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Publié le 11/12/2015 @ 11:52
[lemonde.fr] Cambodge : nouvel exil pour le chef de l’opposition menacé d’emprisonnement

- sur ce lien du monde.fr
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/201...sition-menace-d-emprisonnement_4826493_3216.html

- cet article daté du 07/12/2015:
Cambodge : nouvel exil pour le chef de l’opposition menacé d’emprisonnement

Le Monde.fr | Mis à jour le 07.12.2015 à 18h07 |
Par François Bougon

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Sam Rainsy s'adresse à la presse à Tokyo le 10 novembre.

Pour le chef de l’opposition cambodgienne, Sam Rainsy, c’est un scénario bien connu.
Pour la quatrième fois dans sa carrière, il a choisi le chemin de l’exil pour échapper à la prison.
La fois précédente, cela avait duré quatre ans, entre 2009 et 2013.
«En France, pays de Victor Hugo et de Charles de Gaulle, beaucoup se sont exilés et ont attendu des jours meilleurs », explique au Monde Sam Rainsy, dans son appartement parisien.

Nouvelle illustration de la dégradation du climat politique après plus d’un an d’une ouverture timide dans cette démocratie particulière, la justice a ressorti une vieille affaire de diffamation puis l’a accusé de complicité de « complot », ce qui pourrait l’envoyer derrière les barreaux pendant plus de dix ans.
Le jour même où il devait reprendre l’avion en direction du Cambodge depuis la Corée du Sud, le Parlement levait son immunité parlementaire.
Mardi 1er décembre, un tribunal de Phnom Penh a convoqué Sam Rainsy pour un nouveau dossier de diffamation.

La fin de la « culture du dialogue »

Il est loin, le temps où Sam Rainsy se prenait en photo, tout sourire, avec Hun Sen, en juillet, lors d’un dîner en familles.
Plus les élections s’approchent – 2017 pour les municipales, 2018 pour les législatives –, plus le premier ministre, au pouvoir depuis trente ans, et ses partisans font preuve de fébrilité.

Pourtant, à l’été 2014, l’opposition avait accepté de revenir à l’Assemblée nationale – avec 55 députés pour le Parti du sauvetage national du Cambodge (PSNC) sur 123 – en échange notamment d’une réforme de la commission électorale.
Au nom d’une « culture du dialogue », les deux camps semblaient prêts à effacer les tensions provoquées par la victoire, qualifiée de frauduleuse par l’opposition, du Parti du peuple cambodgien (PPC) aux élections de l’année précédente.

Mais, depuis, les accrocs se sont multipliés.
En juillet, la justice a condamné à une peine de sept à vingt ans de prison onze militants du PSNC pour avoir participé à une manifestation non autorisée.
Le Parlement a adopté une loi encadrant les activités des associations et des ONG avant de légiférer sur les syndicats.

En août, un sénateur ayant la double nationalité, française et cambodgienne, Hong Sok Hour, a été arrêté pour avoir publié sur son compte Facebook une fausse copie d’un traité avec le Vietnam – un sujet systématiquement exploité par l’opposition, qui présente Hun Sen comme un obligé de Hanoï.

Le 25 octobre, lors d’une visite à Paris, Hun Sen n’a guère apprécié une manifestation organisée contre lui par l’opposition.
A Phnom Penh, quelques heures plus tard, le PCC a organisé la riposte devant l’Assemblée nationale.
Deux parlementaires du PSNC de Sam Rainsy ont été passés à tabac.
« Hun Sen m’avait averti qu’il organiserait une manifestation contre l’opposition, affirme le chef de l’opposition.
Nos manifestations sont toujours pacifiques, mais celles organisées par Hun Sen sont toujours violentes, c’est une différence de taille.
»
Son numéro deux, Kem Sokha, a été démis le même jour de son poste de vice-président de l’Assemblée nationale.

Effet birman

Depuis Séoul, Sam Rainsy, qui possède également la nationalité française, avait annoncé un retour rapide, mais il a finalement changé d’avis.
Sa venue pourrait fournir un prétexte à Hun Sen et ses affidés pour laisser libre cours à une « escalade de la violence » qui ne pourrait que se retourner contre l’opposition, juge-t-il :
« Hun Sen a peur.
Il y a une commission électorale crédible, une opposition unie pour la première fois et qu’il n’arrive pas à diviser, bref, cela fausse toute sa stratégie antérieure. »


Les élections en Birmanie, où l’opposante de longue date Aung San Suu Kyi a remporté les législatives face aux anciens militaires, ont également eu une influence, selon l’opposition.
« Beaucoup de gens disent : “Patience, patience, nous allons avoir la même chose qu’en Birmanie” », explique à Phnom Penh un militant des droits de l’homme, sous couvert de l’anonymat de peur de représailles.

Dans un communiqué publié lundi 23 novembre, la rapporteuse spéciale de l’ONU au Cambodge, Rhona Smith, a appelé la majorité et l’opposition à reprendre le dialogue, évoquant des « développements inquiétants ».
« L’intensification des événements actuels pourrait conduire le Cambodge à un point de basculement dangereux », a-t-elle mis en garde.
Dans ce contexte, certains n’excluent pas que Hun Sen puisse repousser ou suspendre les prochaines élections.
Mais le porte-parole du PPC, Sok Eysan, a répliqué :
« Ce n’est pas dangereux, ça va.
Cela ne va pas exploser comme un volcan aux Philippines. »


François Bougon
Chef adjoint au service International



Edité le 11/12/2015 @ 11:58 par robin des bois
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