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Publié le 10/05/2011 @ 14:41
Re : Volte-face des autorités thaies

L'ASSEMBLéE NATIONALE THAI dissolue !
Abisit n'a pas trop rougi , j'espère !
Le 3 juillet/2011 , les partis " Chemises rouges " vont gagner ! Ils vont se déchirer entre-eux , ils nous lâchent les grap...
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Publié le 10/05/2011 @ 10:19
Re : Volte-face des autorités thaies

Le Roi Bhumibol Adulyadej, de la Thaïlande, a dissous hier l'Assemblée Nationale thaïe

Le gouvernement d'Abisit incline devant cette décision. Une nouvelle élection est prévue pour le 3 juillet prochain
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Publié le 10/05/2011 @ 09:55
Re : Volte-face des autorités thaies

The Nation (Thaïlande)
Date de publication: 10/05/2011

Les ministres des Affaires étrangères du Cambodge, de l'Indonésie et de la Thaïlande sont convenus lundi à Jakarta (9 mai) sur une nouvelle formule de paix pour tenter de régler le conflit frontalier entre la Thaïlande et le Cambodge.

Les entretiens peuvent permettre le déploiement des observateurs près des zones frontalières contestées.

Le ministre d’Indonésien des Affaires étrangères, Marty Natalegawa, a déclaré que les deux parties sont convenues de réunir toutes les conditions et les exigences, des deux côtés, et à négocier dans un contexte général.

"Le progrès, que nous y travaillons, c’est une approche globale. Nous ne parlons plus de qui doit faire en premier ou de qu’est ce qu’on en prendre en priorité aux prochaines étapes, mais c'est un processus, et non événement par événement,« Marty a déclaré lors d'une conférence de presse après la réunion.

Lorsque la Thaïlande a présenté une lettre d'acceptation à l'équipe des observateurs Indonésiens, en même temps il y avait aussi annoncé qu’une réunion entre les généraux des deux pays, at-il dit.

«Grâce à cette approche globale, nous pouvons coordonner nos efforts.

Le résultat est un calme optimal, (alors) on va attendre la réponse de chaque gouvernement, dit-il.
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Publié le 10/05/2011 @ 09:41
Re : Volte-face des autorités thaies

La princesse Thais est en france,...
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Publié le 09/05/2011 @ 20:32
Re : Re : Volte-face des autorités thaies

[quote=Seun nmott]

comme le vocabulaire royal

Normal, car les princesses khmères, épouses des seigneurs thaïs, apprennent à leurs progénitures des langages..... des mongoles...:sourire:

Actuellement je pense ils le parle toujours, même s'ils prennent les khmers pour des brutes./quote]

Sans oublier que la royauté se légitime (se légitimait), au cambodge, par les femmes, ce que les thai ont peut être aussi récupéré.
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Publié le 09/05/2011 @ 20:07
Re : Volte-face des autorités thaies

virgule a écrit

lebosskhmer a écrit

Moi, je les ai toujours appelé les "petits cousins" et historiquement parlant, ce n'est pas faux...puisque leur royaume est né bien après l'empire khmer, et que leur langue et leur civilisation provient de celle des khmers.


ouh la non, leur langue ne vient pas du tout du khmer; elle leur est propre, a l'inverse de leur écriture (sauf pour certains vocabulaires, comme le vocabulaire royal de mémoire)

Tout à fait.
Seulement ce n'est pas que certains vocabulaires, Il en y a beaucoup plus de mots khmers qu'on y pense, et beaucoup Sanscrite et Pâli dans leurs littérature.


comme le vocabulaire royal

Normal, car les princesses khmères, épouses des seigneurs thaïs, apprennent à leurs progénitures des langages..... des mongoles...:sourire:

Actuellement je pense ils le parle toujours, même s'ils prennent les khmers pour des brutes.


Quant aux nouvelles:
Le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva a déclaré que c’était le Cambodge qui a commencé ce conflit par des troupes stationnées dans la zone contestée en violation d'un accord bilatéral signé en 2002, et il dit qu'ils ont prolongé le conflit en essayant d'obtenir des organisations internationales concernées.

"Mais les problèmes qui se sont produits ces derniers temps, je pense que c’est une preuve de la détermination du Cambodge pour internationaliser la question», a déclaré Vejjajiva.

Il affirme que la Thaïlande et le Cambodge devraient résoudre le conflit sans l'intervention de l'Organisation des Nations Unies ou la Cour internationale de Justice, et alors que la Thaïlande ont convenu vendredi d'autoriser des observateurs indonésien de la zone de conflit, dit-il, cet accord devrait être liée à la suppression des deux soldats cambodgiens et thaïlandais de la région contestée ainsi.

Le Premier ministre cambodgien Hun Sen a déclaré la Thaïlande doit formellement accepter que des observateurs indonésiens avant de nouvelles négociations pourraient se poursuivre. Il a également rejeté la demande de la Thaïlande au Cambodge de retirer ses militaires de la zone de conflit.
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Publié le 09/05/2011 @ 18:17
Re : Volte-face des autorités thaies

Bonjour tout le monde !
La réunion de l'ASEAN semble dominée par le conflit armée Khmero-thai à propos de Prasat Preah Vihear ! les 2 pays se sont mis d'accord pour l'inspection de l'Indonésie ! mais combien de jour de calme !
On verra la suite demain !
Au moins cette réunion permet d'aborder la construction du barrage Xanyaburi sur le Mékong . Reaction du Vietnam contre le Laos .
On s'en chaîne vers la Chine , à propos de ces barrages ?
L'avenir nous dira !
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Publié le 08/05/2011 @ 22:49
Re : Re : Volte-face des autorités thaies

lebosskhmer a écrit


N'étant pas ethnolinguiste, je laisserai volontier la parole à GEORGES COEDÈS; "Les peuples de la péninsule Indochinoise, Histoire et civilisations"

"Pour le vietnamien, qui présente un système de tons très proche de celui des langues T'aies, mais dont le vvocabulaire est par contre en grande partie d'origine Môn-Khmère, on a discuté la question de savoir si c'est une langue T'aie ou une langue Môn-Khmère.
On est arrivé à se demander ce qui est le plus vraisemblable: qu'une langue Môn-Khmère dépourvue de tons ait adopté le système tonique T'ai, ou qu'une langue T'aie ait emprunté une partie considérable du vocabulaire Môn-Khmèr, et dans ces deux cas, on aboutit à une langue "mixte".
Mais depuis qu'on a reconnu la possibilité que, sous influence de modifications phonétique que l'on observe aussi en T'ai et en chinois, des tons aient pris naissance dans des parlers de la famille Môn-Khmère qui n'en possédaient originellement pas, la présence de tons en vietnamien n'est plus un obstacle à son ratachement à la famille Môn-Khmère, avec laquelle il a en commun la plus importante partie de son vocabulaire de base.
Il semble qu'on puisse maintenant admettre que le vietnamien est bien une langue Môn-Khmère dans laquelle a pris naissance un système de tons identique à celui des langues T'aies.
"


Ce qui confirme ce que je dit.

