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Publié le 03/01/2014 @ 10:18
Re : les textiles , unmort et plusieurs blessés

:mauvais:
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Publié le 03/01/2014 @ 08:57
Re : les textiles , unmort et plusieurs blessés

Vidéo récente :

http://www.youtube.com/watch?v=_bHi9PeoVFc
Déconnecté(e) kaunklau
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Publié le 03/01/2014 @ 06:50
Re : les textiles , unmort et plusieurs blessés

http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20140102-cambodge-greve-ouvriers-durcit-crise-politique

Cambodge: la grève des ouvriers durcit la crise politique


Par RFI

Au Cambodge, déjà en proie à une grave crise politique depuis les élections législatives de juillet, le climat social se détériore. Les ouvriers de l'industrie de la confection textile, un pilier de l'économie, ont ajouté leurs voix au mécontentement. Depuis l'annonce faite par le gouvernement d'une augmentation de 15 dollars, puis de 20 dollars, de leur salaire, ils manifestent. De nombreuses usines ont fermé leurs portes. Jeudi, le mouvement s'est radicalisé et a connu ses premiers incidents avec les forces de l'ordre.



Avec notre correspondante à Phnom Penh, Stéphanie Gée

Les ouvriers grévistes ont protesté devant des usines en périphérie de la capitale et bloqué des routes nationales. Et ce, malgré une injonction des autorités à une reprise du travail jeudi et la menace d'arrêter les leaders syndicaux.

Toutes ces exigences n'ont donc pas dissuadé les manifestants, comme Kong Athit, le vice-président de la CCAWDU, le plus important syndicat ouvrier du pays : « On ne va pas abandonner. Je pense qu'il est trop tard pour avoir peur. On est allé trop loin. Même si on se fait arrêter, on continuera à défier le gouvernement d'une manière ou d'une autre. »

A l'usine Yak Jing, la manifestation a mal tourné

M. Sarun raconte le rapport de forces inégal entre une unité spéciale de l'armée et des ouvriers venus débaucher leurs camarades : « Les forces de l'ordre ont commencé par nous jeter des bouteilles d'eau. Les manifestants se sont alors énervés. Ils n'avaient ni pierres ni armes dans les mains alors qu'en face d'eux, les militaires avaient des bâtons, des armes et des boucliers ! ».

Les affrontements se concluent par l'arrestation d'une dizaine de militants, bonzes et ouvriers, dont certains ont été blessés. L'arrivée de Mam Sonando, le très populaire propriétaire d'une radio critique du gouvernement, calme le jeu : « Leurs salaires sont trop bas pour vivre. Dans ce cas-là, il faut qu'ils crient. Je crois qu'ils ont raison de crier. Mais pas de la violence. On ne peut pas arrêter le volcan, la population. »

Ces accrochages sont les premiers depuis deux semaines de larges manifestations menées pacifiquement. En réaction à cette répression, l'opposition, qui devait rencontrer vendredi le parti au pouvoir pour remettre sur les rails les négociations, a annoncé avoir annulé la réunion.
Déconnecté(e) kaunklau
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Publié le 02/01/2014 @ 21:48
Re : les textiles , unmort et plusieurs blessés

http://journalmetro.com/monde/425221/cambodge-larmee-sevit-contre-les-manifestants/

Cambodge: l'armée sévit contre les manifestants

PHNOM PENH, Cambodge – Des soldats cambodgiens ont mis fin avec force, jeudi, à une manifestation de travailleurs de l’industrie du textile qui réclamaient de meilleurs salaires, arrêtant des moines bouddhistes et des leaders des droits des travailleurs.

Des soldats d’une unité spéciale munis de barres en métal, de couteaux, de fusils automatiques AK-47, de lance-pierres et de bâtons ont affronté les travailleurs près d’une usine en périphérie de Phnom Penh, la capitale, a expliqué une organisation cambodgienne de défense des droits de la personne.

Selon l’organisation, 10 personnes ont été placées en détention militaire, et des moines et des travailleurs ont été battus.

Le porte-parole de la police militaire, Kheng Tito, a affirmé que les personnes arrêtées avaient incité des centaines de travailleurs à tenter de détruire la propriété d’une usine en lançant des pierres et des objets en métal.

Les travailleurs de la plupart des quelque 500 usines de textile du Cambodge sont en grève pour réclamer que le salaire minimum soit porté à 160 $ US par mois, soit le double du taux actuel. Le gouvernement leur a offert un salaire de 100 $ US par mois.

Les violences surviennent dans un contexte de tensions politiques, alors que le Parti du sauvetage national du Cambodge, une alliance de partis de l’opposition, manifeste quotidiennement pour réclamer la démission du premier ministre Hun Sen et l’organisation de nouvelles élections.

Hun Sen, au pouvoir depuis 28 ans, a remporté les plus récentes élections en juillet, mais les manifestants, menés par l’opposant San Rainsy, l’accusent l’avoir truqué le scrutin. Le premier ministre a rejeté leurs demandes.

Même si la dispute électorale et la hausse du salaire minimum ne sont pas directement liées, l’opposition cambodgienne entretient depuis longtemps des liens étroits avec le mouvement de défense des droits des travailleurs.

Les travailleurs du textile représentent une potentielle force politique importante au Cambodge, puisque le secteur représente la principale source d’exportations du pays, avec 500 000 employés dans les usines de vêtements et de chaussures. En 2012, le Cambodge a exporté pour 4 milliards $ US de produits aux États-Unis et en Europe.

***************************************************************************************

Ce n'est pas une bonne nouvelle pour nous . Mais ça va arriver un jour .
Un particulier m'avait même dit au téléphone qu'il y a 3 morts aujourd'hui, le 02/01/14 , à P.Penh ( nouvelles à vérifier).
De toute façon , le leader , il ne peut pas dire que , " je ne suis pas au courant " !

Edité le 02/01/2014 @ 20:50 par kaunklau
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Publié le 01/01/2014 @ 11:26
Re : les textiles , unmort et plusieurs blessés

http://www.rue89.com/2013/12/31/repit-lexploitation-ouvriers-textile-dasie-248684

Etiquette
Pas de répit dans l’exploitation des ouvriers du textile d’Asie

Non, nous n’avons pas décidé de vous culpabiliser par rapport à ce jean ou ce pull « made in Bangladesh » ou Cambodge reçu à Noël. C’est juste que la question des conditions de travail de ceux qui fabriquent les objets de nos désirs reste au premier plan de l’actualité, même si celle-ci n’a que peu d’écho dans la presse et parmi les consommateurs.

Neuf mois après l’effondrement du Rana Plaza, cet immeuble vétuste qui abritait des ateliers textiles près de Dacca, au Bangladesh, les familles des 1 130 morts et les nombreux blessés attendent toujours d’être indemnisés. Et, du Cambodge au Vietnam, des grèves de plus en plus bruyantes appellent au changement dans les conditions de travail.

Un sauveteur devant les ruines de l’usine à Dacca, le 12 mai 2013 (A.M. Ahad/AP/SIPA)

Le drame de Dacca, d’une ampleur sans précédent, a certes marqué les esprits, mais n’a pas changé d’un iota les conditions de production dans les autres usines et ateliers du continent asiatique devenu la « machine à coudre des pays riches ». L’Asie du Sud-Est a bâti une partie de son essor économique sur l’industrie textile.

