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Le numérique pour sauver les harmonies en péril Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
30-08-2013
MUSICOLOGIE - Le numérique pour sauver les harmonies en péril



 

Pendant un an, l’ONG de soutien aux arts traditionnels Cambodia Living Arts a parcouru le Cambodge à la rencontre des derniers maîtres de traditions musicales, sacrées et profanes, en voie de disparition. Une quête des racines à présent soigneusement archivée et documentée, et disponible pour tous.

Si certains arts traditionnels ont la chance de bénéficier d’une relative attention, comme la fameuse "danse apsara", d’autres se meurent doucement au fond des campagnes, une érosion accentuée par la rupture issue des années de conflit. C’est pour œuvrer contre l’extinction que l’ONG Cambodia Living Arts (CLA) s’est lancée durant un an dans une entreprise de collecte de formes musicales associées à plusieurs rituels de la vie et des croyances cambodgiennes. "Le Cambodge possède une extraordinaire diversité culturelle et artistique, dont on ne prend pas toujours la mesure", explique Marion Gommard, responsable de communication à CLA.



Patiente recherche


L’implantation de l’ONG dans les provinces où elle enseigne les traditions artistiques a facilité cette tâche, soutenue par des fonds de l’ambassade américaine et achevée en mars 2013. L’équipe conduite par l’universitaire Trent Walker, les étudiants de CLA, des preneurs d’image et de son, aura mené une patiente recherche des derniers orchestres chargés d’animer des cérémonies conduites selon d’antiques rituels. "J’avais déjà vu beaucoup de performances en musique traditionnelle, explique Soth Chandaly, 21 ans, étudiante au CLA. Mais j’ai découvert des choses que j’ignorais, notamment sur l’utilisation du Smot, la poésie chantée". Parmi les autres découvertes de l’équipe, les variations autour de la musique funéraire, d’une province à l’autre, où un même répertoire se décline sous des noms et avec des instruments différents.






Numérisation en studio


Musique d’invitation à la possession par les esprits, poèmes chantés narrant la vie du Bouddha, harmonies nuptiales remontant aux temps angkoriens…  Une mémoire accumulée témoignant d’un univers mystique avec pour seuls dépositaires quelques maîtres vieillissants… Leurs mélopées ont bénéficié d’un enregistrement numérique, dans le studio KLA de Phnom Penh, avec quelques pistes réalisées sur place quand les interprètes ne se montraient pas en mesure de voyager. 5 CD ont été pressés, avec un livret agrémenté de splendides photographies. Quatre documentaires ont en outre été tirés de cette riche matière, qui peuvent être visualisés dans l’exposition réalisée autour de ce thème dans la nouvelle installation média de CLA, jusqu’au 18 octobre.

Sur sa page Facebook, Le Petit Journal proposera au cours des semaines qui viennent des extraits de ces œuvres musicales, longtemps véhicules de l’expression des Khmers face aux mystères de l’existence.


Quatre grandes catégories musicales ont été illustrées :
•Le Smot, ou "chant du Dharma", la poésie chantée en hommage au Bouddha
•La musique nuptiale classique, qui agrémentait les mariages qui s’étiraient dans le passé sur sept jours
•L’Areak, la musique d’appel à la possession du corps par les esprits
•Kong Skor, la musique traditionnelle employée pour les funérailles




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