Le texte que tu cite explique que l'on peut rattacher le viet a la famille mon-khmere (ce qui ne veut pas dire que cela vient du khmer), bien qu'il ai développé un coté monosyllabique tonale peut être influencé par les langues du gpe t'ai (et non thaï/siamois), voire chinoises. Ceci certainement en se basant sur la description des premiers viets par les chinois (dont les traits culturels les rattachaient aux cultures môns-khmeres), et la langue des peuples Muongs.

Rien dans ce texte ne parle de la filiation du thai (siamois) a la famille môn-khmere (et non khmere). Le siamois et les langues t'ai (ou taï) ont leur propre groupe linguistique, le taï-kadaï si mes souvenirs sont bon. En fait, ce texte ne parle pas du tout de la filiation des langues taï au gpe môn-khmer (deux gpes distincts). Et pour finir, le khmer n'est qu'une des langue de ce groupe; ce n'est pas parce que deux langue sont dans le même gpe qu'il y a une hiérarchie entre elle.
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Publié le 08/05/2011 @ 21:14
Re : Volte-face des autorités thaies

Virgule a écrit

ouh la non, leur langue ne vient pas du tout du khmer; elle leur est propre, a l'inverse de leur écriture (sauf pour certains vocabulaires, comme le vocabulaire royal de mémoire)



N'étant pas ethnolinguiste, je laisserai volontier la parole à GEORGES COEDÈS; "Les peuples de la péninsule Indochinoise, Histoire et civilisations"

"Pour le vietnamien, qui présente un système de tons très proche de celui des langues T'aies, mais dont le vvocabulaire est par contre en grande partie d'origine Môn-Khmère, on a discuté la question de savoir si c'est une langue T'aie ou une langue Môn-Khmère.
On est arrivé à se demander ce qui est le plus vraisemblable: qu'une langue Môn-Khmère dépourvue de tons ait adopté le système tonique T'ai, ou qu'une langue T'aie ait emprunté une partie considérable du vocabulaire Môn-Khmèr, et dans ces deux cas, on aboutit à une langue "mixte".
Mais depuis qu'on a reconnu la possibilité que, sous influence de modifications phonétique que l'on observe aussi en T'ai et en chinois, des tons aient pris naissance dans des parlers de la famille Môn-Khmère qui n'en possédaient originellement pas, la présence de tons en vietnamien n'est plus un obstacle à son ratachement à la famille Môn-Khmère, avec laquelle il a en commun la plus importante partie de son vocabulaire de base.
Il semble qu'on puisse maintenant admettre que le vietnamien est bien une langue Môn-Khmère dans laquelle a pris naissance un système de tons identique à celui des langues T'aies.
"

Edité le 08/05/2011 @ 21:15 par lebosskhmer
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Publié le 08/05/2011 @ 20:15
Re : Re : Volte-face des autorités thaies

Seun nmott a écrit

La spécialiste n'osait pas dire la vérité:
...Et si en 939 les Vietnamiens arrachèrent leur indépendant à la chine, indépendance qui allait inquiéter intensément les ethnies de la porte des Nuages et de la Cordillère annamitique, on ne connaît encore rien de côté de la Thaïlande. Pendant que les Vietnamiens descendaient vers le sud le long de la mer de chine, les Birmans et les Thaïs eux empruntaient les vallées et les fleuves à l’intérieur des terres. Ils sont venus du Tibet, fondé son royaume au 9ème siècle mais reste tributaire à la chine contrairement au vietnamiens. Petit à petit, il étendit son royaume par ses conquêtes jusqu’à la mer. On connaît alors la dynastie de Pagan aux alentour du 11° siècle. L’ascension Birmane rejette peu à peu les inquiétudes des peuples nouveaux comme les thaïs qui venant aussi du sud de la chine, accélèrent sa progression vers le sud. Mais cette puissance Birmane s’effondra sous la poussée des Mongoles dans la seconde moitié du 13ème siècle. Pegan, la ville Sainte est saccagée en 1287.

du sud de la chine plutôt, pas du Tibet. Le mouvement de descente des taïs (au sens large, pas seulement les siamois) vers le sud (via la nam ou, selon la légende) est progressif et s'étend sur plusieurs siècles. Je ne crois pas que l'ascension des royaumes birmans ai un quelconque rapport avec le mouvement des populations taïs, l'ascensions des royaumes thaï (cette fois ci) et de la birmanie étant quasi-concomitante.

Seun nmott a écrit

Entre temps les Thaïs commençaient à construire leur nation. Seulement ils sont plus connus sous le nom de Siam, nom qui apparut sur les épigraphies Chams et Khmères aux 11è et 12 è siècle, soit comme des prisonniers de guerre, soit comme des mercenaires. Au cours de sa construction durant au moins huit cents années, la marche vers le sud de ce nouveau peuple marque les caractères impitoyables, frôlant à même le génocide des peuples autochtones, on note la résistance des Môns de Dvaravadi, le cœur de la Thaïlande actuelle. Il est aussi important de souligner qu’innombrable affrontements armés avec leurs voisins khmers, bien qu’ils sont fortement imprégnés de leurs cultures et de leur civilisation. Le Siam est l'ancien nom de la Thaïlande. C'est la transcription du nom donné au peuple thaï par les Cambodgiens. Au 13e siècle, les Khmers(ou les kampuchs) occupaient le pays avant que les communautés thaïes ne s'unifient et ne créent le royaume de Sukhothai
Les seigneurs de guerre Thaï qui n’hésitaient pas à s’emparer des principautés, encore dénués d’ambitions véritables, ne souhaitent qu’à épouser les princesses khmères végètes, pour être admis dans la haute sphère de la dynastie khmère.. ....

Le génocide?? Ouh la... ca se base sur quoi ce genre de phrases? La descente des populations tays a repoussé -ou absorbé- les populations des vallées vers les hauteurs dans les zones montagneuse, mais pas dans les plaines de l'actuelle Thaïlande.