Aujourd’hui, un jean sur dix dans le monde provient du seul Bangladesh. Frénétique, cette phase de croissance s’est faite au détriment d’une classe ouvrière surexploitée et peu considérée. La réalité des ateliers de confection n’est pas rose : c’est ce qu’illustre l’oubli dans lequel ont sombré les victimes du Rana Plaza.
Peu de candidats au fonds d’indemnisation

Le 24 décembre dernier, un fonds d’indemnisation de 40 millions de dollars a été constitué, avec le soutien jusqu’ici de seulement quatre multinationales.

Neuf mois plus tôt, lorsque l’immeuble de neuf étages s’est effondré sur ses occupantes, les ateliers de confection qu’il hébergeait fabriquaient les vêtements pour le compte de 29 grands groupes internationaux de l’habillement, parmi lesquels C&A, Mango, ou Walmart par exemple.

Officiellement, seuls l’irlandais Primark, l’espagnol El Cortes, le canadien Loblaw et le britannique Bonmarché ont annoncé leur participation au fonds d’indemnisation.

Dans le meilleur des cas, les paiements commenceront à être versés en février, mais le montant alloué par chaque firme reste encore à déterminer.

Selon le New York Times, qui cite des officiels engagés dans les négociations, les familles des défunts devraient recevoir 25 000 dollars de dédommagement en moyenne. Les blessés bénéficieront de compensations.

En dépit des maigres aides du gouvernement bangladais, et du fonds d’urgence débloqué par Primark dans les mois qui ont suivi le drame, de nombreuses familles sont aujourd’hui à la rue. Rendus orphelins, certains enfants ont été contraints d’abandonner l’école pour aller travailler.

Le silence embarrassé des Français

Walmart, Iconix, JC Penney, Dress Barn, Cato Fashions, Children’s Place... Le New York Times égrène la liste des grands groupes américains qui sous-traitaient dans le Rana Plaza et fait remarquer qu’aucun d’entre eux ne s’est engagé à dédommager les victimes, ou les familles des défunts.

Les entreprises françaises ne sont pas en reste. Les étiquettes des vêtements retrouvés dans les décombres de l’immeuble effondré montrent que les français Auchan, Carrefour, Camaïeu ou Teddy Smith recouraient aux ateliers de confection du Rana Plaza.

Embarrassés, ces quatre groupes ont adopté une communication de crise quasi similaire : après avoir feint la surprise, ils ont estimé que la présence d’étiquettes ne constituait pas de preuve suffisante et se sont enfermés dans le mutisme.

Numéro un du textile en France, Carrefour a dans un premier temps déclaré ne pas savoir d’où venaient les étiquettes Tex brandies par les ONG et a annoncé une enquête interne sur son circuit de fournitures. Même son de cloche chez Auchan qui, pour s’être dit victime de ce cas de sous-traitance sauvage, a reçu le prix Pinocchio « Mains sales, poches pleines », décerné par plusieurs ONG le 19 novembre.

Camaïeu, s’est quand à lui engagé en juin dernier à indemniser les victimes du Rana Plaza après la publication de son enquête interne. Pour autant, la amrque n’a pas encore rallié officiellement le fonds d’investissement et continue de traiter avec son fournisseur bangladais pris en faute.

Quelques semaines après le drame du Rana Plaza, les ONG et les syndicats ont impulsé un accord sur la sûreté dans les usines. Parmi les 31 signataires, Carrefour est le seul français.

Ce n’est pas la première fois que des entreprises françaises sont accusées de laxisme avec leurs sous-traitants textiles.
Asie en grève, maisons mères sous pression

Sur un T-shirt vendu 29 euros en Occident, l’ouvrier asiatique qui l’a fabriqué gagne 18 centimes, estime l’ONG Fair Wear Foundation.

Les grèves des ouvriers textiles qui ont agité le sud du continent en 2013 étaient motivées par une meilleure redistribution des profits.

Au Cambodge, une grève nationale a réuni le 27 décembre des dizaines de milliers d’ouvriers du textile qui exigeaient le doublement de leur salaire mensuel : 80 dollars (environ 110 euros) actuellement.

Ils ont dressé des barrages à Phnom Penh et exprimé leur colère devant le ministère du Travail. Un responsable gouvernemental leur a répondu qu’il serait impossible d’instituer un tel salaire minimum avant 2018, rapporte notre partenaire Global Voices.

« Redistribuer et optimiser la richesse de la nation mieux avec 160 dollars » (@oudomnimith via Global Voices Online)

De crainte que ces mouvements de grosse ampleur n’entachent leur image, les maisons mères du prêt-à-porter réclament parfois aux pays dans lesquels ils sous-traitent d’augmenter le salaire minimum.

Il est rare que ces requêtes aboutissent pleinement : les ouvriers bangladais par exemple, devront se contenter de 68 dollars par mois alors qu’ils en réclamaient 100. Les liens opaques qui unissent les propriétaires des usines de sous-traitance et les élus politiques locaux sont éclairants, explique Le Monde Diplomatique :

« Au Bangladesh, il est difficile de trouver des hommes de pouvoir qui ne soient pas liés au monde du textile. Officiellement, sur 300 députés, 29 possèdent une usine textile. En réalité, si l’on tient compte de ceux qui s’abritent derrière un prête-nom, ils sont beaucoup plus nombreux. »

Sohel Rana, le propriétaire du Rana Plaza, entretenait des liens étroits avec les élus de Savar, la banlieue de Dacca dans laquelle son usine était implantée, ainsi qu’avec la pègre locale qu’il embauchait pour la sécurité. En prison depuis l’effondrement de son immeuble, il attend d’être jugé.

Les responsables occidentaux liés aux unités de production du Rana Plaza se sont quant à eux évaporés dans la nature et ne seront sans doute jamais poursuivis. C’est le cas par exemple de l’espagnol David Mayor, explique le New York Times : propriétaire partiel de Phantom Tac qui occupait plusieurs étages du Rana Plaza, il y supervisait la production de vêtements pour Mango.
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Publié le 30/12/2013 @ 21:41
Re : les textiles , unmort et plusieurs blessés

Textile: le gouvernement maintient le salaire minimum à 95 dollars

http://www.cambodge-post.com/textile-le-gouverne...tient-le-salaire-minimum-a-95-dollars/#more-3698

Copier / Coller :

Le ministère du travail a maintenu aujourd’hui sa position sur le salaire minimum dans le textile, rejetant la demande de plusieurs syndicats qui réclamaient une hausse immédiate des salaires à 160 dollars.

Le salaire passera donc à 95 dollars en avril prochain. Les employés sont priés de reprendre le travail dès jeudi. En outre, les syndicalistes qui continueraient d’observer la grève seront passibles de sanctions disciplinaires.

Le Gmac, l’association des patrons du textile avait refusé de participer aux négociations qui se sont déroulées aujourd’hui, considérant que la sécurité des employés et les biens des entreprises étaient menacés par les grévistes.

Comment cette nouvelle sera-telle reçue demain par ceux qui hier défilaient dans la rue dimanche aux cotés de l’opposition? Nous y reviendrons dans de nouveaux développements.

