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Publié le 29/09/2015 @ 15:24
Re : [Livre]

Le titre du livre de Primo LEVI vient de ce très beau et très célèbre poème qu'il a écrit, et qui vient aussitôt après la préface citée plus haut :


Si c'est un homme


Vous qui vivez en toute quiétude
Bien au chaud dans vos maisons
Vous qui trouvez le soir en rentrant
La table mise et des visages amis

Considérez si c'est un homme
Que celui qui peine dans la boue,
Qui ne connait pas de repos,
Qui se bat pour un quignon de pain,
Qui meurt pour un oui pour un non.

Considérez si c'est une femme
Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux
Et jusqu'à la force de se souvenir,
Les yeux vides et le sein froid
Comme une grenouille en hiver.

N'oubliez pas que cela fut,
Non, ne l'oubliez pas:
Gravez ces mots dans votre coeur.
Pensez-y chez vous, dans la rue,
En vous couchant, en vous levant;

Répétez-les à vos enfants.
Ou que votre maison s'écroule;
Que la maladie vous accable,
Que vos enfants se détournent de vous.


PRIMO LEVI


Edité le 29/09/2015 @ 16:27 par robin des bois
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Publié le 29/09/2015 @ 15:03
Re : Re : [Livre]

Seun nmott a écrit

De rien RDB
Grâce à vous je découvre cette personne, Primo LEVI, sur Wiki.
Il y a donc 70 ans maintenant. En 1975, câd 30 ans après, Pol Pot et ses sbires, n'ont pas hésité à envoyer ses compatriotes en enfer. Vu ce qui est en train de se passer dans ce monde, je me demande si "les témoignages" sont ils utiles?

J'ai bien posté mes témoignages sur KN, vécu, oui, mais je me doute que ça peut servir à grande chose.
Par contre mes enfants ont tout ce qu'il faut, témoignage verbal et écrit. Non seulement sur la période KR, mais mes années collège-lycée et la vie de la jeunesse khmère, ainsi que l’histoire de ville de Phnom Penh des années 60. Sans oublier un chapitre de quelques pages "le roi père et moi". Tout sera réuni dans" Kam ney Pouch nerk Chéa" (le mauvais Karma des gens bien). Qui n'est destiné qu'à mes enfants et à mes petits enfants.
Or mes enfants m'ont parlé d'un "blog", dont je suis entrain d'y réfléchir.


En ce moment même, suis en train de fournir tous les éléments indispensable pour un arbre généalogique, demandé par ma belle fille.

En fin s'il n'y a qu'une seule petite fille, la mienne, qui s'intéresse à mes témoignages, oui ça vaut le coût..

PS la pluie, l'orage me font encore trembler de peur, pourtant ils font beaucoup de bien aux humains.





Voici le dernier alinéa de l' introduction de Primo LEVI à "Si c'est un homme" , écrite en janvier 1947

[ Je suis conscient des défauts de structure de ce livre, et j'en demande pardon au lecteur.
En fait, celui-ci était déjà écrit, sinon en acte, du moins en intention et en pensée dès l'époque du Lager.
Le besoin de raconter aux "autres", de faire participer "les autres" avait acquis chez nous, avant comme après notre libération, la violence d'une impulsion immédiate, aussi impérieuse que les autres besoins élémentaires ;
c'est pour répondre à un tel besoin que j'ai écrit mon livre ;
c'est avant tout en vue d'une libération intérieure.
De là son caractère fragmentaire : les chapitres en ont été rédigés non pas selon un déroulement logique, mais par ordre d'urgence.
Le travail de liaison, de fusion, selon un plan déterminé, n'est intervenu qu'après .
Il me semble inutile d'ajouter qu'aucun des faits n'y est inventé
.


ps de rdb qui se souvient assez bien de votre "témoignage" :

Vous ne pouvez absolument pas savoir ce que feront vos descendants, une fois devenus adultes.

Mais si ne serait-ce qu'un seul d'entre eux décide de se pencher sur le Vécu de son aïeul, rien ne remplacera votre "Point de vue " et le récit de votre Témoignage direct sur ce que vous avez vécu .





Edité le 29/09/2015 @ 16:15 par robin des bois
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Publié le 29/09/2015 @ 13:24
Re : [Livre]

De rien RDB
Grâce à vous je découvre cette personne, Primo LEVI, sur Wiki.
Il y a donc 70 ans maintenant. En 1975, câd 30 ans après, Pol Pot et ses sbires, n'ont pas hésité à envoyer ses compatriotes en enfer. Vu ce qui est en train de se passer dans ce monde, je me demande si "les témoignages" sont ils utiles?