Le Dvaravati était surtout un royaume qui avait du mal a se débarrasser de la tutelle khmère et dont une partie de la population a du être khmérisée -d'autant plus que l'on sait très peu de chose sur le Dvaravati-. Les thaïs (siamois) se sont installés, au final, dans des zones sous dominations-suzeraineté khmère (le pays au sens moderne ne veut rien dire alors, et les empires ou royaumes sont plus des confédérations reconnaissant un temps une suzeraineté politique d'un d'entre eux), pour enfin rejeter celle ci dès que le centre est devenus trop faible. Pour autant, la population de ces zones n'était pas forcément khmère non plus, et a pu être en partie khmerisée (les élites en fait) sous la domination des khmers. Il ne faut surtout pas voir l'histoire de la péninsule comme des conflits entre pays, c'est un non sens. Utiliser un terme comme nation est également un contre sens historique, jusqu'à une période très récente (lié d'ailleurs au changement de nom du pays).

Les khmers ont envahis et dominés les zones môns, les thaïs s'y sont ensuite installés et ont chassés les khmers. Ils ne sont pas plus illégitimes. Les khmer ne sont pas les halogènes de la péninsule, mais d'une partie seulement de cette dernière.
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Publié le 08/05/2011 @ 19:51
Re : Re : Volte-face des autorités thaies

lebosskhmer a écrit

Moi, je les ai toujours appelé les "petits cousins" et historiquement parlant, ce n'est pas faux...puisque leur royaume est né bien après l'empire khmer, et que leur langue et leur civilisation provient de celle des khmers.


ouh la non, leur langue ne vient pas du tout du khmer; elle leur est propre, a l'inverse de leur écriture (sauf pour certains vocabulaires, comme le vocabulaire royal de mémoire)
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Publié le 08/05/2011 @ 14:34
Re : Volte-face des autorités thaies

La spécialiste n'osait pas dire la vérité:
...Et si en 939 les Vietnamiens arrachèrent leur indépendant à la chine, indépendance qui allait inquiéter intensément les ethnies de la porte des Nuages et de la Cordillère annamitique, on ne connaît encore rien de côté de la Thaïlande. Pendant que les Vietnamiens descendaient vers le sud le long de la mer de chine, les Birmans et les Thaïs eux empruntaient les vallées et les fleuves à l’intérieur des terres. Ils sont venus du Tibet, fondé son royaume au 9ème siècle mais reste tributaire à la chine contrairement au vietnamiens. Petit à petit, il étendit son royaume par ses conquêtes jusqu’à la mer. On connaît alors la dynastie de Pagan aux alentour du 11° siècle. L’ascension Birmane rejette peu à peu les inquiétudes des peuples nouveaux comme les thaïs qui venant aussi du sud de la chine, accélèrent sa progression vers le sud. Mais cette puissance Birmane s’effondra sous la poussée des Mongoles dans la seconde moitié du 13ème siècle. Pegan, la ville Sainte est saccagée en 1287.

Entre temps les Thaïs commençaient à construire leur nation. Seulement ils sont plus connus sous le nom de Siam, nom qui apparut sur les épigraphies Chams et Khmères aux 11è et 12 è siècle, soit comme des prisonniers de guerre, soit comme des mercenaires. Au cours de sa construction durant au moins huit cents années, la marche vers le sud de ce nouveau peuple marque les caractères impitoyables, frôlant à même le génocide des peuples autochtones, on note la résistance des Môns de Dvaravadi, le cœur de la Thaïlande actuelle. Il est aussi important de souligner qu’innombrable affrontements armés avec leurs voisins khmers, bien qu’ils sont fortement imprégnés de leurs cultures et de leur civilisation. Le Siam est l'ancien nom de la Thaïlande. C'est la transcription du nom donné au peuple thaï par les Cambodgiens. Au 13e siècle, les Khmers(ou les kampuchs) occupaient le pays avant que les communautés thaïes ne s'unifient et ne créent le royaume de Sukhothai
Les seigneurs de guerre Thaï qui n’hésitaient pas à s’emparer des principautés, encore dénués d’ambitions véritables, ne souhaitent qu’à épouser les princesses khmères végètes, pour être admis dans la haute sphère de la dynastie khmère..
....

Edité le 08/05/2011 @ 14:35 par Seun nmott
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Publié le 08/05/2011 @ 12:32
Re : Volte-face des autorités thaies

Robin des bois a écrit

heureusement, ce n'est qu'une "estimation" selon le journaliste rédacteur de cet article ..



Extrait de l'article:
"...Pour les Thaïlandais, il est tout simplement difficile d’admettre qu’un pays plus pauvre ait pu bâtir une grande civilisation comme Angkor », estime Puangthong R. Pawakapan, une spécialiste thaïlandaise du Cambodge"

:whaou: Pour une fois que vous ne savez pas lire entre les lignes, et pourtant, c'est tellement GROS! gros comme le derrière d'une vache!:whaou:
Ce n'est pas une simple estimation du susdit journaliste, mais bien d'un expert du Cambodge.



Robin des boi a écrit


Mais puisqu'il faut vous mettre les points sur les " i" avec beaucoup de persévérance et d'obstination, il n'y a aucune raison pour que le peuple thaïlandais- autrefois dénommé " siamois"- soit "génétiquement ou culturellement parlant" plus bête que le peuple "khmer" dont vous êtes un héritier !!!



Jusqu'à preuve du contraire, je n'ai jamais dit que les thaïlandais étaient des gens génétiquement plus bêtes que les khmers, au contraire, ce sont les thaïlandais (une part de la population, peu instruite ou non-éduquée) dans leur grande inconscience, qui pensent celà des khmers.
Moi, je les ai toujours appelé les "petits cousins" et historiquement parlant, ce n'est pas faux...puisque leur royaume est né bien après l'empire khmer, et que leur langue et leur civilisation provient de celle des khmers.

Robin des bois a écrit



Par contre si vous voulez parlez de l'opinion certes très intéressante des soi-disant élites culturelles et/ou politiques de ces deux pays (dont vous semblez faire partie), elles feraient mieux- à mon humble avis- de "potasser un peu plus leur sujet " et de s'interesser surtout aux soucis quotidiens de leurs propres concitoyens !!



Plus c'est "gros" .. et plus c'est ***




C'est pour ça que le Cambodge tout entier n'a pas besoin de ce conflit, car il a déjà assez de travail sur le bras.
Mais pour le parti au pouvoir, le P.A.D qui a peur de perdre les élections contre les chemises rouges, il se sert de ce dossier pour retarder ou annuler les prochaines élections, sinon semer une zizanie politique, puisque si la Thaïlande rentre en guerre ou reste en conflit, il n'y pas lieu d'organiser une quelconque élection.
L'armée et les militaires ne sont pas entre les mains du Premier Ministre thaïlandais, contrairement comme au Cambodge, même en France le chef de l'état qui est le président de la république est aussi le chef de l'armée...
C'est pourquoi, l'armée fait un coup d'état à chaque fois lorsque les résultats des urnes ne les convenaient pas.