Face-à-face tendu devant le conseil des ministres

Dans la matinée, alors que les négociations se poursuivaient, plusieurs centaines d’employés du textile se sont rendus devant le conseil des ministres pour réclamer une hausse des salaires.

Les forces de l’ordre qui se trouvaient là ont rapidement demandé des renforts et ont érigé des barricades pour protéger l’accès du bâtiment. Tout autour de la gare, des centaines d’autres policiers s’étaient regroupés pour intervenir si besoin était.
Dans un face-à-face tendu qui a duré plusieurs heures, les manifestants frappaient dans leurs mains, chantaient et raillaient les policiers qui ont, jusqu’au bout, fait preuve de retenue.
Mam Sonando, patron de la radio Beehive, président de l’association des démocrates et opposant de longue date au Premier ministre cambodgien, s’est rendu sur place pour demander aux manifestants de se disperser. La tension est retombée et les employés se sont finalement éloignés. Le pire a été évité de justesse.

Krystel Maurice



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C'est tendu, très tendu...
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Publié le 27/12/2013 @ 16:11
Re : les textiles , unmort et plusieurs blessés

Cambodge: heurts entre ouvriers du textile et police

http://www.liberation.fr/monde/2013/12/27/cambod...eurts-entre-ouvriers-du-textile-et-police_969189

Copier /Coller :

La police cambodgienne a effectué des tirs de semonce lors de heurts vendredi avec plusieurs milliers d’ouvriers du textile en grève massive pour réclamer des hausses de salaire.

Les affrontements se sont produits lorsque la police a tenté de déloger les ouvriers bloquant une route de la capitale Phnom Penh, selon Am Sam Ath, de l’organisation de défense des droits de l’Homme Licadho.

Les forces de l’ordre ont quant à elles assuré avoir dû intervenir après que des ouvriers s’en sont pris au matériel de leur usine.

«Si nous n’avions pas effectué de tirs de semonce, ils auraient tout détruit», a expliqué à l’AFP Kheng Tito, porte-parole de la police militaire.

Les manifestants ont lancé des pierres, auxquelles les policiers ont répliqué par des tirs de semonce et des coups de matraque, faisant plusieurs blessés de part et d’autre.

Des dizaines de milliers d’ouvriers restaient en grève vendredi.

Au cœur des revendications des ouvriers du secteur textile, clef pour l’économie cambodgienne et qui fournit de nombreuses marques internationales: le passage à un salaire minimum de 160 dollars par mois en 2014. Il est jusqu’ici de 80 dollars et le gouvernement a promis cette semaine de le porter à 95 dollars dès avril 2014, ce que les syndicats jugent insuffisant.

Le secteur textile emploie quelque 650.000 ouvriers, dont 400.000 pour des sociétés exportatrices.

Dans une étude récente, l’Organisation internationale du travail (OIT) soulignait que les conditions du travail des ouvriers cambodgiens s’étaient détériorées.


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Publié le 02/12/2013 @ 22:28
Re : les textiles , unmort et plusieurs blessés



Les images ne sont pas des preuves, hélàs !

Allez jetez un coup d'œil ici :
http://www.khmer-network.com/forum/viewthread.php?tid=10208&highlight=&page=1#pid101965


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Publié le 02/12/2013 @ 21:45
Re : les textiles , unmort et plusieurs blessés

Vicheya a écrit

NeakReach a écrit

Et KN pourrait éventuellement jouer un tout petit rôle...


???? :reflechi1:




:reflechi2::reflechi2:

Sur la preuve par l'image par exemple !
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Publié le 02/12/2013 @ 13:45
Re : Re : les textiles , unmort et plusieurs blessés

NeakReach a écrit

Et KN pourrait éventuellement jouer un tout petit rôle...


???? :reflechi1:

Déconnecté(e) kaunklau
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Publié le 02/12/2013 @ 13:14
Re : les textiles , unmort et plusieurs blessés

A propos sur les textiles au Cambodge :

http://ccfd-terresolidaire.org/infos/rse/cambodge-les-ouvrieres-4514

Cambodge : les ouvrières de la confection prennent la parole

Au Cambodge, où quelque 400 000 salariés, à 95% des femmes, fabriquent des vêtements pour les principales marques du prêt à porter de la planète, le Workers Information Center œuvre à sensibiliser les ouvrières à défendre leurs droits.

Un alignement de chambres des deux côtés d’un couloir sombre. Dyna frappe à la porte entrouverte de l’une d’entre elles, salue, se déchausse avant d’entrer. A l’intérieur de la minuscule pièce règne une chaleur étouffante. Quatre jeunes femmes y bavardent en préparant le repas du soir. Elles font une place à la nouvelle venue, qui s’assied en tailleur sur une natte posée à même le sol.

Dyna est coordinatrice du « Drop-in center » (DIC) de Prey Tea – l’une des huit antennes d’accueil mises en place à Phnom Penh par le Worker Information Center (ONG en lien avec le CCFD-Terre solidaire). Plusieurs fois par semaine, elle se rend au domicile d’ouvrières de la zone industrielle de Pochentong et, au cours de ces visites qui ont lieu après la journée de travail, écoute leurs doléances : « j’ai pris mon poste à 6 heures 30 et terminé à 21 heure tous les jours... en plus, cette semaine, on travaillera aussi dimanche ! » ; « l’après-midi, le patron fait éteindre les ventilateurs et la chaleur dans l’atelier est insupportable » ; « mon contrat est renouvelé tous les trois mois depuis plus de deux ans »...

Au Cambodge, le secteur de la confection représente 85% des exportations et constitue l’un des principaux moteurs économiques du pays. Mais si le secteur enregistre une croissance soutenue, le dernier rapport du programme Better Factory Cambodia, mis en œuvre par l’Organisation internationale du travail (OIT), constate que les conditions de travail s’y dégradent : 95% des entreprises ont recours à plus de deux heures supplémentaires quotidiennes, six jours par semaine ; il règne une chaleur excessive dans 75% des lieux de travail ; les issues de secours sont obstruées dans 53% des entreprises...

Quant aux salaires (80 dollars par mois) ils sont parmi les plus bas du monde. « Avec les heures supplémentaires, je peux arriver jusqu’à 120 ou 140 dollars, calcule Srey Mom, 19 ans, originaire de la province de Prey Veng. Je paie mon loyer, ma nourriture, je m’habille et j’envoie chaque mois de l’argent à mes parents ». Mais le coût de la vie ne cesse d’augmenter, affectant le pouvoir d’achat (-30% entre 2000 et 2014). Alors, pour aider leur famille, il n’est pas rare que les ouvrières rognent sur le budget nourriture. Conséquences : une alimentation insuffisante cumulée à des journées de travail interminables et à des conditions sanitaires déficientes dans l’entreprise peuvent avoir raison de la résistance des femmes. Selon les organisations syndicales, plus de 700 cas d’évanouissements dus à l’épuisement auraient étés enregistrés dans les entreprises de confection depuis le début de l’année.