J'ai bien posté mes témoignages sur KN, vécu, oui, mais je me doute que ça peut servir à grande chose.
Par contre mes enfants ont tout ce qu'il faut, témoignage verbal et écrit. Non seulement sur la période KR, mais mes années collège-lycée et la vie de la jeunesse khmère, ainsi que l’histoire de ville de Phnom Penh des années 60. Sans oublier un chapitre de quelques pages "le roi père et moi". Tout sera réuni dans" Kam ney Pouch nerk Chéa" (le mauvais Karma des gens bien). Qui n'est destiné qu'à mes enfants et à mes petits enfants.
Or mes enfants m'ont parlé d'un "blog", dont je suis entrain d'y réfléchir.


En ce moment même, suis en train de fournir tous les éléments indispensable pour un arbre généalogique, demandé par ma belle fille.

En fin s'il n'y a qu'une seule petite fille, la mienne, qui s'intéresse à mes témoignages, oui ça vaut le coût..

PS la pluie, l'orage me font encore trembler de peur, pourtant ils font beaucoup de bien aux humains.

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Publié le 28/09/2015 @ 21:12
Re : Re : [Livre]

Seun nmott a écrit

[Effectivement, oui RDB.
........Par contre ce que je veux vraiment dire , c'est :

Raconter une blague, une histoire, un rêve, tout le monde le fait chaque jour ; mais raconter son histoire ou son passé, c’est une autre histoire.
Suite à « Je viens de si loin » de Frédéric Chau, qui souffrait du silence de ses parents sur leurs passés, fort de mes entretiens avec quelques anciens sympathisants du KD(khmer démocratique, pol pot), et des ex khmer rouge en France, une jeune écrivain khmère, un ancien général trois étoile du pouvoir actuel (décédé en 2014 de maladie),

Je peux tirer des remarques comme suit :
Raconter son passé c’est une culture
Raconter son passé c’est se déshabiller
Raconter son passé c’est transmettre
Raconter son passé c’est laisser une trace
Dans la société, c’est très souvent en sens unique, c’est à dire que les parents donnent des conseils aux enfants. C’est plus une mise en garde qu’un conseil. Les enfants n’ont qu’à écouter et obéir. Les parents acceptent très mal les remarques de leurs enfants sur eux même.
A la fin on assiste à une rupture.
Certains parents ne savent pas parler, donner des conseils à tout moment ou spontané, plusieurs choses à la fois, sans attendre à savoir si l’enfant ou les enfants ont bien compris le message. C’est comme si on jette un caillou dans l’eau et on passe.
Raconter son passé s’est mettre à nu devant ses enfants, par une pudeur ou une honte, par une fierté mal interprétée ou par une indifférence.
Et puis raconter ce n’est pas tout le monde peut faire. Quand, comment, quoi c’est une vraie casse tête.
Un père qui raconte sa folie de jeunesse, son escapade amoureuse. Un ancien khmer rouge qui disait à ses enfants qu’il était khmer rouge, c’est inimaginable.
Certains essayent de transmettre leurs coutumes, leur savoirs, leurs expériences, ou leurs passé pour que leurs enfants perdurent ou suivent les même sillons , reconnus comme bon ou excellant par eux même. Certains autres préfèrent laisser un témoignage et sans façon
.

Qui étaient exactement les parents de Chau?
..... :chaipas: ; et je ne cherche pas à les savoir.

Prier à tout lecteur-trice de ne penser pas que c'est une attaque à ce jeune comédien..:sourire:




Je vous remercie infiniment pour votre réponse sur "le témoignage des victimes" :

je ressens que cela vient du plus profond de vous, de votre propre vécu personnel ou de votre vécu familial et des drames qui y sont liés .

Ce que vous écrivez me fait penser à un "Témoin" que j'admire profondément, et à son bouquin

PRIMO LEVI - "SI C'EST UN HOMME"

Il a passé toute sa vie à "témoigner" ; mais "ne pas savoir traduire l'indicible de la souffrance " (selon lui) a fini par le pousser à se supprimer sur le tard.[/size]



Edité le 28/09/2015 @ 22:18 par robin des bois
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Publié le 28/09/2015 @ 18:28
Re : [Livre]

robin des bois a écrit

Seun nmott a écrit

... ....
Souvent, dans l'esprit :
Tourner la page coût que coût, être plus français que français ou un passé difficile à raconter aux enfants, les parents préfèrent le silence.
pt 1 °:Frédéric Chau, n'est pas le seul ou le premier ni le dernier qui souffre de ce " manque d'info " venant de ses propres parents.
pt 2° :Quant à sa biographie, j'ai un doute.