Le Cambodge n'est qu'une victime dans toute cette histoire. c'est l'éléphaant contre la fourmi.






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Re : Re : Volte-face des autorités thaies

Seun nmott a écrit

En KARMINI NINIEK Associated Press

DJAKARTA, Indonésie (AP)
– Les différents sont prétendument le contrôle des temples antiques revendiqués par les deux nations. Il a suscité des sentiments nationalistes des deux côtés, mais les analystes disent la politique intérieure attise le feu.





- Sur ce lien :

http://www.lepost.fr/article/2011/05/06/2486701_...du-plus-fort-est-elle-toujours-la-meilleure.html


- cet article du POST:


[ La raison du plus fort est-elle toujours la meilleure ?


06/05/2011 à 06h28



Mais quel est le plus fort et surtout quelles sont les raisons, bonnes ou mauvaises, vraies ou fausses, importantes ou futiles, qui font éclater une guerre entre deux pays voisins ?
Je rappelle qu’en thaï « voisin » se dit เพื่อนบ้าน = pheuan baan (litt. “ami-maison”).
Le moins que l’on puisse dire c’est que ces deux voisins-là- Thailande et Cambodge- ne s’aiment pas beaucoup, et ça ne date pas d’hier.

Le temple de Phra Vehear, véritable enjeu ou prétexte à cette guerre thaïe/cambodgienne
ou paravent pour masquer d’autres raisons plus profondes ?

Hun Sen, ce charmant ex khmer rouge, Premier Ministre du Cambodge depuis 26 ans (élu démocratiquement !), ne cache pas sa haine envers Abbhisit et son parti démocrate (se méfier des mots en Thaïlande), qu’il traite de « bande de voleurs et de terroristes ». Il a récemment déclaré qu’il « negocierait » avec le prochain gouvernement thaï, ce que l’on peut interpréter par : avec le « Pheua Thaï », téléguidé par l’ex PM Thaksin Shinawattra. (Bangkok Post)

Côté thaïlandais, les généraux disent que le début des combats a coïncidé avec la promotion du fils ainé de Hun Sen en tant que général et commandant-adjoint de l’infanterie cambodgienne. Un coup politique pour asseoir son pouvoir militaire et le préparer à sa succession. Roberto Herrera-Lim, (analyste pour Eurasia Group) dit que « c’est tout simplement pour marquer des points chez lui en montrant sa force à la Thaïlande (bully Thaïland !), dans la mesure où les pertes militaires ne sont pas trop élevées ». « Gagner en popularité, asseoir sa souveraineté et conforter son mandat pour continuer de « régner » » ecrit Ian Bryson de South East Asia.

La Thaïlande a aussi de bonnes raisons pour alimenter le conflit : ça pourrait retarder les prochaines élections prévues en principe en juillet. Ou pour trouver un prétexte pour faire éclater un nouveau coup militaire afin d’empêcher le Pheua Thaï de former le prochain gouvernement.

Les enjeux sont toujours les mêmes : conquête du pouvoir et le garder quand on le tient, se faire élire et à peine élu, faire campagne pour les prochaines élections.

Est-ce que ce sont des raisons pour que des « simples soldats » et des civils meurent des deux côtés de la frontière ?
Pour que des milliers de citoyens vivent en refugiés dans leur propre pays ?

Sur place, les gens disent que les coups de feu sont repartis le 4 février, lorsque des soldats thaïlandais ont construit une extension de la « highway » jusqu’à l’entrée du temple Phra Vehear et que des deux côtés on a installé des bannières et des petits drapeaux ! ]


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Re : Volte-face des autorités thaies

En KARMINI NINIEK Associated Press

DJAKARTA, Indonésie (AP) – Le chef de ASEAN n’a fait qu’un petit peu de progrès pour aider la Thaïlande et le Cambodge dans leurs affrontement
La médiation du Président de l’Indonésie n’a pas parvenu à trouver un accord pour les deux pays lors des entretiens de ce dimanche

Les différents sont prétendument le contrôle des temples antiques revendiqués par les deux nations. Il a suscité des sentiments nationalistes des deux côtés, mais les analystes disent la politique intérieure attise le feu.

Le ministre Thaï ministre des Affaires étrangères, Kasit Piromya, a déclaré aux journalistes après la réunion: «Il n'y en a pas de conclusion, nous aurons besoin de nouveaux pourparlers après cette.."
08/05/2011 05:29:00 GMT
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Re : Re : Volte-face des autorités thaies

kaunklau a écrit

J'ai l'occasion de traverser Surin , les thais sont des cambodgiens ! ils parlent khmer , ils pratiquent la même tradition ( mariages , musique , chansons ...) comme nous .

euh oui, vers surin, il y a une minorité khmère, mais ceci n'implique pas que les thai sont des khmers.... Loin de la.
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Re : Volte-face des autorités thaies

Qqs pts intéréssant dans cet article:


« Ce gouvernement dit que le pays n’a pas perdu de territoire au profit du Cambodge. Mais les gens qui vivent sur la frontière comme moi, nous nous faisons régulièrement expulser de nos terres. Les terres que nous avions l’habitude de cultiver, nous ne pouvons plus y aller depuis que le Premier ministre Abhisit dirige le gouvernement. Nous ne pouvons même plus y aller cueillir des champignons. Et elles sont désormais occupées par des Cambodgiens », affirme l’homme aux mâchoires puissantes, typiques des Thaï-Khmers de cette région.


Il semble donc que, contrairement à une idée (trop) répandue, les khmer surin ne défendent pas la position khmere, mais la thailandaise. Curieusement, ces histoires d'empiètement de rizières ou de terres sont habituellement plutôt racontée par les khmers.


Le jugement ne porte, lui, que sur le temple qui, dit la cour, « relève de la souveraineté cambodgienne ». C’est sur ce point précis que les interprétations des gouvernements thaïlandais et cambodgien divergent.


Ceci allant dans le sens de la position que je défend depuis le début. C'est donc une très bonne chose que le cambodge se retourne vers La Haye pour demander des précisions sur le jugement de 1962.


La manoeuvre est limpide : en séparant l’arrêt de ses considérants, on nie toute valeur à la carte annexée et on peut remettre en cause tout le tracé frontalier », explique Raoul M. Jennar, consultant et auteur d’une thèse sur les frontières du Cambodge.

Thèse dont la diffusion est restreinte.....