Pour des acheteurs, Levi’s, Gap, H&M, Zara, Nike, Puma... qui n’hésitent pas à faire de la question éthique un argument de communication – « Nous voulons que nos clients puissent être sûrs que tout ce qu’ils achètent chez nous est fabriqué dans le respect des êtres humains et de l’environnement », déclarait récemment Karl-Johan Persson, PDG de H&M –, cette situation peut devenir embarrassante. Aussi ne sont-ils pas avares de « recommandations » et autres chartes de bonne conduite – qui ne leur coûtent rien –, mais se montrent autrement réticents à mettre la main au porte-monnaie. Or c’est bien dans la part des marques et des détaillants – respectivement 12% et 59% estime le Collectif de l’éthique sur l’étiquette dans sa « Décomposition du prix d’un Tee-shirt » – que réside la principale marge de manœuvre. Et si les patrons cambodgiens sont tout sauf des philanthropes, on ne peut leur donner tort quand ils constatent : « que nous payions nous ouvriers 60 ou 80 dollars par mois ne change rien au prix que nous imposent les marques pour nos vêtements ».

Retour au DIC de Prey Tea, où Dyna accueille les ouvrières qui arrivent, une par une ou par petits groupes, pour assister à une réunion d’information. « Je viens ici de temps en temps pour rencontrer les autres filles, explique Sreylab, 18 ans, originaire de la province de Kompong Chhnang... et pour apprendre à connaître mes droits ». Comme Sreylab, la majorité des ouvrières de la confection sont originaires des zones rurales, jeunes et dotées d’un maigre bagage culturel. Par tradition peu enclines à se révolter, elles sont vulnérables à toutes sortes d’abus et de pressions.

Au cours de l’année écoulée, pourtant, plus d’une centaine de grèves, parfois très dures et violemment réprimées, ont mobilisé des dizaines de milliers d’ouvrières, paralysant un quart des entreprises de confection du pays et témoignant de l’existence d’un mouvement syndical dynamique.

« Debout ! Ouvrières de la confection nous devons crier pour faire entendre nos voix », chantent les musiciennes du Messenger Band. « Ouvrières de la confection, nous devons être solidaires, lutter de tout notre cœur pour en finir avec cet asservissement (...) Vous qui nous écoutez, ne nous ignorez pas ! »

Philippe Revelli
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C'est encourageant !

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Publié le 22/11/2013 @ 20:32
Re : les textiles , unmort et plusieurs blessés

Et KN pourrait éventuellement jouer un tout petit rôle...
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Publié le 22/11/2013 @ 20:27
Re : les textiles , unmort et plusieurs blessés

Je pense effectivement que l'internet est un moyen efficace pour lutter contre la détention des informations surtout quand elles sont mauvaises et encourager les jeunes et les moins jeunes d'ailleurs à oser s'exprimer librement sur les politiques.

Pourvu que cela dure...
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Publié le 22/11/2013 @ 20:14
Re : les textiles , unmort et plusieurs blessés

Affrontements au Cambodge : la preuve par l'image

http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20131118-cambod...nifestations-repression-reseaux-sociaux-internet

Copier / Coller :

« Les affrontements survenus mardi dernier à Phnom Penh dans la capitale cambodgienne entre des ouvriers de la confection textile, qui protestaient en faveur de meilleures conditions de travail, et les forces de l'ordre ont déclenché une vague d'émoi sur la Toile. Photos et vidéos ont été partagées sur les réseaux sociaux par les internautes cambodgiens, outrés par la violence des images.

En raison du choc des images, les internautes cambodgiens ont été nombreux à réagir à cet événement. D'innombrables photos et vidéos ont été postées sur les comptes Facebook et sur Youtube, montrant la brutalité avec laquelle les policiers ont réprimé cette manifestation. On y voit des individus qui n'opposent aucune résistance et aucune menace se faire passer à tabac. Une majorité d'entre eux semblent être de simples badauds. Certains représentants des forces de l'ordre ne se contentent pas de lancer des bombes lacrymogènes ou d'asséner des coups de bottes et de matraque mais tirent avec des pistolets.

La preuve par l'image

Les autorités nient avoir utilisé des balles réelles pourtant une petite commerçante qui vendait du riz à proximité a été tuée et sept personnes ont été blessées par balles. Un déni qui exacerbe la colère des internautes cambodgiens, qui répliquent que «la preuve par l'image ne peut être contestée». Ils n'ont pas de mots assez durs envers la police. On compare le régime actuel à celui meurtrier des Khmers rouges et on s'offusque que des policiers aient pu tirer sur des civils non armés, parmi lesquels des bonzes et des étudiants. On les insulte, on les traite de «Vietnamiens», le voisin haï par une grande partie de la population.

Les Cambodgiens découvrent la force des réseaux sociaux

Une telle liberté d'expression est assez récente au Cambodge. Le développement des nouvelles technologies depuis près de deux ans ici contribue largement à ce déblocage. C'est surtout depuis la campagne électorale pour les législatives de juillet que l'on prend la mesure d'un changement vers une plus grande participation politique et citoyenne, ce dont se félicite Naly Pilorge, la directrice de la Ligue cambodgienne de défense des droits de l'Homme, qui a posté une vidéo des affrontements de mardi, déjà très populaire : «C'est intéressant et cela nous donne beaucoup d'espoir de voir que des citoyens ordinaires, et pas seulement des ONG ou des médias, montrent davantage d'intérêt, mènent des discussions politiques sur une autre plate-forme. Avec ces visuels, aves les médias sociaux, avec ces discussions, cela devient plus difficile pour le gouvernement de nier la vérité. Et vous pouvez alors impliquer la communauté internationale, impliquer la classe moyenne, impliquer les électeurs pour faire pression sur le gouvernement pour l'obliger à rendre des comptes».

Réseaux sociaux contre médias locaux

Cette cascade de réactions traduit plus largement une montée de l'exaspération envers le gouvernement. D'ailleurs, de nombreux internautes mettent en garde. «Les autorités ne seront pas aussi fortes le jour où les habitants se soulèveront tous ensemble», écrit ainsi ce Cambodgien sur Facebook. Un autre renvoie sur Twitter un lien vers le reportage d'une chaîne française sur le sujet, traité sans censure, avec ce commentaire : «Des images que nous ne verrons jamais sur nos chaînes». Les télévisions locales, toutes pro-gouvernementales, n'ont en effet diffusé que des images de manifestants lançant des pierres, et c'est tout. Ces Cambodgiens de l'ère des smartphones disent ne plus vouloir fermer les yeux sur la manipulation de l'information, sur la corruption et l'impunité dont bénéficient les représentants des autorités et les puissants. »


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On dirait que les journalistes de RFI lisent KN...


