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Déconnecté(e) robin des bois
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Publié le 28/12/2016 @ 10:09
Re : [Cinema] DIAMOND ISLAND, de DAVY CHOU

robin des bois a écrit


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Ce film sort aujourd'hui mercredi 28 décembre 2016 dans de nombreuses salles en France :

- sur ce lien de Télérama:
http://www.telerama.fr/cinema/diamond-island-la-...u-cambodge-filmee-avec-delicatesse-par-davy-chou,152014.php

- une "critique cinématographique" très positive et datée d'aujourd'hui

“Diamond Island” : la mutation du Cambodge filmée avec délicatesse par Davy Chou

Publié le 28/12/2016.

diamond-island,M405413.jpg
La mue d'un jeune Cambodgien, miroir des mutations de son pays. Un récit initiatique au charme singulier.

Ils sont à peine sortis de l'adolescence, triment le jour dans les chantiers et traînent le soir en scooter, en regardant des édifices à peine achevés qui scintillent très haut dans le ciel.
On est sur la presqu'île de Koh Pich, surnommée Diamond Island, au sud de Phnom Penh, théâtre de la modernité en marche.
C'est dans ce nouveau quartier investi par des promoteurs immobiliers chinois que Bora, 18 ans, débarque avec un ami.
Ils ont quitté leur campagne, en quête d'ascension sociale et d'un tremplin pour aller plus loin encore, dans un autre pays.
Sur place, Bora déchante un peu.
Le travail est dur, mal payé et dangereux — certains tombent des échafaudages.
Heureusement, le soir, toute la jeunesse se retrouve.

Davy Chou, jeune cinéaste français d'origine cambodgienne, filme par touches simples mais délicates.
Il capte les signes d'un moment de transition, tant pour Bora qu'à l'échelle du Cambodge, pays qui s'est transformé à la vitesse de l'éclair, passant de Pol Pot au libéralisme et son miroir aux alouettes.
Sur les cendres pas tout à fait éteintes du passé, dans un présent incertain, le film dessine des parcours de vie, des destins croisés.
Un soir, Bora retrouve par hasard son grand frère, parti cinq ans plus tôt, et qui n'avait plus donné de nouvelles depuis.
Etudiant cool et motard, il magnétise Bora, le sort, lui parle d'Amérique...
Ange noir, il semble cacher quelque chose.
Bora rencontre aussi une fille, puis une autre.
A travers son récit initiatique, Diamond Island décrit une réalité qui a parfois les apparences du rêve.
La nuit, le film baigne dans des couleurs fluorescentes.
Le jour, la lumière blanche est aveuglante, verticale, et tout semble peint, les immeubles, les habits.
Ce style distille un charme impressionniste, musical.
L'histoire est minimaliste, les états d'âme priment.
Entre ivresse et spleen, réussites et rendez-vous manqués, Davy Chou sait représenter le temps qui passe trop vite ou pas assez pour une jeunesse qui a déjà le sentiment de vieillir.

— Jacques Morice

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Publié le 14/05/2016 @ 16:33
Re : [Cinema] DIAMOND ISLAND, de DAVY CHOU

- sur ce lien du monde.fr
http://www.lemonde.fr/festival-de-cannes/article...nd-le-bijou-pop-de-davy-chou_4919634_766360.html

- cet article "très positif" :
« Diamond Island » : le bijou pop de Davy Chou, bulle de béton, de néons et d’adolescence
LE MONDE | 14.05.2016 à 09h38 |
Par Isabelle Regnier

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Une scène du film cambodgien et français de Davy Chou, « Diamond Island ».

