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Inscrit(e) le 27/12/2005
Publié le 11/10/2010 @ 10:33
Sdok Kok Thom, ou quand les pierres parlent...


John Burgess est encore un jeune journaliste quand il découvre un ancien temple khmer, Sdok Kok Thom, en Thaïlande. Dedans, une pierre, unique, qui relate l’Empire khmer, traduite en 1883 par le Français Etienne d’Aymonier. Une histoire que nous livre l’écrivain américain dans son livre Stories in Stone. Rencontre avec un passionné

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Racontez-nous votre découverte ?
En 1979, je courais en tant que journaliste l’exode des réfugiés khmers vers la Thaïlande. Du camp 007 où je réalisais des entretiens, je suis partie faire une randonnée dans la forêt avoisinante. Et quelques minutes plus tard, je me suis retrouvé face à un très ancien temple, envahi par la végétation et totalement désert. Personne ne m’en avait parlé, j’étais surpris et y suis revenu plusieurs fois.

Plusieurs années plus tard, j’ai appris que le temple contenait une inscription, gravée sur un monolithe en grès, qui retraçait toute l’histoire de l’Empire khmer. C’était le plus long récit jamais trouvé sur cette période avec 340 lignes, et seuls les universitaires et les historiens en connaissaient l’existence. L’auteur en est un prêtre brahmique nommé Sadashiva au XIe siècle. Il raconte l’histoire de sa famille et ses deux siècles et demi de service aux Rois khmers, et à travers elle celle de l’Empire. C’est comme être assis à côté de quelqu’un qui a vécu cette période. J’ai donc décidé d’écrire cette histoire, très attachante et qui porte sur une des plus grandes civilisations au monde.

Pourquoi ce temple est-il particulier ?
Il n’est pas particulier ni par sa taille ni par son architecture, puisqu’il est comparable à un petit temple de province, et non à un grand temple construit pour un Roi. Mais c’est un des plus intéressants, grâce à cette fameuse inscription qui, par son caractère unique, prend une place très spéciale dans l’histoire khmère. C’est grâce à elle, et donc grâce à ce temple, que l’on connaît mieux l’Empire khmer.
.....
Quel rôle les Français ont-ils joué dans cette découverte ?
Un très grand rôle ! Sous le protectorat, les Français étaient très enthousiastes par l’histoire de la grande civilisation d’Angkor. Celle-ci avait été presque complètement oubliée. Dans le temple, ils ont trouvé près de 1.000 gravures. Mon livre relate le travail de "détective" d’Etienne Aymonier et de ses collègues pour copier, traduire et comprendre les inscriptions, écrites en sanskrit et en vieux khmer, et retracer l’histoire. Et c’est Aymonier qui fut le premier à comprendre l’ancienne langue khmère. Pour cela, il a passé trois ans et demi à voyager dans tout le Cambodge et ses pays voisins pour recueillir des indices.
...........

Le temple Sdok Kok Thom est khmer mais est situé en Thaïlande, non loin de la frontière avec le Cambodge. Pensez-vous que ce temple puisse devenir l’objet d’un conflit entre les deux pays, comme celui de Preah Vihear ?
Ce temple est un héritage de l’Empire khmer. La frontière près de l’endroit où il se trouve a été décidée entre le Siam et la France en 1907. Il n’y a pas de démarcation naturelle, mais seulement des bornes installées par les deux pays. Le temple se trouvait alors côté Siam. En 2003, les médias thaïlandais ont rapporté que le gouvernement cambodgien avait réclamé le temple dans une lettre au ministre des Affaires étrangères thaï, les Thaïlandais ont alors organisé une manifestation. La dispute toutefois a vite été enterrée. De ce que je sais, les Cambodgiens n’ont jamais officiellement demandé la restitution du temple. En revanche pour tous les Cambodgiens qui le connaissent, et en particulier les réfugiés du camp 007, le temple est bel et bien en territoire cambodgien, et a donc été annexé par la Thaïlande.

Anna Villechenon (www.lepetitjournal.com/cambodge.html) jeudi 23 septembre 2010


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