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Publié le 21/11/2013 @ 20:43
Re : les textiles , unmort et plusieurs blessés

http://www.cambodiadaily.com/news/future-bleak-for-bystander-paralyzed-by-police-bullet-47514/
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Publié le 20/11/2013 @ 09:58
Re : les textiles , unmort et plusieurs blessés

Asie: la colère des ouvriers passe les frontières

http://fr.fashionmag.com/news/Asie-la-colere-des-ouvriers-passe-les-frontieres,369648.html#.UoxpMOLpyqU

Bangladesh, Cambodge, Indonésie… Acteur-clé du sourcing des marques occidentales, le secteur textile du Sud-Est asiatique connait une fin d’année difficile, avec une multiplication des revendications salariales. Demandes accompagnées de manifestations parfois violentes et d’affrontements meurtriers avec la police.

e 12 novembre au Cambodge, une vendeuse de rue recevait une balle perdue en marge d’une manifestation d’ouvriers textile. Pour réclamer de meilleures conditions de travail, les ouvriers avaient entrepris d’aller manifester devant le domicile du Premier ministre. Un journaliste de l’AFP témoigne de tabassages en règle de manifestants d’ores et déjà interpellés, dont "certains" en sang. Il ne s’agit là que du dernier épisode d’un feuilleton largement démarré cet été. Quelque 4 000 ouvriers avaient débrayé après une inspection durant laquelle un responsable d’usine s’était fait escorter par la police. Une "mesure d’intimidation", selon les syndicats.

Les 30 et 31 octobre, c’est l’Indonésie qui devait faire face à un mouvement des ouvriers textile touchant les 22 provinces du pays. Une mobilisation visant à obtenir une hausse de 50 % des salaires à compter de janvier prochain. Une manifestation similaire avait fait descendre dans les rues plusieurs dizaines de milliers d’ouvriers l’an passé. Mais la mobilisation de cette année a pris une importance toute autre puisque 2014 sera pour l’Indonésie une année d’élection régionale et présidentielle. Si bien que nombre de gouverneurs locaux auraient rapidement répondu positivement aux demandes de hausses, selon la presse locale, dans des proportions variables.

Au Bangladesh, les rues sont depuis plusieurs semaines le théâtre de manifestations. L’émotion suscitée par les effondrements meurtriers d’usines textile a en effet poussé à une multiplication des grèves, les employés réclamant de significatives hausses de salaires. Le 18 novembre, 10 000 employés manifestaient une nouvelle fois, refusant de voir le salaire minimum passer à 68 dollars (+76 %), comme validé lors d’un accord tripartite. Au cortège ont notamment répondu des balles réelles.

Des salaires textile en recul ?

Dès 2010, nombre d’observateurs prédisaient à l’Asie une multiplication des mouvements sociaux. Des prédictions intervenues alors que Pékin annonçait une hausse annuelle d'environ 20 % du salaire minimum, après que le salaire chinois moyen a été multiplié par 4,5 entre 2001 et 2010. Mais plus qu’une contagion de revendications salariales, c’est davantage un point de rupture sociétal qui semble être atteint par les pays d’Asie. Des nations dont l’activité croissante de l’industrie textile ne s’est pas forcément répercutée sur les salaires. Selon une étude publiée durant l’été par Center for American Progress, les salaires des ouvriers textile du Bangladesh et du Cambodge auraient ainsi respectivement reculé de 2,37 et 22,01 % entre 2001 et 2010. Au grand étonnement de Ben Hensler, auteur du rapport et directeur adjoint du Worker Rights Consortium.


Importations européennes d'habillement de janvier à juillet 2013 - IFM

"L’information la plus troublante est que, même dans des pays comme le Bangladesh et le Cambodge où les salaires sont les plus faibles, les salaires ont stagné ou diminué au cours de la dernière décennie", soulignait le spécialiste. "Ce constat souligne la nécessité urgente pour les gens au pouvoir de relever les salaires des ouvriers textile. Et pas seulement les gouvernements de ces pays, mais aussi les marques américaines et européennes, ainsi que les détaillants qui achètent les vêtements que ces travailleurs produisent. Des mesures significatives doivent être prises pour rehausser le salaire minimum, payer des montants plus équitables aux usines et donner aux travailleurs la liberté de former des syndicats pour négocier collectivement en leur nom propre".

Refonte du sourcing asiatique

Cette phase de mobilisation intervient en parallèle d’une mutation de la production. Transformation qui trouve là encore son origine en Chine, où les hausses de salaires ont poussé les entreprises à monter leur production en gamme. Laissant ainsi les pays alentour se partager à coups de négociations et prix cassés les commandes venues d’Europe et d’Amérique. Bataille dans laquelle le Bangladesh s’est largement illustré, volant en 2012 à la Turquie la place de deuxième fournisseur de l’U.E. en textile/habillement. Une industrie turque dont il faut noter qu’elle a, elle aussi, dû faire face à une mobilisation de ses effectifs textile durant l’été.

Reste que les pays producteurs sont plus que jamais scrutés par les ONG, et poussés par les marques à adopter de hauts standards en matière de conditions de travail, de sécurité des usines et de responsabilité écologique. Pourtant, ces mêmes marques n’auraient pas renoncé à faire jouer les prix, même auprès de fournisseurs "historiques". Ce que confirme hors-micro nombre d’entrepreneurs à travers le continent et rencontrés sur les salons textile, pointant l’hypocrisie de commanditaires prompts à blanchir leur image au détriment d’usines contraintes de rogner sur les prix pour survivre.

Par Matthieu Guinebault
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Publié le 18/11/2013 @ 00:44
Re : les textiles , unmort et plusieurs blessés



Là, on voit que Yingluck se trouve à l'antipode de Hun Sen, ou vous préférez à l'antipode du mal.



Monday, November 18, 2013
PM Yingluck backs 'People's Voice against Violence'


Anapat Deechuay,

The Nation November 18, 2013



The "People's Voice against Violence" project is now up and running, with members of the public encouraged to play an active role in ending violence.

"Everyone in society must help in ending violence," Prime Minister Yingluck Shinawatra said yesterday at the launch of the project.

Social Development and Human Security Minister Pavena Hongsakul said November was the month designated to campaigning for the elimination of violence against children and women.

"Violence against children and women, including domestic violence, must end," Pavena said.

She said the government had now declared the elimination of violence as part of its national agenda and had already set up a centre to receive complaints about violence which offered assistance to victims.

"We extend help to those victims, regardless of their gender, age, and nationality," Yingluck added.
The launch of the "People's Voice against Violence" project took place at the Thupatemee Stadium yesterday.

Yingluck said that violence would end only if all sectors in society were prepared to lend a hand. She urged everyone not to resort to, or tolerate any form of violence.


Prime Minister Yingluck Shinawatra and Social Development and Human Security Minister Pavena Hongsakul, standing 3rd and 4th from left, kick off a campaign yesterday to end violence in society.


"Don't remain indifferent to incidents of violence you have been a witness to," she said, adding that relevant authorities would promote the rights of people to remain free of violence.

The prime minister was all smiles after receiving cheers from people at the stadium - the majority of which were members of the red-shirt Democratic Alliance against Dictatorship.

When asked about the risks of political violence, Yingluck said her government wished for peace and would not resort to using force against demonstrators.

"We respect freedom of expression, which is in line with democratic principles," she said.

Yingluck said police were now working hard to ensure demonstrators remained safe out of concerns that a third party might secretly try to cause trouble.

Asked whether she was worried about the whistle-blowing by demonstrators - a form of protest against her government - Yingluck said she accepted it as a form of expression.

"But if possible, I would like to ask that no one blows whistles at official functions where a sense of unity should be highlighted," she said.

She added that people who were dissatisfied with her government could also use other means to express their opinions.