Edité le 07/05/2011 @ 06:38 PM par virgule
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Publié le 07/05/2011 @ 14:55
Re : Volte-face des autorités thaies

La fierté blessée à cause de PREAH VIHEAR ! Les thais étaient des voleurs !
Cette prétention d'être supérieure par rapport au Cambodge , ce n'est qu'une haine envers d'autres populations ( les khmers) qui ont le même style de vie et même religion .
J'ai l'occasion de traverser Surin , les thais sont des cambodgiens ! ils parlent khmer , ils pratiquent la même tradition ( mariages , musique , chansons ...) comme nous .
Pourquoi tant de haines ?
Mais de plus en plus clair , ce ne sont pas les 4,6 km2 (2 km x 2 km ) de terrain qui engendrent le conflit armée , c'est la bataille pour le pouvoir des partis politiques en Thailande . Ces prétextes abominables causent des morts des deux côtés de la frontière et des dizaines de milliers de déplacés . Le peuple innocent est victime de la folie de ces groupes d'hommes assoiffées de pouvoirs.
En terme de commerce , les thais sont bénéficiaires sur tous les fronts avec les khmers ! je me demande combien d'hôtels Thailandais sont construits à Siemreap ! La compagnie Air Thai ont ramassé , combien de millions de $ annuellement ?
Le camouflage de la politique des gouvernants thais arrangent aussi le parti au pouvoir côté cambodgien ! surtout il y aura l'élection bientôt !
La prospérité du peuple des 2 pays , ce ne sont pas avec les canons ! on aurait dû gérer autrement !
Les peuples siem et khmer doivent pratiquer une politique de bon voisinage et ils doivent virer des gouvernements non démocratiques lors de l'élection .
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Publié le 07/05/2011 @ 13:16
Re : Re : Volte-face des autorités thaies

lebosskhmer a écrit

Source: Gavroche du 18/04/2011 Arnaud Dubus.

[/size]. « Pour les Thaïlandais, il est tout simplement difficile d’admettre qu’un pays plus pauvre ait pu bâtir une grande civilisation comme Angkor », estime Puangthong R. Pawakapan, une spécialiste thaïlandaise du Cambodge.



heureusement, ce n'est qu'une "estimation" selon le journaliste rédacteur de cet article ..

Mais puisqu'il faut vous mettre les points sur les " i" avec beaucoup de persévérance et d'obstination, il n'y a aucune raison pour que le peuple thaïlandais- autrefois dénommé " siamois"- soit "génétiquement ou culturellement parlant" plus bête que le peuple "khmer" dont vous êtes un héritier !!!


Par contre si vous voulez parlez de l'opinion certes très intéressante des soi-disant élites culturelles et/ou politiques de ces deux pays (dont vous semblez faire partie), elles feraient mieux- à mon humble avis- de "potasser un peu plus leur sujet " et de s'interesser surtout aux soucis quotidiens de leurs propres concitoyens
!!



Plus c'est "gros" .. et plus c'est ***








Edité le 07/05/2011 @ 13:19 par robin des bois
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Publié le 07/05/2011 @ 12:23
Re : Volte-face des autorités thaies

Source: Gavroche du 18/04/2011 Arnaud Dubus.


Preah Vihear ou la fierté blessée des Thaïlandais


Jamais vraiment remise de la décision de la Cour Internationale de Justice d’avoir attribué la souveraineté du temple au Cambodge, la Thaïlande ne reconnaît pas le tracé de la frontière autour de Preah Vihear. Derrière l’enjeu stratégique très relatif de ce bout de terrain d’un peu plus de quatre kilomètres carrés se cachent des camouflets historiques et des facteurs politiques contemporains qui exacerbent la fibre patriotique des deux côtés.
(Photo @ Benoît de Tréglodé) Suspendues à une corde qui longe la chaussée face au Palais du gouvernement, des cartes plastifiées montrent les frontières du Siam sous les différents souverains de la dynastie Chakri. Une large banderole interroge : « Comment les Cambodgiens peuvent-ils nous voler notre territoire ? ». Des hommes et des femmes émaciés, portant l’uniforme austère de coton bleu de la secte bouddhiste rigoriste Santi Asoke, vont et viennent autour de tentes de camping plantées dans le bitume. Depuis début janvier, quelques centaines de ces militants nationalistes thaïlandais, membres pour beaucoup du Réseau des Patriotes Thaïs, ont installé leurs quartiers près du bureau du Premier ministre Abhisit Vejjajiva, qu’ils accusent de « brader la souveraineté nationale ». L’un d’entre eux, Kaenfa Senmuang, dit venir de Kantharalak, un district frontalier proche du temple khmer de Preah Vihear, et savoir de quoi il parle. « Ce gouvernement dit que le pays n’a pas perdu de territoire au profit du Cambodge. Mais les gens qui vivent sur la frontière comme moi, nous nous faisons régulièrement expulser de nos terres. Les terres que nous avions l’habitude de cultiver, nous ne pouvons plus y aller depuis que le Premier ministre Abhisit dirige le gouvernement. Nous ne pouvons même plus y aller cueillir des champignons. Et elles sont désormais occupées par des Cambodgiens », affirme l’homme aux mâchoires puissantes, typiques des Thaï-Khmers de cette région.

En regardant la situation froidement, la question du temple de Preah Vihear et de la zone de 4,6 kilomètres carrés qui l’entoure – zone revendiquée par la Thaïlande et le Cambodge – est une simple question juridique et technique d’abornement des frontières. La Cour Internationale de Justice a rendu un arrêt en juin 1962 tranchant une fois pour toutes le litige. Un comité conjoint khméro-thaï travaille à la délimitation des frontières depuis plus de dix ans. Mais des questions de fierté nationale blessée, d’humiliations mal digérées, de tensions politiques internes et d’intérêts économiques s’y mêlent pour faire de ce litige un contentieux inextricable et potentiellement dévastateur. « Notre inquiétude est tout simplement que cela ne dégénère en une guerre réelle », confiait fin février un diplomate européen.

Avanies historiques

Pour essayer de comprendre l’attitude thaïlandaise sur la controverse, un détour historique s’impose. Comme l’a démontré Thongchai Winichakul dans son livre Siam Mapped (1), le nationalisme thaïlandais s’est essentiellement bâti comme une réaction aux « humiliations territoriales » subies au début du XXème siècle face aux puissances coloniales britannique et, surtout, française. L’incident de la Pak Nam, en 1893, lorsque deux canonnières françaises remontant le Chao Phraya forcèrent Bangkok à signer un traité cédant des territoires sur la rive droite du Mékong, les traités de 1902 (cession de trois provinces au Cambodge alors protectorat français) et de 1907 (cession des provinces du Sud à la Malaisie britannique) ont marqué à vif la conscience collective des élites du pays. De là, la volonté de « ne plus jamais céder un pouce de territoire ». Au début de la Seconde Guerre mondiale, la Thaïlande était revenue, grâce à son alliance avec le Japon, sur tous les traités passés avec la France et avait pu récupérer les territoires cédés auparavant. Mais la défaite de l’axe avait rétabli, en 1946, le statu quo ante bellum, ce qui n’avait guère empêché les troupes thaïlandaises d’occuper le temple de Preah Vihear dès 1949. « Pour toute une génération, la perte des trois provinces (Battambang, Sisophon et Siem Reap) après la Seconde Guerre mondiale a été un symbole d’oppression et d’humiliation », explique l’architecte thaïlandais Sumet Chumsai.