Semaine de la critique

Quand on porte un nom aussi mignon que celui de Davy Chou, la moindre des choses est de lui rendre grâce.
Et c’est bien ce que ce jeune Français d’origine cambodgienne, reconnaissable entre mille à ses petites lunettes ovales, sa chevelure noire ébouriffée et son sourire mutin, a fait il y a dix ans, en intitulant son premier court-métrage Le Premier Film de Davy Chou.
Il n’avait pas 20 ans, mais déjà un solide sentiment de son être et de son destin.
Six ans plus tard, il faisait parler de lui dans le monde entier avec un beau documentaire, Le Sommeil d’or, exploration du continent merveilleux du cinéma cambodgien, englouti par la folie des Khmers rouges.
Et le voici de retour, sous les sunlights de la Croisette, avec Diamond ­Island, son premier long-métrage de fiction dont les spectateurs de la Semaine de la critique sont sortis étourdis, des étoiles plein les yeux.
Diamond Island, c’est d’abord un lieu.
Une île reliée à Phnom Penh dont se sont emparés des promoteurs immobiliers pour bâtir, à partir de rien, un paradis pour riches de même nature que celui qui fondait, il y a plus d’un siècle, le premier projet urbanis­tique de Coney Island, à New York.
Cette colonie d’immeubles de luxe, de centres commerciaux et de fêtes foraines en chantier permanent, dont on ne s’échappe qu’à de très rares moments, en est à la fois le personnage principal, et la matrice esthétique.

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Davy Chou à Cannes, le 13 mai 2016. STEPHAN VANFLETEREN POUR "LE MONDE"

Gracieux ballet

Ses néons scintillants, les quadrillages que découpent dans le ciel les grues, les échafaudages, les carcasses d’immeubles donnent sa forme pop et hyper-graphique à ce teen movie sensible et drôle, léger en apparence mais travaillé par une ligne de basse dure et mélancolique. S’il fallait situer le film quelque part, ce serait à l’intersection de The World, de Jia Zhang-ke (2005), de Three Times, de Hou Hsiao-hsien (2004), et d’un clip d’Apichatpong Weerasethakul.
Il y a pire.

Tout est plus beau la nuit à Diamond Island.
C’est pour elle que vivent les personnages du film, ces garçons et ces filles fraîchement débarqués de leur campagne dont la beauté violente menace en permanence de mettre le feu à l’écran.
Pour le grand théâtre de séduction qu’elle abrite, pour l’excitation des boîtes de nuit, pour la beauté magique des visages éclairés à la lumière des portables, pour voir leurs Frisbee aux capteurs phosphorescents se transformer en soucoupes volantes…
Le jour les renvoie à une condition d’esclaves dont ils sont bien conscients mais dont ils se moquent, persuadés de n’être pas là pour rester longtemps.
Rien ne viendrait troubler la fête si un jeune homme à la grâce androgyne et au regard ombrageux, ­Solei de son prénom, n’y faisait planer son ombre comme un oiseau de mauvais augure.
Cette créature mystérieuse, filiforme, tout de noir vêtue, tombe nez à nez avec Bora, son petit frère qu’il n’a pas vu depuis qu’il a quitté la famille cinq ans plus tôt et coupé tout contact avec elle.
Pourquoi ce silence ?
Comment en est-il devenu ce garçon si cool, si riche, qui roule à moto, offre des iPhone 6 à ses proches, parle d’aller vivre aux Etats-Unis ? Le mystère restera épais, mais l’expression de son visage traduit l’amertume de ceux qui ont perdu leur innocence.
­Solei sait ce qu’il en coûte de s’arracher à la classe des pauvres, et les idées de réussite qu’il met dans la tête de son petit frère sonnent la fin de la récréation.
Ode sensuelle et scintillante à la jeunesse, Diamond Island est travaillé, comme l’était Le Soleil d’or, par la tragédie de l’acculturation.
Une question que le génocide khmer, qui était aussi un génocide culturel, rend sans doute plus aiguë au Cambodge que n’importe où ailleurs.