"There are public forums too," she said.
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Publié le 16/11/2013 @ 11:45
Re : les textiles , unmort et plusieurs blessés

Un bémol de la part de France 24 :

http://www.france24.com/fr/20131115-bangladesh-c...es-conditions-travail-vie-pret-a-porter-occident

Les petites mains du prêt-à-porter occidental se révoltent

Au Bangladesh et au Cambodge, les ouvriers du textile se sont de nouveau violemment élevés pour obtenir des hausses de salaires. Le modèle occidental du prêt-à-porter à bas prix semble aujourd'hui atteindre ses limites.
Par Gaëlle LE ROUX (texte)

L’effondrement du Rana Plaza le 24 avril 2013 avait révélé au monde entier la face cachée de la mondialisation. Environ 1 130 ouvriers du textile, majoritairement des femmes, avaient trouvé la mort quand cette usine de la banlieue de Dacca, au Bangladesh, s’était écroulée. Le bâtiment était vétuste, ses murs zébrés de fissures. Une insulte aux lois les plus élémentaires de la sécurité des bâtiments. Cette usine, lieu de la pire catastrophe humaine et industrielle du pays, abritait cinq ateliers de confection, travaillant pour des marques occidentales comme Mango, Primark, Benetton, C&A, Walmart, Carrefour…

Une contestation monstre avait éclaté au lendemain de la catastrophe. Des dizaines de milliers de ces "petites mains de l’Occident" avaient défilé dans les rues de la capitale bangladaise, exigeant que des mesures soient prises pour assurer leur sécurité et que leurs salaires soient augmentés. Ce n’était pas la première fois que ces ouvriers manifestaient, loin de là. Mais jamais les médias occidentaux ne s’étaient jusqu’alors intéressés aux conditions de travail de ces "forçats du prêt-à-porter".

49 euros par mois

Sept mois plus tard, les ouvriers du textile se révoltent de nouveau. Au Bangladesh, trois jours de grève ont été décrétés en début de semaine. Des manifestations massives, violemment réprimées, ont provoqué la fermeture de centaines d’usines à travers le pays. Un mouvement qui a fini par payer : le gouvernement a accepté, jeudi 14 novembre, d’augmenter de 77 % le salaire des ouvriers. La hausse semble énorme. Mais elle masque mal une terrible réalité : dorénavant, les quelque quatre millions d’ouvriers du textile recevront au minimum 49 euros par mois contre… 28 auparavant. Le salaire minimum, au Bangladesh, reste, même après cette augmentation, le plus bas de la planète.

Échauffourées entre ouvriers du textile cambodgiens les forces de police, le 12 novembre 2013 à Phnom Penh.AFP

Certains salariés, qui ont d’ailleurs poursuivi leur grève jeudi, réclament 74 euros mensuels, au minimum. "Ils expriment cette demande depuis un certain temps déjà. C’est une revendication légitime et très modeste pour le Bangladesh", estime Vanessa Gautier, chargée de mission au département dignité du travail pour l’ONG Peuples solidaires. "Le salaire vital [qui permet de subvenir aux besoins de base du travailleur et des personnes vivant directement de ses revenus, NDLR] pour le Bangladesh est de 242 dollars, soit environ 180 euros par mois, selon un calcul du réseau d’ONG Asia Floor Wage. Les revendications des salariés n’arrivent même pas à la moitié !" poursuit-elle.

La révolte se propage

Les petites mains du textile occidental ne se révoltent pas seulement au Bangladesh. Au Cambodge voisin, le climat social s’échauffe aussi. Mardi 12 novembre, la police cambodgienne a tiré, à balles réelles, sur des ouvriers du secteur textile en grève, alors qu'ils marchaient en direction de la résidence du Premier ministre Hun Sen, à Phnom Penh. Une femme – qui ne participait pas au mouvement – a été tuée, huit personnes ont été blessées. Les manifestants ont répliqué en jetant des pierres, ils ont brûlé une voiture et plusieurs motos de police.

Comme au Bangladesh, les ouvriers se battent pour obtenir une revalorisation de leurs salaires et de meilleures conditions de travail. Et comme au Bangladesh, ce n’est pas la première fois qu’ils se rebiffent. Cet été, 4 000 salariés de l’usine singapourienne SL Garent Processing, qui fournit, entre autres, Gap et H&M, avaient défilé dans les rues de la capitale cambodgienne pour protester contre le licenciement de 720 de leurs collègues, et de la suspension de 500 autres, qui faisaient grève. Face à la pression de la rue, tous ont été réintégrés.

Deux ans plus tôt, en 2011, les ouvriers cambodgiens avaient en outre mené d’immenses mouvements, mobilisant 200 000 personnes à travers le pays. Grâce aux syndicats, plus puissants et mieux structurés qu’au Bangladesh, ils avaient obtenu une revalorisation du salaire minimum dans le secteur : 57 euros par mois, contre 47 précédemment. Encore bien loin du salaire vital estimé à 215 euros par mois par l’ONG Asia Floor Wage. Après le Bangladesh, le Cambodge se situe au deuxième rang des salaires les plus bas de la planète. Malgré les mobilisations massives, et les maigres avancées obtenues, l’Organisation internationale du travail (OIT) a fustigé, dans son dernier rapport, une dégradation des conditions de travail.


Recul de la pauvreté

Pour autant, le développement de l’industrie textile a permis à ces deux pays de faire sensiblement reculer la pauvreté : en 1992, selon des chiffres de la Banque mondiale, 57 % de la population bangladaise vivait sous le seuil de pauvreté, un taux tombé à environ 30 % en 2010. En 2011, il était de 20,5 % au Cambodge, contre plus de 50 % en 2007. Reste que ces pays font partie des Pays les moins avancés (PMA) définis par l’ONU. "La majeure partie de la population a tout juste dépassé le seuil de pauvreté et y reste, explique Agnès Chevallier. Mais cette population reste très vulnérable : au moindre évènement, une baisse des marchés extérieurs par exemple, elle peut sombrer facilement dans une extrême pauvreté".

En accédant aux revendications des ouvriers, les producteurs de textiles, au Bangladesh et au Cambodge, craignent que les entreprises étrangères, indispensables à leurs fragiles économies, boudent désormais leur pays. Le textile est en effet un secteur clé : il représente, respectivement, 85 % et 78 % des exportations bangladaises et cambodgiennes. "Dans ces pays, les entreprises étrangères trouvent une main d’œuvre disponible, parce qu’il n’y a pas beaucoup d’autres opportunités d’emploi, et des niveaux de salaires très bas, compte tenu du faible développement de ces pays", rappelle Agnès Chevallier, économiste au Centre d’études prospectives et d’informations internationales [Cepii].

Mais si les entreprises étrangères viennent y chercher une main d’œuvre à bas coût, elles ne sont pour autant pas prêtes à sacrifier leur image de marque. Et c’est là que se joue, pour Dacca et Phnom Penh, un difficile numéro d’équilibriste : préserver l’attrait de leur main d’œuvre, tout en lui assurant un certain niveau de vie et de sécurité pour éviter toute mauvaise publicité aux firmes occidentales.