Le découplage

L’arrêt de la Cour Internationale de Justice de 1962 a été une cruelle surprise pour les Thaïlandais, qui étaient persuadés d’avoir le « bon droit » pour eux. Une intense campagne nationaliste avait été orchestrée dans les mois précédant le jugement, avec des appels aux contributions financières des Thaïlandais et des chansons de propagande diffusées en boucle par les radios. Le choc émotionnel provoqué par la décision de la Cour fut énorme. « Les Thaïlandais de Bangkok de cette époque se souviennent du jour du jugement et de la perte du temple, de la même manière que les Américains se souviennent du jour de l’assassinat de Kennedy », affirme l’historien Chris Baker. Beaucoup dans l’élite évoquent encore une « erreur tactique » de l’équipe d’avocats qui était menée par M.R. Seni Pramoj, futur Premier ministre et l’un des fondateurs du Parti Démocrate. Et ce n’est que sous les fortes pressions américaines que le gouvernement de Sarit Thanarat s’était résigné à accepter la décision de la Cour. L’arrêt est pourtant limpide. Dans les considérants menant au jugement, la Cour indique « s’estimer tenue de se prononcer en faveur de la frontière indiquée sur la carte (dite de l’annexe 1) pour la zone litigieuse ». Cette carte, établie par un comité mixte franco-siamois en 1908, place la zone de 4,6 kilomètres carrés en territoire cambodgien. Le jugement ne porte, lui, que sur le temple qui, dit la cour, « relève de la souveraineté cambodgienne ». C’est sur ce point précis que les interprétations des gouvernements thaïlandais et cambodgien divergent. Pour le Cambodge, la cour a affirmé la validité de la carte et donc du tracé de la frontière qui y figure. La Thaïlande a, elle, établi une distinction entre le jugement et ses considérants. « La manoeuvre est limpide : en séparant l’arrêt de ses considérants, on nie toute valeur à la carte annexée et on peut remettre en cause tout le tracé frontalier », explique Raoul M. Jennar, consultant et auteur d’une thèse sur les frontières du Cambodge.


Un petit chez les grands

D’autres facteurs, moins tangibles, interviennent, comme l’ambivalence de la relation qu’entretiennent les Thaïlandais avec les Cambodgiens. Bien qu’une grande partie de la culture thaïlandaise, de la langue à l’architecture, ait subie l’influence de la civilisation khmère, certains thaïlandais tendent à considérer les Cambodgiens comme des sortes de « cousins pauvres », un peu sauvages et indignes de confiance. « Pour les Thaïlandais, il est tout simplement difficile d’admettre qu’un pays plus pauvre ait pu bâtir une grande civilisation comme Angkor », estime Puangthong R. Pawakapan, une spécialiste thaïlandaise du Cambodge. Pétris de moralisme et de nationalisme, les manuels scolaires reflètent ces préjugés. « Nous avons été éduqués, socialisés au moyen de livres scolaires remplis de préconceptions sur l’histoire, particulièrement sur l’histoire des pays voisins », reconnaît l’historien Charnvit Kasetsiri. Une volonté de « siamiser » la culture khmère a prévalu jusqu’à récemment, comme en témoigne la création, dans la nomenclature archéologique thaïe, du « style architectural de Lopburi », lequel permettait d’évoquer les temples khmers de Thaïlande sans utiliser le mot « khmer ». L’approche cambodgienne se fonde, elle, avant tout sur l’arrêt de 1962. Le pays n’a guère l’habitude d’être vu comme le « bon élève » par la communauté internationale et il ne se prive pas de jouir de l’occasion. « Ils ont le droit international de leur côté. C’est assez émouvant pour eux, ils ont l’impression de pouvoir jouer dans la cour des grands, de pouvoir aller à l’ONU pour défendre leurs biens eux-mêmes », estime Jérémy James, expert du Cambodge et directeur adjoint de l’Institut de recherches sur l’Asie du Sud-est contemporaine (Irasec) (2), basé à Bangkok. Après être sortis de trois décennies de conflit, les Cambodgiens souhaitent pouvoir développer leurs atouts touristiques, parmi lesquels Preah Vihear fait figure de pièce-maîtresse du fait de sa situation sur une ligne de crête et de son style architectural raffiné. L’inscription sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco en juillet 2008, pleinement soutenue par le gouvernement thaïlandais de l’époque, avait été célébrée avec fierté.
Avant cette inscription, un plan de zone tampon entourant le temple et nécessaire pour l’exploitation touristique comme site du Patrimoine mondial, avait été établi par Phnom Penh et modifié plusieurs fois en fonction des demandes des gouvernements thaïlandais de Surayud Chulanont (2006-2007) et de Samak Sundaravej (2007-2008). La version finale du plan avait été visée par les experts du ministère thaïlandais des Affaires étrangères. Il n’y avait donc aucun élément du dossier présenté en 2008 par Phnom Penh à l’Unesco qui n’était pas connu des autorités thaïlandaises de l’époque. Alors qu’il était encore dans l’opposition, Abhisit Vejjajiva avait déjà dénoncé les « concessions excessives » du gouvernement thaïlandais, une position qu’il a maintenue une fois devenu Premier ministre en décembre 2008. Peut-être estce là une indication de l’influence énorme qu’ont regagnée les militaires depuis le coup d’Etat de septembre 2006 ? Trois entités en Thaïlande n’ont jamais accepté la décision de la Cour internationale sur le temple : l’armée, le ministère des Affaires étrangères et le Parti Démocrate (à cause, en partie, de l’humiliation subie par le fondateur du parti, Seni Pramoj, qui a défendu la position thaïlandaise devant la Cour). Certains y voient un lien avec l’élection prévue, en principe au premier semestre de l’année. « En 2007, les militaires ont appris qu’ils ne pouvaient pas gagner une élection grâce à l’intimidation et l’argent. Et ils ne veulent pas qu’un mouvement pro-Thaksin gagne les élections. Peut-être alors ont-ils besoin d’une crise, peut-être que les seules circonstances dans lesquelles le rêve d’un « gouvernement national » serait acceptable est un état de guerre », estime Chris Baker.


