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LA « COLLINE-DES-HOMMES » ET LA « COLLINE-DES-FEMMES » Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
11-06-2005
LA « COLLINE-DES-HOMMES » ET LA « COLLINE-DES-FEMMES »

Si nous faisons le voyage de Phnom Penh à Kompong Cham, en prenant la route nationale numéro 7, arrivant à la borne kilométrique 116 et regardant au nord-est, à notre gauche, à une distance d'un kilomètre de la route na¬tionale, nous voyons deux collines qui se dressent côte à côte, mais celle de l'est est plus haute que celle de l'ouest. La plus haute s'appelle Phnom Srei, « colline-des-femmes », et la moins haute est dénommée Phnom Pros, « colline-des-hommes ».
Voici la légende concernant ces collines :
II y a fort longtemps, une reine nommée Srei Ayuthyéa régnait dans le pays des Khmers. Comme elle était souveraine régnante, personne n'osait la demander en mariage pour en faire son épouse. C'est donc elle qui demanda en mariage un bel homme qui lui plaisait. Suivant l'exemple de la reine Srei Ayuthyéa qui avait choisi son époux, les femmes qui étaient sous son auguste autorité firent de même.
Durant ce règne, il était pitoyable de voir certaines femmes qui, ayant un physique désavantagé, demandaient les hommes en mariage ; ceux-ci les refusaient. Ils acceptaient seulement de belles femmes à prendre comme épouses. Cela dura tout le règne de cette souveraine.
Au cours du règne qui suivit, les femmes tinrent réunion et dirent :
- A présent, c'est indigne pour nous, les femmes, d'allerdemander les hommes en mariage. Pour cela, nous allons prendre de la terre pour en élever des collines et nous proposons un pari aux hommes : eux, avec de la terre, devront élever une colline et nous, les filles, ferons de même. Parions ensemble.
Si les hommes perdent, ceux-ci, à leur tour, devront nous demander, nous, les femmes, en mariage.
Après avoir réfléchi à cela, elles allèrent proposer aux hommes le projet de pari comme il a été dit. On choisit des « chefs-de-recrutement » qui furent chargés d'aller quérir en grand nombre des participants et des participantes. Du côté des hommes, il y eut un « chef-de-recrutement » qui alla rassembler les hommes, de même du côté des femmes. Des hommes et des femmes étant rassemblés en nombre suffisant, ils parlèrent entre eux :
- Nous   tous,   nous   devrons  transporter   de   la   terre jusqu'à l'apparition de l'étoile du matin. Tant qu'elle ne se lèvera pas, nous ne devrons pas nous arrêter.
Ceci étant accepté, ils transportèrent de la terre en la mettant sur les épaules ou sur la tête selon la force de chacun.
A un certain moment pendant la nuit, après trois ou quatre heures de travail, les femmes, plus intelligentes, hissèrent une petite lanterne, le plus haut possible, du côté nord-est de la colline. Les hommes, voyant cette lanterne que les femmes avaient hissée à l'aide d'un bambou, la prirent pour l'étoile du matin. Ils cessèrent de travailler et s'endormirent tous sans exception pendant que les femmes transportaient de la terre jusqu'au lever de la vraie étoile du matin.
Au premier chant du coq, les hommes se réveillèrent, virent la véritable étoile du matin et s'exclamèrent :
- Nous tous, nous avons commis une erreur, la vraie étoile du matin vient de paraftre.
Puis ils jetèrent leur regard sur la colline faite par les femmes, plus grande et plus haute que la leur. Ils se sentirent humiliés d'avoir été joués par les femmes.
A partir de ce moment-là jusqu'à nos jours, ce sont les hommes qui demandent les femmes en mariage.
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