Image de marque

Les conditions de vie et de travail des ouvriers mettent en péril la réputation des entreprises internationales. Le drame du Rana Plaza est désormais associé à H&M, Benetton, Mango, Wall Mart et autres marques connues à travers le monde, qui, pour beaucoup, multiplient les campagnes de publicité pour rassurer leurs clients occidentaux sur les conditions de travail des confectionneurs de vêtements. Déjà, quelques mois avant l’effondrement de l’immeuble, les États-Unis avaient exprimé leur souhait de revoir leurs accords commerciaux avec le Bangladesh, tant était criante "l’absence de progrès du gouvernement du Bangladesh en matière de droit du travail". Une perspective redoutée tant par le gouvernement que par les "forçats du prêt-à-porter". Comment moderniser les usines et augmenter les salaires sans faire fuir les pourvoyeurs d’emploi ? Comment sortir du cercle vicieux ?

"Le problème, c’est qu’on ne peut pas dire qu’un processus d’industrialisation se mette en place au Cambodge et au Bangladesh. Pour le moment, on exporte beaucoup de produits confectionnés, mais on importe tous les tissus, donc le bénéfice que ces pays tirent de cette industrie est relativement faible", explique Agnès Chevallier. En résumé, la pauvreté de ces pays ne peut continuer à reculer que s’ils opèrent une diversification de leur industrie. Ils doivent donc parvenir à sortir de la simple confection.

Pour le Bangladesh, et dans une moindre mesure le Cambodge, sortir de cette phase ne semble pas évident : aucun autre pays au monde n’est capable d’offrir de la main d’œuvre aussi bon marché, estime le think-tank américian Center for Global Development . Même dans les pays d’Afrique, dont certains fournissent largement le prêt-à-porter occidental, le coût de la vie est trop élevé pour que les firmes puissent y trouver des coûts du travail aussi bas qu’au Bangladesh.

Pour Agnès Chevallier, le système arrive à un point de rupture : les grandes marques devront soit augmenter leurs prix, soit diminuer leurs marges. "Les produits extrêmement bons marchés, ceux que les gens achètent comme ça et qu’ils jettent tout aussi facilement, n’existaient pas il y a 15 ans en Europe et aux États-Unis, rappelle l’économiste. Dans un rapport [datant de 2010, NDLR], le Bureau international du travail (BIT) estimait que cette phase-là, celle des produits extrêmement bons marchés, était vouée à prendre fin dans un futur pas si lointain. Ce serait effectivement compliqué que cela dure toujours. Mais cela implique l’émergence d’un autre système, d’une autre économie" .

Edité le 16/11/2013 @ 10:46 par kaunklau
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Publié le 15/11/2013 @ 20:16
Re : les textiles , unmort et plusieurs blessés

Pour ce week-end, rendons hommage à ces gens. Voici le salaire de la faim :

http://www.youtube.com/watch?v=7FrUBEbNj24


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Publié le 15/11/2013 @ 09:06
Re : les textiles , unmort et plusieurs blessés

http://www.usinenouvelle.com/article/bangladesh-...obtiennent-une-hausse-du-salaire-minimum.N218033
Bangladesh : les ouvriers du textile obtiennent une hausse du salaire minimum
Par Julien Bonnet - Publié le 14 novembre 2013, à 15h25


A lire sur le même sujet

Rana Plaza : les leçons à retenir de l’accident dans l'usine au Bangladesh
Le bilan de l'immeuble effondré au Bangladesh dépasse les 1 000 morts
La tension monte dans le secteur textile au Bangladesh

Les producteurs de textile du Bangladesh ont accepté de verser un salaire minimum mensuel de 68 dollars pour les quatre millions d'ouvriers du secteur après plusieurs jours de manifestations qui avaient conduit à la fermeture de centaines d'usines.

L'effondrement en avril dernier du complexe Rana Plaza, qui abritait plusieurs ateliers de production textile, avait alerté la communauté internationale sur les piètres conditions de travail des ouvriers du secteur. Après plusieurs mois de manifestations, ces ouvriers ont finalement obtenu un accord ce mercredi 13 novembre.



Une hausse des salaires à relativiser

Les producteurs de textile du Bangladesh ont en effet accepté de relever le salaire minimum mensuel de 3 000 à 5 300 taka (de 38 à 68 dollars) pour les quatre millions de personnes travaillant dans ce secteur, a indiqué une source officielle à l'AFP. L'accord est intervenu à la suite d'une rencontre entre les producteurs de vêtements et le Premier ministre, Sheikh Hasina, mercredi soir, et devrait s'appliquer à partir du mois de décembre. Pendant les dernières manifestations, les ouvriers réclamaient de porter le salaire minimum à environ 100 dollars.

Jusqu'à présent, les producteurs s'étaient montrés réticents à accorder cette hausse du salaire minimum. Il affirmaient notamment que les détaillants dans les pays occidentaux refuseraient de payer plus cher la marchandise pour tenir compte de la hausse des salaires proposée au Bangladesh. Malgré l'augmentation finalement obtenue, les pesronnes travaillant dans le textile au Bangladesh restent toutefois parmi les moins bien payés au monde. Au Cambodge par exemple, le salaire minium des ouvriers du secteur a récemment été porté de 61 à 80 dollars et les syndicats réclament qu'il soit porté à 150 dollars, afin de pouvoir vivre décemment.
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Publié le 15/11/2013 @ 01:39
Re : les textiles , unmort et plusieurs blessés

'' Mieux vaut tard que jamais… mais ça ressemble plutôt à un plan de communication pour éteindre un incendie qu’autre chose.
Tout le monde connaissait les conditions inhumaines de ces ouvriers. H&M et cie n’ont jamais bougé le petit doigt. Maintenant que le feu brule, ils essaient tous nous faire croire qu’ils envisagent de faire des choses. ''


Monsieur,


Je vois encore que nous sommes entrain de regarder dans la mauvaise direction, jamais dans la bonne direction.

Pourquoi les conditions de travail sont inhumaines? P.c.q il n'y a pas lois. Pourquoi il n'y pas lois, p.c.q les bandits qui gouvernent le pays sont corrompus.

Les H&M, les Walmart, et cies...n'interdisent pas les ouvriers d'aller en grève. Pourquoi, p.c.q eux, ils ont le droit d'aller ailleurs ( genre de menace de rétention ), Alors les travailleurs ont le DROIT d'aller en grève et ils sont conscients que cela peut entrainer la perte de leur emploi. Mais ce droit d'aller en grève est bafoué par les bandits. Pourquoi?

Vous voyez? kékéké.....Voilà, nous sommes dans un pays de droit.

Tout ça ressemble aux cas de trafic humains; la mafia qui amène les travailleurs dans d'autres pays pour '' travailler ''. Le boss, lui, il s'en fout des conditions de travail de ses travailleurs ( p.c.q y a d'autre qui veulent travailler ); la mafia elle, elle s'occupe les révoltés.











Edité le 15/11/2013 @ 00:51 par BAC
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Publié le 15/11/2013 @ 01:11
Re : Re : les textiles , unmort et plusieurs blessés

NeakReach a écrit

Aekreach a écrit


H&M envisage un contrôle plus strict de ses fournisseurs au Bangladesh

La chaîne de mode suédoise H&M souhaite intensifier les contrôles sur ses fournisseurs au Bangladesh et au Cambodge, en vue de combattre l’exploitation des travailleurs et les mauvaises conditions de travail dans les usines où l’enseigne fait fabriquer la plupart de ses vêtements.

