'installe en Asie à l'âge de 7 ans avec son père. Adolescent lorsque les Khmers rouges prennent le pouvoir, il est envoyé dans les champs pour travailler de force. Aucun loisir, peu de nourriture, de multiples maladies. Voilà le quotidien d'Aekreach.
Et attention à ne surtout pas faire partie de l'élite du pays. « J'étais forcé à passer des tests, comme lire des boîtes de médicaments. Je mentais, ça a marché. » Le père d'Aekreach n'a pas la même chance. Il est envoyé en prison, et sera tué quelque temps plus tard.

Il refuse d'y retourner
« Les Khmers rouges sont venus me demander un jour, si je voulais me recueillir sur sa tombe. J'ai refusé, il ne fallait montrer aucun attachement envers sa famille. Sous peine de mort. »
Libéré à l'âge de 16 ans, à la chute du régime, Aekreach a depuis refait sa vie en France. Et n'est jamais retourné au Cambodge. Son témoignage auprès des élèves du lycée Truffaut restera comme un grand moment d'émotion partagée. « Je vous raconte mon histoire pour que personne n'oublie. » Les adolescents ne semblent, en effet, pas prêts d'oublier cette rencontre.



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