Carcasses d’immeubles rutilants

Point de salut aujourd’hui pour qui ne maîtrise pas la langue de la mondialisation.
Le reste ne vaut rien.
Que cette forêt d’immeubles froids et anguleux qu’est Diamond Island, dont la publicité vante le « style européen », soit devenue l’emblème de la réussite d’un pays dont l’architecture traditionnelle, tout en courbes et en raffinements sculpturaux, est une des plus sublimes du monde n’est pas le moins symptomatique, ni le moins cruel des paradoxes.
Nul besoin de discours.
En s’en tenant comme il le fait à chorégraphier le gracieux ballet de ces jeunes personnages entre deux Saint-Valentin, le temps pour les constructions en chantier d’accéder à l’état de carcasses d’immeubles rutilants, il brasse une forêt de signes qui vaut bien mieux.
« Tu sais où c’est l’Egypte ? »
A cette question qui revient comme un running gag, la belle Aza, dont Bora est amoureux, a une réponse magnifique :
« Ils ont des dieux à la tête de chien et d’oiseau qu’ils enferment dans leurs pyramides. »
Mais Solei se détournera d’elle au profit d’une fille plus intéressante socialement, et moins aimable.
Comme toutes les bulles, celle de l’adolescence insouciante de Diamond Island finira par exploser.
Au petit matin, entre les tours ­rutilantes, on risque alors de glisser sur une baudruche vide de ­luciole numérique.

* Extraits du film n°1 et n°2 en video, sur ce lien YouTube :
https://www.youtube.com/watch?v=ICF8PSkNgpg

* Film cambodgien et français de Davy Chou
avec Sobon Noun, Cheanik Nov, Madeza Chhem (1 h 41).

* Sur le Web :
http://www.filmsdulosange.fr/fr/film/230/diamond-island

Isabelle Regnier
Journaliste culture, critique de cinéma



Edité le 14/05/2016 @ 17:42 par robin des bois
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Publié le 14/05/2016 @ 16:04
Re : [Cinema] DIAMOND ISLAND, de DAVY CHOU

Exrait d'un article du journal le Monde sur le Festival de Cannes

ce texte :

[ ...Enfin, Isabelle Regnier a déniché, dans la programmation de la Semaine de la critique, un « bijou pop », splendide « bulle de béton, de néons et d’adolescence » : Diamond Island , le premier long-métrage de fiction du réalisateur franco-cambodgien Davy Chou.
« A l’intersection de Jia Zhang-ke, Hou Hsiao-hsien et Apichatpong Weerasethakul », cette « ode sensuelle et scintillante à la jeunesse est travaillée (…) par la tragédie de l’acculturation.
Une question que le génocide khmer, qui était aussi un génocide culturel, rend sans doute plus aiguë au Cambodge que n’importe où ailleurs ».
...]

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/cinema/article/2016/05/14/...ielbergien_4919797_3476.html#heOY9zjT4i0H2j86.99




Edité le 14/05/2016 @ 17:04 par robin des bois
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Publié le 22/04/2016 @ 05:06
[Cinema] DIAMOND ISLAND, de DAVY CHOU

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- sur ce lien :
http://www.aurorafilms.fr/diamond-island.html

- présentation de ce "long métrage" en cours :
Diamond Island - Davy Chou
- long métrage
- réalisation Davy Chou
- scénario et dialogues Davy Chou
- production Charlotte Vincent - Aurora Films

AVEC LE SOUTIEN DE :
- CNC — Cinémas du Monde
- Arte France
- L'Asian Cinema Fund
- La Région Basse Normandie
- Hubert Bals Fund

Sélectionné au Asian Project Market du festival de Busan
Prix ARTE au Festival de Busan

SYNOPSIS
Bora quitte son village natal pour travailler sur les chantiers de Diamond Island, île ultra moderne en construction.
Il retrouve son charismatique et mystérieux grand frère, Solei, après trois ans sans nouvelles.
Solei l'introduit dans l’univers excitant des jeunes classes aisées du pays.



Edité le 22/04/2016 @ 06:13 par robin des bois
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