ARNAUD DUBUS


(1) Siam Mapped. A history of the Geo-Body of a Nation, par Thongchai Winichakul, Silkworm Books, 1995, Chiang Mai

(2) Lire à ce sujet : L’asie du Sud-est 2011. Les événements majeurs de l’année (pp 134-136)
Publication de l’Irasec, sous la direction de Arnaud Leveau et Benoît de Tréglodé Les Indes savantes, Paris, 2011



Edité le 07/05/2011 @ 12:30 par lebosskhmer
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Publié le 05/05/2011 @ 12:25
Re : Volte-face des autorités thaies

Radio Australie,
Entre Ron Corben, présentateur et Thani Thongphakdi, porte parole du ministère des Affaires étrangères Thaïlandais

COCHRANE: Pendant ce temps ... en dépit des violences sporadiques qui se poursuivent, les civils des deux côtés des frontières sont de retour à domicile et des centres d'évacuation mis en place à l'abri entre eux sont fermés. Les combats ont provoqué autant de 85-mille personnes à fuir ... avec un Thaï civils ont été tués et quelques maisons endommagées, des deux côtés. Le Phnom Penh Post rapporte que la nuit dernière a marqué un premier, sans violence, depuis les récents affrontements ont commencé sur le 22 avril ... avec les commandants régionaux de réunion et mise en gage d'un autre feu mercredi.

Une partie de leur accord en six points inclus la réouverture de deux postes-frontières près de Ta Moan et Ta Krabey, temples au Cambodge de la province Oddar Meancheay.



Corben: Les relations diplomatiques entre la Thaïlande et le Cambodge sont au plus bas dans les nouveaux conflits sur la gestion et le développement du 11 e siècle, le temple hindou de Preah Vihear à la frontière des pays commun. En Février de cette année le Premier ministre cambodgien Hun Sen a demandé que la question soit prise par l'Organisation des Nations Unies, après des affrontements transfrontaliers. Au contraire, l'ONU a appelé à l'Indonésie, président de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est et l'ANASE - à «faciliter les pourparlers entre les deux comtés.

THANI: Comme vous le savez nous avions invité l'Indonésie à la présidence de l'ASEAN à envoyer des observateurs dans les zones touchées le long de la frontière. Hier - la nuit dernière - Cabinet avait approuvé en principe les termes de référence pour accepter le déploiement de ces observateurs. Donc, nous espérons qu'une fois que le Cambodge est d'accord et retire ses forces du temple, ainsi que le marché communautaire et le wat proximité que ce serait ouvrir la voie pour les Indonésiens à envoyer des observateurs dès que possible, Thani Thongphakdi, porte parole du ministère des Affaires étrangères Thaïlandaises

Corben: Quelle est la situation actuelle à la frontière?

THANI: Je pense que dans les rapports que nous avons reçus est que l'on continue à avoir, c’est l’utlisation certaine des armes légères le long de la frontière. Mais en regardant cette manière positive et constructive, nous croyons qu'il peut être due à de commandement et de contrôle sur le côté cambodgien, parce que les négociations les entretiens ont été fait plutôt entre les commandants locaux. Sur le côté thaïlandais, les Thais ont conclu le dialogue doivent se fait en général par les commandants sur le terrain alors que du côté cambodgien qu'il n'était pas.

Corben: La semaine dernière nous avons eu cette demande par le Cambodge à la Cour internationale de Justice. Quelles sont les mesures dès maintenant, que pouvons-nous attendre de cela?

THANI: Les Cambodgiens avaient présenté leur demande d'interprétation d'un arrêt qui a été faite sur le temple en 1962. Nous sommes prêts à aller plaider notre cause devant le tribunal. Mais nous pensons que cet effort par le Cambodge contourne l'ASEAN qui a déjà joué un rôle de soutien et de faciliter le dialogue entre la Thaïlande et le Cambodge. Dans le même temps nous pensons encore que cette question doit être abordée entre les deux pays concernés que sont les questions frontalières entre les pays du monde.

Corben: Est-ce susceptible de jouer un rôle particulier dans la réunion de l'ASEAN à Jakarta à venir?

THANI: Le conflit cambodgienne-thaïlandais n'est pas l'ordre du jour lors du sommet de l'ASEAN. Mais bien sûr, il est l'apanage des dirigeants de l'ASEAN n'importe quel problème qu'ils jugent appropriées. Si cette question sera soulevée, puis la Thaïlande est prête à informer l'assemblée de la politique thaïlandaise et les faits qui ont transpiré.

Corben: l'UNESCO a prévu de se prononcer sur un plan de gestion du temple de Preah Vihear, à sa prochaine réunion de cette année. La Thaïlande a réussi a reporter cette décision l'année dernière et a recherché de nouveaux retards jusqu'à ce que la question de la frontière est enfin réglé.

THANI: Le Comité du patrimoine mondial doit encore examiner le plan de gestion pour le site lui-même et parce que ce serait empiéter sur le territoire thaïlandais nous estimons que l'examen du plan de gestion doit attendre que les problèmes frontaliers entre les deux pays sont résolus.

Corben: Voyez-vous la voie à suivre comme un règlement possible sur cette question ou est-il susceptible de rester assez épineux entre la Thaïlande et le Cambodge.

THANI: Comme les Cambodgiens ont demandé une interprétation de la jurisprudence. Je pense que cette question sera probablement délibérée par la cour internationale de justice qui peut prendre entre un an et deux ans. En termes de relation avec notre
Cambodge, je pense que nous aurons à prendre un jour à un moment et voir comment la question se joue.
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Publié le 05/05/2011 @ 11:52
Re : Volte-face des autorités thaies

Pendant cette accalmie, voici quelques rappel des faits vus par les journaliste étrangers:


4 mai 2011 04h46 Source: Reuters / Reuters Par Martin Petty

BANGKOK, 4 mai (Reuters) - Un conflit sanglant entre les forces thaïlandaises et cambodgiennes a ajouté une autre tournure à la crise politique en Thaïlande, et non sans profit pour l'homme fort du Cambodge, Hun Sen

Peu importe de quel côté a tiré le premier, les batailles des frontières ont remis le Premier ministre Hun Sen et son Parti du peuple cambodgien au pouvoir (PPC) une chance de marquer des points en prenant position contre un éternel rival qu'il accuse de faire jouer sesforces militaires.