Bonjour Sn-n

Deux points notés dans votre dernier post ci-dessus :

- votre pt 1 : dans l'Histoire récente, tous "les témoins de traumatismes violents" se taisent par rapport à la génération qui les suit immédiatement ( donc, celle de leurs enfants ) : par ex.
guerre 14-18, la Shoah, les différents génocides perpétrés au XXème siècle
pas étonnant que les témoins cambodgiens de la "tuerie KR des années 1970 ( 1975-1978 en particulier) adoptent le même comportement humain.

- votre point 2 : avant même de lire votre observation sur F.CHAU, j'avais aussitôt repéré les points suivants
(à partir des seuls articles de presse bien évidemment )
que je vous livre "bruts de décoffrage" :
* dans le film"Qu'est-ce qu' on a fait au bon Dieu ?", F.CHAU n'interprète pas un immigré d'un pays de l'Asie Brune, quel qu'il soit !
Mais bien un immigré de la diaspora chinoise (un banquier)
* il écrit quelque part que "ses parents ont été chassés de Phnom Penh en 1975 avec l'arrivée des KR " : les KR ont en effet chassés certaines catégories d'immigrés, tout particulièrement ceux d'origine vietnamienne;

* et il rajoute que "sa famille s'est retrouvée au Vietnam"..

CQFD ......

Serions-nous sur la même longueur d'onde SVP ???



Effectivement, oui RDB.
J'ai dit que j'ai bien aimé son film, je le répète, on a bien regardé en famille, et décortiqué....

Vu ici et là sa biographie, .. je me suis dis, que le comédien est dépourvu de toute info sur son identité,
Par contre ce que je veux vraiment dire , c'est :

Raconter une blague, une histoire, un rêve, tout le monde le fait chaque jour ; mais raconter son histoire ou son passé, c’est une autre histoire.
Suite à « Je viens de si loin » de Frédéric Chau, qui souffrait du silence de ses parents sur leurs passés, fort de mes entretiens avec quelques anciens sympathisants du KD(khmer démocratique, pol pot), et des ex khmer rouge en France, une jeune écrivain khmère, un ancien général trois étoile du pouvoir actuel (décédé en 2014 de maladie),
Je peux tirer des remarques comme suit :
Raconter son passé c’est une culture
Raconter son passé c’est se déshabiller
Raconter son passé c’est transmettre
Raconter son passé c’est laisser une trace
Dans la société, c’est très souvent en sens unique, c’est à dire que les parents donnent des conseils aux enfants. C’est plus une mise en garde qu’un conseil. Les enfants n’ont qu’à écouter et obéir. Les parents acceptent très mal les remarques de leurs enfants sur eux même.
A la fin on assiste à une rupture.
Certains parents ne savent pas parler, donner des conseils à tout moment ou spontané, plusieurs choses à la fois, sans attendre à savoir si l’enfant ou les enfants ont bien compris le message. C’est comme si on jette un caillou dans l’eau et on passe.
Raconter son passé s’est mettre à nu devant ses enfants, par une pudeur ou une honte, par une fierté mal interprétée ou par une indifférence.
Et puis raconter ce n’est pas tout le monde peut faire. Quand, comment, quoi c’est une vraie casse tête.
Un père qui raconte sa folie de jeunesse, son escapade amoureuse. Un ancien khmer rouge qui disait à ses enfants qu’il était khmer rouge, c’est inimaginable.
Certains essayent de transmettre leurs coutumes, leur savoirs, leurs expériences, ou leurs passé pour que leurs enfants perdurent ou suivent les même sillons , reconnus comme bon ou excellant par eux même. Certains autres préfèrent laisser un témoignage et sans façon.


Qui étaient exactement les parents de Chau?
..... :chaipas: ; et je ne cherche pas à les savoir.

Prier à tout lecteur-trice de ne penser pas que c'est une attaque à ce jeune comédien..:sourire:


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Publié le 28/09/2015 @ 17:41
Re : Re : [Livre]

Seun nmott a écrit

... ....
Souvent, dans l'esprit :
Tourner la page coût que coût, être plus français que français ou un passé difficile à raconter aux enfants, les parents préfèrent le silence.
pt 1 °:Frédéric Chau, n'est pas le seul ou le premier ni le dernier qui souffre de ce " manque d'info " venant de ses propres parents.
pt 2° :Quant à sa biographie, j'ai un doute.