Respect du droit international du travail

C’est pourquoi H&M a lancé un projet pilote dans deux usines au Bangladesh et une au Cambodge, dont l’enseigne est le seul client. Les trois unités de production devront garantir la sécurité sur le lieu de travail et s’engager à payer un salaire minimum. Le projet prévoit également d’effectuer davantage de contrôles de qualité.

« Nous considérons ces usines comme des centres d’essai, où nous pouvons tester toutes sortes de choses, pour ensuite les appliquer à plus grande échelle dans tout notre chaîne d’approvisionnement », explique Anna Gedda, responsable du développement durable.

Les autres fournisseurs de H&M devront eux aussi se tenir à des règles plus strictes. H&M leur impose un code de conduite quant à la façon de traiter leur personnel. L’enseigne y fait référence à la Déclaration de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) relative aux principes et droits fondamentaux au travail, où il est notamment question de la liberté d'association et du droit de négociation collective.

H&M a délocalisé une partie de sa production au Bangladesh en 1982 et au Cambodge en 1998. Globalement le groupe achète pour deux tiers en Asie, le tiers restant en Roumanie, en Turquie et en Italie.


http://www.retaildetail.be/fr/f-belgique/bgq-mode/item/16983-hm-envisage-un-contrôle-plus-strict-de-ses-fournisseurs-au-bangladesh

Traduction : Marie-Noëlle Masure



Mieux vaut tard que jamais… mais ça ressemble plutôt à un plan de communication pour éteindre un incendie qu’autre chose.
Tout le monde connaissait les conditions inhumaines de ces ouvriers. H&M et cie n’ont jamais bougé le petit doigt. Maintenant que le feu brule, ils essaient tous nous faire croire qu’ils envisagent de faire des choses.





Monsieur,


Hun Sen’s Sister Linked to Private Security Firm at SL Factory

[ Full version in English. For those who cannot read Khmer ;) ]


By Aun Pheap - November 14, 2013 The Cambodia Daily

The younger sister of Prime Minister Hun Sen is the owner of a private security firm that has been hired to protect the SL Garment Factory from its workers, who have been on strike for more than three months, officials at the firm said Wednesday.

Hun Seng Ny, the prime minister’s sister, is the owner of Garuda Securities, according to her assistant at the company, Sareth Thol, who added that the number of security guards employed at SL factory has been ramped up in recent months since strikes began in September.


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Publié le 14/11/2013 @ 23:02
Re : les textiles , unmort et plusieurs blessés

Des policiers normaux essaient d’immobiliser des agitateurs pour mieux les arrêter. Des policiers Khmer les battent jusqu’à ce qu’ils ne bougent plus, en suite les jettent dans des camions à bestiaux.
On ne sait pas ce qu’ils se passent par la suite dans des camions et des prisons.
Le retour de bâton risque de les faire très mal. Ces policiers sont en train d’allumer le feu.
Voir comment des khmers sont rancuniers, le feu n’est pas prêt de s’éteint.
[b]
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Publié le 14/11/2013 @ 21:48
Re : les textiles , unmort et plusieurs blessés

Aekreach a écrit


H&M envisage un contrôle plus strict de ses fournisseurs au Bangladesh

La chaîne de mode suédoise H&M souhaite intensifier les contrôles sur ses fournisseurs au Bangladesh et au Cambodge, en vue de combattre l’exploitation des travailleurs et les mauvaises conditions de travail dans les usines où l’enseigne fait fabriquer la plupart de ses vêtements.

Respect du droit international du travail

C’est pourquoi H&M a lancé un projet pilote dans deux usines au Bangladesh et une au Cambodge, dont l’enseigne est le seul client. Les trois unités de production devront garantir la sécurité sur le lieu de travail et s’engager à payer un salaire minimum. Le projet prévoit également d’effectuer davantage de contrôles de qualité.

« Nous considérons ces usines comme des centres d’essai, où nous pouvons tester toutes sortes de choses, pour ensuite les appliquer à plus grande échelle dans tout notre chaîne d’approvisionnement », explique Anna Gedda, responsable du développement durable.

Les autres fournisseurs de H&M devront eux aussi se tenir à des règles plus strictes. H&M leur impose un code de conduite quant à la façon de traiter leur personnel. L’enseigne y fait référence à la Déclaration de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) relative aux principes et droits fondamentaux au travail, où il est notamment question de la liberté d'association et du droit de négociation collective.

H&M a délocalisé une partie de sa production au Bangladesh en 1982 et au Cambodge en 1998. Globalement le groupe achète pour deux tiers en Asie, le tiers restant en Roumanie, en Turquie et en Italie.


http://www.retaildetail.be/fr/f-belgique/bgq-mode/item/16983-hm-envisage-un-contrôle-plus-strict-de-ses-fournisseurs-au-bangladesh

Traduction : Marie-Noëlle Masure



Mieux vaut tard que jamais… mais ça ressemble plutôt à un plan de communication pour éteindre un incendie qu’autre chose.
Tout le monde connaissait les conditions inhumaines de ces ouvriers. H&M et cie n’ont jamais bougé le petit doigt. Maintenant que le feu brule, ils essaient tous nous faire croire qu’ils envisagent de faire des choses.
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Re : les textiles , unmort et plusieurs blessés

le effaçable a écrit

NeakReach a écrit


Vidéo de Phnom-Penh Post :

http://www.youtube.com/watch?v=ct9LfmEvlpg#t

Les images parlent d’elles-mêmes…



Il y a au moins la moitié des cambodgiens qui est d'accord avec le gouvernement, donc avec ses manières de gérer le pays
Par conséquent il faut admettre que au moins la moitié des cambodgiens accepte cette maniere de rétablir l'ordre public qui ,j'imagine, ne plait pas à l'autre moitié



Si les élections législatives du 28 juillet se passaient dans la régularité, j’ai bien peur que la moitié des cambodgiens, dont vous parlez, ne soit que hypothétique.

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Cet évènement a été également diffusé sur une chaine khmère TVK. Ils disaient que les manifestants ne sont pas tous des ouvriers, mais des casseurs, les destructeurs des biens publics et des violeurs de loi. Ils ont montré des images de ces manifestants en train de jeter les pierres sur des forces de police. En aucun moment, ils ont montré la violence des policiers envers la population mais bien l’exemplarité de ces policiers. La moitié des cambodgiens, dont vous parlez, risquent en effet d’être d’accord avec les forces de police, en conséquence, le gouvernement. Voir vidéo ci-après jusqu’à 5:11 :

http://www.khmerlive.tv/archive/20131113_TVK_Daily_News.php

Il est également intéressant d’écouter la conclusion (ou plutôt la précision) de cette journée vers 3:45.
Il n’y a pas grande chose à dire. Ils sont vraiment exemplaires. Regardez cette vidéo, quelle exemplarité !

http://www.youtube.com/watch?v=iYUXsHaDzY8#t

Vidéo et image issues du Licadho.

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Ce sujet est long, cliquer ici pour le revoir.
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