En façette, la dernière poussée est un combat sur une longueur de la frontière à Ta Moan et Ta Krabey, deux temples hindous du 12ème siècle que les deux parties revendiquent. Jusqu'à présent, 18 personnes sur les deux côtés ont été tuées en 12 jours de fusillades, des grenades et des bombardements d'artillerie qui ont déplacé 65.000 personnes.
Les analystes disent que les factions politiques des deux côtés de la frontière ont quelque chose à gagner à prolonger la lutte et en sabordant un cessez le feu fragile accord entre les deux armées.

Les affrontements ont touché une corde sensible avec les Cambodgiens et les efforts de Hun Sen à internationaliser le problème en appelant à l'aide de l'Organisation des Nations Unies, l'Association des Nations du Sud-Est asiatique (ASEAN) et la Cour internationale de Justice ont contribué à attiser la ferveur nationaliste. [ID: nLDE74120S]

"Ce conflit se joue dans toute la mesure pour Hun Sen et avec cette position difficile, il cherchera à obtenir le statut autant qu'il le peut à partir de ce», a déclaré Ian Bryson, un analyste de l'Asie du Sud à des consultants Control Risks.
«Le gouvernement reconnaît que la question de la souveraineté du PPC est un moyen de popularité qui est presque devenu la politique et lui donne un mandat pour son gouvernement."

Les théoriciens du complot pensent ques les belliciste généraux thaïlandais ont de mèche avec les nationalistes conservateurs, pourraient alimenter le conflit pour retarder une élection, prévue début de Juillet, ou même de créer un prétexte pour un coup d'Etat, pour empêcher l'opposition Puea Thai Party de former le prochain gouvernement. [ID: nL3E7FS01Q]
Les responsables thaïlandais rejettent cette allégation. Certains privés pointent du doigt Hun Sen, dans son intérêt à discréditer le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva, avant l'élection. [ID: nL3E7G204T]
TEMPLE TOURMENTE

Abhisit a cherché à faire dérailler annonce Cambodge d'un temple beaucoup plus importante à la frontière hindoue, Preah Vihear, en tant que site du patrimoine mondial de l'UNESCO. U La décision en 1962 de la Cour a attribué le temple au Cambodge mais la Thaïlande déclare la terre autour des ruines n'a jamais été délimitées.

Les affrontements dans cette région du 4 à 7 février ont tué trois thaïlandais et huit soldats cambodgiens.
Hun Sen a déclaré la semaine dernière qu'il était prêt à travailler avec la Thaïlande "prochain gouvernement", interprétée comme une manifestation de soutien pour Puea Thai, allié à son ami en exil et l'ancien Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra.

Mais la plupart des analystes minimisent toute la motivation du Cambodge de se mêler de la crise interne de la Thaïlande, en dépit de Hun Sen pied de nez à l'embauche par une brève Abhisit Thaksin en tant que conseiller économique en 2009 et en refusant de l'extrader pour un mandat de prison pour corruption.
Thaksin a aussi beaucoup à perdre en étant considéré comme proche de Hun Sen en ce moment, si le sentiment nationaliste monte en Thaïlande.

Les généraux thaïlandais soulignent que les combats coïncident avec la promotion du fils aîné de Hun Sen, Hun Manet, un commandant de deux étoiles, général et adjoint de l'infanterie du pays, dans ce, que beaucoup de Cambodgiens considèrent comme une étape provisoire vers une dynastie politique dans un pays dirigé par le même homme depuis 26 ans. [ID: nSGE70D05K]

Titulaire d'un doctorat en économie de la Grande-Bretagne l'Université de Bristol et diplômé de West Point académie militaire des États-Unis, de nombreux analystes suggèrent 33-ans, Hun Manet est soigné comme un successeur et dire que le conflit Thai lui donne une chance de s'affirmer au sein de l'armée cambodgienne.
D'autres disent que les affrontements contribuent à détourner l'attention de la montée du mécontentement au Cambodge sur les expulsions forcées pour faire place à des projets de développement, du travail et les conflits syndicaux et des lois sévères interdisant pratiquement protestations. [ID: nSGE72604R]

"Le conflit, en attisant les flammes nationalistes au Cambodge et, distrait par d'autres problèmes urgents", a déclaré Joshua Kurlantzick du Conseil américain des relations étrangères de réflexion. "Avec les troubles intérieurs au Cambodge est peu probable à disparaître, Preah Vihear ne sera probablement pas non plus, dit-il dans un billet de blog.
La question devrait être un sujet d'actualité lors d'un sommet de l'ASEAN à Jakarta ce week-end. Le Cambodge a rejeté les négociations bilatérales et en insistant sur la médiation de tiers, un geste qui a contrarié la Thaïlande et fait dire à certains analystes que le gouvernement de Hun Sen n'est pas pressé de trouver une solution.

....
A suivre
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Publié le 04/05/2011 @ 18:26
Re : Volte-face des autorités thaies

Ouf !
ça fait du bien pour notre population ,même que pour quelques jours , car ça doit être pénible , j'imagine , c'est la saison des pluies , maintenant !
La nostalgie chez les KR , quand on était chez les Dâmbân Chas , en 1975 .
Vivement la paix !
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Publié le 04/05/2011 @ 14:59
Re : Volte-face des autorités thaies

La Haye réponse à l’appel de Kampuchéa.
On peut imaginer un moment de calme, pour que les refugiés des deux côtés puissent retrouver leurs domiciles respectifs….

On note une absence de tir le matin du 04 mai...
pourvu que.... :reflechi1:
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Publié le 03/05/2011 @ 15:06
Re : Volte-face des autorités thaies

Bonjour !
Voilà , Le Cambodge avait demandé à la Cour de La Haye les explications ou les interprétations du jugement de 1962 , concernant le Temple Preah Vihear . La France vient d'appeler au cessez -le feu du conflit khméro-thaïlandais , enfin ! il était temps que l'ancien protectorat du Cambodge fasse quelque chose à propos de ce conflit !
Les juriste thaïs préparent leur défense , mais on va voir , qu'est-ce qu'ils vont encore inventer , car les 10 ans sont dépassés .
Le Cambodge , avec les problèmes internes , exclusion de Sam Rainsy , parti d'opposition , n'est pas apprécié par l'opinion international non plus . Si on est intelligent et si on pensera à l'intérêt du pays , à l'intérêt du peuple et à la démocratie , on doit maintenir l'existence de la partie d'opposition .
Ce jour , les agressions de l'armée thaï continuent , des obus tombaient autant à la ligne de front !
Nous , kaun khmer ( enfants khmers) , à l'étranger devront réagir ! trop de morts , trop de populations civiles déplacées , une manifestation fera un plus pour alerter l'opinion française et européenne !
Ce sujet est long, cliquer ici pour le revoir.
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