Bonjour Sn-n

Deux points notés dans votre dernier post ci-dessus :

- votre pt 1 : dans l'Histoire récente, tous "les témoins de traumatismes violents" se taisent par rapport à la génération qui les suit immédiatement ( donc, celle de leurs enfants ) : par ex.
guerre 14-18, la Shoah, les différents génocides perpétrés au XXème siècle
pas étonnant que les témoins cambodgiens de la "tuerie KR des années 1970 ( 1975-1978 en particulier) adoptent le même comportement humain.

- votre point 2 : avant même de lire votre observation sur F.CHAU, j'avais aussitôt repéré les points suivants
(à partir des seuls articles de presse bien évidemment )
que je vous livre "bruts de décoffrage" :
* dans le film"Qu'est-ce qu' on a fait au bon Dieu ?", F.CHAU n'interprète pas un immigré d'un pays de l'Asie Brune, quel qu'il soit !
Mais bien un immigré de la diaspora chinoise (un banquier)
* il écrit quelque part que "ses parents ont été chassés de Phnom Penh en 1975 avec l'arrivée des KR " : les KR ont en effet chassés certaines catégories d'immigrés, tout particulièrement ceux d'origine vietnamienne;

* et il rajoute que "sa famille s'est retrouvée au Vietnam"..

CQFD ......

Serions-nous sur la même longueur d'onde SVP ???


Edité le 28/09/2015 @ 18:55 par robin des bois
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Publié le 28/09/2015 @ 16:50
Re : [Livre]





Encore Khmer rouge.


Le khmers rouge n'est pas seulement une source d'inspiration pour la création artistique, mais aussi un antidote contre la crise identitaire freudienne....


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Publié le 28/09/2015 @ 10:23
Re : [Livre]

f6exb a écrit

Interview à "On n'est pas couché" :
https://youtu.be/ZyvpVztJhVQ

Souvent, dans l'esprit :
Tourner la page coût que coût, être plus français que français ou un passé difficile à raconter aux enfants, les parents préfèrent le silence.

Frédéric Chau, n'est pas le seul ou le premier ni le dernier qui souffre de ce " manque d'info " venant de ses propres parents.
Quant à sa biographie, j'ai un doute.
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Publié le 27/09/2015 @ 15:53
Re : [Livre]

Interview à "On n'est pas couché" :
https://youtu.be/ZyvpVztJhVQ
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Publié le 18/09/2015 @ 21:05
Re : Re : [Livre]

Seun nmott a écrit

J'ai bien aimé "Qu'est ce qu'on a fait au Bon Dieu", je l'ai regardé deux fois en famille.



Comme j'ai 4 filles, je suis allé le voir "en familles" avec "les pièces rapportées"...

J'ai bien ri .. mais pas forcément apprécié tout le film :

- je n'ai pas aimé spécialement la première partie avec les "élucubrations assez laborieuses " autour du thème du racisme ambiant concernant l'origine ethnique des 3 premiers gendres dont Fréderic CHAU , très beau gosse

- j'ai adoré le rôle de Chantal LAUBY et reconnais que Christian CLAVIER a bien joué ( même si je ne l'aime pas trop)

- le mérite de ce film est qu'il est nettement meilleur dans sa "2eme partie" avec l'arrivée du 4ème gendre (très beau gosse aussi)et de sa "tribu africaine" ( "les parents du 4eme gendre" sont formidables) : un régal

selon ma perception, les 4 filles tiennent plutôt un rôle de potiches !!!.



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Publié le 18/09/2015 @ 17:41
Re : [Livre]

J'ai bien aimé "Qu'est ce qu'on a fait au Bon Dieu", je l'ai regardé deux fois en famille.
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Publié le 18/09/2015 @ 15:54
[Livre] "Je viens de si loin" , de Frédéric CHAU

- sur ce lien :
http://www.20minutes.fr/cinema/1688339-20150917-frederic-chau-voulais-etre-plus-blanc-blanc
- cet article sur Fréderic CHAU qui vient de sortir un livre : " Je viens de si loin"


Frédéric Chau : « Je voulais être plus blanc que blanc »

TEMOIGNAGE
L'acteur de 38 ans, rendu célébre par «Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu», raconte à «20 Minutes» pourquoi il sort son livre « Je viens de si loin »…

az3A5rK.jpg
Frédéric Chau, à l'Alpe-d'Huez, en janvier 2015. - Guillaume Collet/SIPA
Joel Metreau
Publié le 17.09.2015 à 07:05

Grâce aux 12 millions de spectateurs qui ont vu Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu en salles l’an passé, son visage n’est plus inconnu.
Dans cette comédie qui jouait avec les clichés racistes, Frédéric Chau incarnait Chao Ling, banquier d’origine chinoise.
Ce rôle n’était pas si éloigné de ce qu’a pu vivre l’acteur.
Victime de préjugés, Frédéric Chau, 38 ans, a traversé une crise identitaire qu’il raconte dans Je viens de si loin (Philippe Rey, 18€).
Ses parents ont été chassés du Cambodge par les Khmers rouges en 1975.
Il naît au Vietnam en 1977, la même année, il part pour la France.

Le rejet des origines

Sa famille s’installe dans en banlieue parisienne.
Frédéric Chau se sent mal à l’aise dans sa jeunesse :
« J’ai fait un énorme rejet de mes origines, frontal et violent.
Je voulais être plus blanc que blanc, et fallait même pas qu’on m’assimile à un Chinois.
On a juste envie d’être accepté comme tout le monde.
Mais en grandissant, je me suis aperçu que tout ce qui m’arrive de bien dans la vie, c’est grâce à mes origines. »
Avant, il traverse une crise identitaire.
« Je prenais l’identité des gens, comme dans le film Le talentueux Monsieur Ripley, avec Matt Damon. Ce sont des masques que je portais et que je reproduisais jusque mes 28 ans. »
Aujourd’hui il évoque ouvertement, la dépression et la prise de drogues, en raison d’« un manque de personnalité ».

Le retour au Cambodge

Je viens de si loin revient longuement sur le voyage au Cambodge qu’il a mené.
« Je savais qu’on venait du Cambodge, mais c’est surtout avec le documentaire S21, la machine de mort Khmère rouge de Rithy Panh que j’ai compris ce à quoi on avait échappé.
Car mes parents n’ont jamais voulu m’en parler. »

Ce retour aux sources, en Asie, se révèle salutaire, tout autant que l’écriture de Je viens de si loin :
« Avec ce livre, je veux montrer qu’on avance plus facilement quand on sait qui on est et d’où on vient.
Et on est davantage en paix. »


Sensible aux discriminations

Le fait d’être pointé du doigt durant sa jeunesse l’a rendu sensible aux discriminations subies par les autres.
Frédéric Chau a participé à un clip dénonçant les contrôles au faciès.
Il se rappelle d’une interpellation mouvementée par la police quand il était ado :
« Les flics sont arrivés à la Starsky et Hutch.
Juste au-dessus, il y avait des familles, des mamans qui nous regardaient.
Ils nous ont arrêtés comme des mecs de la BAC alors qu’on allait juste faire un foot.
J’ai trouvé ça très violent. »

Frédéric Chau a également participé à un clip contre l’homophobie :
« J’ai des amis homos, toute forme de discrimination me parle. »

Un passé de steward

Frédéric Chau évoque peu dans son livre le fait qu’il a été steward pendant plusieurs années chez Air France…
« L’avion, c’est le seul endroit au monde qui peut réunir des chercheurs de la NASA, Madonna, une équipe de volleyeuses brésiliennes et un expulsé togolais. L’avion condense la diversité du monde. »
De cette expérience, il va écrire une série humoristique intitulée PNC aux portes.
Il en a des anecdotes :
« J’étais à Honk-Kong une fois avec l’équipage.
On boit un verre dans un bar, la serveuse chinoise commence à me parler en cantonais.
Elle ne croyait pas que j’étais Français.
Je lui montre mon passeport, et elle me dit en anglais : « Mais on fait les mêmes au marché !
»

Le stand-up l’a révélé

Du métier de steward, il glisse peu à peu vers la scène, fait un passage éclair dans un clip de Magic System…
« J’ai fait du théâtre car j’étais très timide et le théâtre me permettait de désacraliser le regard que les gens portaient sur moi. »
Mais en épluchant les castings, il se rend compte qu’« il n’y avait que des rôles pour des Caucasiens. Sauf qu’un jour je tombe sur une annonce où il y a écrit recherche asiatique, pakistanais ou n’importe quoi pour faire du stand up. Je me suis dit que le producteur devait être vraiment dans la merde. Il s’agissait de Kader Aoun, alors metteur en scène de Jamel. »
Cela fait six ans qu’il ne fait plus de stand-up (« ce n’est pas ma vocation »).
Le succès de Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu lui permet désormais de refuser les rôles « qui alimentent les clichés à l’égard des Asiatiques. »

Une déclaration d’amour

Le projet qui lui tient à cœur s’appelle Made in China.
« C’est une comédie sociale qui met en lumière la communauté asiatique à Paris.
Je l’écris, le réalisateur c’est Julien Abraham, réalisateur de La Cité rose.
C’est une déclaration d’amour pour ma communauté.
On prend les clichés, on les tord et on montre la communauté asiatique dans ses us et coutumes. »



Edité le 18/09/2015 @ 17:01 par robin des bois
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